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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le mardi 14 octobre et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, comme d’habitude, une nouvelle expression française : « Aller vite en besogne ». On va faire ça tout à l’heure — je vais vous expliquer l’expression tout à l’heure. En deuxième partie de podcast, je vais vous parler de la conjonction de coordination « or ». Hier, on a vu une chanson française, mais avant, on avait commencé à travailler les conjonctions de coordination — donc on reprendra là-dessus. Et en introduction :
1) Concentration et méthode de travail
Je vais vous parler un peu de concentration et de méthode de travail. Alors, il faut savoir déjà qu’on n’est pas tous égaux quand il s’agit de capacités d’apprentissage, de capacités de concentration. Chacun est différent, chacun fonctionne différemment. Il y a des personnes qui vont apprendre rapidement, d’autres qui vont apprendre un peu moins rapidement. Il y a des personnes qui vont mettre du temps à apprendre quelque chose et pour d’autres, ça va être rapide. Donc là-dessus, on n’est pas tous égaux.
Ensuite, il y a la méthode pour apprendre. Il y a des personnes qui peuvent travailler longtemps en étant concentrées, et d’autres pour qui c’est plus difficile.
Il y a aussi le moment où vous allez travailler. Est-ce que vous préférez vous concentrer, travailler, apprendre le matin ou le soir ? Ça, c’est différent aussi chez chacun.
Je vais vous parler un peu de moi — puisque, comme je viens de vous l’expliquer, c’est différent chez tout le monde. Donc, je vais vous expliquer comment moi j’apprends le japonais. Je vous parle de méthodes d’apprentissage en général, mais là je vais vous parler spécifiquement pour apprendre une langue étrangère, parce que le but de ce podcast, c’est quand même aussi de vous aider à apprendre le français.
Alors, comment je travaille ? Déjà, je ne suis pas quelqu’un qui peut se concentrer longtemps. Je ne peux pas travailler, par exemple, une heure d’affilée en étant très concentré. Je peux faire mon travail de tous les jours, mais pour apprendre, pour retenir, pour comprendre — une heure entière de suite, moi je n’y arrive pas.
Quand j’entends des personnes qui travaillent pendant trois heures l’apprentissage d’une langue, qui apprennent intensément pendant trois heures, je suis admiratif. Pour moi, c’est impossible — d’abord parce que je vais me lasser, je vais m’ennuyer, et ensuite parce que je ne vais pas réussir à me concentrer aussi longtemps.
Moi, j’ai besoin de temps de pause après avoir travaillé — mais pas après avoir travaillé trois heures, après avoir travaillé quinze ou vingt minutes. Je peux me concentrer vingt minutes et après prendre une pause de cinq ou dix minutes. Ça, j’y arrive très bien. Après, je vais retravailler vingt minutes et reprendre cinq minutes de pause.
On va dire que j’ai, comme exemple, une heure pour travailler le japonais. Eh bien, je vais réviser pendant vingt minutes, puis je prendrai dix minutes de pause où je ferai complètement autre chose. Je referais vingt minutes de travail et encore dix minutes de pause. Donc, en fait, sur une heure, j’aurais travaillé quarante minutes — mais quarante minutes de manière concrète, intense et efficace.
Alors, j’ai la chance d’apprendre rapidement, donc je n’ai pas besoin de beaucoup de temps pour apprendre. Je préfère prendre un temps plus court où je suis concentré, puis prendre une pause. C’est plus efficace pour moi de travailler de cette manière plutôt que de passer une heure sur mon cours sans être à 100 % efficace. Et je pense que cette manière de fonctionner peut s’appliquer pour beaucoup de choses.
Quand on veut apprendre quelque chose, c’est important de s’organiser avec des temps de pause. Les temps de pause, ce ne sont pas des moments perdus — ce sont des moments utiles pour votre cerveau, afin de le reposer, de penser à autre chose, afin qu’il puisse organiser ses idées.
Après, même si je n’ai pas une heure entière pour travailler, eh bien, je vais pouvoir réviser pendant cinq minutes. Si j’ai quelques minutes à un moment donné où je ne fais rien, je peux prendre mon téléphone, sortir mon application de révision de mots de vocabulaire et regarder ça pendant cinq minutes. Je vais me questionner, me faire des petites interrogations à moi-même, et après, je vais reprendre ce que je faisais avant.
C’est une méthode qui marche bien pour moi aussi — faire de tout petits moments de révision entre certaines choses que je suis en train de faire. En ce moment, je révise pour passer mon niveau 3 en japonais en décembre. Ça s’appelle le Japanese Language Proficiency Test — le JLPT N3 — et j’ai beaucoup de nouveaux mots de vocabulaire à apprendre. Comment je fais ?
Eh bien, le matin, pendant 15 minutes, tous les jours, je vais insérer des nouveaux mots dans mon application — je vais créer de nouvelles cartes. Et après, dans la journée, au fur et à mesure, je vais ouvrir l’application, me faire des questions pendant 5-6 minutes, puis refaire plus tard — et je fais ça plusieurs fois dans la journée. C’est comme ça que j’apprends de nouveaux mots de vocabulaire en japonais. Cette application, elle s’appelle Anki — ça veut d’ailleurs dire « par cœur » en japonais. Avec Anki, vous créez des cartes avec un recto et un verso. Sur le recto, vous avez par exemple le mot en français — pour vous qui voulez apprendre la langue —, et sur le verso, vous aurez la traduction dans votre langue.
Anki va vous proposer des cartes avec le recto — donc le mot en français —, et vous, il faut trouver le mot dans votre langue. Si vous le trouvez tout de suite, vous dites « ok, c’est bon, je connais cette carte » — vous appuyez sur le bouton vert. Si vous avez du mal et que vous voulez qu’Anki vous repropose la carte dans un petit moment, vous appuyez sur le bouton gris. Et si vous voulez qu’Anki vous propose la carte très rapidement, vous appuyez sur le bouton rouge — c’est que vous ne connaissez pas le mot et vous avez besoin de le revoir.
Cette application est bien faite parce que pour apprendre, le cerveau a besoin d’être questionné. On a besoin de faire travailler le cerveau, de lui demander de réfléchir et d’essayer de trouver la réponse.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce que j’entends parfois des personnes qui me disent : « Pour apprendre des mots, je lis le mot en français et je le lis dans ma langue. » Ne faire que lire des mots, c’est beaucoup moins efficace qu’essayer de se rappeler. Il faut que le cerveau travaille, il faut qu’il cherche. Même si vous ne savez pas le mot — si vous ne le connaissez pas —, eh bien vous appuyez sur le bouton rouge, ça va vous dévoiler la traduction et Anki va vous le reproposer très rapidement. Mais toujours sous forme de question — il n’est pas efficace de lire un cours, de lire des mots sans se poser de questions.
Par exemple, vous avez eu un cours en français aujourd’hui. Le cours se passe bien et demain, vous voulez réviser ce cours. Eh bien, la meilleure méthode, ce n’est pas de lire le cours. C’est d’abord de vous demander : « Qu’est-ce que je me rappelle de ce cours ? » Essayez de vous souvenir de quoi vous avez parlé, quel a été le sujet, qu’est-ce que vous avez vu comme conjugaison, comme grammaire. Il faut essayer de faire travailler le cerveau. Ne lisez pas d’abord — essayez de vous rappeler, puis lisez, puis refermez le cours et reposez-vous la question. C’est comme ça que, pour moi en tout cas, c’est le plus efficace. Et je pense que c’est comme ça que le cerveau fonctionne en général.
Donc, si vous voulez être efficace, posez des questions à votre cerveau, faites-le travailler et ne lisez pas uniquement. Bon, j’ai encore beaucoup trop parlé pour mon introduction. Du coup, on va repousser à demain la conjonction de coordination « or ». C’est horrible — ça fait quatre jours que je repousse. Bon, demain on la fait, je vous promets.
2) Expression française du jour : Aller vite en besogne
Et maintenant, on va passer à l’expression du jour : « Aller vite en besogne. » « Aller », c’est un verbe un peu spécial — il se finit en « -ER » mais ce n’est pas un verbe du premier groupe, c’est un verbe du troisième groupe, et qui se conjugue un peu bizarrement. Alors, je vais vous le conjuguer au présent et au futur. « Aller » au présent, ça donne : « je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez et ils vont. » Vous voyez, c’est un peu spécial comme conjugaison. Au futur, c’est quasiment plus simple que le présent. « Aller » au futur, ça donne : « j’irai, tu iras, il ira, nous irons, vous irez et ils iront. »
Ok, donc ça, c’est le verbe « aller ». Ça veut dire que vous allez vous déplacer quelque part — c’est l’emploi le plus basique : « je vais à l’école, il va au marché. » Mais il y a aussi beaucoup d’autres emplois pour « aller » — on ne va pas tous les voir aujourd’hui, ça serait trop long. On peut juste aussi parler du fait d’« aller bien » : « je vais bien » — ça veut dire que je me sens bien, je suis en forme. Quand on dit : « Comment tu vas ? », eh bien, c’est le verbe « aller », et votre réponse : « ça va, ça va bien, merci » — là encore, c’est le verbe « aller ».
Bref, on continue avec l’expression : « aller vite en besogne ». « Vite », ici, c’est un adverbe — ça veut dire « rapidement », c’est le contraire de « lentement ». Par exemple, si je parle comme ça, je parle un peu trop vite. Alors que si je parle comme ça, je parle trop lentement. Donc, « vite », c’est rapide.
Et les deux derniers mots : « en besogne ». La « besogne », c’est ce qui doit être fait dans le travail. C’est votre travail — mais la partie qui est nécessaire, difficile, compliquée. Quand on parle d’une « besogne », c’est quelque chose qu’on doit faire, mais qu’on n’aime pas forcément faire. Je suis sûr que dans votre travail, il y a une partie que vous aimez, j’espère — et une partie que vous n’aimez pas. Eh bien, la partie que vous n’aimez pas, c’est la besogne, c’est la corvée. C’est quelque chose qui doit être fait, mais vous n’en tirez aucun plaisir. C’est difficile, c’est fastidieux.
Alors, ça veut dire quoi, « aller vite en besogne » ? Eh bien, ça veut dire aller trop vite — faire les choses trop rapidement, sans forcément faire attention. Ça veut dire être expéditif, être trop rapide.
Par exemple — c’est simple —, vous devez classer des dossiers dans votre travail de bureau. Ça vous embête, ça vous ennuie, et vous allez faire ça rapidement, sans trop d’attention, peut-être avec des erreurs — vous allez, entre guillemets, « bâcler le travail ». Eh bien, un collègue pourra vous dire : « Dis donc, t’es allé un peu vite en besogne — t’es allé trop vite, tu n’as pas fait attention. » Ça peut aussi vouloir dire « brûler les étapes » — c’est une autre expression française qu’on fera dans quelques mois. Brûler les étapes, c’est vouloir faire quelque chose tout de suite sans passer par les étapes nécessaires.
Donc, en général, « aller vite en besogne », ça veut dire brûler les étapes, aller trop vite, vouloir les choses trop rapidement.
On va prendre un autre exemple : vous venez de rencontrer une personne avec qui vous sortez, un amoureux, une amoureuse, et au bout d’une semaine, vous lui proposez d’habiter ensemble. Il ou elle pourra vous dire : « Dis donc, tu vas vite en besogne — t’es en train de brûler les étapes, on n’en est pas encore là dans notre relation. » Et effectivement, proposer à quelqu’un de vivre avec lui au bout d’une semaine, c’est trop rapide — ça peut être une erreur. Donc, « aller vite en besogne », c’est ça.
En anglais, on dit to be hasty — c’est aller trop vite, être pressé. C’est une expression que vous pouvez utiliser tout le temps, ce n’est pas du tout familier — vous pouvez l’utiliser avec votre famille, vos amis, vos collègues, votre patron. Dans toutes les situations, il n’y a aucun problème.
Demain, on verra l’expression « l’habit ne fait pas le moine » — je vous répète : « l’habit ne fait pas le moine ». Et comme d’habitude, si vous en avez envie, laissez-moi un petit commentaire sur YouTube — c’est ça qui sert à faire remonter ma chaîne dans l’algorithme. Ou un petit commentaire dans vos applications de podcast — ça aussi, ça serait très sympa.
Allez, je vous laisse ici — maintenant que vous avez une super méthode pour apprendre le français, comme je vous l’ai expliqué au début. Donc, essayez de ne pas aller trop vite en besogne ! Merci beaucoup, à bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
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