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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on est le mercredi 26 novembre 2025 — on est bientôt à la fin du mois de novembre. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien.
Aujourd’hui, on va parler de l’expression « être une langue de vipère ». Et dans cette expression, il y a le mot « langue ». Donc, j’avais envie de vous parler un peu des goûts — des sensations que l’on peut ressentir avec sa langue.
1) Les différents goûts
En premier, on a le goût salé. Le salé — on en a parlé il y a deux jours avec l’expression « apporter son grain de sel ». Le goût salé, ça vient du sel. Le sel, c’est ce qu’on utilise à table ou dans les plats pour relever le goût, pour améliorer le goût. On dit que le sel est un exhausteur de goût — ça veut dire qu’il relève le goût des plats. Avec du sel, les plats sont meilleurs. Sans sel, les plats sont moins bons. Est-ce que vous avez déjà goûté un plat sans sel ? Moi, oui — eh bien, ce n’est pas très bon, ce n’est même pas bon du tout.
Soit on est trop habitué au goût salé et on ne retrouve plus bien le goût des légumes, de la viande, du poisson — soit les légumes sans sel n’ont pas de goût. L’un ou l’autre. On peut saler avec du sel classique, du sel de mer, du sel de table, du sel de l’Himalaya — d’où vous voulez. Mais on peut aussi retrouver le goût salé avec d’autres choses. Par exemple, la sauce soja — le shoyu — ça va saler les plats. Mais attention — le sel, le salé, c’est aussi un problème pour la santé. Manger trop salé, s’habituer à trop de sel, ça crée des maladies du cœur, des maladies des artères.
Pourquoi on aime le goût du McDo, du Burger King, des fast-foods, du KFC ? Parce qu’il y a beaucoup de sel et beaucoup de sucre. Le sel relève le goût et le sucre, c’est addictif. C’est pour ça qu’on aime le goût du fast-food — c’est plein de sel et plein de sucre. Mauvais pour la santé, mais addictif.
Et ça me permet de parler du deuxième goût — le sucré. Comme je viens de vous le dire, le sucre, c’est la plus grande drogue qui existe. C’est aussi puissant que certaines drogues dures. Essayez de supprimer le sucre de votre alimentation — vous allez voir que vous allez morfler. Je parle de tout le sucre — les sodas, les gâteaux, les pâtisseries, les fruits — mais aussi les patates douces, les oignons — tout ça contient du sucre. Essayez de supprimer complètement le sucre pendant un mois — vous allez être de très, très mauvaise humeur. Ça crée des signes de manque aussi forts qu’avec de la drogue. On est addict au sucre.
J’ai essayé l’année dernière d’arrêter le sucre pendant trois mois — en continuant quand même à manger des fruits. J’ai arrêté les sodas, les boissons sucrées, le thé avec du sucre ou du miel, les gâteaux, les pâtisseries. Et bien, ça a été assez dur. Et pourtant, j’ai une alimentation équilibrée de base — je ne mange pas trop de sucre. Donc, j’imagine que pour les gens qui mangent très sucré, ça doit être très, très compliqué d’arrêter.
Le troisième goût, c’est l’acidité. Ça, j’adore. J’adore les aliments acides — le citron, le citron vert, les différents vinaigres. Je trouve que d’utiliser des éléments acides dans une recette, ça va vraiment apporter un plus, relever le goût, venir titiller le palais, fouetter la langue. Comme ils disent dans Top Chef — un coup de peps. Je ne sais pas si ça existe dans votre pays, Top Chef — c’est une émission de télé où des candidats, déjà chefs, s’affrontent dans des épreuves pour désigner le meilleur chef de cuisine. J’adore cette émission.
Ensuite, vous avez le goût amer. L’amertume — moi, personnellement, je ne suis pas fan. On dit « amer », « amertume » — comme on dit « acide », « acidité » ou « sucre », « sucré » ou « sel », « salé ». Il y a beaucoup de légumes qui sont amers. Les endives, c’est le premier légume auquel je pense — les endives, c’est amer, et je n’aime pas les endives. Il y a aussi le pamplemousse — c’est assez amer. J’aime bien les pamplemousses, mais je préfère les oranges.
Enfin bref — et maintenant, on va parler du cinquième goût — qu’est-ce que c’est ? C’est l’umami. « Umami », ça vient d’un mot japonais. Umai, en japonais, ça veut dire « bon », « délicieux », « savoureux ». Et l’umami, c’est quoi comme goût ? Ça vient d’où ?
En fait, ce n’est pas un goût à proprement parler — c’est quelque chose qui vient d’un acide aminé. Je vais vous expliquer. On va prendre la viande — n’importe laquelle. La viande, vous êtes d’accord, c’est de la protéine. La protéine est composée de plusieurs acides aminés. Et le goût umami vient d’un acide aminé qui est le glutamate. Bon — c’est des mots compliqués, ne les retenez pas. Le glutamate, en fait, va relever le goût des choses — un peu comme le sel. Ce goût a été découvert il y a plus de 100 ans au Japon — c’est un Japonais qui a découvert ça, et c’est pour ça que ça s’appelle l’umami.
Où trouve-t-on ce goût umami, ces glutamates ? Dans beaucoup d’aliments — les tomates, le fromage, les charcuteries, les champignons, le saumon, la viande, le thé. Il y a beaucoup d’aliments où on retrouve de l’umami. Ce n’est pas un goût spécifique, mais c’est quelque chose qui va relever le goût des choses. Par exemple, le ketchup — c’est fait à base de tomates et de sucre. Dans la tomate, il y a de l’umami. Donc le ketchup — umami plus sucre — évidemment, on adore. On met un peu de ketchup avec des frites et tout de suite, c’est magnifique.
Et avec ça, on a balayé les cinq goûts qui existent dans les aliments : salé, sucré, acide, amer et umami.
2) Expression française du jour : Être une langue de vipère
Et maintenant, deuxième partie du podcast — l’expression du jour : « Être une langue de vipère. »
« Être » — on l’a déjà vu plusieurs fois — c’est soit un verbe, soit un auxiliaire. Un auxiliaire va servir à former les temps composés. Je vais vous conjuguer le verbe « être » au futur et au futur antérieur.
Pour rappel — le futur simple, c’est pour une action qui va se passer plus tard, dans une semaine, un mois, dix ans — quelque chose qui n’a pas encore eu lieu. Et le futur antérieur, c’est pour décrire une action qui va se passer avant une action future. Je vous donne un exemple — un enfant qui doit ranger sa chambre avant d’aller jouer. Son père lui dit : « Quand tu auras rangé ta chambre, alors tu pourras aller jouer. » « Quand tu auras rangé » — c’est le futur antérieur du verbe « ranger ». Et « tu pourras aller jouer » — c’est le futur du verbe « pouvoir ».
Donc, « être » au futur : « je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez et ils seront. » Et au futur antérieur : « j’aurai été, tu auras été, il aura été, nous aurons eu été, vous aurez été, ils auront été. » Ici, j’utilise le participe passé du verbe « être » — qui est « été » — et l’auxiliaire « avoir » conjugué au futur.
Si vous ne retrouvez pas les podcasts où j’ai expliqué tous les temps en détail, demandez-moi sur YouTube en commentaire — je vous donnerai les numéros d’épisodes pour réécouter.
Alors — « être une langue de vipère ». Une langue — je vous en ai parlé au début du podcast. C’est ce qu’on a dans la bouche. La langue permet de parler, de former les mots, et aussi de ressentir les goûts — sucré, salé, acide, amer, umami.
Et ensuite, « de vipère ». Une vipère, c’est un serpent. Il y a plein d’espèces de serpents différents — et la vipère, c’est une espèce qu’on trouve en France. Il faut faire attention avec les vipères parce que leur morsure peut être mortelle. La vipère est censée avoir une tête triangulaire.
Ça me fait toujours sourire — les gens qui disent : « Ah, c’est une vipère ou une couleuvre ? C’est pas dangereux, la tête est triangulaire ou ronde. » Si je vois un serpent, je m’en vais — je ne vais pas me rapprocher pour regarder la forme de sa tête. Enfin bref.
Donc, ça veut dire quoi — « être une langue de vipère » ? Ça veut dire parler mal de quelqu’un, dire du mal, critiquer quelqu’un en son absence. On est une langue de vipère quand on dit du mal de quelqu’un quand il n’est pas là. Si c’est en face, c’est autre chose — mais quelqu’un qui parle mal d’une autre personne dans son dos, c’est une langue de vipère.
Pourquoi cette expression ? C’est un rapport direct avec le serpent dont je viens de vous parler. La vipère, c’est venimeux, c’est toxique. La vipère qui vous mord, ça fait mal — ça peut même être mortel. De la même manière, la personne qui a une langue de vipère — qui parle mal de quelqu’un — ça peut faire du mal si la personne l’apprend. Comme la vipère injecte du poison dans sa proie, les mauvaises paroles, c’est comme un poison. Les mots peuvent parfois faire plus mal que les coups.
Dans les familles, il y a toujours quelqu’un qui est une langue de vipère. Souvent, on parle de la belle-mère — la mère de son mari ou de sa femme. « Ma belle-mère est une langue de vipère » — ça veut dire qu’elle parle mal des autres en leur absence. Bien sûr, ce sont des généralités — il y a des belles-mères très sympas et d’autres qui sont justement des langues de vipère.
On peut dire aussi « être une mauvaise langue » — c’est moins vulgaire et ça veut dire la même chose. On peut dire aussi « casser du sucre sur le dos de quelqu’un » — je vous ai déjà expliqué cette expression au tout début de mes podcasts, en janvier ou février de cette année.
En anglais, on dit to have a vicious tongue — avoir une langue venimeuse.
Est-ce que vous avez compris l’expression du jour ? Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur YouTube. Laissez-moi une bonne note sur vos applications de podcast — ça serait top. Et vous pouvez toujours me retrouver sur mon Patreon si vous voulez me soutenir.
Demain, pas d’expression du jour — mais je vais vous parler d’une fable de La Fontaine qui s’appelle Le Lion devenu vieux. Elle n’est pas très longue, donc ça ne prendra qu’un seul épisode. Je vous parle de tout ça demain. Merci beaucoup de m’avoir écouté. Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée, une bonne nuit — et je vous dis à bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
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