Lire la transcription
Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le vendredi 26 septembre et donc je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, je vais faire une très courte introduction parce qu’on a un pronom relatif à travailler — le pronom relatif « que » — mais je vous en parle juste après.
Aujourd’hui, à 17h, heure française, il y a une deuxième vidéo sur ma deuxième chaîne YouTube qui va sortir. C’est une vidéo où je me sers d’une bande dessinée de Garfield — c’est un gros chat qui ne pense qu’à manger, c’est très marrant comme bande dessinée — et donc ça sort aujourd’hui. Donc, si vous pouvez la regarder, me laisser un petit commentaire et un petit pouce bleu — en fait, c’est ça qui fait remonter la vidéo dans l’algorithme. C’est grâce à ça que je pourrai développer ma chaîne, et grâce aussi aux commentaires que vous pouvez me laisser sur Spotify, Apple Podcasts — laissez-moi un petit commentaire là où vous écoutez mon podcast, sur l’application avec laquelle vous écoutez. Un bon commentaire, évidemment — si c’est un mauvais, je ne prends pas. Gardez votre mauvais commentaire. Donc, un bon commentaire, cinq étoiles, et c’est ça qui me permettra d’avoir une chaîne qui grandit et peut-être un jour de pouvoir gagner un tout petit peu d’argent avec.
1) Astuce du jour : le pronom relatif « que »
Enfin bref, on passe maintenant à l’astuce de français du jour parce que là, on a un gros morceau à travailler. Alors, il y a trois ou quatre jours, je vous ai parlé du pronom relatif « qui » — à quel moment on pouvait, on devait employer ce pronom relatif au début d’une proposition relative.
Aujourd’hui, on va voir le pronom relatif « que » — Q-U-E. À quel moment on l’emploie ? Déjà, petit rappel : dans une phrase complexe avec plusieurs propositions, vous avez une proposition principale et peut-être des propositions relatives. Ce qui va relier les deux propositions, ça va être un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel, quoi, etc. Il y en a plein. Ça, c’était le podcast d’il y a quatre ou cinq jours.
Il y a trois ou quatre jours, je vous ai parlé du pronom relatif « qui », qu’on emploie quand le « qui » se réfère au sujet du verbe juste après. Si vous n’avez pas compris, réécoutez le podcast ou posez-moi des questions en commentaire YouTube et j’y répondrai.
Aujourd’hui, « que ». Alors, on utilise « que » au début d’une proposition relative quand ce pronom va se référer à un complément d’objet du verbe qui suit. Ça peut être une personne, ça peut être une chose, ça peut être plein de choses. Donc, en fait, il faut savoir si on peut répondre à la question « qui ? » ou « quoi ? ».
Bon, je sais que c’est compliqué — je vais vous donner un exemple, vous allez comprendre. Une phrase, ça va être « le chien est blanc » et l’autre phrase, c’est « je le promène ». Comment on va relier ces deux phrases avec un pronom relatif ? Il faut choisir lequel — est-ce qu’on met « qui », est-ce qu’on met « que », est-ce qu’on met « dont », etc. ? Ici, « le chien est blanc » — une phrase — et « je le promène » — deuxième phrase. Pour relier les deux, ça va donner : « Le chien que je promène est blanc. » « Que je promène », c’est la proposition relative. Alors, on va se demander : dans cette proposition, le verbe, c’est quoi ? C’est « promène ». Et donc on se dit : on promène qui ? ou on promène quoi ? Ici, on peut répondre à cette question puisque c’est « le chien ». La réponse à la question « on promène qui ? » ou « on promène quoi ? » désigne le complément d’objet. Donc, si on peut dire « on promène le chien », alors on met « que ».
J’espère que c’est clair. C’est une règle qui est très dure — franchement, je vous l’ai dit depuis plusieurs jours, je ne sais même pas comment on apprend ça aux enfants pour leur expliquer clairement. Mais c’est quelque chose qu’on n’apprend pas tout de suite — c’est plus tard, quand on est en primaire, mais qu’on a commencé à bien comprendre les principes du français.
Allez, un autre exemple — on va garder le chien. « Le chien est blanc », c’est la première phrase, et la deuxième phrase : « il joue ». Comment on va relier ces deux phrases ? On va dire : « Le chien … joue est blanc. » Là, il manque le pronom relatif. Donc on va prendre le verbe qui suit — « joue » — et on va se dire : « on joue qui ? » ou « on joue quoi ? » Là, ça ne marche pas. Donc, on ne peut pas utiliser « que ». Mais est-ce que c’est le chien qui joue ? Est-ce que le sujet de « joue », c’est le chien ? Oui, c’est le chien qui joue. Donc, on utilisera « qui » — si le sujet du deuxième verbe est le mot en référence, on mettra « qui ». Mais si on se réfère à un complément d’objet — comme c’était le cas avec « promène » : je promène qui ? le chien —, on mettra « que ».
Ouhlà, là je vous ai fait saigner du nez. Ou un AVC — c’est à voir. Allez, un autre exemple. « L’homme marche dans la rue » — ça, c’est la proposition principale. « Je le regarde » — ça, c’est la deuxième phrase. Même chose — on va essayer de relier ces deux phrases pour n’en faire plus qu’une seule, parce que c’est ça en fait le but des pronoms relatifs : pouvoir ajouter des propositions à une proposition principale. Donc, je vous répète les deux phrases : « L’homme marche dans la rue » et « je le regarde ». Ça va donner : « L’homme … je regarde marche dans la rue. » On se pose des questions. Est-ce que le verbe qui suit le « … » — donc « regarder » — a pour sujet l’homme ? Est-ce que c’est l’homme qui regarde ? Non. Donc, ce n’est pas « qui ». Est-ce qu’on peut dire « je regarde qui ? » ou « je regarde quoi ? » — « je regarde l’homme » ? Oui, ça on peut le dire. Donc, on met « que » : « L’homme que je regarde marche dans la rue. »
J’espère que vous comprenez — c’est assez compliqué. Si vous ne comprenez pas bien, je vous répète : posez-moi des questions sur YouTube. Sinon, vous pouvez aussi aller voir sur internet — il y a tout un tas de schémas qui vous montrent quel pronom relatif employer, avec différentes questions à se poser.
Et au fur et à mesure que vous allez écouter du français, parler en français ou même écrire du français, eh bien ça va venir automatiquement. Ça va devenir un automatisme — vous n’aurez même plus à vous poser la question. Ça, c’est le stade ultime. Mais pour l’instant, il faut vous poser les bonnes questions pour savoir quel pronom relatif on emploie.
Demain, on va continuer sur les pronoms relatifs et on va parler du pronom relatif « dont » — D-O-N-T.
2) Expression française du jour : C’est le camembert qui dit au roquefort : « tu pues »
Et maintenant, on passe à l’expression du jour. Alors là, on va se faire un kiff — ou plutôt je vais me faire un kiff — parce qu’on va parler fromage ! L’expression du jour : « C’est le camembert qui dit au roquefort : tu pues. »
Alors, les fromages, c’est ma spécialité. Non, c’est pas ma spécialité, mais je suis français, donc j’adore les fromages. Bien que mon grand-père détestait le fromage — il ne savait pas ce qu’il ratait. Le fromage, c’est la vie. Les fromages français, c’est magnifique.
Alors, l’expression du jour — on a d’abord le camembert. En France, on appelle ça aussi du claquos. Je ne sais pas si vous avez déjà mangé du bon camembert fermier — pas du camembert Président ou je ne sais quelle marque de supermarché. Du vrai camembert fermier, bien coulant, bien puant — c’est magnifique. C’est ce qu’il y a de meilleur. Une tartine de pain grillé, beurre salé, camembert, et on est au paradis. Le français dans toute sa splendeur.
Enfin bref, le camembert, c’est un fromage français. Je pense que c’est peut-être le fromage français le plus connu — on en trouve aux États-Unis importé de France, on en trouve en Chine, on en trouve partout. Et dans l’expression, c’est lui qui va dire quelque chose au roquefort. « C’est le camembert qui dit. » Vous voyez, ici on a encore le pronom relatif « qui ». Et si on applique ce qu’on vient d’apprendre : est-ce que le camembert est le sujet du verbe « dire » ? Est-ce que c’est lui qui dit ? Eh bien oui, c’est le sujet — donc on met « qui » ! « C’est le camembert qui dit au roquefort. »
« Dit », c’est le verbe « dire ». Et donc, bien sûr, je vais conjuguer ce verbe — au présent et au futur. Le verbe « dire » au présent, ça donne : « je dis, tu dis, il dit, nous disons, vous dites et ils disent. » Et au futur : « je dirai, tu diras, il dira, nous dirons, vous direz et ils diront. » Ça, c’est le futur du verbe « dire ».
Ensuite, on a le mot « au » — A-U — dans l’expression. C’est un article défini, c’est la contraction de « à » et « le » : « à + le » ça donne « au ».
Et le roquefort, c’est un autre fromage français. C’est un fromage fait à base de lait de brebis — et pas de lait de vache comme le camembert. C’est un fromage où il va se développer tout un tas de moisissures, tout un tas de traces bleues et vertes. Et ces traces, c’est un champignon — qu’on ne voit pas à l’œil nu, mais qui donne une couleur bleutée au roquefort. Ce roquefort est très fort en goût et surtout en odeur. Si vous faites sentir du roquefort à quelqu’un qui vit loin de la France, eh bien ça va être compliqué de lui faire manger ça — le roquefort, ça ne sent pas très bon. Alors, moi j’adore, mais il y a des personnes qui trouvent que ça sent mauvais.
Dans cette expression, on dit « c’est le camembert qui dit au roquefort : tu pues » — alors que le camembert sent aussi mauvais. Le camembert pue également — ce sont deux fromages qui puent — et donc le camembert reproche au roquefort de puer, alors que lui aussi il sent mauvais.
Donc, cette expression, on l’utilise quand on reproche un défaut à quelqu’un alors qu’on fait la même chose. Sur l’image du podcast, on voit deux hommes avec un verre d’alcool. Eh bien, imaginez qu’il y en a un qui dit à l’autre : « Écoute, tu devrais moins boire d’alcool, ce n’est pas bon pour la santé » — alors que lui aussi a un verre d’alcool à la main. Eh bien, à ce moment-là, la personne en face pourra dire : « Eh, dis donc, c’est le camembert qui dit au roquefort : tu pues. » Ça veut dire : « Ne me reproche pas quelque chose que tu es toi-même en train de faire. »
Imaginez : vous êtes au travail et il y a quelqu’un qui arrive souvent en retard — pas tout le temps, mais souvent. Et le seul jour où cette personne est à l’heure, c’est le jour où vous arrivez en retard. Et elle vous dit : « Dis donc, fais attention à ne pas être en retard, ça fait mauvais genre. » Et là vous lui direz : « Eh, c’est le camembert qui dit au roquefort : tu pues. C’est toi qui arrives tout le temps en retard et tu me fais la leçon parce que j’arrive une fois en retard ! »
Vous voyez — en fait, cette expression, c’est reprocher quelque chose à quelqu’un alors qu’on n’est pas mieux, alors qu’on fait exactement la même chose. Et c’est marrant parce qu’en français, on a plusieurs expressions pour dire cela. On a « c’est l’hôpital qui se fout de la charité » — ça veut dire exactement la même chose. Je ferai cette expression dans un autre podcast. Et une autre expression que je vous expliquerai aussi un autre jour : « c’est la cafetière qui dit à la théière qu’elle a le cul noir » — le sens est le même que l’expression d’aujourd’hui.
En anglais, on dit it’s the pot calling the kettle black — c’est comme en français : c’est la cafetière qui dit à la théière blah blah blah.
Alors, demain — qu’est-ce qu’on fait ? Demain, on fait une dernière expression française qui s’appelle « la roue tourne », avant qu’après-demain on fasse une nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle La Lice et sa Compagne.
Je vous raconterai tout ça demain. Pour vous donner un peu plus de clarté dans mes épisodes — en gros, ce qui est plutôt pour les débutants, ça va être les chansons françaises, parce que je vais expliquer beaucoup les phrases, j’essaie d’apporter des détails et des explications. Niveau intermédiaire, ça va être les podcasts que vous êtes en train d’écouter. Et niveau avancé, ça va être les fables de La Fontaine — ces fables sont dures à lire, dures à comprendre, mais ça vous permet — grâce à moi, j’espère — de mieux les comprendre parce que j’essaie de vous les expliquer clairement.
Enfin bref, je vous laisse ici — merci beaucoup de m’avoir écouté. J’ai quand même un autre travail et il faut que je fasse les courses — j’ai besoin d’acheter du poulet et des légumes. C’est magnifique, ça n’a aucun intérêt. Et donc, je vous dis merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
Laisser un commentaire