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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, comme prévu, eh bien, nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle Le Renard et le Bouc. Le Renard et le Bouc. Si vous regardez l’image du podcast, vous verrez donc le renard qui est en orange — c’est un animal qu’on voit souvent dans les fables de La Fontaine — et à côté, un bouc avec des cornes, et à côté d’eux on voit un puits. On va voir tout ça dans la fable. Alors, elle est assez longue, donc je vais vous l’expliquer sur deux jours — aujourd’hui et demain —, aujourd’hui mardi et demain mercredi, parce que la fable fait 31 lignes, 31 vers, et j’ai besoin de vous expliquer tout ça. Alors, comme d’habitude, je vais vous lire la fable doucement — c’est assez compliqué, donc il y a moyen que vous ne compreniez pas bien, c’est tout à fait normal — et après, je vais vous expliquer chaque ligne de la fable, ce que ça veut dire. Vous pouvez retrouver la fable sur Internet en tapant « Le Renard et le Bouc » ou vous pouvez la retrouver sur mon Patreon — vous avez un fichier Word de disponible. Alors, pourquoi je vous dis ça ? Parce que, comme c’est une fable qui est compliquée, c’est bien de lire en même temps que je vais parler. Donc, je parle, je raconte la fable, je vais la lire, et en même temps, vous, vous suivez sur votre petit fichier pour voir ce que vous comprenez. Allez, on y va — je vous lis la fable en entier, je commence à vous expliquer aujourd’hui la moitié de la fable et on fera la deuxième moitié demain.
Le Renard et le Bouc, par Jean de La Fontaine.
Capitaine Renard allait de compagnie Avec son ami Bouc des plus hauts encornés. Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez, L’autre était passé maître en fait de tromperies. La soif les obligea de descendre en un puits. Là, chacun d’eux se désaltère. Après qu’abondamment tous deux en eurent pris, Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère ? Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici. Lève tes pieds en haut et tes cornes aussi ; Mets-les contre le mur. Le long de ton échine Je grimperai premièrement ; Puis sur tes cornes m’élevant, À l’aide de cette machine, De ce lieu je sortirai, Après quoi je t’en tirerai. — Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue Les gens bien sensés comme toi. Je n’aurais jamais, quant à moi, Trouvé ce secret, je l’avoue. » Le Renard sort du puits, laisse son compagnon, Et vous lui fait un beau sermon Pour l’exhorter à la patience. « Si le ciel t’eût, dit-il, donné par excellence Autant de jugement que de barbe au menton, Tu n’aurais pas à la légère Descendu dans ce puits. Or, adieu, j’en suis hors. Tâche de t’en tirer et fais tous tes efforts ; Car pour moi, j’ai certaines affaires Qui ne me permettent pas d’arrêter en chemin. » En toute chose, il faut considérer la fin.
Et voilà — ça, c’était la fable de La Fontaine, Le Renard et le Bouc. Alors, ce n’est pas la plus longue — il y en a qui sont vraiment beaucoup, beaucoup plus longues que je ne vous expliquerai pas parce que ça prendrait trop de temps. Donc, on revient au début — on prend la première ligne et je vous explique tout.
La première ligne, le premier vers, c’est : « Capitaine Renard allait de compagnie. » Alors, le renard, c’est l’animal orange qu’on voit sur l’image du podcast. Pourquoi ici on dit « capitaine Renard » ? Parce qu’en fait, dans cette fable, il y a deux animaux — un renard et un bouc. Et le renard, c’est un peu le chef des deux animaux. Donc, on utilise ici « capitaine ».
« Capitaine Renard allait de compagnie » — allait de compagnie, ça veut dire être avec quelqu’un, être en compagnie de qui ? Et avec son ami Bouc des plus hauts encornés. Donc le bouc, c’est l’animal qu’on voit sur l’image du podcast avec les cornes — c’est le mâle de la chèvre. Et dans la ligne, on a « des plus hauts encornés ». Ça, c’est une formule un peu ancienne qui veut dire que le bouc a deux grandes cornes. Sur l’image du podcast, elles sont assez petites, mais il y a des boucs qui ont de très grandes cornes au-dessus de la tête.
Ligne 3 : « Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez. » « Celui-ci » — on parle de ce qu’il y a juste avant. On parle de l’animal de la ligne d’avant — donc, on parle du bouc. Le bouc ne voyait pas plus loin que son nez. « Ne pas voir plus loin que le bout de son nez », c’est une expression française. Je ne voulais pas encore l’expliquer — je le ferai dans plusieurs semaines, plusieurs mois —, mais je vous l’explique ici en deux mots. Ça veut dire que le bouc en fait ne réfléchit pas beaucoup. Quelqu’un qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, c’est quelqu’un qui n’a pas une vision d’ensemble des choses, qui ne va pas réfléchir, qui va agir et qui va se demander après pourquoi il a fait ça. Donc, on nous dit ici que le bouc est un peu bête — il ne réfléchit pas.
Ligne 4 : « L’autre était passé maître en fait de tromperies. » L’autre, c’est le renard. On a parlé juste avant du bouc en disant « celui-ci » — donc, quand on dit « l’autre », on parle du renard. Le renard était passé maître en fait de tromperies. Quand on « passe maître » dans quelque chose, c’est qu’on est très fort à ça. Si vous passez maître en jeu vidéo, eh bien, vous pouvez faire des compétitions de jeu vidéo. Et la tromperie, c’est quand on veut tromper l’autre, quand on veut lui faire un mauvais tour — c’est quand on va essayer de se servir de lui à son insu. Donc, on nous dit ici que le renard est un animal très malin, très intelligent. D’ailleurs, on le voit dans beaucoup de fables de La Fontaine qu’on a déjà vues ensemble — à chaque fois, c’est le renard qui va apprendre une morale à l’autre animal, c’est le renard qui va tromper l’autre.
On continue avec la ligne 5 : « La soif les obligea de descendre en un puits. » Alors, la soif, c’est quand on veut boire de l’eau. Quand on veut manger, on a faim ; quand on veut boire, on a soif. Donc, le renard et le bouc ont soif et ils se trouvent à côté d’un puits. Un puits, c’est ce qu’on voit sur l’image du podcast — c’est une construction humaine qui est profonde avec de l’eau au fond. Et avant, on remontait de l’eau du puits avec un seau. Comme les deux animaux ont soif, ils descendent tous les deux dans le puits.
Ligne 6 : « Là, chacun d’eux se désaltère. » « Là », c’est un endroit — ça s’écrit L-A avec un accent grave — donc quelque part. Ici, c’est dans le puits. Et donc chacun d’eux se désaltère. Se désaltérer, ça veut dire boire de l’eau. C’est quand on a très soif et qu’on boit — on se désaltère.
Ligne 7 : « Après qu’abondamment tous deux en eurent pris. » Alors ici, il y a quelques mots un peu compliqués. « Abondamment », ça veut dire en grande quantité, ça veut dire beaucoup. Et « en eurent pris » — « eurent », c’est le passé simple du verbe « avoir ». Et après, on a « pris », c’est le participe passé du verbe « prendre ». Donc, le verbe ici, si on le met à l’infinitif, c’est « avoir pris ». « Pris quoi ? » De l’eau. Et abondamment, c’est beaucoup. Donc ici, c’est après que les deux animaux ont bien bu, après qu’ils ont bu beaucoup d’eau.
Donc, ils sont dans le puits, ils avaient soif, ils boivent beaucoup d’eau — et après, eh bien, on passe à la ligne 8. « Le Renard dit au Bouc. » Donc là, c’est le renard qui va parler, et qui va parler au bouc — l’animal qui est avec lui dans le puits. « Que ferons-nous, compère ? » « Ferons », c’est le futur du verbe « faire ». Donc le renard déjà pose une question dans le futur — que ferons-nous, qu’allons-nous faire après ? Et « compère » — c’est une façon ancienne de dire « mon ami ». Donc il dit au bouc : « Qu’allons-nous faire, mon ami ? »
Ligne 9 : « Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici. » Évidemment, ils sont dans un puits, ils n’ont plus soif, ils ont bu de l’eau, mais ils ne peuvent pas sortir. Donc, le renard dit : « C’est bien, on a bu, mais maintenant il faut trouver un moyen de sortir. »
Ligne 10 : « Lève tes pieds en haut et tes cornes aussi. » Donc le renard parle toujours au bouc et lui dit de lever ses pattes — et donc de lever ses cornes — en fait, de se cabrer, de se retrouver sur les deux pattes arrière. Et il lui dit, ligne 11 : « Mets-les contre le mur. » Donc le renard dit au bouc de mettre ses deux pattes avant sur le mur. Et il lui dit après : « Le long de ton échine, » ligne 12, « je grimperai premièrement. » Alors, l’échine, c’est le dos pour un animal. Donc, quand ici le renard dit « le long de ton échine », ça veut dire « le long de ton dos, sur ton dos ». Et « premièrement », ça veut dire « en premier ». Et grimper, c’est monter. Donc le renard dit : « Mets-toi contre le mur, fais-toi le plus grand possible, et je pourrai monter, je pourrai grimper sur ton dos. »
Lignes 13-14 : « Puis sur tes cornes m’élevant, à l’aide de cette machine. » Alors, le renard continue de parler et il lui dit qu’après avoir monté sur son dos, grâce à ses cornes, il prendra appui sur ses cornes. Il dit « machine » mais il parle des cornes du bouc. Donc le renard dit : « Mets-toi contre le mur, grandis-toi — et je vais monter le long de ton dos, m’appuyer sur tes cornes. »
Et grâce à ces cornes, ligne 15 : « De ce lieu je sortirai. » Donc, il pourra sortir de ce puits. Le renard lui dit que grâce au bouc, grâce à son aide, il pourra sortir en premier.
Et ligne 16 : « Après quoi je t’en tirerai. » — une fois que je serai sorti, je t’aiderai à sortir. Une fois que je serai dehors, je pourrai t’aider à sortir du puits. Le renard dit au bouc qu’il pourra l’aider à sortir de ce puits.
Je pense que vous voyez venir ce qui va se passer — vous avez compris déjà ce qui allait arriver. Mais eh bien, je vous l’expliquerai demain. On a fait là la moitié de la fable de La Fontaine, Le Renard et le Bouc. Donc, demain, je vous expliquerai la suite de la fable, la suite de l’histoire — ce qu’il va arriver au renard et ce qu’il va arriver au bouc. Merci beaucoup de m’avoir écouté, je vous laisse ici et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego. Matane !
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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On est aujourd’hui le mercredi 29 octobre et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien et avec les fables de La Fontaine. Pour ceux qui n’ont pas écouté le podcast d’hier, je vous conseille de l’écouter parce que c’était la première partie d’une fable de La Fontaine qui s’appelle Le Renard et le Bouc. Vous pouvez l’écouter — ça vous aidera à mieux comprendre le français. Et si vous ne voulez pas l’écouter, eh bien, je vous le résume en deux mots maintenant. Et pour ceux qui ont oublié hier ce qu’il en était, je vous explique.
Donc, on a un renard et un bouc qui sont dans une forêt ou dans un champ. Le renard, c’est l’animal orange sur l’image du podcast et le bouc, c’est l’autre animal. Donc, ils sont dans un champ, dans une forêt, et ils ont très soif, ils ont envie de boire de l’eau. Ils voient un puits et donc ils descendent tous les deux dans le puits. Ils boivent de l’eau, ils se désaltèrent, et après, le renard dit au bouc : « C’est bien de boire de l’eau, mais maintenant il faut trouver comment on va sortir. Mets ta patte sur le mur, je vais monter le long de ton dos, je vais me servir de tes cornes pour sortir, et une fois que je serai dehors, je vais t’aider à sortir à ton tour. »
Et donc, on en arrive à la ligne 17 de la fable. Si vous ne savez pas quelle ligne c’est, il faut compter — il faut aller chercher la fable sur mon Patreon ou sur Internet, vous comptez 17 lignes et là, on reprend. Ici, c’est le bouc qui parle. On a d’ailleurs un grand tiret au début de la phrase, au début de la ligne — ça veut dire que c’est un dialogue. C’est le bouc qui va parler au renard. Désolé, vous devez entendre mon chien juste derrière qui aboie. Désolé, c’est comme ça — moi, ce n’est pas un renard, ce n’est pas un bouc, ce sont des chiens que j’ai. Enfin bref, on va le laisser aboyer et on va continuer.
Donc, ligne 17-18 — le bouc dit :
« Par ma barbe, dit l’autre, il est bon, et je loue Les gens bien sensés comme toi. »
Alors, je vous explique. Le bouc, c’est un animal qui a beaucoup de poils sur le menton — il a comme une barbe. Il dit « Par ma barbe ». Ça veut dire… c’est une expression qui veut dire « eh bien dis donc » ou alors « ouah là là ». Ça ne veut pas dire grand-chose — c’est juste une expression ancienne.
Donc, après, le bouc dit : « Il est bon, et je loue les gens bien sensés comme toi. » « Je loue » ici, ça veut dire « je dis bravo, je félicite ». Ce n’est pas comme louer une voiture ou louer une maison — « louer » ça veut aussi dire « faire la promotion de quelque chose » ou « mettre en avant les qualités de quelqu’un ». Et ici, il dit « Je loue les gens bien sensés comme toi. » « Sensé », ça veut dire « intelligent ». Donc, le bouc dit au renard : « Bravo d’avoir pensé à ça. Je dis merci aux personnes intelligentes, aux animaux intelligents comme toi. »
Et d’ailleurs, le bouc continue de parler aux lignes 19-20 :
« Je n’aurais jamais, quant à moi, Trouvé ce secret, je l’avoue. »
Le bouc dit : « Moi, je n’aurais jamais trouvé ce secret, trouvé cette astuce, trouvé cette façon de pouvoir sortir du puits. » Il est humble, modeste, honnête — il dit « Je l’avoue ». Il dit au renard : « J’avoue que je n’aurais pas trouvé cette méthode tout seul. »
Ligne 21 — ici, c’est le narrateur, c’est l’auteur qui reprend l’explication de la fable, ce n’est plus le bouc qui parle :
« Le Renard sort du puits, laisse son compagnon. »
Donc, le renard arrive à sortir avec l’aide du bouc — et il laisse son ami. « Compagnon », c’est son ami — il va laisser le bouc dans le puits.
Ligne 22 :
« Et vous lui fait un beau sermon. »
Alors ici, la formule n’est pas très bonne en français actuel — on pourrait enlever le « vous » et dire tout simplement « et lui fait un beau sermon ». Un sermon, c’est la morale, c’est un discours. Donc, le renard sort du puits et fait la morale au bouc. Il va lui apprendre une leçon — exactement comme dans Le Corbeau et le Renard. C’est une fable que je vous ai expliquée il y a un moment, au tout début de mon podcast — je crois que c’est la première ou la deuxième fable que j’ai faite, avec La Cigale et la Fourmi. Dans Le Corbeau et le Renard, le renard apprend une leçon au corbeau — et ici, le renard apprend une leçon au bouc.
Ligne 23 :
« Pour l’exhorter à la patience. »
Alors, « exhorter », ça veut dire quoi ? Ça veut dire encourager quelqu’un à faire quelque chose en lui parlant. Ici, on nous dit « l’exhorter à la patience ». Donc, en fait, le renard dit au bouc qu’il va devoir attendre longtemps. Il lui fait la leçon parce que le bouc a aidé le renard à sortir — mais il n’a pas pensé à comment lui allait sortir. C’est d’ailleurs ce que nous dit le renard aux lignes 24-25 :
« Si le ciel t’eût, dit-il, donné par excellence Autant de jugement que de barbe au menton. »
Ici, « si le ciel t’eût donné », c’est une formule ancienne qui veut dire « si la nature t’avait donné ». Et « par excellence » ici est utilisé dans un sens ancien. On va simplifier — le renard dit au bouc : « Si la nature t’avait donné comme qualité… » Et « autant de jugement que de barbe au menton » — je vous ai dit que le bouc était un animal qui avait de grands poils sur le menton, donc il a de la barbe. Et « le jugement », c’est de l’intelligence. Donc, le renard dit : « Si la nature t’avait donné autant d’intelligence que tu as de barbe… »
Lignes 26-27 :
« Tu n’aurais pas, à la légère, Descendu dans ce puits. »
Tu ne serais pas descendu dans ce puits. Donc, le renard dit : « Si la nature t’avait donné de l’intelligence, alors tu ne serais pas descendu. » « Serais descendu », c’est le conditionnel passé. Pourquoi le conditionnel ? Parce qu’il y a le mot « si » — donc il y a une condition, et l’action est dans le passé. Enfin bref, on ne va pas s’étendre là-dessus. En résumé, le renard dit : si la nature t’avait donné de l’intelligence, eh bien tu ne serais pas descendu, tu serais resté en haut.
Et il dit d’ailleurs :
« Or, adieu, j’en suis hors. »
J’en suis hors — je suis dehors, je suis sorti.
Ligne 28 :
« Tâche de t’en tirer et fais tous tes efforts. »
Donc, le renard continue à parler au bouc en lui disant : « Essaye de sortir du puits et fais tous les efforts possibles. »
Ligne 29 :
« Car pour moi, j’ai certaines affaires. »
Ça veut dire : moi, j’ai des choses à faire, je ne peux pas rester ici. C’est ce qu’il dit à la ligne 30 :
« Qui ne me permettent pas d’arrêter en chemin. »
Je vous relis la phrase : « Car pour moi, j’ai certaines affaires qui ne me permettent pas de m’arrêter en chemin. » En gros, ce renard lui dit : moi, j’ai des choses à faire et je ne peux pas rester pour t’aider. Il dit au bouc : dommage pour toi, tu m’as aidé à sortir, mais maintenant, débrouille-toi — parce que moi, je m’en vais.
Et ligne 31 — dernière ligne — c’est la morale de l’histoire, la morale de la fable :
« En toute chose, il faut considérer la fin. »
Ça veut dire : il faut penser aux conséquences de ce qu’on fait. Quand on fait quelque chose, il faut penser à après — il faut se projeter, il faut penser aux conséquences. Ici, le bouc qui avait soif descend dans le puits, mais ne pense pas au fait de remonter. Donc, avant de descendre dans le puits, il aurait pu réfléchir à comment en sortir. En toute chose, il faut considérer la fin.
Bien — avec ça, on a fini d’étudier la fable. Je pense que maintenant vous avez mieux compris l’histoire du bouc et de ce petit filou de renard. Franchement, c’est un sacré personnage, le renard.
Alors, je vais vous relire la fable en entier à une vitesse normale, comme si je la lisais à des Français. Et ensuite, je vous lirai une version toute simple, une version simplifiée que j’ai créée pour vous afin que vous puissiez bien comprendre la fable. Allez, on y va !
Le Renard et le Bouc, par Jean de La Fontaine.
Capitaine Renard allait de compagnie Avec son ami Bouc des plus hauts encornés. Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez, L’autre était passé maître en fait de tromperies. La soif les obligea de descendre en un puits. Là, chacun d’eux se désaltère. Après qu’abondamment tous deux en eurent pris, Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère ? Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici. Lève tes pieds en haut et tes cornes aussi ; Mets-les contre le mur. Le long de ton échine Je grimperai premièrement ; Puis sur tes cornes m’élevant, À l’aide de cette machine, De ce lieu je sortirai, Après quoi je t’en tirerai. — Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue Les gens bien sensés comme toi. Je n’aurais jamais, quant à moi, Trouvé ce secret, je l’avoue. » Le Renard sort du puits, laisse son compagnon, Et vous lui fait un beau sermon Pour l’exhorter à la patience. « Si le ciel t’eût, dit-il, donné par excellence Autant de jugement que de barbe au menton, Tu n’aurais pas, à la légère, Descendu dans ce puits. Or, adieu, j’en suis hors. Tâche de t’en tirer et fais tous tes efforts ; Car pour moi, j’ai certaines affaires Qui ne me permettent pas d’arrêter en chemin. En toute chose, il faut considérer la fin. »
Et maintenant, je vais vous lire la version beaucoup plus simple que j’ai créée pour vous.
Le Renard et le Bouc — version simplifiée par Adrien
« Le Renard — chef malin — était avec son ami le Bouc aux grandes cornes. Ce bouc ne réfléchissait pas beaucoup. Le renard, lui, était très malin. La soif les obligea à descendre dans un puits. Les deux animaux purent boire de l’eau. Et après que chacun eut bien bu, le Renard dit au Bouc : « Qu’allons-nous faire, mon ami ? C’est bien d’avoir bu, mais maintenant il faut sortir de ce puits. Mets ta patte sur le mur — sur ton dos, je grimperai en premier, en m’aidant de tes cornes — et donc je pourrai sortir de ce puits, et après je t’aiderai à sortir. » Le Bouc dit : « Eh bien, je dis bravo aux personnes intelligentes comme toi. Je l’avoue, je n’aurais pas trouvé cette astuce. » Le renard sort du puits et laisse son ami — et lui fait la morale, car le bouc va attendre longtemps. « Si la nature t’avait donné autant d’intelligence que de barbe, tu ne serais pas descendu sans réfléchir dans ce puits. Moi, j’en suis sorti. Essaye donc de t’en sortir, car moi, j’ai des choses à faire et je ne peux pas rester pour t’aider. » Il faut penser aux conséquences de ses actes. »
Et voilà — j’espère que vous avez apprécié, j’espère que ça vous a plu. Laissez-moi un petit message, un petit commentaire comme d’habitude si ça vous fait envie — et moi, j’en serai très content. On se retrouve demain pour une nouvelle expression française — on sera donc jeudi. Et demain, on fait l’expression française « en avril, ne te découvre pas d’un fil ». Je sais, on n’est absolument pas au mois d’avril, mais c’est pas grave — c’est comme ça. C’est moi qui décide. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !
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