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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Je vous souhaite la bienvenue sur mon podcast et je voulais vous parler de quoi…
1) Deuxième chaîne YouTube et musée des fables de La Fontaine
Ah oui, alors la vidéo dont je vous ai parlé hier, qui va sortir sur ma chaîne YouTube — en fait, j’ai créé une deuxième chaîne qui s’appelle Le français, c’est facile ! avec Adrien et les bandes dessinées — parce que je ne voulais pas que ce soit trop confus entre les podcasts que je sors tous les jours et les vidéos que je vais faire de temps en temps.
Donc s’il vous plaît, si vous le voulez bien évidemment, je vous propose, je vous suggère de vous abonner à cette autre chaîne où vous trouverez ma première vidéo, qui est déjà sortie. Ça s’appelle Le français, c’est facile ! avec Adrien et les bandes dessinées et la première vidéo est avec Gaston Lagaffe. D’ailleurs, cette vidéo s’appelle « Apprendre le français avec Adrien et Gaston ». Donc, si ça vous intéresse, si vous voulez apprendre le français avec des bulles de bandes dessinées, avec des petits gags, eh bien je vous invite à regarder cette vidéo et à vous abonner évidemment à ma chaîne.
Alors, j’ai compris récemment comment marchait l’algorithme YouTube. J’en avais bien une petite idée, mais quand on passe de l’autre côté du miroir, quand on devient créateur de contenu et qu’on a une chaîne à soi, on comprend mieux comment ça fonctionne. Je ne comprenais pas au début pourquoi toutes les personnes sur YouTube demandaient un like, un abonnement, une notification, le pouce bleu, le truc, le machin. Et je m’étais dit : si un jour j’ai une chaîne, je ne demanderai pas ça aux personnes qui m’écoutent.
Eh bien, je vais utiliser une autre expression française : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». En fait, c’est grâce au like, aux pouces bleus, aux commentaires sur les vidéos, à l’abonnement à la chaîne, que la chaîne va être de plus en plus visible. Donc, je ne vais pas vous le demander à chaque fois, mais si c’est possible, si vous en avez envie, à chaque fois que vous écoutez le podcast, un petit like ou même un petit commentaire si vous pouvez, ça serait top. Bien, j’arrête là avec ma chaîne YouTube et je reprends le cours normal du podcast.
Aujourd’hui, on va voir une expression française qui est donc « l’appétit vient en mangeant ». Mais avant, je voulais vous parler d’articles que j’ai lus sur un nouveau lieu à Paris. Pourquoi ça m’a interpellé ? Pourquoi ça m’a intéressé ? Parce que ce lieu s’appelle « la Cité des fables de La Fontaine ». À Paris, depuis le mois d’août, vous pouvez aller dans un lieu où vous aurez une exposition, un musée — c’est très grand, ça fait plus de mille mètres carrés — qui concerne les fables de La Fontaine.
Pour ceux qui suivent mon podcast depuis un moment, vous savez que tous les dix jours environ, je travaille et j’étudie avec vous une nouvelle fable de La Fontaine. J’ai trouvé ça formidable de voir ce lieu qui vient d’être créé, alors que moi j’adore ces fables, j’adore la morale dans les fables, j’adore l’auteur La Fontaine — et donc, dès que je vais à Paris, j’irai. Ça s’appelle donc « la Cité des fables de La Fontaine » et c’est au 5 rue de Berry, dans le 8e arrondissement. Et ce n’est pas uniquement un musée — c’est un musée, mais moderne. C’est-à-dire que vous avez des techniques de projection sur les plafonds, sur les murs, vous avez des effets spéciaux utilisés afin de rendre l’expérience vivante. Il y a des décors, il y a des acteurs français connus qui ont prêté leur voix pour réciter les fables, pour se mettre à la place des personnages — comme quand moi je le fais dans les fables que j’étudie avec vous, sauf que moi je ne suis pas acteur, j’essaie de changer ma voix comme je peux mais c’est souvent assez raté.
Et donc, dans ce lieu, vous avez pas mal de techniques modernes, dont quelque chose que j’avais déjà vu ailleurs et qui s’appelle le mapping. C’est un spectacle en vidéo mapping. Alors, pour ceux qui connaissent, vous allez quand même écouter, et pour ceux qui ne connaissent pas : en fait, c’est une projection de vidéo sur un mur, sur la façade d’un immeuble, sur un monument. Et quand vous regardez ce spectacle, quand vous regardez ces projections, vous avez l’impression que c’est en 3D — alors que ce n’est que de la lumière projetée sur quelque chose —, mais on a l’impression que c’est en trois dimensions, que le spectacle est en relief. Moi, j’avais déjà vu ça — je crois que c’était à Dijon, sur le mur de la mairie — et en fait c’était magnifique. Ils font ça à Paris évidemment dans beaucoup d’endroits : il y a ça sur la tour Eiffel quand il y a des spectacles spécifiques. Ça s’appelle du mapping, et donc dans ce lieu, dans ce grand musée, vous avez un spectacle en mapping sur les fables de La Fontaine.
Donc, vous qui écoutez mes fables, vous qui découvrez peut-être les fables de La Fontaine avec moi, si vous allez à Paris et si vous allez dans ce lieu, vous serez capables de reconnaître beaucoup de fables. Alors ça, c’est le côté positif, c’est la bonne nouvelle — ça a l’air magnifique. J’ai vu des vidéos là-dessus, j’ai lu plusieurs articles et les critiques sont positives — on dit aussi que les critiques sont dithyrambiques.
Alors il y a un seul problème : qui a créé ça ? Qui a payé pour faire ce musée ? Eh bien, c’est un monsieur qui a des idées affiliées à l’extrême droite, donc à droite de la droite française. Alors moi personnellement, j’irai de toute façon si je vais à Paris, parce que j’ai envie de découvrir le lieu — mais j’ai en tête de savoir qui a créé ça, parce que ce ne sont pas du tout mes idées politiques. Je comprends que vous, si vous ne voulez pas y aller à cause de ça, c’est tout à fait compréhensible. Mais quand même, une exposition, un musée de plus de mille mètres carrés sur des fables de La Fontaine que j’adore — je ne raterai pas ça.
Donc moi, la prochaine fois que je vais à Paris — puisque maintenant je n’habite plus Paris —, j’irai dans ce musée. J’ai habité Paris pendant des années et c’est pour ça que j’ai l’habitude de dire « je rentre à Paris » quand j’ai été en vacances ailleurs. Mais il faut que je perde cette habitude — je ne suis plus un Parisien, et j’en suis très, mais alors très content. C’est magnifique de prendre sa voiture et de ne pas avoir d’embouteillages. C’est sublime.
2) Expression du jour : L’appétit vient en mangeant
Enfin bref, on va donc passer à l’expression du jour : « l’appétit vient en mangeant ». L’appétit, c’est quoi ? C’est la faim. Quand vous avez faim, vous avez de l’appétit et donc vous avez envie de manger. D’ailleurs, avant de manger, quand vous mangez avec quelqu’un, eh bien vous allez dire « bon appétit ». Vous souhaitez à la personne qu’elle mange bien, que le repas se passe bien.
On revient à l’expression : « l’appétit vient en mangeant ». « Vient », c’est le verbe « venir ». Ici, on pourrait le remplacer par « arrive » — quelque chose qui arrive, quelque chose qui vient. L’appétit arrive en mangeant. Et donc, je vais vous conjuguer bien sûr le verbe « venir ». « Venir », c’est un verbe du troisième groupe et on va faire, pour changer, deux temps composés. On va faire un facile — le passé composé — et on va faire un plus difficile que je n’ai pas encore fait avec vous : le plus-que-parfait. Alors, le plus-que-parfait, il faut prendre l’auxiliaire du passé composé et le mettre à l’imparfait.
Le passé composé de « venir », c’est : « je suis venu, tu es venu, il est venu, nous sommes venus, vous êtes venus et ils sont venus. »
Vous avez remarqué — l’auxiliaire ici, c’est l’auxiliaire « être », pas « avoir ». On utilise l’auxiliaire « être » avec « venir ». Et donc au plus-que-parfait, il faut conjuguer cet auxiliaire à l’imparfait. Ça donne donc : « j’étais venu, tu étais venu, il était venu, nous étions venus, vous étiez venus et ils étaient venus. » Ça, c’est le plus-que-parfait. Je vous ai déjà fait tous les temps dans mes podcasts — je crois que c’était vers le mois d’avril, mars ou mai, je ne me souviens plus. En tout cas, j’en ai déjà parlé, c’est sûr. Et j’avais fait pas mal de podcasts sur l’utilisation de chaque temps. Si ça vous intéresse de les réécouter, laissez-moi un petit commentaire sur YouTube et je vous répondrai.
Et ensuite, dans l’expression, on a « en mangeant ». Alors, ça, c’est une forme grammaticale particulière. Ça veut dire que deux choses se passent en même temps avec le même sujet. C’est un peu compliqué — je vous en avais déjà parlé, et là je sais dans quel podcast : c’est le podcast 188, et l’expression, c’était « allier l’utile à l’agréable ». Donc, ça s’appelle le gérondif. La préposition « en » plus participe présent, c’est le gérondif. « En mangeant », c’est un gérondif. « En allant, en saluant, en chantant, en marchant » — ce sont tous des gérondifs. Et donc, on utilise ça quand deux choses se passent en même temps et que le sujet est le même. On va dire par exemple : « En marchant, j’ai salué un ami. » Ici, le sujet, c’est moi — c’est « je ». Et donc, je salue un ami, je dis bonjour, alors que je marchais. On dit donc : « En marchant, j’ai salué un ami. »
On peut mettre le gérondif avant la proposition principale ou on peut le mettre aussi après. Je vous donne un exemple : « Je me suis blessé en reprenant l’entraînement trop tôt. » Ici, le gérondif, c’est « en reprenant ». Vous avez le verbe « reprendre », on a fait le participe présent — « reprenant » —, et on a mis « en ». Donc, c’est pendant que je reprenais l’entraînement que je me suis blessé. Les deux choses se passent en même temps avec le même sujet, qui est moi. Et donc, avec ça, on a vu tous les mots de l’expression : « l’appétit vient en mangeant ».
Alors, pourquoi on dit ça ? Ça veut dire quoi ? En fait, il y a deux sens. Le sens propre dit que c’est parce que vous commencez à manger que vous allez avoir faim — ce qui est complètement faux d’ailleurs, puisque c’est quand on a faim qu’on mange, pas l’inverse. Quand on mange, eh bien, on commence à ne plus avoir faim parce que l’estomac envoie un signal au cerveau qui dit qu’il faut moins manger. Bon, enfin bref.
Et le sens figuré, qui s’applique à toutes les autres choses. En fait, cette expression dit qu’en commençant à faire quelque chose, on va aimer cette chose. C’est parce que vous commencez quelque chose qu’au fur et à mesure du temps, vous allez l’aimer. Imaginez que vous commencez un nouveau sport — vous commencez le golf. Je sais de quoi je parle, j’en ai fait des années et j’en fais encore un peu — c’est un sport compliqué. Eh bien le golf, au début, ce n’est pas amusant du tout. C’est galère, c’est compliqué, on fait de mauvais coups, on s’énerve. Mais au fur et à mesure, quand on commence à faire quelques bons swings, avec le bruit de l’impact du club sur la balle qui est parfait — c’est un plaisir. La balle qui rentre dans le trou, voir la balle tomber et entendre le bruit de la balle dans le trou — c’est un plaisir. Et donc, c’est en faisant du golf, en jouant, que vous allez aimer ça de plus en plus.
Donc, si vous commencez une nouvelle activité et que vous n’aimez pas trop, eh bien un de vos amis pourra vous dire : « Oh, mais tu sais, l’appétit vient en mangeant. » Ça veut dire : plus tu vas faire cette activité, plus tu vas l’aimer. Bon, après, si vous n’aimez vraiment pas du tout, ça va être compliqué. Si moi je me mets à la poterie, je ne suis pas sûr que l’appétit va venir en mangeant — j’en suis même certain.
En anglais, ça se dit comme en français : appetite comes with eating. C’est la traduction littérale.
Alors demain, qu’est-ce qu’on va faire ? Demain, on fait une nouvelle expression française : « Sauve qui peut ». Trois mots très faciles — « sauve qui peut ». Je vous parle de tout ça demain. Laissez-moi un petit commentaire, un petit j’aime — c’est top — et je vous dis donc à bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
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