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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle étude de chanson française, et aujourd’hui, ça sera plutôt une chanson Disney. On va analyser ensemble les paroles de « Hi-Ho ». En français, ça donne « Hi-Ho, on rentre du boulot » — c’est une chanson de Blanche-Neige qui est chantée par les sept nains au moment où ils creusent dans la mine où ils travaillent. Je vous passe la chanson en français — je pense que ça ne va pas être trop compliqué à analyser, peut-être un peu dur à comprendre parce qu’ils chantent tous en même temps, mais vous allez voir que quand je vais vous répéter les paroles, ce n’est pas trop compliqué. Je vous passe la chanson en entier et après on fait, comme d’habitude, ligne par ligne — je vous explique à tout de suite.
[Musique]
Moi, j’adore cette chanson. Ça fait des années que je n’ai pas vu Blanche-Neige, mais cette chanson est vraiment sublime. Alors en fait, c’est dur à comprendre — je m’en rends compte en l’écoutant encore, parce qu’ils mâchent leurs mots, ils chantent tous ensemble. C’est compliqué. C’est pour ça que je suis là et qu’on va voir ensemble les paroles.
On va commencer par le début, avec donc la première phrase de la chanson. On entend les coups de pioche des sept nains sur la roche, dans la mine. Ils disent : « On pioche, tic-tac, tic-tac. » Tic-tac, tic-tac — c’est le bruit que fait justement leur pioche sur la pierre. « On pioche » — c’est le verbe « piocher ». Ça veut dire qu’ils se servent d’une pioche. Une pioche, c’est un instrument pour casser la terre, pour casser la roche — il y a un manche, et au bout, deux côtés un peu incurvés, en métal, pour casser la roche. Donc ils disent : « On pioche, tic-tac, tic-tac, dans la mine, le jour entier. » La mine, c’est là où ils piochent, là où ils travaillent, où ils vont prendre les pierres précieuses. Et « le jour entier », c’est toute la journée.
On continue. Ils disent ensuite : « Piocher, tic-tac, tic-tac — notre jeu préféré. » Piocher, c’est le verbe dont je vous parlais tout à l’heure — se servir d’une pioche. Et « notre jeu préféré » — ils sont au travail, ils sont dans une mine, mais comme ils aiment leur travail, ils considèrent que c’est comme un jeu. « Préféré », c’est celui qu’on préfère, celui qu’on aime le plus. Pourquoi il y a « notre » ici ? Parce que ce sont tous les nains qui chantent ensemble — il y en a plusieurs, donc ce n’est pas « mon », c’est « notre ».
On continue la chanson. Alors ici, ils disent à peu près ceci : « Pas bien malin d’être riche enfin, si on pioche, tic-tac, dans la terre ou dans la roche. » C’est une tournure de phrase un peu alambiquée, mais ça veut dire : à quoi ça sert de creuser, de piocher, à quoi ça sert d’avoir des pierres précieuses et d’être riches, puisqu’on ne s’en sert pas ? Ils ne sont pas malins de faire ça — parce qu’ils ne se servent pas de ces pierres précieuses, ils ne les vendent pas, ça ne sert pas à devenir riches. En fait, eux, ils creusent, ils piochent par plaisir — pas forcément pour les pierres précieuses.
Et donc, dans la ligne d’après, ils disent qu’ils piochent « dans la terre ou dans la roche ». La terre, c’est quelque chose de plus mou — le sol. Et la roche, c’est du rocher, c’est dur. C’est dur de piocher dans de la roche, de creuser dans de la roche.
On écoute la suite. Alors là, c’est marrant parce qu’on entend de l’écho. Il y en a un qui dit « dans la mine » et on entend l’écho de sa voix dans la mine. D’ailleurs, à ce sujet — est-ce que vous savez qu’« écho » vient de la mythologie grecque ? Je vous en parlerai peut-être une autre fois et je vous expliquerai d’où vient ce mot. C’est une histoire triste, mais je vous en parlerai une autre fois.
Donc, après « dans la mine », les nains disent tous ensemble : « Où un monde de diamants brille. » C’est là où ils vont chercher les diamants, les pierres précieuses. C’est tout un monde qui brille — la roche, la terre est fade et terne, mais les diamants, les pierres précieuses, elles brillent. Donc ils se trouvent dans une mine pleine de diamants.
On continue — on va écouter la reprise du refrain, qui change un peu. Donc là, on a la reprise du refrain du début. « On pioche, tic-tac, tic-tac… du matin jusqu’au soir. » Du matin, du début de la matinée, jusqu’au soir, jusqu’à la fin de la journée — toute la journée, ils travaillent et ils piochent dans la mine. J’espère qu’ils sont bien payés avec leurs diamants, parce que franchement, ça doit être fatigant comme travail. Après, ils disent : « On pioche, tic-tac… tout ce que l’on peut voir. » Dès qu’ils voient quelque chose, dès qu’ils aperçoivent un petit bout de diamant ou de pierre précieuse, ils vont piocher, ils vont creuser — parce qu’ils aiment ça, ils s’amusent.
On écoute la suite. Oh, franchement, c’est difficile à comprendre ! « On pioche les diamants par monceaux, des sacs de rubis par quintaux. » Alors là, on a deux mots compliqués.
« On pioche les diamants » — ils creusent, ils extraient de la roche les diamants — « par monceaux ». « Monceau », c’est un mot que j’ai dû utiliser deux fois dans ma vie, autant vous dire que ce n’est pas courant. Un monceau, c’est un tas, un amas. C’est quelque chose que vous entassez jusqu’à faire une petite montagne. Et eux, ils piochent tellement de diamants que ça en devient des monceaux — des tas, des amas de diamants. Si vous avez vu Blanche-Neige pendant cette chanson, ils ont des sacs et des sacs de diamants et de pierres précieuses.
Et « des sacs de rubis par quintaux ». Les rubis, c’est une pierre précieuse rouge — contrairement aux émeraudes, qui sont vertes, et aux saphirs, qui sont bleus — les rubis, c’est rouge, ça c’est sûr. Ils ont donc des sacs entiers de rubis « par quintaux ». « Quintaux », ça s’écrit Q-U-I-N-T-A-U-X — c’est le pluriel de « quintal ». Un quintal, c’est une ancienne unité de mesure du poids, qui correspond à 100 kilos. Je vous laisse imaginer le prix quand vous avez 100 kilos de rubis — mais là, c’est par quintaux, donc plusieurs centaines de kilos de rubis. Heureusement qu’ils ne sont pas capitalistes, parce que sinon, ils pourraient s’offrir une vie très confortable.
On écoute la suite. Alors ici, je crois que c’est Prof qui parle — Prof, c’est le nom d’un des sept nains. Il dit : « Pour nous, sans valeur sont ces trésors. » En français plus courant, on dirait : « Pour nous, ces trésors ne valent rien. » Je vous parlais tout à l’heure d’avoir 100 kilos de rubis — ça doit valoir très cher. Mais pour eux, ça ne vaut rien. Ils ne creusent pas par appât du gain — ils ne piochent pas dans la roche parce qu’ils veulent devenir riches, mais parce que c’est leur passion, c’est leur métier. Ils adorent ça, et toute la journée, ils creusent et ils ramassent des rubis, des diamants et d’autres pierres précieuses.
Et après, on entend les nains qui chantent : « Hi-Ho, hi-ho, on rentre du boulot. » « On rentre du boulot » — c’est qu’ils reviennent du travail. Ils rentrent chez eux — et ils vont trouver Blanche-Neige.
C’est bien aujourd’hui parce qu’il y avait des mots compliqués, mais il n’y a pas trop de paroles dans cette chanson, et du coup on a fait une analyse de chanson assez rapide. Je vous repasse la chanson une dernière fois en entier — je vous laisse écouter si vous voulez, je vous laisse retourner voir Blanche-Neige si ça vous a rendu nostalgique. Et moi, je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego. Matane !
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