Le corbeau voulant imiter l’aigle

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien et avec l’étude d’une nouvelle fable de La Fontaine. Aujourd’hui, c’est le samedi 18 octobre 2025 — c’est donc le début du week-end. Ça tombe bien qu’on soit le week-end parce que cette fable de La Fontaine est assez longue — donc on va l’étudier pendant deux jours : aujourd’hui, samedi, et demain, dimanche.

Alors, c’est une fable de La Fontaine qui n’est pas très connue. Je pense que beaucoup de Français ne la connaissent pas — elle s’appelle Le Corbeau voulant imiter l’Aigle. Rien que le titre — je vais d’abord vous l’expliquer. Le corbeau, c’est un oiseau qui est tout noir. Et « voulant imiter l’aigle » — « voulant », c’est le participe présent de « vouloir ». Donc le corbeau veut quelque chose — il veut imiter un aigle. Imiter, c’est faire comme, agir de la même manière que. Et l’aigle, c’est quoi ? C’est un grand oiseau qui chasse, qui est un prédateur — il va manger des souris, peut-être même des lapins. En tout cas, l’aigle est beaucoup plus grand, beaucoup plus majestueux qu’un corbeau.

Alors, cette fable comporte 27 lignes — 27 vers. Donc, je vais vous la lire doucement. Vous n’allez pas tout comprendre — c’est normal. Je vais vous l’expliquer après, comme d’habitude, ligne par ligne, et ensuite je vous la lirai à vitesse normale. Mais ça, ce sera demain — parce qu’aujourd’hui, on va en étudier 14 ou 15, et on continuera dimanche. Allez, je vous la lis doucement en entier, et après je vous explique.

Le Corbeau voulant imiter l’Aigle, par Jean de La Fontaine.

L’oiseau de Jupiter enlevant un mouton, Un corbeau, témoin de l’affaire, Et plus faible de reins, mais non pas moins glouton, En voulut sur l’heure autant faire. Il tourne à l’entour du troupeau, Marque entre cent moutons le plus gras, le plus beau, Un vrai mouton de sacrifice. On l’avait réservé pour la bouche des dieux. Gaillard Corbeau disait, en le couvant des yeux : « Je ne sais qui fut ta nourrice, Mais ton corps me paraît en merveilleux état. Tu me serviras de pâture. » Sur l’animal bêlant, à peu près sans façon, Il s’abat.

Voilà — là, on s’arrête pour aujourd’hui sur ce passage. On continuera demain. C’est compliqué, je sais, c’est difficile à comprendre — mais je suis là pour ça.

Alors, la fable — si vous voulez la lire en même temps que je vous explique —, vous pouvez la trouver sur mon Patreon ou sur internet, en tapant le titre de la fable.

On va commencer par le commencement.

Ligne 1 : « L’oiseau de Jupiter enlevant un mouton. » Un oiseau, vous savez ce que c’est — c’est un animal qui vole dans le ciel. Et Jupiter, c’est le roi des dieux romains — il correspond à Zeus dans la mythologie grecque. L’oiseau de Jupiter, c’est donc l’oiseau du roi — et ça, c’est l’aigle. L’aigle, c’est un animal royal, majestueux. Et qu’est-ce qu’il fait, cet oiseau ? Il enlève un mouton. L’aigle a pris pour cible un mouton et il va l’emporter pour le tuer et le manger. « Enlevant », c’est le participe présent du verbe « enlever » — ça veut dire « prendre avec soi », comme on peut enlever un enfant lors d’un kidnapping. Et un mouton, c’est un animal blanc qu’on trouve dans les prés, dans les champs, et qui produit de la laine. On tond le mouton pour récupérer la laine et faire des vêtements. Donc, ici, on a un aigle qui va emporter un mouton.

Ligne 2 : « Un corbeau, témoin de l’affaire. » Le corbeau, c’est un oiseau plus petit, qui est noir. Et « témoin de l’affaire » — ça veut dire que le corbeau a vu l’aigle enlever le mouton, il a vu ce qu’il s’est passé. Être témoin de quelque chose, ça veut dire avoir vu cela. On parle de ça souvent dans les affaires juridiques, dans les affaires de crimes — un témoin, c’est quelqu’un qui a vu ce qu’il s’était passé.

Ligne 3 : « Et plus faible de reins, mais non pas moins glouton. » On parle toujours du corbeau. « Plus faible de reins » — les reins, c’est un organe qu’on trouve au milieu du dos. Quand on dit qu’on est faible ou fort des reins, ici ça veut dire qu’on n’est pas costaud. Donc, le corbeau est plus fragile et plus faible que l’aigle. Et après, on nous dit : « mais non pas moins glouton ». « Glouton », ça veut dire qu’on mange beaucoup. « Non pas moins », c’est une double négation — ça veut dire « tout aussi glouton ». Donc, le corbeau est plus faible que l’aigle, mais il est aussi affamé. Il veut manger autant que l’aigle, alors qu’il est moins lourd, moins fort, plus petit.

Ligne 4 : « En voulut sur l’heure autant faire. » « En voulut », c’est le corbeau qui veut. « Sur l’heure », ça veut dire immédiatement, maintenant. « Autant faire » — faire comme l’aigle. Donc, le corbeau qui a vu l’aigle prendre le mouton veut faire la même chose. Il est plus petit, plus faible — mais il veut aussi manger et donc prendre un mouton avec lui. Est-ce qu’il va y arriver ? C’est toute la question.

Ligne 5 : « Il tourne à l’entour du troupeau. » « Il », ici, c’est le corbeau. Il tourne — c’est-à-dire il vole dans les airs. Et « à l’entour du troupeau » — « à l’entour », c’est « autour ». Le troupeau, c’est le groupe d’animaux ensemble — un troupeau de moutons, un troupeau de vaches, un troupeau de brebis. Donc, le corbeau est dans les airs et il tourne autour du troupeau de moutons.

Ligne 6 : « Marque entre cent moutons le plus gras, le plus beau. » « Marque », ça veut dire « repère ». Le corbeau tourne et il a repéré, parmi tous les moutons du troupeau, le plus gras, le plus beau — c’est-à-dire le plus gros mouton, le plus beau. Le corbeau a vu un très beau mouton qu’il voudrait bien emporter, comme l’a fait l’aigle juste avant.

Ligne 7 : « Un vrai mouton de sacrifice. » Le sacrifice, c’est quoi ? À l’époque, il y a des années et des années, on tuait un animal pour l’offrir aux dieux. On tuait soit un mouton, soit une chèvre, soit une vache — on ne la mangeait pas, on laissait l’animal mort comme une offrande, un cadeau pour les dieux.

D’ailleurs, on nous dit juste après — ligne 8 : « On l’avait réservé pour la bouche des dieux. » Ce gros mouton avait donc été gardé pour en faire un sacrifice, pour l’offrir aux dieux en guise de cadeau.

Ligne 9 : « Gaillard Corbeau disait, en le couvant des yeux. » Ici, La Fontaine donne un nom au corbeau — il l’appelle « Gaillard ». Gaillard, ça veut dire quelqu’un de fort, de vigoureux, de robuste. Mais ici, c’est ironique — La Fontaine veut en fait dire le contraire. Le corbeau se prend pour un aigle, se prend pour un gaillard, un grand oiseau — mais en fait, ce n’est qu’un corbeau. Et le corbeau « disait en le couvant des yeux » — il regardait le mouton, regardait sa proie, sa cible.

Lignes 10-11 : « Je ne sais qui fut ta nourrice, mais ton corps me paraît en merveilleux état. » C’est le corbeau qui parle. « Fut », c’est le passé simple de « être » — en français moderne, on dirait plutôt « je ne sais pas qui était ta nourrice ». La nourrice, c’est la nounou — quelqu’un qui va nourrir, élever un enfant — ici, un agneau. Donc le corbeau dit : « Je ne sais pas qui t’a élevé, mais ton corps a l’air en excellente santé. »

Ligne 12 : « Tu me serviras de pâture. » La pâture, c’est la nourriture qu’on donne aux animaux. Donc le corbeau se dit à lui-même — car bien sûr, dans les fables de La Fontaine, les animaux parlent : « Ce mouton va me servir de nourriture. Je vais manger ce mouton comme l’aigle l’a fait avant. »

Ligne 13 : « Sur l’animal bêlant, à peu près sans façon, il s’abat. » L’animal bêlant, c’est le mouton — un mouton, on dit que ça « bêle ». Le bêlement du mouton, c’est quand il crie. Et « il s’abat » — c’est le corbeau qui fonce sur le mouton. Comme l’aigle avant lui, il va pour attraper le mouton et l’emporter.

Comme je vous ai mis sur l’image du podcast, vous voyez un corbeau — l’oiseau noir — sur un mouton. C’est ça l’image. Donc le corbeau fonce sur le mouton. Et alors, qu’est-ce qu’il va se passer ? Que va-t-il arriver ? Suspense — on continuera demain avec la suite de cette fable de La Fontaine. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis à demain. Bye bye, hasta luego. Matane !

Lire la transcription

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est dimanche — mais j’espère que vous êtes bien réveillé, parce qu’on étudie une fable de La Fontaine pas facile. C’est le dimanche 19 octobre et bien sûr je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Alors, si vous n’avez pas écouté le podcast d’hier, je vous invite à l’écouter. Sinon, je vous fais un tout petit résumé de ce qu’on a déjà vu.

Donc, on a un aigle dans la fable — un grand oiseau majestueux qui a emporté un mouton. Un corbeau qui était dans les airs a vu l’aigle faire cela et il veut faire de même. Il repère un gros mouton et il fonce dessus pour l’attraper et l’emmener avec lui. On en arrive donc à la ligne 14 de la fable.

Si vous voulez retrouver le texte entier de la fable, vous pouvez vous abonner à mon Patreon — vous retrouverez également les transcriptions de tous les épisodes de mon podcast et des épisodes pour débutants.

Donc, on en arrive à la ligne 14. Le corbeau est en train de foncer sur le mouton.

Ligne 14 : « La moutonnière créature. » Ici, La Fontaine a inventé un mot. « Moutonnière », ça n’existe pas vraiment — mais ça vient du mot « mouton ». Et « créature » — c’est un mot utilisé pour désigner un être vivant, mais avec une impression d’un animal particulier, un animal énorme, comme un monstre. « La moutonnière créature » — ça fait vraiment « énorme mouton », quelque chose de monstrueux.

Ligne 15 : « Pesait plus qu’un fromage. » On nous dit que ce mouton était plus lourd qu’un fromage. Alors là, c’est marrant parce qu’on a une référence à une autre fable de La Fontaine que je vous ai déjà expliquée — Le Corbeau et le Renard. Je crois que c’était la première fable que j’ai analysée — c’est le podcast numéro 10, sorti le 8 janvier. Désolé pour la qualité du son de ce premier épisode, le micro n’était pas le même, et désolé aussi pour la façon dont je parlais — j’étais assez stressé. Bref. Dans Le Corbeau et le Renard, le corbeau a dans son bec un fromage. D’où la référence ici.

Ligne 16 : « Outre que sa toison était d’une épaisseur extrême. » « Outre », ça veut dire « en plus ». Et « sa toison », c’est la laine — tout ce qui entoure le corps du mouton, la laine que les humains tondent pour faire des vêtements. Donc, en plus d’être très lourd, ce mouton avait une laine très épaisse, très dense.

Lignes 17-18 : « Emmêlée à peu près de la même façon que la barbe de Polyphème. » Polyphème, c’est un cyclope dans la mythologie grecque. Un cyclope, c’est un être imaginaire qui n’a qu’un seul œil, au milieu du visage. Polyphème, de mémoire, c’est le cyclope qui va essayer de tuer Ulysse dans L’Odyssée. Bref — la laine du mouton était donc entremêlée, pas du tout ordonnée — les fils de laine faisaient des nœuds. Elle était toute emmêlée, comme la barbe de ce cyclope.

Ligne 19 : « Elle empêtra si bien les serres du corbeau. » « Elle », c’est la laine, et « empêtrer », ça veut dire s’accrocher à, s’emmêler dans. Les serres, c’est les griffes d’un oiseau — les bouts des pattes. Le corbeau voulait attraper le mouton avec ses serres, comme l’aigle, sauf que la laine du mouton était si épaisse et si emmêlée que les serres du corbeau s’y sont prises.

Ligne 20 : « Que le pauvre animal ne put faire retraite. » « Ne put », c’est le passé simple de « pouvoir » — le corbeau ne pouvait pas partir. Il avait les pattes emmêlées dans la laine du mouton — il était trop lourd pour l’emporter, et en plus, il ne pouvait même pas s’en aller.

Ligne 21 : « Le berger vient, le prend, l’encage bien et beau. » Le berger, c’est l’humain qui gardait les moutons. Il arrive, prend le corbeau et le met dans une cage — « l’encager », c’est mettre en cage. Donc, le corbeau qui était libre se retrouve prisonnier.

Ligne 22 : « Le donne à ses enfants pour servir d’amusette. » Le berger donne le corbeau en cage à ses enfants pour qu’ils puissent s’amuser. Et c’est là la fin de l’histoire.

À partir de la ligne 23, on a la morale — qui dure cinq lignes. Dans les fables de La Fontaine, il y a toujours une morale — toujours quelque chose qu’on essaie de nous apprendre par les histoires que racontent les animaux.

Ligne 23 : « Il faut se mesurer, la conséquence est nette. » « Il faut se mesurer », ça veut dire il faut se connaître, il faut savoir rester à sa place. L’aigle a pu enlever le mouton. Le corbeau, lui, s’est pris pour un aigle — alors que ce n’est qu’un corbeau. Il s’est pris pour un grand prédateur et il pensait pouvoir voler un gros mouton — mais il n’a pas réussi. Donc, il faut connaître ses propres capacités, sinon ça crée des problèmes.

Ligne 24 : « Mal prend au volerot de faire les voleurs. » Les voleurs ici, ce sont les petits voleurs — comme des pickpockets. Et La Fontaine dit : attention aux petits qui essaient d’imiter les grands. Les petits ne pourront jamais être de vrais puissants. Dans la fable, ça veut dire : n’importe quel oiseau ne peut pas être un aigle, un corbeau ne peut pas faire comme un aigle.

Ligne 25 : « L’exemple est un dangereux leurre. » Un leurre, c’est quelque chose qu’on utilise pour tromper — pour faire croire quelque chose de faux. Le corbeau prend exemple sur l’aigle alors qu’il n’a pas les mêmes capacités. Donc, La Fontaine nous dit : attention à ne pas prendre exemple sur les autres aveuglément — l’exemple peut être trompeur.

Ligne 26 : « Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs. » C’est une formule ancienne — « mangeurs de gens » désigne ici les gens de pouvoir. La Fontaine dit que toutes les personnes qui ont un peu de pouvoir ne sont pas des rois, ne sont pas de vrais seigneurs. Ce que peut faire un roi, tout le monde ne peut pas le faire. Je vous donne un exemple en entreprise : votre grand patron va vous faire une remarque — vous l’écoutez, vous acceptez. Mais si un collègue, quelqu’un qui est juste au-dessus de vous, essaie de vous parler de la même façon parce qu’il a vu le grand patron le faire — vous allez réagir différemment. Vous allez lui dire : « Calme-toi, tu ne me parles pas comme ça — tu n’es pas le grand patron. » Voilà ce que dit la ligne 26.

Ligne 27 : « Où la guêpe a passé, le moucheron demeure. » C’est encore plus compliqué. C’est une référence à un autre auteur français — Rabelais. Il comparait les lois de la société à une toile d’araignée. La guêpe — ici l’aigle, et en réalité les vrais puissants — va casser la toile, c’est-à-dire se moquer des lois. Les personnes qui ont le pouvoir se fichent des lois. Le moucheron — ici le corbeau, et en réalité le peuple —, lui, va rester collé à la toile. Il devra se plier aux lois, alors que la guêpe peut les briser.

En gros, la morale, c’est : il faut savoir se mesurer, rester à sa place, ne pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. Il ne faut pas vouloir le même pouvoir que quelqu’un de puissant. Avant d’entreprendre quelque chose, il faut savoir quelles sont nos forces et nos faiblesses.

Bien — on est arrivé au bout des explications de cette fable. Je vais vous la relire en entier un peu plus rapidement, et après je vous lirai une version plus facile que j’ai créée.

Le Corbeau voulant imiter l’Aigle, par Jean de La Fontaine.

L’oiseau de Jupiter enlevant un mouton, Un corbeau, témoin de l’affaire, Et plus faible de reins, mais non pas moins glouton, En voulut sur l’heure autant faire. Il tourne à l’entour du troupeau, Marque entre cent moutons le plus gras, le plus beau, Un vrai mouton de sacrifice. On l’avait réservé pour la bouche des dieux. Gaillard Corbeau disait, en le couvant des yeux : « Je ne sais qui fut ta nourrice, Mais ton corps me paraît en merveilleux état. Tu me serviras de pâture. » Sur l’animal bêlant, à ces mots, il s’abat. La moutonnière créature Pesait plus qu’un fromage. Outre que sa toison était d’une épaisseur extrême Et emmêlée à peu près de la même façon Que la barbe de Polyphème, Elle empêtra si bien les serres du corbeau Que le pauvre animal ne put faire retraite. Le berger vient, le prend, l’encage bien et beau, Le donne à ses enfants pour servir d’amusette. Il faut se mesurer, la conséquence est nette. Mal prend au volerot de faire les voleurs. L’exemple est un dangereux leurre. Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs, Où la guêpe a passé, le moucheron demeure.

Ça, c’était la fable de La Fontaine. Et je vous lis maintenant ma version simplifiée.

Le Corbeau voulant imiter l’Aigle — version simplifiée

« Un aigle vola un mouton. Un corbeau avait vu cela et, plus faible mais tout aussi affamé, voulut faire la même chose. Il vole au-dessus du troupeau et repère un beau mouton — un bon gros mouton qu’on avait gardé pour offrir aux dieux. Monsieur Corbeau disait en regardant le mouton : « Je ne sais pas qui t’a élevé, mais tu as l’air en parfaite santé — tu vas me servir de repas. » En disant ces mots, il fonce sur le mouton. Ce dernier était très lourd — sa laine était très épaisse et allait dans tous les sens. Le corbeau s’emmêla les pattes dans la laine du mouton et ne put pas repartir. Le gardien des moutons arriva, mit le corbeau en cage et le donna à ses enfants pour les amuser. Il faut savoir rester à sa place. N’importe quel oiseau ne peut pas être un aigle. Il faut faire attention aux exemples qu’on suit. Tous les puissants ne sont pas de vrais rois — et le peuple ne peut pas briser les lois comme le roi. »

Et voilà, on est arrivé au bout — c’était une fable très compliquée. Pour ceux qui sont avancés en français, ça sera intéressant. Pour les autres, commencez peut-être par une fable plus simple, comme Le Corbeau et le Renard que je vous ai expliquée en janvier.

Je vous laisse ici. On se retrouve demain pour une nouvelle expression. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À demain, bye bye, hasta luego. Matane !


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