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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le lundi 10 novembre 2025. J’espère que vous allez bien — c’est le début de la semaine. Et aujourd’hui, nouvelle expression, nouveau podcast. On parle de l’expression française « être gai comme un pinson ». Et un pinson, c’est quoi ? Je vais vous spoiler la suite — c’est un petit oiseau. Et donc, j’avais envie de vous parler un peu des oiseaux en France et des insectes.
Alors, par où commencer ? En France, on a beaucoup d’oiseaux qui vivent ici — qui naissent et qui meurent en France. On a aussi des oiseaux migrateurs. Les oiseaux migrateurs, ce sont des oiseaux qui viennent en France quand il fait chaud — donc l’été — et qui repartent dans les pays chauds, souvent en Afrique, l’hiver. Ça, ce sont des oiseaux de passage. Mais moi, je voulais plutôt vous parler des oiseaux qui vivent, naissent et meurent en France.
Depuis des années, le nombre d’oiseaux en France diminue. Est-ce que c’est à cause du réchauffement climatique ? Est-ce que c’est à cause de l’activité humaine ? Est-ce que c’est à cause d’autres choses ? Je pense que c’est un mélange de tout ça. Mais le constat est là — le nombre d’oiseaux diminue.
Qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ? Alors, ce qu’il faudrait, c’est changer la société entière — on va dire la société capitaliste —, mais ça, c’est un peu compliqué. Donc, on peut faire des choses à petite échelle. Par exemple, chez moi, j’ai un petit jardin — j’ai mis des nichoirs. Des nichoirs, ce sont comme des maisons pour les oiseaux. C’est une petite cabane en bois avec un trou, et un couple d’oiseaux peut venir y faire son nid et avoir des petits. Et selon la taille du nichoir, l’emplacement, la taille du trou, eh bien, vous allez accueillir telle espèce d’oiseaux ou telle autre. Ça, c’est quelque chose qu’on peut faire tous chez soi. Malheureusement, c’est comme une goutte d’eau dans l’océan — c’est un petit geste —, mais si tout le monde le fait, ça peut avoir des conséquences positives.
Ensuite, pour aider les oiseaux, on peut mettre dans son jardin des boules de graisse avec des graines. On peut les faire soi-même ou les acheter en magasin. Vous mettez ça dans un petit filet pendu à une branche — et ça va aider les oiseaux à manger. Attention, il ne faut pas en mettre toute l’année. Il ne faut en mettre que quand le temps est très froid — les mois de janvier, février, peut-être début mars —, quand les oiseaux ont du mal à se nourrir. Mais dès qu’il fait un tout petit peu plus chaud, il faut retirer ces boules pour ne pas rendre les oiseaux dépendants, et surtout pour qu’ils fassent leur travail naturel — chercher les vers de terre, chasser, etc.
Mais il n’y a pas que les oiseaux qui ont diminué. Il y a aussi le nombre d’insectes. Les insectes, c’est par exemple les mouches, les moustiques, les cloportes — il y a plein, plein d’insectes différents — et depuis 20, 30, 40 ans, le nombre d’insectes diminue régulièrement tous les ans. Je pense qu’il y a là aussi plusieurs causes différentes. Mais en tout cas, personnellement, il y a moins d’insectes en général, mais il y a de plus en plus de mouches et de moustiques, j’ai l’impression. Et moi, je n’aime pas beaucoup les moustiques et les mouches — donc ça, c’est très ennuyeux.
Par exemple, là — aujourd’hui, on est le 10 novembre. J’habite dans le sud-ouest de la France, il fait encore 20 degrés. Hier, on a eu 22 degrés. Mais c’est quoi ce temps-là ? Grand ciel bleu, 22 degrés un 10 novembre — c’est abusé. Il y a 20 ans, 30 ans, au mois de novembre, je me mettais une grosse doudoune. Il faisait froid — il ne neigeait pas, mais il faisait 2, 3, 5, 8 degrés maximum. 22 degrés, grand ciel bleu hier — et les mouches sont toujours là. Et les moustiques. Je suis encore en train de me battre avec des moustiques au mois de novembre. Ça, c’est un problème.
On a aussi un autre problème avec un insecte qui envahit le territoire au fur et à mesure — c’est le frelon asiatique. Le frelon asiatique, c’est une espèce envahissante qui tue les abeilles, qui tue les bourdons et qui crée de gros problèmes dans l’écosystème. Et accessoirement, si vous dérangez un nid de frelon asiatique, vous allez le sentir passer — ils vont tous vous attaquer et je peux vous dire que ça fait très, très mal. Et les frelons asiatiques ne vous laissent pas tranquilles — ils vous poursuivent sur 50, 100 mètres et continuent de vous piquer. C’est vraiment un problème pour les abeilles.
Les oiseaux diminuent, les insectes diminuent, les abeilles diminuent. Mais si un jour on n’a plus d’abeilles, il n’y a plus d’êtres humains. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus de fruits, il n’y a plus de nourriture. Ce sont les abeilles qui participent activement à toute la production mondiale de fruits et de nourriture. Il y a aussi les bourdons, les guêpes, le vent — mais les abeilles, c’est un facteur essentiel.
En parlant de tout ça — il faut comprendre que l’humain a une part de responsabilité énorme dans ce qui est en train de se passer. Et avec l’IA, avec l’intelligence artificielle, ça ne va pas arranger les choses. L’impact que chaque humain a sur l’écosystème, sur la planète, est énorme. Je ne sais pas combien de recherches il y a sur ChatGPT ou d’autres outils tous les jours — ça doit se compter en millions, voire en milliards. Chaque recherche demande de l’énergie et puise dans les ressources de la planète. Évidemment, on ne va pas se passer du progrès — on va vivre avec ça. Mais comment faire pour vivre dans le progrès et en même temps préserver la planète ? Ça, c’est un gros problème — et moi, personnellement, je n’ai pas la solution.
Alors, j’essaie de moins manger de viande — j’en mange d’ailleurs très peu. J’essaie de ne pas voyager en avion — sauf à très grande distance, et je dois prendre l’avion tous les deux ou trois ans maximum. J’essaie d’économiser l’eau, je mets des nichoirs dans mon jardin pour les oiseaux. Mais tout ça, comme je vous disais au début, ce sont des gouttes d’eau dans l’océan — des petits gestes qui n’ont quasiment aucun impact tant que les pays ne se mobiliseront pas pour moins polluer.
Je voulais juste vous parler des oiseaux — mais finalement, j’ai bifurqué sur l’écologie. Par exemple, pour mon podcast, eh bien je crée une image avec l’IA tous les jours. Je sais que ça consomme de l’énergie, mais j’ai envie de vous aider à apprendre le français et que ce soit intéressant, que l’image soit attrayante. Mais je me dis — quel est mon impact négatif comparé à un pays entier qui consomme les réserves de la planète ? Moi, comparé à un pays, c’est rien. C’est pour ça que j’essaie de faire ce que je peux en matière d’écologie.
En tout cas, c’est bien triste que le nombre d’oiseaux et d’insectes diminue. Mais bon, ça s’appelle le monde moderne.
Et maintenant, une fois qu’on a abordé ce sujet bien déprimant — on va parler de l’expression du jour : « Être gai comme un pinson. »
Dans cette expression, on a le verbe « être » — qui est un verbe qu’on utilise énormément en français. Il a beaucoup de sens différents, et il peut être un verbe ou un auxiliaire. C’est un verbe si je dis « je suis français » — là, c’est le verbe « être ». Mais si je vous dis « je suis rentré hier », ici c’est l’auxiliaire « être » avec le participe passé « rentré ». C’est le verbe « rentrer » conjugué au passé composé. « Je suis rentré, tu es rentré, il est rentré », etc.
Donc, le verbe « être » a beaucoup de sens différents. On peut l’utiliser pour parler de son état — « je suis malade, je suis bien, je suis fiévreux, je suis en forme ». On peut l’utiliser pour parler de sa nationalité — « je suis français, je suis allemand, tu es chinois, il est marocain, vous êtes japonais, ils sont américains ». On peut aussi utiliser « être » avec un adjectif — « je suis content, je suis joyeux, je suis heureux, je suis gai ». Tout ça, ça veut dire la même chose — ce sont des synonymes. Les synonymes, ce sont des mots qui veulent dire la même chose.
On revient à l’expression du jour : « Être gai comme un pinson. » « Gai » — ça veut dire content, ça veut dire joyeux, être très heureux. Et attention — « gai » ça s’écrit G-A-I. Si vous écrivez « gay » — G-A-Y —, ça veut dire autre chose. Être « gay », c’est être homosexuel. Donc, si vous êtes un homme, vous aimez les hommes — si vous êtes une femme, vous aimez les femmes. Ça n’a rien à voir avec l’expression. Attention à comment vous écrivez le mot « gai ».
Ensuite, on a le mot « comme » — « être gai comme un pinson » — « comme » veut dire « de la même manière que ». Et un pinson, c’est un petit oiseau — je vous en ai parlé au début du podcast. Le pinson, c’est un petit oiseau qui chante beaucoup, et le chant du pinson est joyeux. On a l’impression qu’il est content, qu’il est heureux de vivre. Donc, quelqu’un de gai comme un pinson, c’est quelqu’un qui va être heureux. Comme sur l’image du podcast — la personne a l’air contente de vivre. Vous pouvez dire ça à quelqu’un qui a l’air très content, très heureux : « Dis donc, tu es gai comme un pinson. »
Alors, c’est une expression assez ancienne. Vous pouvez la dire — il n’y a aucun problème —, mais c’est vrai qu’on ne l’utilise pas énormément. Pourquoi ? Parce que je pense qu’avec le mot « gay », il y a une confusion possible entre « heureux » et « homosexuel ». Et donc, on va plutôt utiliser une autre expression. Ou alors — si vous avez un ami homosexuel —, vous pouvez lui dire, s’il est heureux, « tu es gai comme un pinson » — et là, vous aurez un double sens. Il y aura un petit jeu de mots entre le fait qu’il est heureux et le fait qu’il est homosexuel. Ça peut être marrant. Mais c’est vrai que c’est une expression qui est tombée un peu dans l’oubli. Vous pouvez la lire dans des livres, la trouver dans des émissions ou dans des films — et vous saurez maintenant ce que ça veut dire.
Donc, « être gai comme un pinson », ça veut dire être très content, être très heureux. On dit aussi « être guilleret » — « guilleret » est un autre mot pour dire content. En anglais, on dit happy as Larry — je ne sais pas pourquoi on dit Larry d’ailleurs. Si quelqu’un a l’explication, je suis preneur.
Demain, on va parler de « avoir la langue bien pendue » — et demain, on sera le 11 novembre. Je vous parlerai donc du 11 novembre en France, parce que c’est une date spéciale.
Vous pouvez toujours me retrouver sur mon Patreon, où vous aurez la transcription des podcasts en vous abonnant — et vous pourrez aussi lire et écouter Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Je vous laisse ici pour aujourd’hui. J’espère que vous avez passé un bon moment — je vous souhaite une bonne journée. À bientôt, hasta luego. Matane !
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