« Sur un malentendu ça peut marcher » et le les bronzés font du ski

Written in

by

Lire la transcription

Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le dimanche 12 octobre 2025. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Et aujourd’hui, on va parler d’une de mes expressions préférées — plus qu’une expression, c’est même au départ une citation de film.

C’est un dialogue de film qui a été créé et qui est devenu tellement connu que c’est maintenant une expression française entrée dans la culture commune, dans le langage courant qu’on emploie tous les jours.

Il y a quelques expressions qui existent comme ça en français — je vous en parlerai d’autres dans plusieurs semaines, plusieurs mois. Mais aujourd’hui, on va parler d’une expression tirée du film Les Bronzés font du ski. Alors, si vous ne connaissez pas ce film, je vous résume en deux mots, je vous explique un peu l’histoire — bien qu’il n’y ait pas vraiment d’histoire.

En fait, ce film, c’est le deuxième d’une trilogie. Le premier film, Les Bronzés, c’est sur une bande d’amis qui se retrouve au Club Méditerranée. Le Club Méditerranée, c’est un lieu où on peut passer des vacances — il y en a dans beaucoup de pays du monde. Vous allez là-bas, vous avez l’hôtel, le restaurant, les endroits pour faire du sport, la plage — tout est inclus. Ça s’appelle le Club Méditerranée, le Club Med, on dit. Et donc Les Bronzés, c’est un film humoristique sur le Club Med.

Il y a les personnages principaux — dont un animateur du Club Med, un gars qui essaie de draguer des filles mais qui n’y arrive jamais, un loser comme on dit — il y a un couple qui s’engueule, il y a plusieurs personnages comme ça. Et les acteurs qui jouent dans cette comédie, ce sont les mêmes que ceux qui jouent dans Le Père Noël est une ordure — un autre film culte du cinéma français. Je crois que je vous en ai déjà parlé en février ou en mars, je ne sais plus. Bon, de toute façon, j’aurai l’occasion de vous en reparler. Donc, ces acteurs sont aujourd’hui très connus — il y a Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel. Tous ces acteurs ont fait leur carrière après ces films-là, mais pendant ces films, ils jouaient ensemble.

Donc, je vous disais, Les Bronzés, c’est une trilogie — ça veut dire qu’il y a trois films. Je vous conseille de regarder le premier et le deuxième, qui sont des bijoux. Franchement, ce sont des chefs-d’œuvre — c’est extraordinaire, c’est drôle, c’est marrant, c’est satirique, c’est humoristique. Il y a beaucoup de clichés, les répliques sont extraordinaires. Donc vraiment, je vous conseille de regarder Les Bronzés et Les Bronzés font du ski. Le troisième, je trouve, est très mauvais — vous pouvez vous en passer.

Et donc dans Les Bronzés font du ski, il y a beaucoup de citations, beaucoup de répliques qui sont devenues des expressions françaises. Aujourd’hui, on va en voir une qui est : « Sur un malentendu, ça peut marcher. » Mais il y a aussi « copain comme cochon » — je rigole parce que je pense à la scène du film. Et je crois qu’à cette occasion, quand je vous avais parlé de cette expression — c’était peut-être « cochon qui s’en dédit », je ne sais plus —, je vous avais déjà parlé de ce film.

Mais vraiment, si vous ne l’avez pas vu, regardez-le, débrouillez-vous pour le trouver — c’est un bijou. Donc il y a « copain comme cochon », il y a « sur un malentendu, ça peut marcher ». Il y a aussi « j’y vais mais j’ai peur », et : « Je ne sais pas ce qui me retient de te casser la gueule. La peur, peut-être. Ouais, ça doit être ça. » Il y a beaucoup de citations que vous pouvez ressortir dans la vie de tous les jours — comme « le planter de bâton ». C’est quand on fait du ski et qu’on plante son bâton pour tourner. Eh bien, dans le film, il y a une scène mémorable sur le planter de bâton, et c’est devenu culte.

Donc là, l’expression dont je voulais vous parler aujourd’hui — j’ai mis sur l’image du podcast « sur un malentendu, ça peut marcher », avec une image d’un skieur parce que ce film se passe aux sports d’hiver. Et en fait, « sur un malentendu, ça peut marcher » n’est que la fin du dialogue — que la fin du monologue, plutôt. Un dialogue, c’est quand il y a deux personnes qui parlent. Là, c’est Michel Blanc — qui joue le rôle de Jean-Claude Duss — qui parle à Gérard Jugnot, mais il parle tout seul. Donc c’est un monologue. Et en fait, la tirade est beaucoup plus longue que juste cette expression.

[Extrait du film]

On l’entend à la fin : « Oublie que t’as aucune chance, vas-y fonce, on sait jamais — sur un malentendu, ça peut marcher. »

Ici, donc Jean-Claude Duss explique à l’autre qu’ils sont tous les deux moches — il dit : « On ne peut pas tout miser sur notre physique. » C’est une litote — ça veut dire qu’on ne peut vraiment pas miser sur leur physique. Pour draguer les filles, il faut être inventif, avoir peut-être de l’humour, quelque chose — mais le physique, ça ne marche pas. Ils sont tous les deux chauves, ils sont tous les deux petits — bref, ils ne sont pas très beaux.

Et il dit donc : « Si je peux me permettre de te donner un conseil — oublie que t’as aucune chance, vas-y fonce. » Il lui dit : « Ne pense pas au fait que tu ne peux pas y arriver, ne pense pas au fait que tu ne vas jamais réussir à draguer cette fille — oublie que c’est mort. Oublie que tu n’as aucune chance. Vas-y, fonce — drague-la, essaie d’y arriver. On sait jamais — sur un malentendu, ça peut marcher. »

C’est l’expression dont je vous parlais : « Sur un malentendu, ça peut marcher. » Il lui dit : « Je sais que tu ne pourras probablement pas draguer cette fille, mais on ne sait jamais. Avec un peu de chance, peut-être que t’as une chance sur 100, sur 1000 d’y arriver — mais sur un malentendu, ça peut marcher. » Un malentendu, c’est quand on ne se comprend pas — quand je vous explique quelque chose et que vous, vous comprenez autre chose. On appelle ça aussi un quiproquo. Peut-être que la fille comprendra autre chose, mais que ça marchera quand même — qu’il arrivera quand même à la conquérir.

Mais vraiment, toutes les scènes des Bronzés sont extraordinaires. Regardez ce film une fois, deux fois, trois fois. Si vous habitez en France, il passe tous les ans à Noël à la télé — dès qu’il neige, il passe à la télé. Donc, c’est assez facile de le voir. Mais bien sûr, c’est mieux de ne pas attendre. Je pense que vous pouvez trouver peut-être le film sur des plateformes comme Amazon Prime ou ailleurs. Je n’en suis pas sûr — en tout cas, cherchez, parce que c’est vraiment de la pop culture française à 100 %. C’est hilarant, c’est bien écrit, c’est bien filmé. Alors, la qualité sonore a vieilli parce que c’est un film de la fin des années 70 — je crois que c’est sorti en 79. Et vraiment, il faut le regarder pour les répliques, pour les citations, les expressions, pour les tenues des skieurs dans les années 70-80. C’est sublime.

D’ailleurs, c’est en train de revenir à la mode. J’ai vu que les combinaisons unies, un peu flashy, revenaient à la mode ces derniers temps — comme dans les années 80. C’est magnifique.

Expression française du jour : Sur un malentendu, ça peut marcher

Donc, si je reviens à l’expression spécifiquement : « sur un malentendu, ça peut marcher ». Je vous ai expliqué — « sur un malentendu », ça veut dire : peut-être qu’il y aura un malentendu, peut-être qu’il y aura une incompréhension, que vous n’allez pas vous comprendre — eh bien, ça peut marcher quand même.

« Ça peut marcher », ça veut dire ça peut arriver, ça peut fonctionner. Le verbe « marcher », on ne l’utilise pas que pour la marche à pied. On l’utilise aussi pour un appareil qui fonctionne ou pas. Si je vous dis : « Est-ce que le frigo marche ? » — ça veut dire : « Est-ce qu’il fonctionne, est-ce qu’il fait du froid ? » Bien sûr, je sais que le frigo ne marche pas, ne se déplace pas — donc ça veut dire : est-ce qu’il fonctionne ? Eh bien, ici dans l’expression, « sur un malentendu, ça peut marcher » — ça veut dire : ça peut fonctionner. Tu peux y arriver.

Et donc, « marcher », c’est un verbe du premier groupe — je vais vous le conjuguer au futur. Le verbe « marcher » au futur, c’est : « je marcherai, tu marcheras, il marchera, nous marcherons, vous marcherez et ils marcheront. » C’est facile — vous prenez l’infinitif du verbe, « marcher », et vous rajoutez la terminaison du futur : « -ai » pour « je », « -as » pour « tu », « -a » pour « il », « -ons » pour « nous », « -ez » pour « vous » et « -ont » pour « ils ».

Donc, « sur un malentendu, ça peut marcher » — ça veut dire : on ne sait jamais. Avec un peu de chance, on peut arriver à faire ce qu’on veut.

Vous pouvez utiliser cette expression par exemple avant un examen. Un de vos amis va passer un examen en français, il n’a pas du tout révisé. Eh bien, vous pouvez lui dire : « Écoute, vas-y, fonce. Sur un malentendu, ça peut marcher. » Ça voudra dire : « Réponds au hasard — peut-être que tu auras ton examen. On ne sait jamais, avec un peu de chance, tu pourras réussir. »

Dans le film Les Bronzés, il parle de drague, mais on peut utiliser cette expression pour tout. Et vous qui êtes étrangers, qui n’êtes pas nés en France, si vous utilisez cette expression — franchement, c’est extraordinaire. Ça veut dire que vous savez ce que ça veut dire, que vous avez vu le film, que vous connaissez la culture du cinéma français. Ça veut dire que vous vous intéressez vraiment à la culture française — et ça vous aidera à vous intégrer, à vous faire des amis français.

Moi, franchement — on va dire que je suis au sport, en ce moment je fais du badminton, et on va dire qu’il y a un nouveau qui arrive, d’un pays étranger. On discute un peu et le gars me dit à un moment : « Écoute, Adrien, vas-y, fonce. Sur un malentendu, ça peut marcher — tu peux battre tes adversaires. » Un étranger qui me dit ça, je suis tout de suite copain avec lui. J’ai besoin de rien d’autre.

Dans une vie d’avant — il y a quelques années —, j’avais quelques employés, dont un Italien. Cet employé apprenait bien sûr le français, et moi je m’amusais à lui apprendre des mots compliqués, des mots que les Français en général ne connaissent pas. Je lui avais appris « anachorète » — un anachorète, c’est une personne qui se retire dans la montagne pour méditer. Et cet Italien avait fait un pari avec un Français sur le fait qu’« anachorète » existait ou pas — parce que le Français ne connaissait pas ce mot. Eh bien, mon employé italien a gagné son pari. Je m’amusais bien à lui apprendre des mots compliqués, parce que je trouvais qu’un étranger avec son accent qui utilise des mots compliqués en français, c’est magnifique.

Enfin bref, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Du coup, je ne vous ai même pas parlé de mon astuce de français du jour — je voulais faire la conjonction de coordination « or ». On la fera dans quelques jours — pas demain, parce que demain, on s’occupe d’une nouvelle chanson française. Bah, on fera ça un autre jour — dans 2, 3, 4 jours, j’en sais rien. On continuera sur les conjonctions de coordination.

En attendant, vous pouvez toujours me laisser un petit commentaire sur YouTube. Vous pouvez toujours vous abonner à mon Patreon pour me soutenir, pour soutenir la production de ce podcast. Vous y retrouverez les transcriptions écrites de tous mes podcasts et aussi des podcasts exclusifs — en ce moment, vous pourrez écouter les contes et légendes de la mythologie grecque. Je vous laisse là pour aujourd’hui. Merci beaucoup de m’avoir écouté jusqu’au bout et je vous dis donc à demain pour une chanson du groupe Téléphone, qui s’appelle Cendrillon. Bye bye, hasta luego. Matane !


En savoir plus sur Le français c'est facile avec Adrien

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Le français c'est facile avec Adrien

Apprenez le français naturellement, quotidiennement avec des podcasts, des contes, des fables, des chansons, des livres audio pour débutants, intermédiaires et avancés

En savoir plus sur Le français c'est facile avec Adrien

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture