Jean jacques goldman et Sirima – Là-bas

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on va analyser une nouvelle chanson française — et sûrement la dernière. Pourquoi ? Parce que sur YouTube, ça pose des problèmes de droits d’auteur. Donc, je ne vais plus analyser de chansons françaises. J’en aurai fait quelques-unes et après, ça sera tout. Après, j’ai une autre idée — en fait, je vais prendre dans les films français très connus une phrase, une citation, et je vais vous l’expliquer. Bien sûr, ce seront des citations très connues que vous pourrez ressortir dans une conversation. Ça me permettra de vous expliquer la citation, un peu comme je vous explique les expressions françaises, et ça me permettra aussi de vous parler du film en question.

Donc, aujourd’hui, dernière analyse de chanson — et on va parler d’une chanson de Jean-Jacques Goldman. Alors, dans cette chanson, il n’y a pas que Jean-Jacques Goldman qui chante — il y a une femme qui s’appelle, ou plutôt qui s’appelait, Sirima. Pourquoi je vous dis « qui s’appelait » ? Pourquoi j’utilise l’imparfait ? Parce que cette femme a été tuée, malheureusement. Elle a été tuée par son conjoint, par son mari. Je ne sais pas s’ils étaient mariés à l’époque — mais après la chanson, cette femme a commencé à avoir du succès, et le conjoint a eu peur qu’elle le quitte. Et il l’a tuée. Alors, c’est très triste, c’est une histoire très dure — ça me permet aussi de parler un peu des féminicides, des hommes, des maris, des conjoints qui tuent leurs femmes. J’espère que cet homme est encore en prison aujourd’hui.

Donc, c’est un sujet très dur, très compliqué, qui est d’actualité — et c’est bien aussi d’en parler ici. D’ailleurs, quand Jean-Jacques Goldman chantait cette chanson en live, en public, il ne chantait jamais les paroles de Sirima. Il laissait le public chanter les paroles qu’elle chantait — parce que ça permettait au public de participer, mais surtout, pour Jean-Jacques Goldman, c’était un hommage — rendre hommage à cette femme en ne chantant pas les paroles qui étaient les siennes.

Je vous passe la chanson rapidement — elle est assez longue, je crois qu’elle fait 4 minutes 30. Je vais vous la passer — c’est une magnifique chanson. Si vous ne la connaissez pas, vous allez apprécier, j’en suis sûr. Et après, comme d’habitude, je vous explique les paroles.

[Musique — « Là-bas », Jean-Jacques Goldman feat. Sirima]

Alors, d’abord — est-ce que vous connaissiez cette chanson ? Est-ce que vous connaissez Jean-Jacques Goldman ? C’est un auteur-compositeur-interprète français très connu qui aujourd’hui ne chante plus, malheureusement, mais qui a fait énormément de chansons. Alors donc, cette chanson — on va passer les paroles au fur et à mesure et je vais vous expliquer de quoi ça parle.

On écoute la première phrase. Donc ici, c’est le chanteur qu’on entend — c’est Jean-Jacques Goldman — et il dit :

« Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage. »

« Là-bas », c’est quoi ? Là-bas, c’est un lieu qui n’est pas ici. C’est un autre endroit que l’endroit où il se trouve. Quand on dit « je vais là-bas », c’est qu’on va à un endroit différent — peut-être loin. Et lui dit donc : « Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage. » Tout est neuf — « neuf » vient de « nouveau », c’est la nouveauté. Et « tout est sauvage » — ça veut dire qu’il y a tout à faire. Un environnement sauvage, c’est un environnement où vous pourrez peut-être construire une maison, avoir un bout de terre, faire en sorte que l’humain puisse vivre convenablement. Donc, le chanteur dit que là-bas, on ne sait pas où, les choses sont nouvelles et sauvages.

On continue. Il dit :

« Libre continent sans grillage. »

Il parle toujours d’un lieu qui est là-bas, un lieu lointain. « Libre » — ça vient de la liberté, ça veut dire que vous pouvez faire ce que vous voulez. Et le continent, c’est quoi ? Eh bien, le continent, c’est quelque chose qui regroupe souvent plusieurs pays. L’Afrique, c’est un continent. L’Asie, c’est un continent. L’Europe — avec la France, l’Allemagne, l’Espagne, etc. —, c’est un continent. L’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord — ce sont des continents. Donc, le chanteur dit que là-bas, dans un autre continent, c’est différent — tout est neuf, sauvage, et on peut faire ce qu’on veut. Il y a une liberté. « Libre continent sans grillage » — le grillage, c’est quelque chose qui va clôturer une propriété. Si vous habitez une maison avec un jardin, peut-être qu’autour du jardin, vous avez un grillage pour vous protéger. Et bien, dans la chanson, il dit que c’est un continent sans grillage — où il n’y a pas de barrières.

Et après, il dit :

« Ici, nos rêves sont étroits. »

« Ici », c’est l’endroit où ils vivent. « Nos rêves » — il dit « nous » — ça veut dire que c’est lui et une autre personne. Comme dans la chanson il y a un homme et une femme qui chantent, on pense que c’est un couple. Donc, quand il dit « nos rêves sont étroits », c’est les rêves, les aspirations, les désirs de lui et de sa femme. Et « étroit » — c’est quelque chose de petit, de rigide, de pas espacé. Donc, dans la chanson, il dit qu’à l’endroit où ils vivent, ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent, ils ne peuvent pas rêver grand — alors que là-bas, sur un autre continent, si. On commence déjà à comprendre que la chanson va parler d’immigration, de personnes qui partent vivre ailleurs pour espérer une vie meilleure.

On continue. Il dit :

« C’est pour ça que j’irai là-bas. »

Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de grillage, c’est la liberté, tout est neuf — et donc il veut partir, il veut aller vivre là-bas.

On écoute la suite. Il répète « là-bas » et dit :

« Faut du cœur, faut du courage. »

En fait, ici c’est « Il faut du cœur et il faut du courage ». Donc, si le couple part vivre là-bas, il faudra avoir du cœur. Avoir du cœur, ça veut dire faire les choses avec entrain. On dit d’ailleurs « mettre du cœur à l’ouvrage » — c’est une expression française. Ça veut dire qu’il ne faudra pas compter ses efforts, il faudra travailler, il faudra avoir envie de construire. Et donc, il faudra aussi avoir du courage.

On continue :

« Mais tout est possible à mon âge, si tu as la force et la foi. »

Il continue de parler d’un lieu où aller vivre — et il dit qu’à son âge, tout est possible parce qu’il doit encore être jeune. Ils peuvent recommencer à zéro, construire une nouvelle vie. Et « si tu as la force et la foi » — là, peut-être qu’il parle à sa femme. La force et la foi, c’est le courage d’y aller. Avoir la foi, c’est croire en quelque chose. On parle de ça souvent pour la religion : « j’ai foi en Dieu », ça veut dire « je crois en Dieu ». Et donc avoir la foi de partir, c’est croire que la vie sera meilleure ailleurs et qu’on pourra construire une vie différente, une vie plus libre.

On continue :

« L’or est au bout de tes doigts. »

L’or, c’est la richesse. « L’or est au bout de tes doigts » veut dire qu’on peut devenir riche, qu’on peut travailler et gagner de l’argent — peut-être plus facilement que là où ils vivent actuellement.

Et après, il répète :

« C’est pour ça que j’irai là-bas. »

Ici, il dit « j’irai » — c’est le futur du verbe « aller ». Il parle de lui. Il n’inclut pas ici sa femme — il ne dit pas « nous irons ». Donc, il parle tout seul, en essayant de convaincre sa femme de partir avec lui.

On écoute la suite. Là, ce n’est plus Jean-Jacques Goldman qui chante — vous l’avez remarqué, c’est Sirima. Elle a un accent un peu particulier — en fait, elle était franco-sri-lankaise. Son père ou sa mère était français et l’autre était originaire du Sri Lanka. C’est pour ça l’accent un peu spécial.

Elle dit :

« N’y va pas. Il y a des tempêtes et des naufrages. »

Donc, dans la chanson, Jean-Jacques Goldman donne les avantages d’aller vivre ailleurs, les arguments pour partir. Et elle est contre — elle donne les arguments contre le fait de partir. C’est pour ça qu’elle dit « N’y va pas ». Elle s’adresse à son mari en lui disant de ne pas y aller. On comprend qu’elle veut rester là où elle vit — elle ne veut pas que son mari parte. Et elle dit : « Il y a des tempêtes et des naufrages. » Les tempêtes, c’est quand la météo est violente — vents très forts, pluie, tonnerre. Et les naufrages, c’est quand un bateau est en train de couler dans la mer. Donc, peut-être qu’elle parle de la traversée d’une mer, d’un océan, entre l’endroit où ils vivent et l’endroit où lui veut aller vivre.

On continue. Elle dit :

« Le feu, les diables et les mirages. »

Carrément — elle dit que dans un autre continent, il va trouver des tempêtes, des naufrages, le feu, les diables et les mirages. Le feu, c’est un incendie — c’est quand quelque chose brûle. Les diables — on peut penser ici que ce sont de mauvaises personnes, des personnes qui vont vouloir faire de mauvaises choses. Et les mirages — un mirage, c’est quelque chose qu’on pense voir, qu’on croit réel, mais qui en fait n’existe pas. On parle souvent de mirages dans le désert. On voit ça dans les films — des gens marchent dans le désert et pensent voir de l’eau au loin. En fait, il n’y a rien — c’est un mirage. Donc, elle dit à son mari que là-bas, il ne trouvera pas ce qu’il pense.

On continue :

« Je te sais si fragile parfois. »

Assez simple — elle dit à son mari : « Je sais que parfois tu es fragile, tu as des fragilités, tu as des failles. Donc si tu pars vivre ailleurs, ça va être difficile. »

On continue. Je vous ai laissé toute la phrase — elle ne s’arrête pas, donc c’était compliqué de la couper. Elle dit :

« Reste au creux de moi. »

Ça veut dire « Reste près de moi ». Elle demande à son mari de rester près d’elle. Et elle dit :

« On a tant d’amour à faire, tant de bonheur à venir. »

« Tant d’amour à faire » — c’est le fait de s’aimer. Elle dit : « On s’aime — pourquoi tu veux partir ? Puisqu’on s’aime, reste ici, le bonheur va venir. On est déjà heureux, et encore plus de bonheur nous attend. »

Et après elle dit :

« Je te veux mari et père. »

« Mari » — c’est femme et mari. Donc, on peut penser ici qu’ils ne sont pas encore mariés, qu’ils vivent peut-être ensemble sans être mariés. Et « père » — c’est quand vous avez un enfant. Il y a le père, l’homme, et la mère, la femme. Donc, on peut penser qu’ils n’ont pas encore d’enfants, mais elle veut cela — elle veut un mari et elle veut des enfants avec lui. Et à la fin, elle dit :

« Et toi, tu rêves de partir ? »

Elle parle à son conjoint. Elle lui dit : « On a ici une vie, on a du bonheur, on peut former une famille — mais toi, qu’est-ce que tu fais ? Tu veux t’en aller, tu rêves de partir ? » Elle ne comprend pas.

On écoute la suite. Là, c’est l’homme qui reprend la parole. Il dit :

« Ici, tout est joué d’avance, et l’on n’y peut rien changer. »

Quand quelque chose est joué d’avance, ça veut dire qu’on ne pourra pas changer cela — c’est décidé, c’est comme ça et on ne peut pas le changer quoi qu’on fasse.

Et il dit :

« Tout dépend de ta naissance, et moi je ne suis pas bien né. »

La naissance, c’est quand on vient au monde. Il dit que tout dépend de la naissance — de comment on est né, dans quelle famille, où. Dépendre de quelque chose, c’est quelque chose qui va avoir un impact sur vous, sur lequel vous vous appuyez. Et il dit : « Je ne suis pas bien né. » « Être bien né », c’est être né dans une bonne famille. Et lui, ce n’est pas le cas. Il dit qu’il n’a pas d’argent, qu’il ne peut pas en avoir parce qu’il est né dans une famille pauvre — on peut penser ça —, dans une famille où les choses sont compliquées. Il va devoir travailler beaucoup, rester peut-être pauvre, vivre une vie compliquée. Et lui ne veut pas ça.

On continue. C’est Sirima qui rechante et elle lui dit :

« Là-bas, loin de nos vies, de nos villages, j’oublierais ta voix, ton visage. »

Si tu pars loin de là où on vit, de nos villages — alors c’est une condition — j’oublierais ta voix, ton visage. La voix, c’est ce que vous entendez en ce moment — moi je parle avec ma voix. Et le visage — eh bien, ce sont les yeux, le nez, la bouche — ça, c’est le visage. Donc, elle lui dit que s’il part là-bas, elle va peut-être l’oublier, penser de moins en moins à lui.

On continue. Elle dit :

« J’ai beau te serrer dans mes bras, tu m’échappes déjà là-bas. »

Quand elle dit « j’ai beau te serrer dans mes bras » — ça veut dire « même si je te serre dans mes bras, tu m’échappes déjà, tu es déjà en train de partir ». Quand on dit « j’ai beau faire quelque chose », c’est qu’on n’arrive pas à empêcher l’autre chose. Par exemple, « j’ai beau travailler le français tous les jours, je ne m’améliore pas ». Ou « j’ai beau faire un régime, je ne maigris pas ». Donc, c’est une formule que vous pouvez retenir — « j’ai beau faire quelque chose, alors autre chose ». Ça peut se décliner à tous les pronoms.

Et après, on a Jean-Jacques Goldman qui rechante, puis juste après, Sirima — ils alternent phrase par phrase pendant un moment. Il dit :

« J’aurai ma chance, j’aurai mes droits. »

Il parle de là-bas, d’un autre pays, d’un autre continent — et il utilise le futur du verbe « avoir ». Donc, s’il part, il aura sa chance. Et elle dit « N’y va pas. »

Ensuite il dit :

« Et la fierté qu’ici je n’ai pas. »

La fierté, c’est le caractère de quelqu’un qui est fier — quelqu’un qui est content de ce qu’il a accompli, qui a de l’amour-propre. Et donc, il dit que là-bas, sur cet autre continent, il aura sûrement une fierté, un sentiment d’accomplissement que là où il vit actuellement, il n’a pas. Et elle répond : « Là-bas. »

Et enfin, il dit :

« Tout ce que tu mérites est à toi. »

On mérite quelque chose quand on a fait tout pour l’avoir. Si j’ai bien travaillé, je mérite d’être payé. On dit d’ailleurs : « Tout travail mérite salaire. »

On écoute la suite. Il dit :

« Ici, les autres imposent leur loi. »

Ici, dans l’endroit où ils vivent, ce sont les autres personnes qui font la loi, qui imposent leur loi — qui font ce qu’ils veulent parce qu’ils ont le pouvoir. Et lui ne peut rien faire.

Et après, il dit :

« Je te perdrai peut-être là-bas, mais je me perds si je reste là. »

Ça, c’est joli — c’est poétique comme phrase. Je vous explique. Il dit : « Si je pars là-bas, je vais te perdre. » Il parle à sa femme, à son épouse — si je pars vivre là-bas, évidemment, je vais te perdre, je ne vais plus t’avoir avec moi. Mais, et c’est là la beauté de la phrase : « Je me perds si je reste là. » Si je reste vivre ici, je me perds moi — je vais perdre qui je suis, je ne serai plus moi-même, je vais me perdre, je vais déprimer, je ne vais plus avoir envie de vivre. D’habitude, on dit qu’on perd quelqu’un — mais on ne dit pas qu’on se perd soi-même. Et ici, il dit : « Si je pars, je vais te perdre toi — mais si je ne pars pas, je vais me perdre moi. » Très joli, je trouve.

On continue. Il dit :

« La vie ne m’a pas laissé le choix. »

Il dit : « Pour que je puisse vivre correctement, comme un homme, il faut que je parte — parce qu’ici, je ne vis pas vraiment. Je n’ai pas le choix. » Et après :

« Toi et moi, ce sera là-bas ou pas. »

Il dit à sa femme : « Si tu veux qu’on reste ensemble, si on veut former une famille, on le fera dans un autre pays — là-bas — ou pas du tout. » Il ne lui laisse aucun choix. On dit qu’on pose un ultimatum — il lui pose une condition : « Soit on part, soit on se sépare. »

Et après, la dernière phrase qu’on entend :

« Tout est neuf et tout est sauvage. »

C’est une phrase qu’on a déjà entendue au début de la chanson. Et après, ils répètent les paroles du début — je ne vais donc pas vous les repasser.

Donc, dans cette chanson, ça parle de quoi ? Vous l’avez compris — ça parle d’aller vivre ailleurs. C’est un dialogue entre un homme et une femme, un mari et son épouse, sur le fait que la vie pourrait être meilleure à l’étranger, meilleure là-bas. Elle ne veut pas — elle dit qu’ils peuvent rester là où ils sont. Et lui veut partir — il a un désir d’évasion, un désir de liberté. Donc, c’est une chanson qui parle d’exil, d’immigration, des possibles difficultés de s’installer dans un autre pays. Ça parle aussi peut-être de la différence de caractère entre les hommes et les femmes. En tout cas, c’est une chanson magnifique. Je suis content de l’avoir choisie pour la dernière analyse de chanson de ce podcast — parce que je l’aime beaucoup.

Donc, je vais vous la repasser une dernière fois pour ceux qui veulent l’écouter — pour voir si vous comprenez mieux les paroles. Vous pouvez toujours les retrouver sur mon Patreon — vous pouvez vous abonner, vous aurez les transcriptions écrites de tous les podcasts sur les expressions françaises. Ça permet de mieux travailler le français — et ça me permet à moi de m’aider à produire ce podcast. Sinon, vous pouvez trouver bien sûr les paroles sur Internet, il n’y a aucun problème.

[Musique — « Là-bas », Jean-Jacques Goldman feat. Sirima]

On se retrouve demain pour une nouvelle expression française — mais je ne sais pas encore ce que c’est, je n’ai pas préparé. Ce sera donc la surprise. Merci beaucoup, à bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !


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