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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le mercredi 3 décembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Le mercredi, c’est le jour des enfants — c’est le jour où les enfants ne vont à l’école que le matin et où l’après-midi, on les emmène faire leurs activités sportives, à la piscine, à la patinoire, au zoo, au parc d’attractions.
1) Le marché de Noël
Et ce matin, je voulais vous parler du marché de Noël — parce que ça aussi, c’est quelque chose que les enfants adorent. Alors Noël — je pense que vous savez ce que c’est. C’est Christmas en anglais. On dit d’ailleurs Merry Christmas pour « Joyeux Noël ». Et pour les Japonais qui m’écoutent — Meri Kurisumasu ! Noël, c’est à la fin du mois de décembre — le soir du 24 décembre. Et en France, dans beaucoup, beaucoup de villes, on installe le marché de Noël.
Alors, les marchés — je vous en ai déjà parlé dans ce podcast. Mais je vais vous en reparler une minute. Le marché, c’est une tradition en France. Dans toutes les villes, il y a un marché une ou deux fois par semaine. Ce sont des commerçants — un primeur, un boucher, un traiteur, un poissonnier — qui se réunissent sur la place du village avec leurs stands et leurs marchandises pour vendre leurs produits. Si vous êtes en France, allez faire le marché — c’est traditionnel, c’est très sympa. On boit un petit verre en terrasse après — un blanc ou un rouge, comme vous voulez. Ça, c’est les marchés en général, toute l’année, dans beaucoup de villes françaises.
Et le marché de Noël, lui, n’existe qu’au mois de décembre. C’est un peu le même principe que les marchés classiques, sauf qu’on va retrouver des choses différentes — et le marché de Noël reste en place tout le mois de décembre. Je vous en parle aujourd’hui parce que je suis allé au marché de Noël de Bayonne le week-end dernier. J’habite près de Bayonne — une ville dans le sud-ouest de la France, près de l’océan Atlantique. La ville a fait construire un marché de Noël sur une de ses places.
Qu’est-ce qu’on trouve dans un marché de Noël ? On trouve souvent les mêmes choses, d’une année sur l’autre. D’abord, tout ce qui est nourriture. Vous pouvez manger sur un marché de Noël — des churros comme à la fête foraine, des sandwichs, des burgers, du vin chaud. Est-ce que vous avez déjà goûté du vin chaud ? C’est du vin rouge qu’on fait chauffer et qu’on assaisonne avec de la cannelle, des oranges, des épices — et moi, j’adore ça. Je n’en bois qu’à Noël, pendant les marchés de Noël, mais j’aime ça. Ça réchauffe bien quand il fait froid.
Ça, c’est la partie nourriture à manger sur place. Mais on va aussi retrouver des produits artisanaux à emporter — des pâtés, du foie gras, du saucisson, des gâteaux de Noël, des sucreries, des fromages de la région — un peu comme sur un marché classique.
Et il y a aussi beaucoup de produits artisanaux qui ne se mangent pas — des petits bijoux fantaisie, des parfums, des bougies, des puzzles, des jouets pour les enfants. Tout un tas d’objets que vous pouvez acheter. Et comme le marché de Noël dure un mois, la ville construit de petites maisons dans lesquelles les commerçants s’installent pour vendre leurs produits. Souvent, il y a aussi quelques attractions.
Au marché de Noël de Bayonne, il y a une grande roue — comme à la fête foraine — et une sorte de manège pour les enfants. C’est très sympa, très bon enfant, vraiment dans l’esprit de Noël et de famille. Les enfants adorent. Et bien sûr, on retrouve aussi le coin du Père Noël — avec le vrai Père Noël —, parce qu’évidemment, le Père Noël existe. Il lui faut juste le temps de mettre sa fausse barbe, sa fausse perruque et son habit — et il est prêt à prendre des photos avec les enfants.
Donc, sur les marchés de Noël, on retrouve tout un tas de choses à acheter, à manger et à boire. Là où j’habite, le marché de Noël est assez petit — mais dans les grandes villes de France, c’est bien plus grand. À Paris, par exemple, le marché de Noël est sur les Champs-Élysées, du côté de la Concorde. Et je crois que le plus grand marché de Noël de France, c’est à Strasbourg — dans le nord-est. Je n’y suis jamais allé, mais si vous habitez dans cette région, allez-y. C’est sympa, il y a une bonne ambiance. La nourriture, c’est assez classique — un peu fast-food, très gras, très sucré —, mais une fois de temps en temps, c’est pas mal. Et surtout, on boit du vin chaud — et ça, c’est top !
2) Expression française du jour : Ne pas dire un mot de travers
Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Ne pas dire un mot de travers. » Ça veut dire quoi ? Et quand est-ce qu’on l’utilise ? Je vais vous dire ça tout de suite, mais d’abord, je vous explique les mots.
« Ne… pas » — c’est la marque de la négation. Vous qui êtes intermédiaires ou avancés en français, vous connaissez ça. « Je ne mange pas » — c’est le contraire de « je mange ».
Ensuite, on a le verbe « dire ». C’est un verbe du troisième groupe qui veut dire parler. Vous le connaissez — mais je vais vous parler d’un emploi un peu spécial. On peut utiliser « dire » au conditionnel pour remplacer « penser que » ou « croire que ». Le conditionnel de « dire » à la troisième personne du singulier, c’est « on dirait ». Suivi de « que », ça donne « on dirait que… » — ce qui veut dire « on pourrait penser que… », « on croirait que… ».
Par exemple : « On dirait que le marché de Noël est cette année plus grand que l’année dernière. » — On pourrait penser que le marché est plus grand. Ou : « On dirait que mon fils a beaucoup grandi. » — On croirait que mon fils a beaucoup grandi. Voilà un emploi spécial de « dire » au conditionnel.
Et donc — je vais vous conjuguer « dire » au conditionnel. Le conditionnel sert à exprimer une condition, une hypothèse, la politesse ou un souhait. « Dire » au conditionnel : « je dirais, tu dirais, il dirait, nous dirions, vous diriez et ils diraient. »
On revient à l’expression — « ne pas dire un mot de travers ». Un mot, c’est ce qui compose les phrases, ce qui permet de parler. Et « de travers » — c’est quelque chose qui n’est pas droit. Si je mets un costume et que ma cravate est mal mise, j’ai la cravate de travers — elle n’est pas droite, elle penche d’un côté. On peut utiliser « de travers » pour beaucoup de choses — les objets, les vêtements, les monuments. La tour de Pise, en Italie, est de travers — elle penche d’un côté, elle n’est pas droite.
Mais on peut aussi utiliser « de travers » pour des choses plus abstraites. « Regarder quelqu’un de travers » — c’est une autre expression française que j’expliquerai en détail un autre jour —, ça veut dire regarder quelqu’un de façon un peu bizarre, de côté, sans le regarder droit dans les yeux. Et donc, « ne pas dire un mot de travers » — c’est n’avoir que des mots qui sont droits, c’est parler de manière très correcte.
Ça veut dire ne pas utiliser de mots inappropriés, ne pas vexer, ne pas choquer. Soit parce qu’on fait attention à ne blesser personne — soit parce qu’on est en face de quelqu’un qui nous impressionne, qui nous stresse, en face de qui on doit faire très attention à ce qu’on dit.
Donc, « ne pas dire un mot de travers », c’est faire attention à ce qu’on dit — et on peut l’utiliser dans deux cas principaux. Le premier — ne pas choquer, ne pas vexer, ne pas utiliser de mots sensibles ou inappropriés. Le deuxième — quand on parle à son patron, par exemple, ou à quelqu’un qu’on respecte, qui nous met la pression, qui nous stresse.
Et ça peut être aussi en famille. Vous êtes au dîner de Noël — le 24 au soir, toute la famille se réunit. Votre frère amène sa nouvelle conjointe pour la première fois. Le dîner se passe bien, vous discutez. Et à la fin, votre frère vous demande : « Alors, t’as pensé quoi de ma copine ? » Et vous lui répondez : « Elle est sympa, elle a l’air intelligente, elle est belle — et elle n’a pas dit un mot de travers. » Ça veut dire qu’elle a fait attention à ce qu’elle disait, a parlé correctement, n’a choqué personne — peut-être pour faire bonne impression la première fois.
On peut dire aussi « ne pas avoir un mot plus haut que l’autre » — c’est la même idée. En anglais, j’ai mis not to say an improper word — mais peut-être qu’il y a une expression plus proche en anglais. Si vous pouvez me le dire dans les commentaires, ça serait top.
Demain, on va parler d’une nouvelle expression française : « raconter des salades ». Est-ce que vous connaissez cette expression ? Sinon, je vous retrouve demain — et si oui, je vous retrouve quand même demain pour que vous puissiez écouter du français et vous améliorer. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !
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