« Compter les moutons » et les chiffres, les nombres

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le mardi 16 septembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Alors aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « compter les moutons ». Et je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps — je vais tout de suite vous dire ce que ça veut dire. Je vais tout de suite vous expliquer quelle est cette expression et ce qu’elle veut dire, parce que j’en ai besoin pour mon introduction.

Alors, « compter les moutons », en fait, c’est ce qu’on utilise comme expression quand on est en train de s’endormir. Si un enfant vous demande : « Comment je peux m’endormir plus facilement ? J’ai pas sommeil, comment est-ce que je peux dormir ? » Eh bien vous lui direz : « Il faut compter les moutons. » Alors comment on fait ? Et ça, c’est mon introduction du jour.

1) Comment s’endormir ?

Comment on fait pour mieux s’endormir ? Comment vous faites pour vous endormir facilement ? Est-ce que vous dormez bien ? Est-ce que vous vous endormez rapidement ? Alors je vais parler de moi aujourd’hui, un peu comme tous les jours d’ailleurs. Vous, je ne sais pas, mais moi je n’ai aucun problème pour m’endormir. Il suffit que je m’allonge et au bout de quelques minutes je dors. C’est un grand avantage, c’est une grande qualité d’être capable de s’endormir rapidement, parce que je sais qu’il y a des personnes qui ont beaucoup de mal à s’endormir, il y a des gens qui mettent du temps avant de dormir.

Alors qu’est-ce qu’il faut faire normalement ? Qu’est-ce qui est mieux de faire pour s’endormir rapidement ? Le mieux déjà, c’est d’arrêter les écrans — le téléphone, la tablette, l’ordinateur, la télé. Deux heures ou une heure avant de dormir, eh bien vous éteignez vos écrans. Pourquoi ? Parce que les écrans projettent une lumière spécifique — ça s’appelle la lumière bleue, je crois —, et en fait cette lumière envoie une information au cerveau qui lui dit qu’il fait encore jour, donc qu’il faut rester réveillé. Mais en fait dehors c’est la nuit. Donc le fait de diminuer, d’éteindre ces écrans, ça va vous aider à vous endormir plus facilement en tout cas.

Alors je vous dis ça, c’est de la théorie, parce que moi je ne le fais pas du tout — je regarde la télé jusqu’à 10 minutes avant d’aller me coucher et encore, avant d’aller me coucher, je regarde une dernière fois mon téléphone. Donc je vous ai donné la théorie, moi je ne le fais pas du tout parce que je n’ai pas de problème à m’endormir.

Alors comment je fais ? C’est quoi ma méthode ? Eh bien en fait, quand je m’allonge, je vais fermer les yeux bien sûr et je vais penser à quelque chose que j’aime faire. Je vais m’imaginer dans une situation où c’est agréable pour moi. Par exemple, j’aime jardiner, j’aime travailler la terre, j’aime m’occuper du jardin, et donc je m’imagine les pieds dans l’herbe. Il y a un vent tiède, un vent chaud qui caresse mon visage, qui parcourt tout mon corps. Il y a du soleil mais il y a aussi des nuages, donc le temps n’est pas trop chaud. Le temps est idéal pour être dehors et pour s’occuper du jardin. Quand je vous dis tout ça, c’est ce que je suis en train d’imaginer quand j’essaye de m’endormir. Je ferme les yeux et je m’imagine les pieds dans l’herbe — pieds nus —, avec un soleil, avec des nuages, avec un peu de vent, et je suis en train de m’occuper du jardin. Je suis en train de planter des arbres, je suis en train de planter des plantes, de tondre la pelouse, d’enlever les herbes que je ne veux pas, de tailler les haies. Je fais du travail de jardin et je m’imagine avec toutes les sensations qui en découlent. Je m’imagine vraiment être dans un jardin avec toutes les sensations que procure ce jardin : le temps, le soleil, le vent — est-ce qu’il pleut, est-ce qu’il fait beau, est-ce qu’il fait froid, est-ce qu’il fait chaud ? Je m’imagine les odeurs : l’odeur de la terre, l’odeur des feuilles coupées, de l’herbe coupée après la tondeuse. Je m’imagine tout ça et avant que j’aie fini de m’imaginer tout ça, eh bien je dors.

Alors pour moi c’est le jardin, c’est cet endroit où je me sens bien, où je me sens en sécurité, où je me sens libre, où je me sens dans mon élément. Mais pour vous, ça peut être autre chose. Ça peut être — si vous aimez la natation — eh bien imaginez-vous dans la piscine : vous êtes tout seul, vous avez le temps, vous n’avez pas de rendez-vous. Imaginez la sensation quand vous rentrez dans l’eau, qui est un peu froide au début et qui après est agréable. Imaginez le contact de l’eau sur votre peau, le son de l’eau qui va se mouvoir, qui va bouger en fonction de vos mouvements quand vous nagez. Il y a beaucoup de choses à imaginer — ça s’appelle de la projection — et moi ça me permet de m’endormir très rapidement. Bien sûr, il faut que ce soit un environnement agréable pour vous. Là je vous ai parlé du jardin pour moi, ça peut être la natation comme je viens de vous le dire, la piscine, ça peut être la plage, ça peut être le ski, la montagne, quelque chose que vous aimez faire et où vous vous sentez bien.

Surtout, il ne faut pas penser à s’endormir. Si vous fermez les yeux et que vous vous dites : « Il faut que je m’endorme, il faut que je m’endorme, il faut que je m’endorme, demain j’ai des rendez-vous, il faut que je me couche, il faut que je me repose, demain ça va être compliqué sinon. Allez, il faut dormir, dors, dors, dors, dors, dors. » Si vous vous dites ça, ça ne marchera pas, ça va être compliqué, ça va vous maintenir éveillé. Donc essayez ma méthode, si vous le voulez — elle marche en tout cas très bien pour moi.

Et maintenant je vais vous parler de ce que me disait ma mère pour m’endormir quand j’étais enfant, parce que j’avais à l’époque du mal à m’endormir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

C’est une méthode — je ne sais pas si elle l’avait inventée, je ne pense pas. En fait, elle me disait : « Adrien, allonge-toi, ferme les yeux et essaye de ressentir ton corps. Essaye de focaliser ton attention sur ton pied, sur ton deuxième pied, sur ta jambe, et là tu sens que ta jambe commence à être lourde — elle est très lourde, comme si ta jambe s’enfonçait dans le matelas, comme si tes deux jambes s’enfonçaient dans le matelas. Essaye de sentir ton corps qui devient de plus en plus lourd, essaye de sentir que tes doigts, tes mains, tes bras s’enfoncent eux aussi dans le matelas, comme si tu te laissais aller, comme si tu ne faisais qu’un avec le matelas. Le sommeil va venir, le matelas va t’absorber et c’est comme ça que tu vas t’endormir. » Et avec cette méthode, eh bien je m’endormais rapidement. Peut-être que ça me détendait — je ne sais pas si c’est ce qu’elle me disait ou si c’était sa voix — mais en tout cas, c’est une méthode qui a marché pour moi.

Après, il y a autre chose d’important pour le sommeil, c’est la position et le type de matelas, le type d’oreiller que vous avez. Là encore, je vais vous parler de moi. Moi, généralement, je dors sur le côté droit ou sur le côté gauche avec un oreiller très épais. Ça n’a aucun intérêt — chacun est différent. Je vous dis ça pour que vous trouviez la position idéale, la position parfaite qui va vous permettre de vous détendre, qui va vous permettre de vous relâcher et de penser à cet endroit, à ce moment de détente, à ce lieu de sécurité où vous pourrez vous imaginer et peut-être vous endormir plus facilement. Donc moi, c’est sur le côté — sur le côté droit en général — avec un gros oreiller sous la tête.

D’ailleurs, j’ai un problème — je lance un appel aux fabricants d’oreillers. Il faut arrêter, ou en tout cas il faut faire moins d’oreillers mous. Tous les oreillers aujourd’hui sont mous. Il n’y a plus un seul oreiller un peu plus dur que les autres, et moi j’aime les oreillers plus durs. Donc je galère à trouver un oreiller correct, un oreiller que j’aimerais utiliser. Enfin bref, ça n’a aucun intérêt.

2) Expression du jour : Compter les moutons

Et pourquoi je vous dis tout ça ? Pourquoi je vous raconte ma vie et la manière dont je m’endors ? Parce que l’expression du jour — « compter les moutons » —, c’est ce qu’on dit aux enfants pour s’endormir. Moi, vous l’avez entendu, ma mère ne me disait pas ça, mais on peut dire ça à des enfants : « Pour dormir, tu peux fermer les yeux, imagine-toi que tu es dans un champ avec un troupeau de moutons. Il y a une barrière et les moutons vont sauter au-dessus de la barrière. Eh bien toi, tu vas compter les moutons qui sautent. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, etc. »

Alors j’ai essayé — franchement, ça n’a jamais marché, ça n’a aucun intérêt. C’est une expression qui a été créée au Moyen Âge. Cette expression, en fait, elle vient des bergers. Les bergers, ce sont les personnes qui vont garder les troupeaux. C’est un métier d’être berger. Généralement, ils sont accompagnés de chiens et ils vont surveiller les troupeaux de brebis, de moutons, de chèvres, etc. Et donc à l’époque, les bergers étaient des personnes assez seules, assez solitaires. Ils avaient leurs bêtes, mais ils ne côtoyaient pas beaucoup d’humains pendant le travail. Et donc, pour passer le temps, pour ne pas s’ennuyer, ils comptaient leurs moutons. Ils s’amusaient à compter les moutons et c’était tellement monotone, tellement ennuyeux, que ça les endormait. Donc le fait de compter les moutons endormait les bergers.

D’ailleurs, à ce sujet, j’ai lu un article qui dit que compter les moutons n’est pas une bonne méthode pour s’endormir. Le meilleur moyen, selon cet article, c’est d’imaginer un décor calme — comme la mer sans vagues, ou un lac, ou la montagne —, mais il faut que ce soit paisible, il faut que ce soit calme. Et ça, c’est un article qui présente une étude scientifique entre des personnes qui comptaient les moutons et des personnes qui imaginaient un endroit calme, pour voir lesquelles s’endormaient le mieux. Moi, la méthode que je vous ai donnée au début, c’est la mienne, et donc je pense que c’est la meilleure. En vrai, j’en sais rien — c’est une méthode qui marche pour moi.

Ce n’est pas d’imaginer un endroit calme, c’est d’imaginer un endroit où je me sens bien, où je fais une activité reposante, une activité qui me procure du plaisir, et donc ça me permet de m’endormir. J’ai beaucoup parlé — je voulais que ce soit que mon introduction, mais ça fait déjà 15 minutes que je parle. Donc, on ne va pas faire d’astuce de français.

Je vais juste vous expliquer rapidement les mots de l’expression. C’est assez simple, il y en a trois. Le verbe « compter » — compter, c’est ce que j’ai fait tout à l’heure : un, deux, trois, quatre — là je compte. Et donc, je vais vous conjuguer ce verbe comme d’habitude : au présent, à l’imparfait et au futur. Aujourd’hui, on va faire trois conjugaisons parce qu’il n’y a pas beaucoup de mots dans l’expression du jour.

Alors, le verbe « compter » au présent, ça fait : « je compte, tu comptes, il compte, nous comptons, vous comptez et ils comptent. » Ensuite, à l’imparfait — donc un temps du passé —, ça donne : « je comptais, tu comptais, il comptait, nous comptions, vous comptiez et ils comptaient. » Et au futur, le verbe « compter » ça fait : « je compterai, tu compteras, il comptera, nous compterons, vous compterez et ils compteront. »

Alors là, je vous ai séparé les syllabes au futur pour que ce soit plus facile à comprendre. Mais en vrai, si je devais parler à un Français, je dirais : « je compterai, tu compteras, il comptera, nous compterons, vous compterez et ils compteront. » Le « e » au milieu, on ne le prononce quasiment pas.

Et si on revient à l’expression du jour — « compter les moutons » —, il ne reste que deux mots : « les » et « moutons ». Donc « les » c’est un article, et « les moutons », ce sont les animaux qui font « bèèèè » — magnifique, le mouton. Ce sont les animaux qu’on tond pour récupérer la laine et faire toutes sortes de choses.

Aujourd’hui, c’était un peu particulier comme structure d’épisode parce qu’on n’a pas fait d’astuce du jour et j’ai fait une très longue introduction. L’expression « compter les moutons » en anglais, elle se dit to count sheep — ce ne sont pas les chips qu’on mange.

Demain, on fera une autre expression du jour, bien sûr, qui est « avoir un œil qui dit merde à l’autre ». Ça, c’est une expression assez familière, mais je vous expliquerai tout ça demain. Je vous remercie de m’écouter tous les jours, ou si vous découvrez mon podcast, je vous remercie de m’écouter aujourd’hui. Il y a plein d’expressions disponibles sur ma chaîne YouTube ou sur votre application de podcast. Vous pouvez évidemment les écouter, c’est gratuit. Si vous voulez soutenir la chaîne, si vous voulez participer à ce podcast, vous pouvez vous connecter sur mon Patreon, prendre un abonnement et vous aurez accès à toutes les transcriptions écrites des podcasts, ainsi qu’aux contes et légendes de la mythologie japonaise et au Petit Prince — le livre de Saint-Exupéry est disponible sur mon Patreon en audio. Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui et je vous dis donc à demain. Merci beaucoup. Bye bye. Hasta luego. Matane !


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