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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le vendredi 21 novembre 2025. J’espère que ça va par chez vous et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, ça va être un peu comme hier. On ne va pas parler d’une expression à proprement parler, mais plutôt d’un mot. Et ce mot, vous le connaissez déjà — c’est « abracadabra ». C’est un mot peut-être pas universel — on ne le prononce pas dans toutes les langues — mais il est très connu.
1) Ma consultation chez l’ORL
Mais avant, je voulais vous parler d’un autre sujet. Je vais vous parler de moi, de ma santé et d’une consultation que j’ai eue chez un médecin spécialiste — un ORL. ORL, c’est pour oto-rhino-laryngologiste — bon, c’est très compliqué, peu importe. En gros, c’est le médecin qui s’occupe du nez, de la gorge et des oreilles.
Pourquoi je suis allé voir ce médecin ? Parce que ça fait plus d’un an que j’ai le nez un peu bouché. J’ai la gorge qui me gratte. Dans le podcast, vous ne l’entendez pas parce que je coupe souvent pour reprendre après, mais je fais souvent ça. Donc, à un moment donné, je me dis que ce n’est pas normal, il y a un truc qui ne va pas.
Je suis allé voir mon médecin généraliste et ce médecin m’a conseillé d’aller voir un spécialiste. Donc, je suis allé voir cet ORL — il m’a fait asseoir sur une chaise et il m’a introduit une caméra dans le nez. Il a un petit fil avec au bout une caméra, et il me la rentre dans une narine — la narine gauche — pour regarder.
Et il dit : « Ouhlà, c’est bouché ! Ouhlà, il n’y a pas de place pour passer la caméra. Je comprends que vous ayez du mal à respirer. » Et il monte, il monte sa caméra dans mon nez. J’ai l’impression qu’il la monte assez haut et c’est très désagréable. Bref, ça dure peut-être dix ou quinze secondes. Il la ressort — et bien sûr, il me la met dans l’autre narine. Dans le nez, on a deux trous — ça s’appelle les narines. Et il remonte — ah, c’est bouché, ah, c’est bouché.
Après, il regarde ma gorge, il regarde mes oreilles. À gauche, tout va bien. Et à droite, il me dit : « Ah, il y a un bouchon. » Il prend une pince, il rentre la pince dans mon oreille et il tire un bouchon tout noir. Ah — dégueulasse ! Un gros truc, incroyable ! Et ça m’a fait mal quand il l’a enlevé. Le médecin me dit : « Oui, souvent ces bouchons s’accrochent au tympan et quand on les enlève, ça fait mal. »
Enfin bref — résultat des courses — tiens, d’ailleurs, c’est une autre expression à noter, « résultat des courses ». Ça veut dire « au final, finalement, en conclusion ». Eh bien, le médecin me dit : « 90 % de chance que ce soit des allergies. » Et je lui ai répondu : « Mais je ne comprends pas — des allergies toute l’année ? J’ai le nez bouché toute l’année. » Il me dit : « Oui, ça existe — des allergies aux poussières, aux poils d’animaux. »
Et moi — je ne sais pas si vous savez, mais si vous écoutez mon podcast depuis un moment, vous le savez —, j’ai trois chiens. Alors, si je suis allergique aux poils d’animaux, ça va être un gros problème parce que les chiens dorment dans le lit. Des poils, il y en a partout. Donc, le médecin me dit : « Prenez ce traitement tous les soirs » — un petit comprimé et un spray à mettre dans le nez matin et soir. Et il me dit : « Faites ça pendant deux mois et on voit ce que ça donne. »
Alors, pourquoi je vous dis tout ça ? D’abord parce que ça permet de parler français, d’écouter du français. Mais c’est marrant parce qu’il y a un ou deux mois, j’avais déjà parlé d’allergies dans ce podcast — je disais que moi je n’étais pas allergique, mais que mon père, si. Et je crois que j’avais dit aussi que pour lui, ça s’était déclaré aux alentours de 30-40 ans. Eh bien voilà — j’y suis aussi. J’ai 40 ans et je suis allergique — et ça fait chier. Enfin bref, il faut que je prenne un traitement. Mais si je suis allergique aux poussières — il y en a partout. Et si je suis allergique aux poils de chien ou de chat — j’en ai, donc ça va être compliqué.
En tout cas, ce n’est pas bien grave — il y a des choses plus graves que ça dans la santé. Mais au moins vous avez appris un nouveau mot : ORL — O, R, L — le médecin spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge. Donc, maintenant, j’ai apparemment deux allergies — les piqûres de guêpes et d’abeilles, et autre chose qu’on ne sait pas encore. Je verrai ça dans quelques mois et je vous tiendrai au courant.
2) Abracadabra
Et maintenant, on passe au mot du jour : « abracadabra ». C’est le même mot en anglais et en français. C’est un mot qu’utilisent aujourd’hui les magiciens quand ils font un tour de magie, une illusion. Même si, en fait, les magiciens ne l’utilisent plus vraiment — je pense qu’ils l’utilisaient davantage il y a quelques décennies.
Et ce mot me fait penser à Merlin l’Enchanteur. Merlin l’Enchanteur, c’est comme son nom l’indique un enchanteur, un druide. Ça fait partie des légendes celtes, des légendes bretonnes — et on ne sait pas si cette personne a vraiment existé. Mais Disney en a fait un dessin animé. Est-ce que vous avez déjà vu Merlin l’Enchanteur de Disney ? C’était un dessin animé que j’adorais quand j’étais enfant — je m’en souviens très bien et je me souviens aussi des musiques. (musique fredonnée très approximativement) Vous voyez — je me souviens des musiques. Si vous ne le connaissez pas, regardez-le.
Alors, on revient à « abracadabra ». C’est un mot qu’on utilise aujourd’hui pour la magie — mais ce mot a été utilisé pour autre chose avant. Il est très, très ancien. On retrouve des traces de ce mot datant du IIe siècle après Jésus-Christ — donc il y a plus de 1 800 ans. Et ce mot était utilisé au début pour guérir des maladies. C’était un remède. Peut-être que ça pourrait me guérir de mes allergies.
Enfin bref. Comment ça marchait ? Le druide — ou plutôt le médecin de l’époque — créait une amulette. Une amulette, c’est un petit morceau de bois, de pierre ou autre, avec des inscriptions dessus — et c’est censé être magique. L’amulette dont je vous parle est en forme de triangle avec la pointe vers le bas — donc plus large en haut et plus serrée en bas. On inscrivait dessus le mot « abracadabra » en entier, puis à la ligne suivante, on enlevait une lettre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste que le A. Si vous le faites sur une feuille, vous verrez qu’on obtient effectivement une forme de triangle. Et grâce à cette amulette, la maladie devait disparaître. Autant vous dire qu’il devait y avoir beaucoup de morts à l’époque si on pensait guérir avec ça.
Alors — j’ai cherché un peu les origines de ce mot. Il y a plusieurs théories possibles, mais celle qui m’a semblé la plus plausible, c’est que « abracadabra » viendrait de l’hébreu — la langue parlée en Israël, la langue des Juifs. Le mot en hébreu serait ha-brachah-dabrah — désolé, je prononce mal l’hébreu, je ne connais pas cette langue — et ça signifierait « prononcer la bénédiction », le nom de quelqu’un de saint. Et ce nom saint, ce nom béni, pourrait guérir.
Et ce qui est intéressant, c’est de voir que ce mot a traversé les siècles — il a été créé il y a plus de 1 800 ans et il existe encore aujourd’hui. Beaucoup de monde sur Terre connaît le mot « abracadabra ». Et moi, je trouve ça très intéressant de voir qu’il y a des choses créées il y a des milliers d’années qui existent encore aujourd’hui — particulièrement les mythologies, les histoires des dieux. Et spécialement la mythologie grecque, qui m’intéresse beaucoup.
On a un livre qui s’appelle L’Iliade et l’Odyssée, écrit par Homère — un livre qui est encore lu aujourd’hui et qui raconte la guerre de Troie entre les Grecs et les Troyens, et le retour sur l’île d’Ithaque d’Ulysse. Et moi j’adore ces histoires — j’adore les lire, les écouter. Et j’adore surtout le fait que les dieux et les héros de la mythologie grecque ont été créés il y a des milliers d’années et que ça passionne encore aujourd’hui. Je trouve ça extraordinaire.
D’ailleurs, le prochain livre que je vais mettre en ligne sur mon Patreon — après Jules Verne — ce sera L’Iliade et l’Odyssée. Je n’ai pas encore commencé à enregistrer, mais je vais le faire. Je pense que je finirai de mettre en ligne Jules Verne aux alentours de mars-avril — il y a 45 chapitres, il y en a pas mal —, et après, L’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Donc, si ça vous intéresse, abonnez-vous à mon Patreon.
Alors — où en étais-je ? Au mot « abracadabra ». Je vous disais que c’est intéressant de voir que ce mot est très ancien et qu’on a des références à ce mot dans la culture moderne. Pour ceux qui sont fans d’Harry Potter — dans Harry Potter, le sortilège de la mort, c’est Avada Kedavra. Franchement, ça ressemble à « abracadabra ». Je pense que J.K. Rowling, l’auteure, s’en est inspirée pour créer Avada Kedavra. Enfin, je n’en sais rien — mais moi, ça me fait penser à ça.
Donc, au final — abracadabra, c’est une formule magique. C’est un mot qu’on ne comprend pas vraiment, et c’est ça qui le rend mystérieux, qui le rend magique. Si le magicien disait un mot qu’on comprend, ce serait moins magique. Abracadabra — ça, c’est de la magie.
Enfin bref — je pense qu’on a fait le tour sur ce mot. Demain, je vous parlerai d’un nouveau film. Vous savez que je ne fais plus d’analyses de chansons françaises à cause des droits d’auteur — mais maintenant, tous les dix jours, je vous parle d’un film français que j’adore. Et demain, je vous parlerai de La Grande Vadrouille — un film assez ancien, mais que j’adore et que j’ai vu des dizaines de fois. Merci beaucoup de m’avoir écouté. Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée, une bonne nuit — et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego. Matane !
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