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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On est aujourd’hui le dimanche 21 septembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « sauve qui peut ». Il y a trois mots dans cette expression, mais avant, on a pas mal de choses à voir ensemble.
1) Shinobi sur PS5
Pour mon introduction du jour, je vais vous parler d’un jeu auquel j’ai commencé à jouer il y a quelques jours et auquel je jouais déjà quand j’étais enfant. Ce jeu s’appelle Shinobi. Je joue à Shinobi en ce moment sur PS5 et c’est une tuerie. Pour ceux qui aiment les jeux vidéo, franchement, je le conseille. C’est de la deux dimensions — ce n’est pas en 3D, c’est en 2D — et ça reprend vraiment l’esprit, le système, l’univers du jeu auquel je jouais quand j’étais enfant.
Quand j’étais gamin, j’allais souvent chez mes cousins pour jouer à des jeux vidéo. Ils avaient chez eux à l’époque la Megadrive et on jouait à Shinobi — ou alors c’était la Master System, je ne me souviens plus. Je crois qu’on jouait à Shinobi sur la Megadrive, il me semble. Et pour ceux qui ne connaissent pas : Shinobi, c’est ça. Ça fait du bien d’entendre cette petite musique des années 80-90, cette petite musique de jeu vidéo où il n’y avait pas beaucoup de possibilités à l’époque. Mais quand même, moi en tout cas, qui connais le jeu, je reconnais bien la musique de Shinobi.
Donc, ce jeu date des années 80 et il y a eu des versions qui sont sorties assez régulièrement. Mais depuis un moment, il n’y avait plus eu de jeux Shinobi. Je l’ai acheté pour le tester parce que j’avais vu de bons avis sur Internet. Effectivement, c’est un kiff. Effectivement, c’est jouissif. Ça fait plaisir. On tue plein de monde. Il y a de la bonne musique. Il y a des combos à faire. C’est accessible, c’est pas trop technique. Donc vraiment, si vous aimez les jeux vidéo, si vous aimez l’univers des ninjas, eh bien je vous conseille de jouer à Shinobi.
L’histoire, c’est qu’il y a le personnage principal qui s’appelle Joe Musashi et c’est un ninja. C’est le dernier ninja de son clan et il veut se venger de celui qui a exterminé son clan. Donc il est seul contre tous, on tue des centaines et des centaines d’ennemis avant d’arriver au boss final.
Aujourd’hui, jouer aux jeux vidéo en général, c’est beaucoup moins dur qu’avant. Pourquoi ? Parce qu’il y a un système de sauvegarde. Aujourd’hui, quand vous jouez à un jeu vidéo, eh bien, les créateurs de ces jeux vidéo font en sorte que ce ne soit pas trop dur, pour que le joueur puisse prendre du bon temps et ne pas lâcher la manette. Si le niveau du jeu est trop élevé, il y a beaucoup de joueurs qui vont arrêter. Je pense particulièrement aux souls-like, comme Dark Souls ou Elden Ring. Ces jeux sont faits par un studio japonais qui s’appelle From Software et franchement, c’est dur.
Moi, j’y joue parce que j’aime la difficulté, j’aime essayer de tuer des dizaines de fois un ennemi avant d’y arriver, j’aime ce sentiment d’accomplissement, d’avoir réussi quelque chose qu’on essaie des dizaines voire des centaines de fois.
Et donc Shinobi à l’époque, c’est un peu la même chose que les jeux From Software. Aujourd’hui, dans le nouveau Shinobi, il y a un système de sauvegarde à tous les niveaux — il y a même un système de checkpoint dans le niveau. Mais à l’époque, on avait trois vies et je crois que c’était deux ou trois « continues ». Une fois que ces continues et ces vies étaient épuisés, on recommençait le jeu au début.
Aujourd’hui, ce n’est pas le cas du tout. Vous avez une barre de vie et si vous perdez, vous recommencez au début du niveau. Mais les niveaux d’avant sont acquis. À l’époque, il fallait recommencer le jeu au début. Je peux vous dire qu’avec mes cousins, on connaissait par cœur les premiers niveaux — on savait exactement où les ennemis allaient sortir, quel type d’arme ils allaient utiliser et comment les tuer. C’était comme ça qu’on jouait à l’époque. On recommençait, on recommençait encore et encore les mêmes niveaux pour finalement arriver à battre le boss de fin. Et j’avoue que ce sentiment, je le retrouve aujourd’hui dans les jeux difficiles, dans les jeux où il faut mourir et recommencer. On appelle ça en anglais die and retry — mourir et refaire. En tout cas, jouer à Shinobi, c’est très sympa. Tout le monde peut y accéder aujourd’hui, contrairement à avant — c’est beaucoup plus facile. Donc si vous aimez ça, faites-vous plaisir.
2) Astuce de français du jour : La proposition principale et la proposition relative
Et maintenant, on va aborder une astuce de français que je voulais faire depuis longtemps. On va commencer, pendant quelques jours, une série sur les pronoms relatifs, dont le fameux pronom « qui » qui existe dans l’expression du jour « sauve qui peut ». Oh, je suis dégoûté. Je viens de parler pendant 10 minutes de l’astuce de français du jour et je viens de me rendre compte que ça n’enregistrait pas. Je suis vert ! Putain, il faut que je recommence tout. Oh, le cauchemar. Alors allez, on recommence.
L’astuce de français du jour, c’est une série que l’on va commencer sur les pronoms relatifs. J’ai l’impression de redire tout ce que j’ai déjà dit — je suis vert. Donc, les pronoms relatifs vont introduire une proposition relative. Pour que vous compreniez bien les pronoms relatifs, je vais vous expliquer ce que c’est qu’une proposition principale et ce que c’est qu’une proposition relative.
Dans une phrase en français, on peut avoir une proposition principale et une proposition relative — ça, c’est ce qu’on va trouver dans une phrase complexe. Mais on peut aussi avoir une phrase simple. Dans la phrase simple, il n’y aura qu’une proposition.
Je vous donne un exemple : « Je mange une pomme. » C’est une phrase simple. « Je mange une pomme qui a un bon goût. » C’est une phrase complexe. Dans cette phrase complexe, on va retrouver la proposition principale — « Je mange une pomme » — et la proposition relative — « qui a un bon goût » —, qui est introduite par le pronom relatif « qui ».
Donc, phrase complexe : au minimum deux propositions — une principale et une relative. Mais il peut aussi y avoir plusieurs propositions relatives à la suite. Il y a des phrases qui sont assez longues en français, comme par exemple : « Je mange une pomme qui a un bon goût alors que je suis en train de regarder la télé et qu’il fait beau dehors. » Dans cette phrase, on a une proposition principale qui exprime l’idée centrale de la phrase — c’est : « Je mange une pomme. » Et tout ce qu’il y a après — « qui a un bon goût », « que je suis en train de regarder la télé » et « qu’il fait beau dehors » — ce sont des propositions relatives. Elles apportent des détails, des précisions à la proposition principale. Ça peut être une heure, un temps, une façon de faire, une manière, une forme, une matière — ça peut être beaucoup de choses.
Et d’ailleurs, cette proposition relative ne peut pas exister seule, alors que la proposition principale, oui. Dans la phrase « Je mange une pomme qui a un bon goût » — « Je mange une pomme », la proposition principale, peut exister seule : c’est d’ailleurs une phrase simple. Mais « qui a un bon goût » ? Ça, ça n’existe pas seul — ça ne veut rien dire. Donc ça, c’est un bon moyen de savoir si ce que vous analysez dans la phrase, c’est la proposition principale ou la proposition relative. C’est important de le comprendre : la proposition principale peut exister toute seule et décrit l’idée globale de la phrase, mais la proposition relative ne peut pas — elle apporte des détails, elle vient en renfort de la principale.
Ensuite, ce qu’il faut savoir sur les propositions principales et relatives, c’est que la proposition relative peut se placer à la fin de la phrase — comme on vient de le voir : « Je mange une pomme qui a un bon goût » — mais peut aussi se placer au milieu. Par exemple : « La pomme a un bon goût » — ça, c’est la phrase simple. « La pomme que je mange a un bon goût » — ça, c’est une phrase complexe. La proposition principale ici, c’est « la pomme » au début et « a un bon goût » à la fin. « Que je mange » au milieu, c’est la proposition relative. Donc, on peut placer cette proposition relative à la fin ou au milieu.
Et il y a un moyen facile de reconnaître cette proposition relative — je vous en ai parlé tout à l’heure —, c’est qu’elle commence par un pronom relatif. Et ces pronoms relatifs, on va en parler plus spécifiquement demain et les jours qui vont venir, mais je vais quand même vous donner les six principaux, ceux qu’il est essentiel de connaître.
On a : qui, que, quoi, dont, où et lequel. Un petit moyen facile de les retenir, c’est de les dire plus rapidement : « Qui, que, quoi, dont, où, lequel ? » C’est comme ça qu’on apprend ça aux enfants pour qu’ils retiennent ces pronoms. Vous avez là les six principaux et donc je vous parlerai de tout ça demain — on attaquera avec le pronom relatif « qui ».
3) Expression du jour : Sauve qui peut
Et tout de suite, on va commencer l’expression du jour : « sauve qui peut ». « Sauve », c’est le verbe « sauver ». C’est quand on va aider quelqu’un, quand on va lui faire éviter un gros problème. Si vous dites à quelqu’un « tu me sauves », c’est que la personne à qui vous parlez va vous avoir beaucoup aidé.
Si vous avez un dossier à rendre demain dans votre travail, vous êtes très en retard et un collègue va vous aider à finir — vous pouvez lui dire : « Oh là là, heureusement que tu m’as aidé, tu m’as sauvé. » Donc « sauver », c’est aider beaucoup quelqu’un. Dans la phrase ici, le verbe est conjugué, mais pas au présent — c’est le mode impératif. Je vous ai déjà parlé de l’impératif dans le podcast 31, avec l’expression du jour « un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». Si vous voulez réécouter ce podcast pour comprendre l’impératif, c’est le podcast 31. Je vous fais un tout petit rappel.
L’impératif sert à exprimer un ordre, une recommandation, une prière ou une demande. Ici, dans la phrase « sauve qui peut », ça va être une recommandation très, très forte — c’est limite un ordre. Pourquoi ? Je vous l’expliquerai tout à l’heure quand je vous en donnerai le sens.
Deuxième mot de l’expression, c’est « qui » — c’est un pronom relatif, on en a parlé tout à l’heure. Et enfin, le dernier mot, c’est « peut » — P-E-U-T —, c’est le verbe « pouvoir ». Et donc je vais vous conjuguer bien sûr le verbe « pouvoir » au présent et au futur. C’est un verbe très utilisé en français, donc à connaître. « Pouvoir » au présent, ça donne : « je peux, tu peux, il peut, nous pouvons, vous pouvez et ils peuvent. » Et au futur, ça donne : « je pourrai, tu pourras, il pourra, nous pourrons, vous pourrez et ils pourront. »
Et donc « sauve qui peut » — trois mots. Alors, ça veut dire quoi ? Quand est-ce qu’on utilise cette phrase ? En fait, la vraie expression de base avec tous les mots, c’est : « que se sauve celui qui le peut » ou alors « que chacun se sauve s’il le peut ». En fait, c’est : que les personnes qui peuvent se sauver le fassent.
Sur l’image du podcast, je vous ai mis un bateau avec des naufragés, avec un petit bateau à côté des personnes qui ont réussi à s’échapper du bateau qui coule. Lors du naufrage le plus connu — celui du Titanic —, des personnes ont réussi à se sauver, mais avant, il y a des gens qui devaient crier « sauve qui peut ! » — « Allez-vous-en, sauvez-vous, le bateau va couler ! » On dit « sauve qui peut » quand il y a un gros problème quelque part. Ça peut être un naufrage comme le Titanic, ou un incendie, une inondation, ou alors une panique générale dans des manifestations qui tournent mal. Dès qu’il y a un danger important, dès qu’il faut sauver sa vie, rester en vie à tout prix, on peut dire « sauve qui peut ».
Cette expression date du XVe siècle — donc elle est très ancienne —, mais elle n’a pas vraiment d’origine spécifique. Au début, c’était « que se sauve celui qui le peut » ; aujourd’hui, on dit « sauve qui peut ». On peut dire aussi d’ailleurs « chacun pour sa peau » ou « chacun pour sa gueule » — ça, c’est familier. Cette expression « chacun pour sa peau », on en parlera une autre fois.
Et donc avec ça, on est en train de terminer ce podcast que j’ai dû refaire deux fois parce que ça n’avait pas enregistré — je suis toujours dégoûté de ça. En anglais, l’expression « sauve qui peut » se dit every man for himself — « chacun pour soi-même », chacun pour soi en français.
Demain, on va faire une expression qui est « tomber à pic » et après-demain, une nouvelle chanson française tirée de la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Merci beaucoup de m’avoir écouté. Je vous rappelle que j’ai sorti une vidéo pour vous qui voulez apprendre le français — elle est disponible sur YouTube sur ma deuxième chaîne, Le français, c’est facile ! avec Adrien et les bandes dessinées — ça parle de Gaston Lagaffe. Vous pouvez retrouver l’adresse de la chaîne dans la description de ma première chaîne. Si vous ne trouvez pas, laissez-moi un petit message en commentaire et je vous enverrai le lien. Merci beaucoup de m’avoir écouté, merci de me suivre tous les jours et je vous dis donc à bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
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