« La roue tourne » et le pronom relatif « dont »

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le samedi 27 septembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. D’abord, désolé pour ma voix qui est peut-être un peu différente d’habitude — j’ai le nez bouché et donc ce sera peut-être un peu différent de m’écouter aujourd’hui. Sinon, ça va, et donc on va parler de quoi aujourd’hui ?

1) Pourquoi ce sens aux aiguilles d’une montre ?

Aujourd’hui, on va parler d’une question existentielle : pourquoi les aiguilles d’une montre ou d’une horloge tournent-elles dans ce sens-là ? Ah, ça, c’est une bonne question. Est-ce que vous savez pourquoi les aiguilles tournent dans ce sens ? Et plus généralement, est-ce que vous aussi, vous vous posez des questions existentielles quand vous regardez quelque chose — vous vous dites « Mais pourquoi c’est comme ça ? »

Je ne sais pas, par exemple, pourquoi le ciel est bleu. Bon, ça, on a quand même une explication, mais… Ou alors, je ne sais pas pourquoi, quand on voit des coureurs sur une piste, ils courent toujours dans le même sens. Pourquoi ils ne courent pas dans l’autre sens ? Ça, c’est une bonne question. Pourquoi sur ma montre, les aiguilles tournent dans ce sens-là ? Et aujourd’hui, on va parler de ça.

Est-ce que vous connaissez la réponse ? Est-ce que vous savez pourquoi les aiguilles tournent de la gauche vers la droite ? Quand il est midi, on a la petite aiguille sur le 12, la grande aiguille sur le 12, eh bien au fur et à mesure du temps, les aiguilles vont partir vers la droite — vers 3h —, descendent vers 6h, remontent vers la gauche à 9h, et reviennent à midi. Et pourquoi ? Eh bien, je me suis posé la question l’autre jour, mais je n’ai pas trouvé la réponse. Et donc, je suis allé chercher sur Internet — l’endroit où on peut tout trouver — et plus récemment, les IA, dont ChatGPT.

D’ailleurs, à ce sujet, j’ai remarqué que ChatGPT se trompait de temps en temps. Je lui ai posé quelques questions sur certaines choses dont j’étais sûr de la réponse, et je vois que ChatGPT se trompe. Donc, je vais vérifier quand même ailleurs. Je lui ai dit : « Mais tu t’es trompé, c’est pas ça. » Et il me dit : « Ah oui, c’est vrai, je me suis trompé, désolé. » Mais sérieusement, tu sers à quoi si tu te trompes ?

Enfin bref, revenons à nos moutons — qu’est-ce que je disais ? Oui, donc j’ai cherché sur Internet pourquoi les aiguilles d’une montre tournent dans ce sens-là. Et pour vous donner la réponse, d’abord je vais vous parler d’une expérience que vous pouvez faire chez vous, qu’on fait faire aux enfants pour comprendre cela. Vous allez vous mettre dos au sud — donc la tête vers le nord — et vous allez observer, au fur et à mesure du temps, l’ombre de quelque chose se déplacer. On va dire que vous vous mettez dos à une maison — le dos contre le mur —, et vous observez l’ombre de la maison.

Eh bien, au fur et à mesure du temps, au fur et à mesure que le soleil se déplace — ou plutôt que la terre tourne, mais bref, on va faire simple —, eh bien l’ombre va se déplacer en fonction du soleil. Et cette ombre va se déplacer de la gauche vers la droite. Donc, à l’époque, avant les montres, quand nos ancêtres ont inventé le cadran solaire pour connaître à peu près l’heure de la journée, ils plantaient un bâton et ils regardaient, par rapport à l’ombre de ce bâton, quelle heure il était à peu près. C’est sûr que ce n’était pas des horloges atomiques. Et donc, l’ombre se déplaçait naturellement de la gauche vers la droite, et donc les montres ont été créées avec des aiguilles qui se déplaçaient tout naturellement de la gauche vers la droite — et donc on parle de « sens des aiguilles d’une montre ».

Voilà pourquoi les aiguilles de votre montre se déplacent dans ce sens-là. « Et dis-moi, Jamy, pourquoi est-ce que… » — non, ça, c’est une référence pour les Français. Si vous ne connaissez pas Fred et Jamy, ce sont deux personnes qui présentaient une émission qui s’appelle C’est pas sorcier, qui passait sur je ne sais plus quelle chaîne. Ces deux adultes répondaient à des questions un peu de ce genre-là. C’était destiné aux enfants, aux adolescents — très bonne émission, que j’ai beaucoup regardée. Je pense qu’on peut retrouver les épisodes sur YouTube si vous voulez regarder. Et Fred disait toujours : « Eh dis donc, Jamy » — c’est pour ça que j’ai fait référence à ça, parce qu’il y avait un côté un peu scientifique.

2) Astuce du jour : le pronom relatif « dont »

Bien, maintenant qu’on a parlé de ça, on va moins rigoler et on va aborder le pronom relatif « dont ». Alors, je vais faire un peu plus court qu’hier parce que je trouve que c’est un peu fastidieux de parler de ça. C’est vraiment de la grammaire pure et dure et franchement, ça ne me plaît pas vraiment d’expliquer ça. Bien sûr, c’est important pour quelqu’un qui apprend le français de comprendre comment on utilise ces pronoms relatifs. Mais moi, ça ne me plaît pas beaucoup de l’expliquer. Et vous, j’imagine qu’à écouter, ça ne doit pas être très rigolo non plus. Donc, on va aller plutôt rapidement.

Le « dont » — D-O-N-T — il y a un T, parce que si on dit « don » — D-O-N —, c’est un autre mot qui veut dire autre chose. Donc, le pronom relatif « dont » — D-O-N-T —, en fait, c’est un peu comme « que », le pronom dont on a parlé hier. Il va reprendre une personne, une chose, un animal. Mais on l’utilise quand il y a un verbe qui se construit avec « de ». Si je vous dis « parler de quelque chose » — ça, c’est un verbe qui se construit avec « de ».

Je vous donne un exemple : « Je parle de ce film » et deuxième phrase : « Il est très bien » — comme Kimetsu no Yaiba, le dernier film Demon Slayer. Bref, petite pub passée — je reprends mon exemple. « Je parle de ce film. Il est très bien. » On va relier ces deux phrases et, comme je vous disais, on va retrouver un verbe avec « de ». Donc on va utiliser « dont » : « Le film dont je te parle est très bien. » On n’a pas utilisé « que » parce que « le film que je te parle est très bien » — ça n’est pas français, ça ne marche pas. Mais « le film dont je te parle est très bien » — ça, oui.

Je vous donne un autre exemple. Si on prend le verbe « être amoureux de » — « Je suis amoureux d’elle » — et deuxième phrase : « Elle est très sympa. » On va relier les deux phrases et on va dire : « La femme dont je suis amoureux est très sympa. » Parce que dans la première phrase, on avait « amoureux de cette femme », « amoureux d’elle » — on avait ce « de », et donc derrière, on met « dont » comme pronom relatif.

Mais parfois, on n’a pas ce verbe avec « de » et on va quand même utiliser « dont » — c’est pour ça que c’est un peu compliqué. « Je vis dans une maison. L’air est très humide. » Eh bien, ici, on dira : « Je vis dans une maison dont l’air est très humide. » « Dont » fait référence à la maison.

Enfin bref, si vous voulez plus d’informations là-dessus, vous pouvez me laisser un petit commentaire sur YouTube. Mais bon, si vous voulez vraiment approfondir, allez sur Internet — cherchez vous-même. Moi, ça ne m’intéresse pas vraiment la grammaire pure et dure comme ça.

3) Expression française du jour : La roue tourne

Et maintenant, on va faire un truc qui m’intéresse beaucoup plus : les expressions françaises. Et aujourd’hui, « La roue tourne ». Alors, c’est assez simple aujourd’hui — contrairement à hier, il n’y a que trois mots dans l’expression.

« La » — vous connaissez, c’est l’article féminin. Et la roue… Alors, une roue, c’est quelque chose de rond. On peut dire : une roue de voiture, une roue de vélo. C’est ce qui permet de faire avancer la voiture et le vélo. D’ailleurs, je me demande : « Qui a inventé la roue ? » Ça, c’est encore un truc existentiel.

Je pense pas que ce soit une personne en particulier. Je pense que c’est l’évolution des inventions humaines qui a permis à un moment donné, à quelques personnes — peut-être plusieurs —, de créer une roue pour se faciliter le travail. Je pense que les plus grands inventeurs sont les plus grands fainéants. Entre un gars qui porte des bûches à bout de bras et un gars à côté qui a inventé une petite charrette, un petit truc avec deux roues pour porter plus de bûches beaucoup plus facilement — eh bien, à mon avis, le deuxième gars, c’était un bon fainéant. Il s’est dit : « Comment je vais faire pour faire ce que fait mon ami, mais en me fatiguant moins ? »

Donc, la roue — grosse, grosse invention. Pour moi, peut-être une des plus grandes inventions de l’espèce humaine, avec l’écriture, je dirais. Mais bon, peut-être que vous avez des avis différents. Dites-moi dans les commentaires quelle est, selon vous, la plus grande invention de tous les temps. Ça, c’est intéressant comme question. Je suis curieux d’avoir votre avis là-dessus — je suis sûr que vous allez avoir plein d’idées que je n’ai pas eues.

Et dernier mot de l’expression : « tourne ». « Tourne », ça vient du verbe « tourner » — c’est d’ailleurs ce verbe conjugué au présent à la troisième personne du singulier. Et d’ailleurs, au sujet des conjugaisons, je suis désolé pour ceux qui ont écouté mon podcast hier dès que je l’ai posté, donc vers 8h du matin, heure française, parce que j’ai fait une grosse faute. Je me suis rendu compte en faisant la transcription que j’ai dit « vous disez » au lieu de « vous dites ». Franchement, la honte. En fait, c’est dur dans ces conjugaisons — j’essaie de les dire doucement et quand je les dis doucement, c’est pas naturel —, et là, je me suis vraiment trompé. Donc, c’est évidemment « vous dites ». J’ai corrigé mon erreur et j’ai reposté le même podcast à 8h30. Donc, pour ceux qui ont raté mon erreur, tout va bien. Pour ceux qui m’ont entendu dire une grosse bêtise — désolé. Pour quelqu’un qui veut apprendre aux autres le français, ça la fout mal.

Enfin bref, on revient donc au verbe « tourner » que je vais vous conjuguer. On ne va pas faire le présent parce que c’est trop facile. On va faire le passé simple — tiens, ça, c’est intéressant. Le verbe « tourner » au passé simple, ça donne : « je tournai, tu tournas, il tourna, nous tournâmes, vous tournâtes et ils tournèrent. » Putain, ce passé simple — « tournâmes » et « tournâtes », ceux-là, on ne les voit pas souvent.

Alors, ça veut dire quoi, « la roue tourne » ? Ça veut dire que tout passe, les choses évoluent avec le temps. Un jour, il va faire beau ; un jour, il va pleuvoir. Un jour, il va vous arriver de bonnes choses dans votre vie ; et un autre jour, il va vous arriver des choses difficiles que vous aurez du mal à surmonter. Ça veut aussi dire que le temps passe pour tout le monde.

Je vais vous raconter une expérience personnelle. Il y a quelques années, j’ai discuté avec un vieux monsieur que je connaissais depuis des années — qui est toujours vivant d’ailleurs. Ce monsieur a aujourd’hui 94 ans. Eh bien, quand on a discuté, il devait en avoir 90 ou 91, et on parlait de tout et de rien, de la vie de tous les jours, et à un moment donné on parlait de la jeunesse et de la vieillesse. Et c’est là qu’il m’a dit : « Eh oui, Adrien, la roue tourne. » Il me disait : « J’ai été jeune, maintenant je suis vieux, la roue a tourné — c’est maintenant aux nouvelles générations d’arriver, et moi, je vais partir. »

Donc, on peut dire « La roue tourne » quand on parle du temps qui passe, ou alors quand on parle des choses qui changent. De mauvaises choses vont laisser place à de bonnes choses. En fait, tout évolue avec le temps.

Alors, d’où ça vient, cette expression ? Pourquoi on parle d’une roue ici ? Ça vient de la mythologie grecque et romaine — et de la déesse Fortuna, ou Tyché en mythologie grecque. Fortuna, c’est la déesse du hasard et elle avait le pouvoir de décider du destin des hommes. Et donc, selon la personne qu’elle choisissait, elle faisait tourner une roue pour savoir si cet homme — ou cette femme — allait avoir un grand destin ou un destin difficile.

Et donc, cette roue qu’elle tournait est devenue un symbole de la chance ou de la malchance dans la vie des gens. J’adore les expressions qui ont une origine mythologique. J’adore la mythologie grecque et romaine en général, mais en plus quand ça se recoupe avec les expressions françaises, c’est magnifique.

On peut dire aussi d’ailleurs : « après la pluie vient le beau temps » — ça veut dire un peu la même chose que « la roue tourne ». Mais je pense que je vous parlerai de cette expression dans un autre podcast.

En anglais, on dit the tables have turned — « les tables ont tourné ». Bon, en anglais, ils disent les tables. Bref.

Demain, on fait une fable de La Fontaine. Je suis bien content parce que j’adore vous expliquer ces fables. On va parler d’une chienne qui est enceinte, qui va mettre bas — on dit —, et d’une autre chienne, une amie, qui ne l’est pas. On parle de tout ça demain.

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