« C’est le métier qui rentre » et le pronom relatif « où »

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. On est aujourd’hui le mardi 30 septembre 2025 et aujourd’hui on va parler d’une expression qui est « C’est le métier qui rentre ». Le métier, c’est la profession, c’est le travail.

1) Reconversion professionnelle

Et à ce sujet, je voulais vous parler de reconversion professionnelle. Alors, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez changer de métier. Il y a des années — peut-être 30, 40, 50, 60, 100 ans —, la majorité des gens faisaient le même métier toute leur vie, et souvent restaient dans la même entreprise.

On appelait ça « faire carrière » dans une entreprise — et petit à petit, vous montez les échelons. Vous commencez en bas de l’échelle et vous allez au fur et à mesure des années monter en grade dans l’entreprise. Ce schéma aujourd’hui n’est plus d’actualité. En tout cas, c’est très rare qu’une personne fasse toutes ces années de travail dans la même entreprise. Aujourd’hui, depuis 20 ou 30 ans, on change d’entreprise au fur et à mesure du temps.

Quand on fait un travail à un endroit et que ce travail ne nous plaît plus, on change de société. On fait un licenciement, ou une rupture conventionnelle — ce qui permet d’avoir des aides, d’avoir le chômage, pour retrouver un travail. En France, quand on est licencié d’une entreprise ou quand on a fait un accord avec le patron — donc une rupture conventionnelle —, on n’a plus de travail, mais on va toucher le chômage — quasiment la totalité de son salaire pendant un an, par exemple. Après, ça va diminuer la deuxième année. C’est le temps de trouver un autre travail, de trouver une entreprise où on peut exercer le même métier.

Mais depuis quelques années, il y a ce qu’on appelle en France — et dans d’autres pays du monde évidemment — des fonds, de l’argent disponible pour permettre de se former à un nouveau métier. Donc, ce n’est pas rare aujourd’hui qu’une personne fasse un métier pendant dix ans, quinze ans, et qu’après, elle change de métier. Elle fait une formation pour apprendre un nouveau métier, ou alors même change de métier sans formation — ça arrive aussi. Et donc, c’est pas mal parce que ça permet d’essayer de toujours faire un métier qu’on aime.

Se lever le matin et aller travailler en se disant « le métier que je fais est top » ou « j’aime mon travail », c’est extraordinaire. Se lever le matin avec la flemme d’aller au travail, avec l’envie de rester chez soi parce qu’on n’aime pas son travail — ça, c’est compliqué.

Et donc, avec ces fonds, avec cet argent disponible pour se former, on peut changer de métier complètement. On peut avoir été — je ne sais pas — comptable, et se former à la pâtisserie : des métiers qui n’ont rien à voir. Et ça, ça se fait beaucoup depuis quelques années en France et dans le monde — et c’est une très bonne chose.

Il y a même des écoles qui vont payer directement la formation des élèves. Donc, pour les élèves, ça ne passe même plus par un fonds commun — c’est l’école qui vous accepte et c’est gratuit. Alors, comment ça fonctionne ? Eh bien, l’école est subventionnée, payée par des sponsors, par des soutiens financiers, ce qui fait qu’elle peut proposer la formation gratuite ou quasiment gratuite.

Je pense à ça, par exemple, pour une école de cuisine d’un monsieur qui s’appelle Thierry Marx — qui est un grand cuisinier et qui est très engagé dans le social, très engagé pour aider les gens à retrouver un travail. Eh bien, ces écoles de Thierry Marx sont gratuites ou presque, et elles sont payées par des sponsors. Donc, lui est toujours à la recherche de personnes pour sponsoriser son école, pour pouvoir l’aider à fonctionner et à rester non payante. Donc, bravo à Monsieur Thierry Marx, bravo aux autres personnes qui font à peu près la même chose — ce qui permet aujourd’hui de ne pas rester bloqué dans un travail qu’on n’aime pas, de pouvoir changer de carrière professionnelle, changer d’orientation en plein milieu de sa vie et ne pas rester coincé. Tout ça, parce que l’expression du jour, c’est « c’est le métier qui rentre » — on peut dire ça d’ailleurs à des élèves en école de cuisine, mais je vous parlerai de tout ça tout à l’heure.

2) Le pronom relatif « où »

D’abord, on va continuer un peu sur les pronoms relatifs. On a vu « qui », on a vu « que », on a parlé de « dont » — D-O-N-T — il y a trois ou quatre jours, je crois. Aujourd’hui, on va parler de « où » — O-Ù. Alors, « où » va remplacer un lieu ou un temps. On va parler d’un endroit ou d’une temporalité — donc, ça permet d’apporter des précisions sur un lieu ou sur un moment. Il faut faire attention à bien mettre l’accent sur le « ù » — l’accent grave — sinon c’est un autre mot.

Si vous ne le mettez pas, eh bien « ou » — O-U — devient une conjonction de coordination, et c’est ce qu’on emploie pour faire le choix entre deux choses : une pomme ou une poire, une maison ou un appartement. Ça, c’est un choix. Mais « où » — O-Ù —, c’est un pronom relatif.

Je vais vous donner plusieurs exemples — comme ça, vous allez comprendre à quel moment on l’utilise. Premier exemple, qui parle de mon apprentissage du japonais : « L’année où j’ai commencé à apprendre le japonais était difficile. » « L’année où » — c’est là où on emploie « où ». On dit « l’année » — donc, c’est une référence au temps, c’est le moment où j’ai commencé à apprendre le japonais. On parle de toute l’année, d’un an.

Un autre exemple : « L’appartement où j’habite est assez ancien. » Là, on fait référence à un appartement — à un lieu, à un endroit. On dit qu’on habite dans un appartement ancien. On pourrait le dire d’ailleurs comme ça : « J’habite dans un appartement assez ancien » — ou alors : « L’appartement où j’habite est assez ancien. »

Un autre exemple : « Elle a passé des années en pension où elle se sentait comme chez elle. » Ça, c’est pour les jeunes qui vont en pension — ça veut dire qu’ils font le collège et le lycée dans un endroit et qu’ils dorment dans cet endroit. Donc, les années qu’elle a passées en pension, elle se sentait comme chez elle. Ici, le « où » fait référence à la pension — on fait référence à un lieu.

Un autre exemple : « Au moment où il l’apprit, c’était fini. » « L’apprit », ici, c’est le passé simple du verbe « apprendre ». « Au moment où » — c’est l’instant, c’est le temps. On a une référence au temps.

Un dernier exemple : « Nous avons découvert une plage où il n’y avait personne. » On fait référence à quoi ici — au temps ou au lieu ? On fait référence au lieu, à la plage. C’est sur cette plage qu’il n’y avait personne — une plage vide.

Bien, on ne va pas en parler plus que ça — on va directement passer à l’expression du jour.

3) Expression française du jour : C’est le métier qui rentre

L’expression du jour : « C’est le métier qui rentre. » Je vous ai parlé un peu de métier et de reconversion professionnelle au début du podcast. Le mot « c’est », vous connaissez — c’est le verbe « être ». On ne repasse pas là-dessus.

« Le métier », c’est le travail, c’est la profession — c’est ce dont je vous ai parlé au début, c’est ce que vous faites dans la vie pour gagner votre argent. Ce qui vous permet de manger, d’avoir une maison, de vous acheter des choses. Ça, c’est votre métier.

Ensuite, on a le mot « qui » dans « c’est le métier qui rentre » — « qui », vous le connaissez maintenant, on en a parlé, c’est un pronom relatif. Là, si on voulait séparer cette expression en deux, on dirait : « C’est le métier » et « il rentre ». On fusionne les deux phrases, on met « qui » — « c’est le métier qui rentre » — parce que « métier » c’est le sujet de « rentrer ».

Et donc, « rentrer » — c’est un verbe. Ce n’est pas « entrer », c’est « rentrer » — il y a un R au début. « Entrer » quelque part, ça veut dire que vous arrivez quelque part, peut-être pour la première fois. Et « rentrer », c’est revenir après être sorti — c’est entrer à nouveau. On va dire que vous entrez dans une maison, vous sortez, et si vous y retournez, eh bien vous rentrez dans cette maison.

Et donc, « c’est le métier qui rentre », c’est une expression qu’on utilise souvent avec humour, avec un peu de malice. C’est quand une personne commence un métier ou apprend un nouveau métier et elle fait une erreur, elle se trompe. Eh bien, à ce moment-là, vous pouvez lui dire : « C’est le métier qui rentre. » On va reprendre l’exemple de l’école de cuisine dont on parlait au début. Imaginez un étudiant qui se trompe, qui confond le sel et le sucre dans un gâteau — ça, c’est un petit problème, mais ce n’est pas grave parce que la personne apprend. Eh bien, son chef, son prof, pourra lui dire : « T’inquiètes pas, c’est le métier qui rentre. » Ça veut dire : « On apprend de ses erreurs. C’est parce que tu fais ce genre d’erreurs maintenant que tu ne le feras plus après. »

C’est ce que je vous ai mis comme image de podcast — vous voyez un jeune qui est en train de faire de la pâtisserie, peut-être un gâteau, et il n’a pas l’air très en forme, il a dû faire une erreur. Et son prof, à ce moment-là, pourra arriver et dire : « C’est le métier qui rentre. » On peut dire ça pour tous les métiers — ce n’est pas forcément la cuisine. Ça peut être quand on apprend la comptabilité avec les chiffres et qu’on se trompe souvent. Eh bien, on dira à quelqu’un : « C’est le métier qui rentre. » C’est comme ça qu’on apprend — on apprend de ses erreurs.

D’ailleurs, ça se dit à peu près pareil en anglais : it’s all part of learning the trade — c’est tout part de l’apprentissage du métier.

Bien, je pense que je n’ai pas besoin de plus vous expliquer — c’est assez simple à comprendre comme expression. Et donc, j’ai réussi à faire un podcast pas trop long aujourd’hui — c’est magnifique. Laissez-moi un petit commentaire sur YouTube si vous en avez, juste un petit pouce, c’est sympa. Une petite note sur vos applications de podcast, ça serait top aussi.

Et donc, demain, on fera une nouvelle expression française : « Qui s’y frotte s’y pique. » Je vous parle de tout ça demain. Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée, une bonne matinée — ce que vous voulez — et je vous dis donc à demain. Merci beaucoup. Bye bye, hasta luego. Matane !


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