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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Et aujourd’hui, nouvelle chanson française — nouvelle étude d’une chanson des années 80 qui s’appelle Cendrillon. Elle est chantée, composée et créée par un groupe qui s’appelle Téléphone. Alors, cette chanson, je l’ai beaucoup écoutée quand j’étais jeune — je la trouve très jolie. Je vais vous la passer et vous allez pouvoir écouter, et peut-être me dire en commentaire ce que vous en pensez. Après, comme d’habitude, je vais vous expliquer les paroles ligne par ligne. Je ne sais pas si on va la faire en un podcast ou en deux — je vais essayer de la faire en un seul et on verra si ce n’est pas trop long. Je vous passe la chanson, on se retrouve juste après. À tout de suite !
[Musique — « Cendrillon », Téléphone]
Alors, est-ce que vous connaissiez cette chanson ? Est-ce que vous en aviez déjà peut-être entendu parler — ou alors de ce groupe ? Parce que le groupe Téléphone a fait beaucoup de chansons qui sont super. Le chanteur du groupe Téléphone, c’est Jean-Louis Aubert, et le guitariste et parfois chanteur, c’est Louis Bertignac. Ce sont deux artistes qui ont eu des carrières après Téléphone, mais aujourd’hui on s’intéresse à cette chanson et à ce groupe.
Je vous passe la première ligne et je vous explique. Alors, les paroles, c’est : « Cendrillon pour ses 20 ans est la plus jolie des enfants. » Cendrillon, c’est Cinderella — c’est celle qu’on connaît dans le conte de Disney. Mais en fait, dans cette chanson, le groupe Téléphone, le chanteur, parle de la vie d’une femme en général — et plus particulièrement de la vie d’une femme qui attend le prince charmant, qui attend quelqu’un qui va la sauver, comme dans les contes de fées. Mais la vie, ce n’est jamais comme ça. Donc, Cendrillon, c’est une femme. Pour ses vingt ans, l’âge de vingt ans — et la plus jolie des enfants : elle est la plus jolie parmi toutes les filles.
On écoute la suite : « Son bel amant, le prince charmant, la prend sur son cheval blanc. » Ce qui est intéressant ici dans cette phrase, c’est qu’on retrouve plusieurs fois le son « an » avec « amant », « charmant », « prend » et « blanc ». Donc, ça donne de la musicalité, de la musique aux paroles. Ici, son bel amant, c’est l’amoureux de Cendrillon — et c’est le prince charmant. C’est une image de l’homme idéal. En fait, dans cette chanson, on a l’histoire d’une femme qui s’appelle Cendrillon et qui attend le prince charmant. Et donc là, elle a 20 ans et son prince charmant l’emmène, la prend sur son cheval blanc. Dans les films Disney, le prince charmant est souvent sur un cheval blanc — c’est l’homme parfait. Pour l’instant, on a une vie idéale pour Cendrillon.
On écoute et on en parle juste après. « Elle oublie le temps dans ce palais d’argent. » On a encore le son « an » — et c’est fait exprès par celui qui a écrit la chanson. Elle, c’est Cendrillon — elle oublie le temps, elle ne voit pas passer les années. « Ce palais d’argent » — un palais, c’est une maison somptueuse, très belle, très grande, avec du luxe, avec de beaux miroirs, de la dorure. Et c’est un palais d’argent — peut-être qu’il y a à l’intérieur des couverts en argent, des objets en argent. Donc, Cendrillon, à 20 ans, vit sa meilleure vie avec son prince charmant dans une très belle maison.
On continue : « Pour ne pas voir qu’un nouveau jour se lève, elle fait plaisir et dans ses rêves elle part. » « Pour ne pas voir » — c’est afin de ne pas voir, dans le but de ne pas voir. Ne pas voir quoi ? Qu’un nouveau jour se lève. En fait, c’est pour ne pas voir que le temps passe. Quand on dit « un nouveau jour se lève », ça veut dire qu’un jour de plus a passé. Et pour Cendrillon, pour cette femme, eh bien, elle ne veut pas voir le temps passer. Donc, pour ne pas voir que le temps passe, elle ferme les yeux — c’est une image — et dans ses rêves, elle part. Elle ne veut pas voir la réalité, et elle se perd dans ses rêves.
D’ailleurs, on nous dit juste après — et c’est le refrain :
« Elle part, jolie petite histoire. »
C’est le refrain — le chanteur répète : « Elle part, jolie petite histoire. »
Donc, on va recommencer directement avec le deuxième couplet — là, elle aura 30 ans.
« Cendrillon pour ses trente ans est la plus triste des mamans. » On retrouve encore le son « an » avec « ans » et « maman ». Donc ici, on comprend qu’elle a eu des enfants puisque c’est une maman — mais c’est la plus triste. La vie est compliquée pour Cendrillon. Pourquoi ? On va l’écouter tout de suite.
Ah voilà — on sait pourquoi elle est triste. « Le prince charmant a foutu le camp. » Foutre le camp, c’est partir, se casser, se barrer. Il a rompu avec Cendrillon pour partir avec la Belle au bois dormant — c’est une autre princesse de Disney. Donc, le prince charmant n’est plus avec Cendrillon mais avec la Belle au bois dormant. En tout cas, on a ici une image, une allégorie de la vie de certaines femmes avec certains hommes qui les quittent pour partir avec une autre. Et on retrouve encore le son « an » avec « charmant », « le camp » et « bois dormant ».
On continue : « Elle a vu cent chevaux blancs loin d’elle emmener ses enfants. » On a encore le son « an » avec « blancs » et « enfants ». Donc, elle — Cendrillon — a vu cent chevaux blancs. Le pluriel de « cheval », c’est « chevaux ». Ici, il y en a cent. Pourquoi cent ? Eh bien, je pense parce que ça rime avec « en ». Ici, je pense que les chevaux blancs représentent peut-être les personnes qui ont enlevé la garde des enfants à Cendrillon — qui lui ont retiré le fait de pouvoir s’occuper de ses enfants. Ou alors, ce sont les chevaux du prince charmant qui ont emmené les enfants avec lui — il n’a pas laissé les enfants à Cendrillon. Donc, la vie commence à être compliquée pour notre petite Cendrillon.
On écoute la suite : « Elle commence à boire, à traîner dans les bars. » Elle commence à perdre sa raison, à noyer son chagrin dans l’alcool — elle traîne dans les bars, c’est là où on vend de l’alcool. Donc, elle commence à être vraiment en mauvaise posture.
Et après, ça se dégrade encore : « Emmitouflée dans son cafard, maintenant elle fait le trottoir. » « Emmitouflée » — on dit ça quand on est enroulé dans un manteau ou une couverture, complètement recouvert. Ici, la chanson dit : « emmitouflée dans son cafard. » « Avoir le cafard » — je vous en ai déjà parlé — ça veut dire être déprimé, être très triste. Et ici, le cafard de Cendrillon, sa tristesse, est tellement présente qu’elle est enveloppée dans sa tristesse, comme si elle était recouverte d’une couette qui représente sa dépression.
Et après, la chanson dit : « Maintenant elle fait le trottoir. » « Faire le trottoir » — autre expression française — ça veut dire qu’elle est devenue prostituée. Elle vend son corps pour de l’argent. Pourquoi dit-on « faire le trottoir » ? Parce qu’on trouve souvent les prostituées sur le trottoir, à chercher des clients. Et après, c’est la suite du refrain : « Elle part, joli petite histoire. »
On continue avec le troisième couplet. Donc, comme je vous disais, la vie de Cendrillon est devenue un cauchemar. « Dix ans de cette vie ont suffi à la changer en junkie. » Au début de la chanson, Cendrillon avait 20 ans, tout allait bien. Elle était avec son prince charmant dans une belle maison. Et à trente ans, son prince charmant est parti, on lui a enlevé ses enfants, elle est devenue alcoolique et prostituée. Donc, on nous fait le résumé : dix ans de cette vie ont suffi. « Suffire », ça veut dire que ça a été suffisant — il n’a fallu que dix ans pour changer Cendrillon en junkie. Un junkie, c’est un drogué. Donc, en plus d’être alcoolique et prostituée, elle est aussi droguée. Vous comprenez bien que la chanson ne va pas se finir comme un conte de fées.
On écoute : « Et dans un sommeil infini, Cendrillon voit finir sa vie. » Évidemment, le sommeil infini, c’est la mort. Elle s’endort, mais elle ne se réveillera pas. D’ailleurs, le chanteur le dit : « Cendrillon voit finir sa vie » — elle voit sa vie se terminer.
On écoute la suite : « Les lumières dansent dans l’ambulance. » On a encore le son « an » qui revient régulièrement dans la chanson. L’ambulance, c’est le véhicule qui vous amène à l’hôpital quand vous êtes malade, quand il y a une urgence. Et donc, Cendrillon est dans l’ambulance et elle voit les lumières danser. Les lumières, c’est le gyrophare qui est au-dessus de l’ambulance. Pourquoi le verbe « danser » ? Ça aurait pu être « les lumières tournent ». Mais « dansent » — il y a le son « an » — donc c’est plus musical, plus cohérent avec toute la chanson, avec ce son « an » qui revient régulièrement.
Donc là, Cendrillon est dans une ambulance, on imagine qu’on l’amène à l’hôpital. Et on écoute la suite : « Elle tue sa dernière chance, tout ça n’a plus d’importance. » Elle tue sa dernière chance — je pense que ça veut dire qu’elle ne veut plus vivre, qu’elle ne se bat pas. Elle ne veut pas s’en sortir parce que ça n’a plus d’importance — parce que son prince charmant est parti, parce que ses enfants l’ont quittée, qu’elle est devenue alcoolique, que sa vie a été détruite. Donc, elle va mourir dans cette ambulance ou à l’hôpital. Après, on a un tout petit bout de refrain — « elle part » — fin de l’histoire.
Et ensuite, le dernier couplet, que je vous ai laissé en entier parce qu’il n’est pas très long.
« Notre père qui est si vieux, as-tu vraiment fait de ton mieux ? Car sur la terre et dans les cieux, tes anges n’aiment pas devenir vieux. »
Ici, donc Cendrillon est morte après avoir eu une vie difficile, une vie de désillusion. Le narrateur — celui qui raconte la chanson — s’adresse directement à Dieu. « Notre Père » — ça désigne Dieu, le père de Jésus. Il dit : « Toi qui as vécu depuis des milliers et des milliers d’années, qui es là depuis le début — pour les catholiques — as-tu vraiment fait de ton mieux ? » Le narrateur demande à Dieu si vraiment il a fait de son mieux, si vraiment il a créé le monde parfaitement. Pourquoi ? Parce qu’il dit après : « Car sur la terre et dans les cieux, tes anges n’aiment pas devenir vieux. » Un ange, c’est un petit être céleste qui habite dans le paradis et qui a des ailes. Mais ici, la chanson fait référence aux humains. Il dit : « Les hommes et les femmes en général n’aiment pas vieillir » — et c’est parce que Cendrillon n’a peut-être pas voulu se voir vieillir, n’a pas voulu affronter la réalité en face, qu’elle en est arrivée là.
Et voilà, on a fini d’analyser cette chanson. On aurait pu approfondir un peu sur le côté religieux, avec le bien et le mal — mais bon, ce n’est pas la peine de se prendre trop la tête. J’espère que ça vous a plu. N’hésitez pas à me laisser un petit message si vous avez des chansons françaises que vous aimez et que vous voudriez que j’analyse. Vous pouvez regarder sur ma chaîne YouTube — j’ai fait différentes playlists, vous pouvez retrouver soit toutes les chansons françaises que j’ai faites, soit les contes de Grimm, soit les podcasts, les expressions, etc. En tout cas, laissez-moi un petit commentaire sur YouTube — c’est très sympa. Une bonne note sur vos applications de podcasts — c’est magnifique.
Je vous passe la chanson une dernière fois pour ceux qui veulent l’écouter, et je vous dis donc à bientôt pour les autres. Bye bye, hasta luego. Matane !
[Musique — « Cendrillon », Téléphone]
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