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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on est le samedi 22 novembre 2025 — c’est le week-end. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on va parler d’un film culte — bien sûr français, puisque dans cette rubrique, tous les dix jours, je vous présente un film français. Ce film, vous l’avez vu sur l’image du podcast — il s’appelle La Grande Vadrouille.
La Grande Vadrouille
C’est un film qui passe au moins une ou deux fois par an à la télé en France. Les plus vieux le connaissent par cœur, les moins vieux aussi, les plus jeunes le découvrent. En tout cas, c’est un film très, très connu. Il date de 1966 — les années 60 — et a été réalisé par Gérard Oury. C’est une comédie. Un peu comme Les Visiteurs dont je vous ai parlé il y a dix jours, ce film est fait pour faire rire.
Ce film se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, à Paris et en France — ça commence à Paris dans la France occupée. Je vous explique pourquoi on dit « la France occupée » — parce que pendant la Seconde Guerre mondiale, au début du conflit, les Français ont perdu contre les Allemands. Et donc, les Allemands — dirigés par Hitler — ont occupé toute la partie nord de la France. La moitié nord avec Paris, c’est ce qu’on appelait la France occupée — et la moitié sud, c’est ce qu’on appelait la France libre. À partir de 1940-1941, la France était coupée en deux.
Ce film de Gérard Oury réunit deux acteurs très connus : Louis de Funès et Bourvil. Ce sont deux acteurs que les Français connaissaient et connaissent très bien. Ce film fait suite à un autre film du même réalisateur qui s’appelait Le Corniaud — et dans Le Corniaud, qui est très drôle aussi, on retrouvait déjà ces deux acteurs.
Alors, ça parle de quoi ? Au début du film, un avion anglais survole Paris et se fait tirer dessus par la défense aérienne allemande. Il y a trois Anglais qui sautent en parachute au-dessus de Paris — alors que Paris est occupé par les Allemands. Ils sont donc en grand danger.
Mais avant de sauter, ils s’étaient donné rendez-vous aux bains turcs — c’est dans la grande mosquée de Paris, là où vous trouverez des saunas, des hammams, des massages. Donc, les trois Anglais se donnent rendez-vous là-bas après avoir sauté.
Il y a un Anglais qui se retrouve au bois de Vincennes — à l’est de Paris. Il va se faire aider par le gardien du zoo pour rejoindre les bains turcs.
Un deuxième aviateur se retrouve à l’Opéra de Paris. Et à l’Opéra de Paris, le chef d’orchestre — celui qui dirige les musiciens —, c’est Louis de Funès. Il joue un personnage au caractère assez mauvais — on dit « acariâtre », imbu de sa personne. Donc, le deuxième Anglais se retrouve à l’Opéra de Paris et Louis de Funès va devoir le cacher.
Et Bourvil, le deuxième acteur, joue un peintre en bâtiment. Il est en train de repeindre un bâtiment quand l’Anglais arrive sur lui en parachute — et il va faire le choix de l’aider à s’échapper. Dans ce film, Bourvil joue un personnage un peu naïf, assez gentil. Quand on dit qu’une personne est « brave » dans ce sens-là, ce n’est pas forcément un compliment — ça veut dire qu’il est un peu niais, un peu naïf, qu’il se laisse avoir facilement.
Donc, les trois Anglais doivent se retrouver aux bains turcs. Mais comme c’est trop dangereux pour eux d’aller à Paris en tant qu’Anglais, ils vont envoyer Louis de Funès et Bourvil aux bains turcs pour retrouver le troisième Anglais — qui a une grosse moustache. Il s’appelle d’ailleurs « Big Moustache ». Et le code pour se reconnaître, c’est la chanson Tea for Two — tea for two and two for tea, me and you and you and me… Donc, de Funès et Bourvil se retrouvent tous les deux aux bains turcs, chacun cherchant l’Anglais à la grosse moustache. Et ils voient tous les deux un gros monsieur avec une grosse moustache — mais ce n’est pas l’Anglais. Tour à tour, ils tournent autour de ce monsieur dans le hammam, dans la vapeur d’eau, en fredonnant la chanson et en le regardant avec insistance.
Ça s’appelle un quiproquo. Le monsieur à la moustache pense que Bourvil et de Funès s’intéressent à lui. Enfin bref, c’est une scène très connue.
Après, Bourvil et de Funès se reconnaissent grâce à la musique. Ils ne se connaissent pas, mais ils chantent la même mélodie. Alors, il y en a un qui dit « Are you? » en anglais et l’autre répond « You are. » Et après, il y a un dialogue entre deux Français qui essayent de parler anglais — mais avec un accent français terrible. « Are you? You are? Glad? Happy? » L’un demande : « Where is Big Moustache? » L’autre répond : « I don’t know. I don’t understand. » Et le dialogue continue, jusqu’à ce que Bourvil cherche ses mots et dise : « Ah, merde alors — comment on dit ? » Et l’autre : « Mais comment ça, merde alors ? But you’re French! You’re not English? » Parce qu’ils pensaient chacun parler à un Anglais.
Enfin bref — ce film, c’est un bijou. Regardez-le — c’est très drôle. C’est une comédie française des années 60, mais c’est très marrant.
Ce qui est intéressant dans ce film, c’est la façon dont sont représentés les Français et les Allemands. Dans ce film, les Français sont montrés comme tous des résistants, tous courageux — alors qu’en réalité, ce n’était pas le cas. Il y avait des résistants, bien sûr — mais il y avait aussi des Français qui collaboraient avec les Allemands. On appelle ça des « collabos ». Et il y avait des Français qui résistaient à l’occupation allemande — on appelait ça des résistants. Dans ce film, on montre tous les Français comme des résistants — mais c’est une simplification. Il y avait aussi des collabos.
Et dans ce film, tous les soldats allemands sont montrés comme un peu bêtes, un peu ridicules. Bien sûr, c’est une comédie, c’est un film français — mais les soldats allemands n’étaient ni plus bêtes ni plus intelligents que les soldats français.
En tout cas, c’est intéressant de voir la façon dont la Seconde Guerre mondiale est traitée dans le cinéma français et allemand. En France, dès le milieu des années 50, on a eu beaucoup de comédies sur la Seconde Guerre mondiale — on voulait rire de ça. En Allemagne, il n’y a pas eu de comédie là-dessus dans les années 50, 60 ou 70. C’étaient des films sérieux, des films sur la honte d’avoir engendré le nazisme, d’avoir amené Hitler au pouvoir. C’est vraiment intéressant de voir comment l’histoire de cette guerre est traitée différemment des deux côtés.
Donc, dans ce film, vous avez beaucoup de scènes très drôles, beaucoup de quiproquos, beaucoup de confusion entre l’anglais, le français et l’allemand — et c’est ça qui fait le comique du film. Si vous pouvez le trouver, regardez-le. Je pense qu’il se trouve peut-être sur YouTube ou en streaming sur les plateformes.
En allemand, le titre, c’est Die grosse Sause — je ne sais pas si je prononce bien. Dites-moi dans les commentaires comment ça se prononce. Je crois d’ailleurs qu’il y a eu deux titres allemands — le film est sorti en Allemagne un an après la France, mais ça n’a pas bien marché. Il a été ressorti dans les années 70 avec ce nouveau titre.
Enfin bref — voilà pour ma petite présentation du film. J’espère que je vous ai donné envie de le voir. Bien sûr, ça a un peu vieilli — c’est un film des années 60. Si vous cherchez des effets spéciaux, ce n’est pas le film qu’il faut voir. Mais si vous cherchez un film français, avec des acteurs français, pour travailler votre français en vous marrant — regardez-le.
Bien — je m’arrête là pour aujourd’hui. Demain, nouvelle expression française : « de l’huile de coude ». Je vous parle de tout ça demain dimanche. D’ici là, passez un bon samedi. Merci beaucoup, à bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
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