« S’aimer comme on se quitte » et les bonnes superstitions (la suite)

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est dimanche matin, le dimanche 26 octobre 2025. Je me suis fait un petit thé et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien.

1) Les bonnes superstitions (la suite)

Aujourd’hui, on va continuer sur ce dont on a parlé hier — les bonnes superstitions. Alors, il y a beaucoup de monde qui croit à ces choses-là, qui croit que de marcher dans une crotte de chien du pied gauche, ça donne de la chance. De trouver un trèfle à quatre feuilles, ça va permettre d’avoir de la chance dans autre chose. Comme je vous le disais hier, moi je ne crois pas du tout à ça. Mais bon, c’est dans la culture française, donc on va en parler.

Donc, on va continuer aujourd’hui avec quelques exemples de superstitions qui donnent de la chance, quelques exemples qui permettent d’être chanceux. Est-ce que vous avez déjà entendu quelqu’un dire « Je touche du bois » ? Ça, ça veut dire que la personne espère avoir de la chance, espère réussir quelque chose — un entretien, un examen.

On peut dire : « J’espère que je vais réussir mon examen de français — je touche du bois. » Et en même temps, il faut toucher quelque chose qui est en bois. Par exemple, chez moi, mon bureau est en bois, donc je peux dire « Je touche du bois » en touchant mon bureau. Alors, c’est n’importe quoi, mais bon, ça existe, donc je vous en parle.

Pourquoi on dit ça ? Eh bien, en fait, c’est très ancien comme superstition. Avant de préparer ce podcast, je ne savais pas pourquoi on disait ça. Eh bien, en fait, ça date de plus de 2000 ans. C’est avant Jésus-Christ. À l’époque, on pensait que dans le bois vivait un dieu qui permettait d’allumer le feu. En fait, le bois servait, bien sûr, à allumer le feu et donc, le dieu dans le bois permettait d’attirer la chance pour allumer le feu. Donc, le bois était quelque chose de… pas sacré, mais de chanceux, avec de la chance, puisqu’avec le feu, ça permettait de se chauffer, de cuisiner, etc. Et donc, depuis ce moment, on dit « Je touche du bois » quand on veut arriver à faire quelque chose, quand on veut mettre la chance de son côté. Ça, c’est une première superstition — toucher du bois.

On en a une autre, c’est le fer à cheval. Alors déjà, c’est quoi un fer à cheval ? Eh bien, c’est ce que vous allez trouver sous les sabots des chevaux, sous les pattes des chevaux — parce qu’on dit « patte ». Non, on dit « jambe » d’ailleurs pour un cheval. Attendez. Normalement, pour un animal, on dit « patte ». Mais je crois que pour un cheval, on dit « jambe ». Je ne sais plus pourquoi, mais on dit « jambe » d’un cheval. Ça, c’est sûr.

Enfin bref, sous les pieds des chevaux — ou les sabots — bref, sous le pied du cheval, on va dire qu’il y a un objet en métal que l’homme va placer, va clouer — pardon — pour permettre aux chevaux de mieux marcher.

Et en fait, la légende, c’est qu’un saint a cloué un fer à cheval sur le pied du diable. En échange de l’enlever, eh bien, le diable a dit au saint qu’il n’irait pas dans les maisons avec un fer à cheval au-dessus de la porte. Et donc, le fer à cheval porte bonheur à cause de cette légende. C’est n’importe quoi, je continue à le dire, mais c’est pas grave.

Ensuite, troisième objet porte-bonheur — après le bois, le fer à cheval — on a la patte de lapin. Le lapin, c’est un petit animal de la forêt et sa patte est censée porter chance. Pourquoi ? Parce que pendant l’Antiquité, donc il y a des centaines et des centaines d’années, on considérait que le lapin était un symbole de fécondité, un symbole d’abondance, un symbole de pouvoir avoir beaucoup d’enfants. Pourquoi ? Parce que le lapin copule beaucoup. On dit d’ailleurs… je cherche un mot joli pour dire ça… « faire ça comme un lapin », voilà. Et donc à l’époque, c’était censé apporter de la chance. Patte de lapin, fer à cheval et toucher du bois.

Je vais vous parler d’une dernière chose qui est censée être porte-bonheur ou porte-malheur suivant les personnes. C’est le vendredi 13. D’ailleurs, c’est le nom d’une série de films, avec un tueur en série dedans. Je crois que c’est Jason dedans, le tueur — je ne sais plus. Dites-moi en commentaire si c’est Jason ou Mike Myers, le tueur. Bref, en tout cas, le vendredi 13, ça porte soit malheur comme dans le film, soit bonheur, soit la chance.

Ça vient d’où ? Ça vient de la religion chrétienne. Lors du dernier repas du Christ, donc de Jésus, il y avait les douze apôtres à table et Jésus — ça fait 13. D’où le symbole spécial du 13, du numéro 13. Et pourquoi le vendredi ? Eh bien parce que Jésus a été tué un vendredi, a été crucifié — donc mis sur la croix. Crucifié, ça veut dire mis sur la croix, avec des clous dans les mains et dans les pieds. Un vendredi, et donc vendredi 13.

Bref, il y en a qui croient beaucoup à ça, moi pas du tout. Mais bon, c’est intéressant d’en parler — ça me permet, moi, de parler français et vous, surtout, d’écouter du français pour améliorer votre écoute.

2) Expression française du jour : S’aimer comme on se quitte

Et maintenant, on va passer à une expression qui est assez poétique et qui est « s’aimer comme on se quitte ». Je pense que vous ne connaissez pas cette expression parce qu’elle est assez rare en français. On ne l’utilise pas très souvent.

Alors, on va décomposer les mots comme d’habitude. « S’aimer », c’est donc le verbe « aimer », qui est un verbe du premier groupe, qui est très connu, qu’on apprend au début du français, quand on apprend le français. Et on a un « s’ » devant. Pourquoi il y a ce « s’ » ? Pour dire que ce sont deux personnes qui s’aiment, deux personnes qui s’aiment entre elles. Une personne aime l’autre et l’autre personne aime l’une.

Donc, si vous dites « j’aime le pain », ça n’est pas la même chose. Là, vous dites que vous aimez le pain. Mais si vous dites « je l’aime », le « l’ » représente… représente la personne que vous aimez. Bon, ça peut être aussi le pain, mais quand on dit « je l’aime », on parle plutôt d’une personne. Et quand on dit « on s’aime », c’est le « on » de deux personnes. Ou ça peut être aussi une famille, plusieurs personnes. Le « on », c’est deux personnes ou plus.

Et donc, un verbe, comme d’habitude, je vous le conjugue… comment ? On va faire l’imparfait parce que c’est un temps qu’on utilise beaucoup en français. Et le… qu’est-ce qu’on fait ? Le futur, allez. Aimer à l’imparfait, ça donne : « j’aimais, tu aimais, il aimait, nous aimions, vous aimiez et ils aimaient. » Et au futur — premier groupe, donc on rajoute la terminaison du futur après le verbe à l’infinitif. Aimer au futur, ça donne donc : « j’aimerai, tu aimeras, il aimera, nous aimerons, vous aimerez et ils aimeront. »

On revient à l’expression « s’aimer comme on se quitte ». « Comme », c’est « de la même manière que ». On l’a déjà vu des dizaines de fois, ce mot, donc je pense que je ne vais pas vous l’expliquer à chaque fois.

Et « on se quitte », eh bien ça, c’est le contraire d’aimer. Généralement, on se quitte, on se sépare quand on ne s’aime plus. C’est au moment d’une rupture. Si vous êtes en couple avec quelqu’un et que vous lui dites « je te quitte », eh bien, vous allez partir, vous allez créer une séparation, vous allez arrêter le couple avec cette personne. Eh bien, quand on dit « on se quitte », on comprend que c’est un accord entre les deux personnes. C’est pas une personne qui décide de quitter l’autre — c’est les deux personnes qui décident de se quitter.

Eh bien, « s’aimer comme on se quitte », ça veut dire que vous avez eu une rupture avec quelqu’un, mais dans le calme. Une rupture amoureuse sans guerre, en reconnaissant l’amour qui a été, mais qu’aujourd’hui, la relation n’est plus possible pour diverses raisons, pour des raisons multiples. Donc, si vous dites à quelqu’un « on s’est aimés comme on s’est quittés », ça veut dire que vous avez eu avec cette personne une rupture tranquille, une rupture calme. Vous avez reconnu l’amour qui a été, vous gardez de bons souvenirs, vous gardez des choses de l’autre personne, mais vous convenez, vous acceptez qu’aujourd’hui, la rupture était nécessaire.

Alors, dans les ruptures amoureuses, c’est rarement le cas, mais ça arrive — des ruptures où les deux personnes sont d’accord et ne se font pas de mal, ne se font pas souffrir. C’est pour ça que sur l’image du podcast, je vous ai mis deux personnes qui s’embrassaient, peut-être avant de se quitter. Elles s’embrassent une dernière fois pour symboliser l’amour qui n’est plus mais qui a été — et donc pour partir en étant peut-être amis, ou en étant au moins pas fâchés avec la personne.

Alors, j’avoue que cette expression « s’aimer comme on se quitte », je pensais que ça voulait dire autre chose. Pour moi, dans ma tête, c’était « on se quitte de la même façon que l’on s’est aimé ». Si on s’est aimé avec passion, on se quitte avec passion, avec fougue. Si on s’est aimé d’une manière calme, d’une manière ordinaire, on va dire, on se quitte d’une manière ordinaire. En fait, c’est pas ça du tout, je me suis trompé.

Donc, vous voyez — même à 40 ans, on apprend plein de choses dans sa langue maternelle. J’apprends encore beaucoup de choses en français — j’apprends encore, peut-être pas tous les jours, mais souvent, de nouveaux mots.

D’ailleurs, je suis en train d’enregistrer un livre audio pour mon Patreon. Vous pouvez vous abonner si vous voulez l’écouter — à partir de début novembre, ça sera disponible. Eh bien, dans ce livre, j’ai encore appris deux mots pour l’instant que je ne connaissais pas en français. Donc vraiment, de lire, c’est le meilleur moyen d’améliorer, d’enrichir son vocabulaire. Pour vous qui apprenez le français — si vous avez le niveau pour lire un livre, n’hésitez pas. Et même si vous êtes débutant, achetez un livre pour enfants. Achetez des livres pour débutants, mais avec des histoires simples. Et c’est ça qui va petit à petit vous permettre d’acquérir, vous permettre d’apprendre de nouveaux mots de vocabulaire. Où est-ce que j’en étais ? Je suis perdu. Ah oui, l’expression du jour.

Donc, « on s’aime comme on se quitte », ça veut dire que la rupture est calme. C’est assez poétique comme expression, c’est assez joli. Donc, dans cette expression, il y a une note d’apaisement. Il y a une note de… pas de regret, mais de reconnaissance du passé, de reconnaissance des moments vécus. Bref, j’espère que vous avez compris l’expression du jour. C’est assez difficile à placer dans une conversation. Mais si vous parlez d’un ou d’une de vos ex et que vous avez eu une rupture calme avec cet ex, vous pourrez dire à une personne : « Eh oui, on s’est aimés comme on s’est quittés. » Et la personne, normalement en français, comprendra. Sauf si c’est moi, parce que je n’avais pas compris l’expression.

Enfin bref, en anglais, j’ai mis quoi ? We loved each other as we leave. Oui, j’ai mis la même chose qu’en français. On peut dire aussi a peaceful breakup — une rupture calme.

Demain, nouvelle expression française. Demain, on continue les superstitions positives — donc les trucs qui vous apportent de la chance. Et voilà, j’espère que ça vous a plu. Merci beaucoup de m’avoir écouté jusqu’au bout. N’hésitez pas — si vous avez des questions, un souci, un problème avec votre ex — vous pouvez me laisser un petit commentaire et j’y répondrai avec plaisir. À bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !


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