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Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est le samedi 3 octobre 2025 et c’est aujourd’hui que sort une nouvelle vidéo sur ma deuxième chaîne YouTube.
Je propose des vidéos à peu près toutes les semaines ou tous les dix jours — ça dépend. Et aujourd’hui, je vous présente une vidéo qui sortira à dix heures — donc peut-être qu’au moment où vous écouterez ce podcast, elle sera déjà sortie, ou pas encore. Et dans cette vidéo, on va s’aider de Tintin. Je vais utiliser quelques cases de bande dessinée de Tintin afin de vous expliquer du français. Si vous ne connaissez pas encore mes vidéos, allez-y — c’est sur ma deuxième chaîne YouTube, vous trouverez le lien dans la description de ma première chaîne. Et laissez-moi un petit commentaire — laissez-moi ce que vous voulez, il n’y a aucun problème.
1) Coup de gueule sur les plateformes de streaming
Aujourd’hui, on fait une expression française qui s’appelle « ni queue ni tête ». Mais avant, je vais vous parler un peu des plateformes de streaming. C’est mon petit coup de gueule de la semaine — ou de la journée, ça dépend. Eh oui, je suis français, donc je gueule beaucoup.
Les plateformes de streaming, c’est quoi déjà ? C’est Netflix, Amazon, Disney+, HBO, Canal+, etc. Ce sont des sociétés qui vous proposent un abonnement par mois, et donc en payant cet abonnement, on a accès à des films, à des séries, à des animés, etc.
Au début, quand les plateformes de streaming sont arrivées, la grosse différence avec la télévision classique, c’est qu’on pouvait choisir ce qu’on voulait regarder — contrairement aux chaînes de télé qui vous proposent quelque chose, qui vous passent un film, une série. Alors bien sûr, on a le droit de choisir quelle chaîne on veut regarder, mais on ne peut pas choisir complètement le programme. Donc l’avantage, c’était de pouvoir choisir son programme et de le regarder à l’heure qu’on voulait. Ça, c’est toujours possible — même si les prix des abonnements ont augmenté, on peut s’abonner et regarder quand on veut.
Sauf qu’il y a maintenant une grosse différence avec il y a 3, 4, 5 ans : c’est que maintenant, les séries qui sortent sur ces plateformes de streaming ne sont pas complètes. Avant, quand sortait une série — comme La Casa de Papel sur Netflix, par exemple —, eh bien vous aviez toute la saison d’un coup. Le même jour sortaient tous les épisodes de la saison — et c’est pour ça qu’on s’abonne. C’est pour ça que moi, je m’abonne à ces plateformes : pour pouvoir tout regarder d’un coup, avoir la possibilité de tout voir.
Mais là, depuis quelques années, j’ai remarqué que les plateformes de streaming sortent deux épisodes d’une série et après un par semaine. Mais comme à la télé, en fait — comme il y a 20 ou 30 ans. Tous les samedis, on regardait un épisode de Le Caméléon, de Charmed, de X-Files, et on attendait le samedi d’après. Eh bien là, c’est pareil. Netflix, Canal+, Disney+ — il sort deux épisodes d’une saison et après un épisode par semaine.
Eh bien bravo, ils ont inventé la télé. Il reste plus qu’à ce qu’ils passent l’épisode à telle heure, tel jour, toutes les semaines — et ils auront réinventé la télé. On sera revenus 40 ans en arrière. Non mais c’est magique, franchement c’est magique.
Alors évidemment, je comprends pourquoi ils font ça. Je sais que c’est pour que le bouche-à-oreille se fasse, que les gens qui regardent la série en parlent à d’autres — je comprends la logique commerciale. Mais franchement, c’est insupportable. Ce n’est pas pour ça que je paye un abonnement. Je paye un abonnement pour avoir une série entière le jour de sa sortie. Sinon, il manquerait plus qu’un jour ils nous disent : « L’épisode passe vendredi à 20h et c’est tout » — et on sera revenus à la télé. Il me tuent, ces géants des plateformes. Enfin bref, on ne peut rien faire contre ça — il y a des choses plus importantes dans la vie —, donc je vais mettre ça dans un coin de ma tête et passer à la suite.
2) Astuce du jour : la conjonction de coordination « ni »
L’expression du jour, c’est « ni queue ni tête ». Dans cette expression, on entend deux fois le mot « ni ». Donc, avant de vous parler de l’expression, je vais vous expliquer un peu le « ni » en français. Alors, « ni » — ça s’écrit N-I —, c’est une conjonction de coordination. Ça veut pas dire grand-chose en termes de catégorie grammaticale, mais c’est simplement un mot qui sert à relier deux éléments de la phrase entre eux.
Il y a sept conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Peut-être qu’on en fera une par jour à partir de maintenant — et donc on commence par le « ni ». C’est une bonne idée. Pendant sept jours, on va voir les conjonctions de coordination. Vous inquiétez pas — ce n’est pas très compliqué, et je pense que d’ailleurs vous en connaissez déjà une partie, voire toutes, donc on ne va pas passer 50 ans là-dessus.
Aujourd’hui, le « ni ». En fait, c’est comme le « et » ou le « ou ». Pour relier deux éléments positifs entre eux, on utilise le « et » ou le « ou ». Par exemple : « Les enfants aiment les gâteaux et les bonbons » — ils aiment en même temps les gâteaux et les bonbons. Si je vous dis : « Les enfants aiment les gâteaux ou les bonbons » — c’est soit l’un, soit l’autre. Ici, la phrase est positive, donc on utilise « et » ou « ou ».
Une autre phrase : « Les enfants aiment les gâteaux mais n’aiment pas les épinards. » Ici, on a « mais » parce qu’il y a une opposition entre le positif — aimer les gâteaux — et le négatif — ne pas aimer les épinards. Alors là, je déborde un peu sur une autre conjonction de coordination — « mais » —, mais on parlera de ça demain ou un autre jour.
Après, si on met deux éléments négatifs dans la phrase — on va parler des épinards et du chou —, on pourrait dire : « Les enfants n’aiment pas les épinards et n’aiment pas le chou. » Ici, j’ai volontairement utilisé le « et », mais ça ne sonne pas très bien — il y a deux fois le verbe « aimer » qui est négatif. En français, on n’aime pas les répétitions de mots trop rapprochées, donc on va essayer de faire mieux.
On peut enlever le deuxième verbe « aimer » : « Les enfants n’aiment pas les épinards et le chou. » On peut dire ça, mais ce n’est pas très joli — ça racle un peu l’oreille.
Donc, quand on a plusieurs éléments négatifs dans la phrase, on va utiliser « ni » à la place de « pas » : « Les enfants n’aiment ni les épinards ni le chou. » C’est parfait comme formulation — un verbe négatif, et après plusieurs éléments reliés par « ni… ni ».
Vous pouvez d’ailleurs en rajouter : « Les enfants n’aiment ni les épinards, ni le chou, ni les asperges, ni les endives, ni les carottes, ni les courgettes, etc. » On peut ajouter autant d’éléments qu’on veut. Et là, on remarque que dans la phrase, la négation n’est pas formée par « ne + verbe + pas » — elle est formée par « ne + verbe + ni ». Donc, le « ni » remplace le « pas ».
On peut aussi utiliser le « ni » devant un verbe : « Je ne veux ni aller à la mer ni partir à la montagne. » « Aller » et « partir » sont deux verbes à l’infinitif, et j’ai mis le « ni » devant chacun. Il faut être difficile pour ne vouloir aller ni à la mer ni à la montagne — moi, je veux bien aller aux deux.
Donc, je ne vais pas vous expliquer plus pour aujourd’hui. Je pense que c’est clair. Le « ni », c’est une conjonction de coordination qu’on utilise pour relier des éléments entre eux quand il y a un verbe négatif.
3) Expression du jour : ni queue ni tête
Et tout de suite, l’expression du jour : « ni queue ni tête ». Je viens de vous dire qu’on utilisait le « ni » quand il y a un verbe négatif. Donc, vous me direz : « Mais dis donc, Adrien — » je fais toujours la même blague, et je pense que vous allez finir par la connaître — « il n’y a pas de verbe ici. »
Oui ! Parce que la vraie expression, c’est : « ça n’a ni queue ni tête. » « N’a » — N-apostrophe-A — c’est le verbe « avoir » conjugué au présent, avec la négation « ne ». « Ça n’a ni queue ni tête. » J’utilise ici le « ça » — C-cédille-A — pour désigner une chose de façon générale. Mais comme je ne sais pas à quel moment ni comment vous allez utiliser cette expression, je ne peux pas remplacer le « ça » par ce dont vous allez parler. Bref, c’est pas très clair — je vous expliquerai ça juste après.
Alors, « la queue » — c’est quoi ? Il y a certains animaux qui ont une queue. Par exemple, le lézard a une queue. Le serpent a une queue.
D’ailleurs, au sujet des lézards — je ne sais pas si c’est vrai, mais j’ai toujours entendu dire que la queue des lézards repoussait. D’abord, je ne l’ai jamais vu — peut-être que c’est vrai, mais je n’ai jamais vu ça. Et ensuite, comment en est-on arrivé à cette conclusion ? À quel moment y a-t-il eu un humain qui s’est dit : « Tiens, je vais couper la queue d’un lézard et on va voir ce qui se passe. » Mais qui fait ça ?
D’ailleurs, des questions comme ça, j’en ai plein. Par exemple, les sports : qui a dit un moment « Tiens, on va mettre un filet au milieu, on va fabriquer deux raquettes en bois et on va taper une balle au-dessus du filet » ? Mais qui a eu cette idée ? Et qui a dit : « Tiens, je vais retourner une panse d’animal, je vais faire des trous, je vais souffler dedans, ça va faire du son et on appellera ça une cornemuse. » Mais qui a pensé à ça ? Enfin bref.
Donc, je reviens à mon expression : « ni queue ni tête ». La tête — vous connaissez. Donc, dans l’expression, on dit que cette chose dont on parle n’a pas de queue et pas de tête — « ni queue ni tête ». On dit ça quand quelque chose n’a aucun sens, quand c’est vraiment n’importe quoi, quand ça ne veut rien dire.
Une histoire, en général, quand on la raconte, il y a une introduction, un élément qui va perturber l’introduction, un développement — tout un tas de choses qui se passent —, et une fin. Mais quand quelqu’un vous raconte une histoire qui n’a pas de sens, qui commence au milieu, puis vous dit : « Ah oui mais j’ai oublié de te dire ça au début, sinon tu ne vas pas comprendre » — eh bien, vous pouvez lui dire : « Mais ton histoire n’a ni queue ni tête. »
J’ai une amie qui est comme ça — elle commence à parler, puis elle embraye sur autre chose, et après un mot lui fait penser à autre chose, et elle parle, et elle parle, et elle parle. Elle est bavarde — sauf qu’elle parle toute seule et moi je ne comprends pas toujours tout. Je suis l’histoire au début, et comme après on passe sur autre chose, je n’ai pas la fin de la première histoire, et donc je ne comprends rien. Je ne lui dis pas parce qu’elle va se vexer, mais je pourrais lui dire : « Écoute, ça n’a ni queue ni tête, ton histoire — on ne comprend rien. »
En anglais, on dit it makes no sense — ça ne veut rien dire.
Demain, on fera une nouvelle expression : « se démener comme un diable » — on dit aussi « se débattre comme un beau diable ». Et on continuera sur les conjonctions de coordination avec « mais » — c’est très simple, vous le connaissez déjà, donc je vous en parlerai très peu demain.
Rappel sur ma vidéo qui sort à 10h aujourd’hui — allez la voir, mettez un petit commentaire, un petit j’aime — ça serait très sympa. Vous pouvez retrouver la transcription écrite de ces podcasts sur mon Patreon — il faut s’abonner, et après vous aurez accès à tous les fichiers Word de ce que je dis en ce moment. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego. Matane !
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