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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui — début de week-end — le samedi 25 octobre 2025, et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien.
1) Les bonnes superstitions
Aujourd’hui, et comme prévu hier, on va commencer une série sur les superstitions en France. Je ne sais pas combien d’épisodes ça va prendre — je pense qu’on va faire ça sur deux, trois ou quatre podcasts. En tout cas, on parle des superstitions.
Alors, une superstition, c’est quand on croit que quelque chose va nous apporter de la chance ou de la malchance. Quand on croit qu’une chose ou qu’une action va être un facteur de chance — nous rendre chanceux — ou être un facteur de malchance — nous rendre malchanceux.
Alors déjà, je vous le dis de base — pour moi, c’est n’importe quoi. Je ne crois absolument pas aux superstitions et je crois que la chance n’existe pas, ce n’est que le hasard. Mais c’est mon opinion, ce que je pense moi — et il y a des personnes qui croient vraiment aux superstitions, alors que ce sont des choses qui ont été inventées par l’homme. Pourquoi croire quelque chose qui a été inventé par des hommes il y a des centaines d’années sur une simple intuition ? S’il y a des gens parmi vous qui croient aux superstitions, dites-moi en commentaire pourquoi — pour quelle raison vous croyez qu’une chose va vous apporter de la chance ou qu’une autre va vous apporter de la malchance.
Attention — je fais bien la différence entre la superstition et le fait d’avoir un objet ou une habitude qui vous aide psychologiquement. Par exemple, si vous avez une compétition sportive, un examen, un moment important à passer, et que vous avez des chaussettes que vous adorez et qui vous aident dans ces moments-là — eh bien vous mettez vos chaussettes « porte-bonheur ». On pourrait croire que c’est une superstition, mais pas du tout. Là, c’est de la psychologie. Le fait de mettre ces chaussettes va vous faire vous sentir bien — et à partir de là, vous allez être efficace pour votre examen, pour votre compétition. Ça, ce n’est pas une superstition — c’est du renforcement positif, c’est de la psychologie, c’est se persuader soi-même qu’on va réussir. Alors qu’une superstition, c’est juste de la chance ou de la malchance.
Donc il y a des bonnes et des mauvaises superstitions — ou plutôt celles qui vous rendent chanceux et celles qui sont synonymes de malheur. On va commencer aujourd’hui avec les bonnes superstitions.
La première à laquelle j’ai pensé, c’est le trèfle à quatre feuilles. Le trèfle, c’est une petite plante qui pousse dans l’herbe et qui a souvent trois feuilles. D’ailleurs, on dit « trèfle » — ça vient de « trois ». Et parfois, par une anomalie ou un hasard de la nature, il y a des trèfles qui poussent avec quatre feuilles. Eh bien, ces trèfles-là vont être pour certains un signe de chance. C’est tellement rare de trouver un trèfle à quatre feuilles — donc ça veut dire que vous avez beaucoup de chance. Et donc, vous allez pouvoir jouer à la loterie. Vous allez perdre et vous allez vous rendre compte que le trèfle à quatre feuilles, ça ne marche pas vraiment. Enfin bref — donc le trèfle à quatre feuilles : bonne superstition, censé apporter de la chance.
Ensuite, on a le fait de toucher le pompon rouge d’un béret de marin. Il y a beaucoup de mots compliqués là-dedans. Un marin, c’est quoi ? C’est quelqu’un qui travaille en mer, qui travaille sur un bateau. Et souvent, ces personnes portent des bérets. Un béret, c’est un certain type de chapeau — assez plat — et au-dessus on trouve un pompon, une petite touffe de laine ou de tissu qui est souvent rouge. Eh bien, toucher ce pompon est censé apporter de la chance.
Pourquoi dit-on que ça apporte de la chance ? Parce que le métier de marin est très dur — souvent, il y a des accidents, ils sont en mer pendant des mois. Donc un marin qui arrive à revenir sur la terre ferme doit avoir de la chance — il a réussi à revenir, il a réussi à survivre. Et donc, toucher ce pompon va nous donner de la chance par extension.
Déjà, le trèfle à quatre feuilles c’est dur à trouver — mais un marin avec un béret et un pompon, c’est aussi difficile à trouver. Et en plus, il faut arriver à toucher ce pompon. Donc il faut aller déranger le monsieur : « Excusez-moi, est-ce que je peux toucher votre pompon ? » Le gars va sûrement rigoler.
Donc ça, c’était la deuxième superstition. Première : le trèfle à quatre feuilles. Deuxième : toucher le pompon du béret d’un marin.
Une autre superstition censée apporter de la chance, c’est de marcher dans une crotte de chien — mais avec le pied gauche, pas le pied droit. Quand vous marchez dans un caca de chien du pied gauche, c’est censé être un signe de chance. Pourquoi ? Il y a longtemps, les chiens étaient des animaux protecteurs — des animaux censés nous protéger — et donc marcher dans leur crotte du pied gauche apporterait de la chance. Pourquoi le pied gauche et pas le droit ? Je n’en ai aucune idée — j’ai cherché un peu, je n’ai pas trouvé. Mais c’est comme ça : pied droit, malchance — pied gauche, chance.
Alors là encore, personnellement, si je marche dans une crotte de chien, je vais être dégoûté. Peu importe le pied gauche ou le pied droit — ça va m’énerver, je ne vais pas me dire que ça m’apporte de la chance.
Enfin bref, on va s’arrêter là aujourd’hui pour les superstitions qui apportent de la chance. On en aura vu trois : le trèfle à quatre feuilles, toucher le pompon du béret d’un marin, et marcher dans une crotte du pied gauche. On continuera demain avec d’autres superstitions.
2) Expression française du jour : Se ressembler comme deux gouttes d’eau
Et maintenant, on va passer à l’expression du jour : « se ressembler comme deux gouttes d’eau. »
« Ressembler » — ça se finit en E-R, donc c’est un verbe du premier groupe. Ça veut dire être comme une autre chose ou une autre personne — deux choses ou deux personnes qui ont la même apparence, la même forme. On dit « se ressembler ».
Je vais vous le conjuguer au présent et au passé simple. Au présent, ça donne : « je ressemble, tu ressembles, il ressemble, nous ressemblons, vous ressemblez et ils ressemblent. »
Et au passé simple : « je ressemblai, tu ressemblas, il ressembla, nous ressemblâmes, vous ressemblâtes et ils ressemblèrent. » Pourquoi je vous donne le passé simple ? Je le fais de temps en temps — c’est un temps qu’on n’utilise plus vraiment à l’oral, mais qu’on retrouve souvent à l’écrit. Donc si vous lisez un livre en français, vous allez rencontrer ce temps assez souvent. C’est bien au moins de le reconnaître.
On continue l’expression. « Comme » — ça veut dire « de la même manière », « de la même façon ». Et « deux gouttes d’eau » — deux, facile, c’est le chiffre 2. Et une goutte d’eau, c’est ce qui tombe quand il pleut. Quand il pleut, c’est des millions et des millions de gouttes qui tombent. Une goutte, c’est tout petit — et ça a une forme caractéristique : pincée en haut et ronde en bas. On parle d’ailleurs d’une « forme de goutte ». Une goutte, c’est quelque chose qui provient d’un liquide — une goutte d’huile, une goutte de vin, etc. Mais ici, c’est une goutte d’eau.
Donc « se ressembler comme deux gouttes d’eau », c’est deux choses ou deux personnes qui se ressemblent énormément — qui ont la même apparence, la même forme, le même air. Sur l’image du podcast, j’ai mis deux jumelles qui se ressemblent beaucoup. En général, les jumeaux et les jumelles se ressemblent énormément. Donc on peut dire : « Ces deux sœurs se ressemblent comme deux gouttes d’eau. » Essayez de faire la différence entre une goutte d’eau et une autre goutte d’eau — c’est impossible, elles sont identiques. C’est pour ça qu’on dit « se ressembler comme deux gouttes d’eau ».
J’ai pris l’exemple de deux femmes, de deux sœurs — mais ça peut être pour des objets aussi : deux maisons, deux vases, deux fauteuils. Deux choses quasiment ou complètement identiques.
Cette expression vient d’une très vieille pièce de théâtre qui s’appelle La Farce de Maître Pathelin. Je vous en ai déjà parlé — quand on a fait l’expression « revenons à nos moutons ». « Revenons à nos moutons » et « se ressembler comme deux gouttes d’eau » proviennent de la même pièce de théâtre — je crois que c’est le XVe siècle, de mémoire, ou début XVIe. Si vous voulez connaître l’histoire de La Farce de Maître Pathelin, je vous invite à réécouter le podcast avec l’expression « revenons à nos moutons ».
En anglais, on dit to be like two peas in a pod — être comme deux petits pois dans une cosse. Effectivement, que vous preniez des pois chiches, des fèves ou des petits pois — quand vous en prenez deux, ce sont quasiment les mêmes, ils sont identiques. En France on dit « se ressembler comme deux gouttes d’eau », et en anglais « ressembler à deux petits pois dans une cosse ». C’est assez joli aussi — on pourrait tout à fait utiliser l’image des petits pois en français.
Alors, avant de vous quitter — est-ce que vous avez regardé et écouté le chapitre 1 du Petit Prince dans la vidéo que j’ai mise en ligne hier ? Faites-moi un retour, dites-moi ce que vous en pensez — ce sera avec plaisir que j’entendrai vos remarques. Il y aura le chapitre 2 la semaine prochaine et le chapitre 3 également.
Demain, on fait une nouvelle expression française : « s’aimer comme on se quitte ». Je vous parle de tout ça demain. Merci beaucoup de m’avoir écouté — on se retrouve donc dimanche. Bye bye, hasta luego. Matane !
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