« Être un moulin à paroles » et souvenirs de lycée

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Expression : être un moulin à paroles
Sens : être quelqu’un qui parle sans arrêt, très bavard
Origine : image du moulin (à vent ou à eau) dont le mécanisme tourne en continu
Niveau : B1-B2

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien, pardon. On est le dimanche 7 septembre 2025 et aujourd’hui, je vais vous parler un peu de mes souvenirs de terminale.

  1. Souvenirs du lycée : la terminale

On va finir cette série de podcasts sur mes souvenirs d’école avec donc la terminale. La terminale, c’est la dernière année du lycée. Quand on arrive au lycée, on entre en seconde, je vous ai parlé de ça il y a deux jours. Hier, je vous ai parlé de la première et aujourd’hui donc la dernière année, la terminale.

Il y a quelque chose que j’ai oublié de vous dire hier sur la première, c’est qu’en première, en tout cas à mon époque, quand j’y étais, c’était l’année où on devait choisir une orientation. On devait choisir l’orientation soit générale avec trois premières différentes, première S pour scientifique, première ES pour économique et sociale et première L pour littéraire. Il y avait aussi des premières un peu plus techniques avec différents noms. On ne va pas rentrer dans les détails, ce n’est pas la peine. Je vais vous parler des premières générales donc S, ES et L. Moi, j’ai fait une première S, ça veut dire scientifique. Donc, c’était une première qui était axée sur les sciences, les mathématiques, la physique-chimie, la biologie ou sciences et vie de la Terre, on dit, et donc j’ai aussi fait une terminale S.

À mon époque, on disait que les scientifiques, c’était la première et la terminale des élites. Les élites, c’est en gros pour ceux qui travaillent le mieux, c’était la meilleure terminale, alors que c’est très con, puisqu’il n’y a pas d’élite ou pas. C’est suivant ce qu’on préfère, si on préfère les livres et la littérature ou les chiffres et les sciences. Je trouvais ça un peu ridicule déjà à l’époque. Je ne sais pas si c’est encore aujourd’hui le cas maintenant, mais j’espère que non.

Donc, on disait première S, les élites. Première ES, c’était économique et social. À mon époque, donc il y a 20 ans, c’était le bac pour ceux qui ne voulaient pas faire grand-chose. C’est dégueulasse pour ceux qui ont passé ce bac parce que finalement, ils doivent travailler aussi. Mais bon, on disait ça, je ne sais pas pourquoi. Et la première L, la première littéraire, c’était une première destinée aux intellectuels, aux philosophes, à ceux qui aiment la littérature, les livres. À l’époque, je voyais ça un peu comme une première et une terminale qui n’offraient pas beaucoup de débouchés, qui n’avaient pas beaucoup de, comment dire, solutions d’emploi après ça. Mais en fait, c’était ridicule parce qu’il y a plein d’études à faire après la première L et plein de travaux, plein de travails, plein d’emplois différents. Donc première S, première ES ou première L pour littéraire. Et après, on continue l’année d’après en terminale avec la terminale S, terminale ES ou terminale L.

Donc moi, j’ai fait une terminale S et donc je vous ai dit la terminale, c’est l’année du baccalauréat. Le baccalauréat, on dit aussi le bac, c’est l’examen final, c’est l’examen qui va valider, qui va terminer le lycée. On a différentes matières : la philo, le français, l’histoire-géo, les maths, la physique-chimie, la science et vie de la Terre, qu’est-ce qu’on a d’autre ? Il y a le sport aussi, il y a l’économie pour ceux qui sont en ES, il y a plein de matières, plein d’examens différents regroupés sur 3-4 jours. Alors moi, quand je l’ai passé, c’était l’examen qui comptait. Si on avait de mauvaises notes toute l’année et qu’on avait une bonne note à l’examen, pas de problème, on avait son bac. Aujourd’hui, ce n’est plus comme ça depuis quelques années, il y a ce qu’on appelle le contrôle continu. Le contrôle continu, ça veut dire qu’en fait, vos notes durant l’année vont compter pour la note du baccalauréat. Donc pour obtenir le bac, il faudra avoir de bonnes notes durant l’année et aussi une note correcte à l’examen. Alors personnellement, je trouve ça plutôt pas mal, mais apparemment, ils veulent revenir dessus et de nouveau changer le programme et la méthode pour avoir son bac. Bon, ça, c’est mon avis personnel, ça n’engage que moi, mais je trouve ça assez ridicule de changer d’orientation tous les trois, quatre ans, autant se décider à quelque chose et le garder pendant dix, quinze ans pour voir si c’est efficace, pour voir si ça fonctionne plutôt que de changer tous les quatre matins. Mais bon, je ne suis pas politique, je laisse donc à ces chers ministres et à ces chers députés la liberté de voter et de choisir les lois.

Et donc l’année du bac, je reviens à la terminale, j’avais toujours mon groupe de musique dont je vous ai parlé hier. Je ne vous ai pas dit d’ailleurs comment s’appelait ce groupe de musique. Eh bien, il s’appelait Shining Lips. Shining Lips, les lèvres brillantes. Pourquoi ? Parce que la petite copine du guitariste avait du stick lèvres, donc du… comment on dit ? Oui, du stick lèvres, c’est ça. Pardon, transparent et très brillant et donc on trouvait ces lèvres très brillantes, donc on a appelé ça Shining Lips.

Ne cherchez pas sur YouTube, ne cherchez pas sur Internet, il n’y a rien sur mon groupe de l’époque. Je vous ai dit hier, il n’y a pas de preuves et cette année-là, avec mes potes du groupe de musique, avec le guitariste, sa copine, une autre amie et un autre ami, on est partis aux sports d’hiver. On est partis au ski pendant une semaine, juste à quatre ou cinq, je crois qu’on était cinq, je ne me souviens plus, sans les parents, donc évidemment que nous cinq. On avait loué un appart et j’ai de très bons souvenirs de ce voyage. C’était très sympa et c’était surtout l’occasion d’être avec des potes, de rigoler, de skier et donc on s’est bien marrés.

Quoi vous dire d’autre sur mon année de terminale ? Ah ben si, je vais quand même vous dire si j’ai eu le bac ou pas. Eh bien oui, j’ai eu le bac du premier coup et j’ai eu le bac avec mention. Une mention, c’est quand on a une appréciation en plus si on a eu une bonne note générale. Moi, j’ai eu de bonnes notes dans les matières scientifiques et de mauvaises notes par exemple en espagnol, en français, en philo. Donc, mes bonnes notes de scientifiques ont compensé les mauvaises notes des autres matières.

Je me souviens avoir eu six sur vingt en philosophie, j’avais rien compris au thème. Donc, mauvaises notes, je me souviens avoir eu sept sur vingt en espagnol. J’étais très mauvais en espagnol en cours au lycée, d’abord parce que ça ne m’intéressait pas et ensuite, eh bien parce que ça ne m’intéressait pas. C’est bête parce qu’aujourd’hui, j’adore les langues, j’adore l’anglais, l’espagnol, le japonais évidemment que j’apprends. J’ai aujourd’hui et depuis des années une maturité que je n’avais pas à l’époque. À 18 ans, quand on est un garçon, même une fille mais plus souvent un garçon, on manque de maturité. On n’est pas adulte, on est un adolescent donc j’avais eu une mauvaise note en espagnol. Par contre, j’avais cartonné en maths et en physique-chimie. J’avais eu 16 sur 20 en mathématiques et c’était assez incroyable parce qu’à l’époque, le bac de maths de cette année-là était très, très dur.

Il y avait eu d’ailleurs plusieurs plaintes d’élèves pour dire que le bac était très dur. D’ailleurs, j’avais eu à l’époque, à la sortie de l’examen, je me souviens, ma cousine qui a eu 5 sur 20 en mathématiques et elle était en pleurs parce qu’elle n’avait rien compris au sujet. Enfin bref, j’étais assez fier de moi. J’avais eu aussi 17 sur 20 en physique-chimie. Ça, c’était pas mal. Et comme ces matières-là sont de gros coefficients, ces matières… comment expliquer coefficient ? En fait, si vous êtes en S, comme je vous disais, en ES ou en L, les matières vont compter plus que d’autres. Moi, ce qui comptait le plus, c’était maths, physique-chimie et sciences et vie de la Terre et donc je me suis concentré sur ces matières-là. J’avais laissé la philosophie de côté, laissé l’espagnol de côté, etc. et donc j’ai eu mention assez bien. J’ai eu, je crois, 13,7 de moyenne, alors que la mention bien était à 14. Je suis passé pas loin de la mention bien, c’est dommage.

Enfin bref, ça, c’était mes souvenirs de terminale. Non pas que ce soit très intéressant. Tout le monde a des souvenirs comme cela, mais au moins, ça vous permet d’écouter du français. C’est ça qui est important. Pour vous qui voulez apprendre, d’abord parce que votre cerveau va analyser ce que je dis, va s’habituer à ma façon de parler et au fur et à mesure que vous écoutez, vous allez de mieux en mieux comprendre. Et après, pouvoir parler et de mieux en mieux écrire et parler. C’est important d’écouter, écouter et beaucoup écouter pour apprendre une langue. Bref, je pense qu’on ne va pas faire d’astuce de français aujourd’hui parce que j’ai déjà pris trop de temps, sinon le podcast va être interminable. Demain, je crois qu’on fait une fable de La Fontaine, si je ne me trompe pas. Oui, c’est ça. Demain, je vais vous expliquer une nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle Deux taureaux et une grenouille. Ce dont je voulais vous parler aujourd’hui, qui est le tutoiement et le vouvoiement, je vous en parlerai après-demain avec une autre expression française.

  1. Expression du jour : Être un moulin à paroles

Et tout de suite, on passe à l’expression du jour « être un moulin à paroles ». « Être », c’est un auxiliaire ou un verbe, maintenant vous connaissez et donc, on va le conjuguer. On va faire comme hier, le présent et l’imparfait. « Être au présent », ça donne « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes et ils sont ». Ça, c’est vraiment primordial, c’est vraiment obligatoire de connaître le verbe « avoir » et le verbe « être » au présent, c’est la base. Ensuite, être à l’imparfait, ça donne « j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez et ils étaient ».

Ensuite, dans l’expression du jour, « être un moulin à paroles », vous avez le mot « moulin ». C’est un mot masculin, on dit « un moulin ». Alors, c’est quoi un moulin ? Eh bien, un moulin, c’est ce qui permettait à l’époque, donc il y a des années, d’écraser les grains de blé par exemple. On pouvait avoir des moulins avant, donc la roue à l’intérieur qui écrasait le blé tournait grâce à un mécanisme qui était activé par la force du vent. On trouvait beaucoup de moulins avant en Hollande, aux Pays-Bas et même aussi en France et si vous connaissez un peu la peinture, il y a une peinture de Claude Monet qui s’appelle « Champs de tulipes » où derrière, vous voyez un moulin à vent. Personnellement, j’adore ce peintre, j’adore Claude Monet, enfin j’adore ses peintures plutôt et aussi Rembrandt et Van Gogh. Bon, c’est un peu classique mais j’adore leurs peintures.

Enfin, bref, vous avez aussi des moulins à eau qui existent. Donc là, c’est le même principe et là, c’est la force de l’eau. C’est le courant, c’est le fleuve ou une rivière, la puissance de l’eau qui va faire tourner une roue et cette roue va actionner un mécanisme qui va faire tourner une autre roue ailleurs pour écraser les grains de blé ou d’autres choses. C’étaient les ancêtres de l’énergie. Aujourd’hui, on a l’électricité pour faire ça mais hier, eh bien, on se servait du vent et de l’eau.

On revient donc à l’expression du jour. Il ne reste plus que deux mots et ce sont « à » et « paroles ». « À », c’est une préposition. Ici, ça définit de quoi est fait le moulin. Ce n’est pas un moulin à vent, ce n’est pas un moulin à eau, c’est un moulin à paroles. Et les paroles, c’est ce que je suis en train de faire, parler, ce sont des paroles. La parole, c’est l’action de parler. Donc, être un moulin à paroles, c’est quelqu’un qui parle sans arrêt, quelqu’un de très bavard, quelqu’un qui ne peut pas s’arrêter de parler.

Alors moi, dans ce podcast, je parle pour vous aider à comprendre le français, pour vous aider à apprendre le français, mais dans la vraie vie, dans la réalité, dans ma vie personnelle, je suis quelqu’un qui ne parle pas beaucoup, je m’en tiens au minimum, je m’en tiens à ce qui est nécessaire et je n’aime pas beaucoup parler avec quelqu’un. Enfin, j’aime bien discuter, mais je ne vais pas parler pendant des heures. Ça, ça m’énerve. Mais je connais des personnes qui peuvent parler, parler, parler de tout et de rien pendant des heures et des heures et moi, je trouve ça fatigant.

Je vais vous raconter une expérience personnelle. À côté de chez moi, il y a un commerçant, je ne vais pas vous dire ce qu’il vend parce que peut-être que si quelqu’un écoute, il va se reconnaître. En tout cas, ce commerçant, quand on va chez lui, quand je vais chez lui, il n’arrête pas de me raconter sa vie. Mais pourquoi il me raconte sa vie ? Pourquoi il me parle de lui ? Pourquoi il me parle des choses qui se passent alors que moi, je viens juste acheter ? Je suis un client, je viens acheter des choses, je n’ai pas envie que le commerçant me raconte ses problèmes, me raconte sa vie, me raconte ce qui se passe dans ses journées. Je ne sais pas si vous aimez ça, mais moi, je n’aime pas ça. Bien sûr, je ne dis rien, je suis poli, mais je trouve ça assez énervant en fait.

Après, il y a d’autres exemples de moulins à paroles, ce sont les coiffeurs. Quand vous allez chez le coiffeur, il y a toujours soit le voisin à côté, soit le coiffeur ou la coiffeuse qui ne va pas arrêter de vous parler. Et comment vous allez, les enfants et les vacances, et gnagnagni, et gnagnagna et qu’est-ce qu’il fait beau, et qu’est-ce qu’il ne fait pas beau ? J’ai envie de m’endormir chez le coiffeur, moi, je n’ai pas envie de parler. J’ai envie qu’on me masse la tête, qu’on me lave les cheveux et que je m’endorme. Enfin bref, donc être un moulin à paroles, vous avez compris, c’est quelqu’un qui parle sans arrêt, c’est quelqu’un qui est très bavard.

Mais c’est un peu péjoratif comme expression. Vous ne pouvez pas dire à quelqu’un : « t’es un vrai moulin à paroles », sauf à quelqu’un que vous connaissez très bien, sauf à un ami. Mais sinon, ne dites pas ça, par exemple, je ne vais pas dire ça au commerçant, je ne vais pas dire ça à mon coiffeur ou ma coiffeuse. Je vais pouvoir en parler, mais en le disant à quelqu’un d’autre, ça va être indirect, parce que c’est un peu blessant, c’est un peu vexant. Si je dis ça à quelqu’un que je ne connais pas bien, la personne va mal le prendre.

En anglais, ça se dit « to be a chatterbox », une boîte à parole en fait. Nous, en France, on dit moulin à paroles, en Angleterre, ils disent boîte à parole. Bien, je crois qu’on arrive au bout. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si vous avez des remarques ou des questions ou même des suggestions d’expressions françaises. C’est vrai que j’en ai beaucoup en stock, je crois que j’en ai plus de 1800 maintenant à faire, que j’ai notées au fur et à mesure du temps. Donc, on est ensemble pour un moment. Je n’ai pas fini de vous parler des expressions françaises parce qu’il y en a beaucoup, beaucoup. Mais si vous en connaissez et que je n’ai pas encore abordées, que je n’ai pas encore expliqué ce que ces expressions voulaient dire, eh bien vous pouvez les envoyer soit sur les commentaires YouTube, soit sur Patreon ou sur mon mail en direct. Bien, je vais vous laisser là pour aujourd’hui. On se retrouve demain pour une nouvelle fable de La Fontaine et maintenant, je vais parler un peu en japonais… Merci beaucoup ! À bientôt ! Mata ne !

Questions fréquentes sur cette expression

Que veut dire « être un moulin à paroles » ?

Cette expression désigne une personne très bavarde, qui parle sans arrêt et qu’on a du mal à arrêter. On l’emploie pour décrire quelqu’un qui prend la parole pour parler de tout et de rien pendant des heures, parfois sans laisser les autres s’exprimer.

D’où vient l’expression « être un moulin à paroles » ?

L’image vient des moulins à vent et à eau qui tournaient autrefois sans arrêt, mus par la force du vent ou de l’eau. Le mécanisme tournait en continu sans pouvoir s’arrêter, comme la bouche de quelqu’un qui parle sans relâche.

Dans quelles situations utiliser « être un moulin à paroles » ?

On l’utilise pour qualifier un commerçant qui raconte sa vie, un coiffeur qui ne s’arrête jamais de parler, ou un proche très bavard. ⚠️ L’expression est légèrement péjorative : on peut la dire à un ami ou un membre de la famille, mais il vaut mieux l’éviter avec quelqu’un qu’on ne connaît pas bien — ça peut être vexant.

Comment dit-on « être un moulin à paroles » en anglais ?

L’équivalent anglais est to be a chatterbox, littéralement « être une boîte à paroles ». Là où le français choisit l’image du moulin qui tourne sans s’arrêter, l’anglais choisit celle d’une boîte d’où les mots sortent en continu.

👉 Tu as d’autres questions sur le podcast ? Consulte la FAQ complète.


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