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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le… quel jour on est ? Jeudi — jeudi 20 novembre 2025 — et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Donc, je pense que vous l’avez remarqué — aujourd’hui, il n’y a pas de musique d’introduction.
1) La musique dans le podcast
À partir d’aujourd’hui, il n’y aura plus de musique d’introduction ni de musique de fin. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois que je choisis une musique, eh bien, au bout d’un moment, la personne qui a créé la musique réclame les droits. Je vous explique ce que ça veut dire.
Pour utiliser une musique dans un podcast sur YouTube — en gros sur Internet —, il faut acheter les droits de cette musique. Ça coûte de l’argent. Quelqu’un qui crée une musique, je comprends que c’est du travail et donc cette personne a besoin d’être payée. Pour choisir une musique d’introduction pour ce podcast, j’avais justement fait attention à choisir une musique qu’on appelle « libre de droits ».
Une musique libre de droits, ça veut dire qu’on peut l’utiliser gratuitement — et il y a des sites spécialisés pour ça. Il y a plein de sites où des personnes créent des musiques qu’elles proposent librement — vous pouvez les utiliser pour un podcast, une vidéo, un film, ce que vous voulez. Sauf que le problème, c’est qu’au bout d’un moment, la personne qui a créé la musique réclame les droits. Vous ne pouvez plus l’utiliser sans payer.
Ça veut dire que, par exemple, pour YouTube — si un jour j’arrive à être monétisé, c’est-à-dire à gagner un peu d’argent avec YouTube, ce ne sera pas beaucoup à mon avis, peut-être 10 à 20 euros par mois —, tous les podcasts où j’utilise une musique qui n’est pas libre de droits, eh bien je ne toucherai pas d’argent dessus. Donc, pour éviter ce genre de problème, je ne mets plus de musique dans ce podcast. Comme ça, je suis sûr qu’il n’y a pas de problème de droits d’auteur.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi créer une musique libre de droits pour ensuite réclamer les droits. Autant créer une musique payante dès le départ. Peut-être qu’il y a parmi vous des compositeurs, des personnes qui créent des musiques — si c’est le cas, expliquez-moi parce que j’avoue que je ne comprends pas. Enfin bref — à partir d’aujourd’hui, plus de musique d’intro, plus de musique de fin. Il n’y aura que ma voix du début à la fin.
De toute façon, ce n’est pas la musique qui est importante — ce qui est important, c’est d’écouter du français. Écouter, écouter et encore écouter pour améliorer son niveau. C’est pour ça que je fais ce podcast. Je vous parle de ma vie, de ce que je pense, des expressions françaises — pour que j’aie un sujet sur lequel parler en français. C’est un prétexte. Pour vous, l’important, c’est d’écouter quelqu’un parler français. Moi, j’ai choisi les expressions françaises parce que j’adore ces expressions qui ont été créées et qui ont un sens imagé.
Et pouvoir utiliser ces expressions dans une phrase — pour nous, en tant que Français, c’est déjà marrant. Mais pour vous, en tant qu’étrangers qui apprenez le français, c’est topissime. Franchement, essayez d’en retenir quelques-unes et de les ressortir au bon moment dans une conversation — ça va avoir de la gueule.
Bref, je voulais vous parler d’autres choses aujourd’hui — notamment de mes allergies, parce que je suis allé voir un médecin spécialiste ORL, spécialiste du nez, de la gorge, des poumons. Je vous parlerai de tout ça bientôt. Enfin bref — plus de musique d’intro, plus de musique de fin, plus de problèmes de droits d’auteur.
2) Pétaouchnok et Trifouillis-les-Oies
Et maintenant, on va parler — pas d’une expression — mais de deux mots qui veulent dire la même chose. Ces mots, ce sont « Pétaouchnok » et « Trifouillis-les-Oies ». Ça veut dire quoi ?
On utilise ces mots pour parler d’un lieu lointain — un endroit très loin, imprécis, que l’on ne connaît pas vraiment. On parle aussi d’un trou perdu, d’un bled, d’un tout petit village très, très loin. Donc, quand vous dites à quelqu’un « je vais à Pétaouchnok », c’est que vous partez dans je ne sais quel village de France ou d’ailleurs que vous ne connaissez pas vraiment.
Alors, j’ai pris « Pétaouchnok et Trifouillis-les-Oies », mais on a plein d’autres mots pour décrire ces lieux lointains, ces trous perdus. On peut dire « Tataouine », on peut dire « Tombouctou », « Bab el-Oued ». Mais ces trois mots — contrairement à Pétaouchnok et Trifouillis-les-Oies — existent vraiment. Tataouine, c’est en Tunisie. Tombouctou, c’est au Mali. Et Bab el-Oued, c’est en Algérie.
Pourquoi on utilise ces mots pour dire des lieux très lointains ? C’est un rapport avec le passé colonialiste de la France. La France, à une époque, a annexé des territoires africains et d’ailleurs. Et on retrouve ces mots — qui veulent dire des lieux imprécis et lointains — à cause de ce passé colonial. Mais je ne vais pas m’étendre là-dessus — ce n’est pas l’objet du podcast.
On revient à Pétaouchnok et Trifouillis-les-Oies. D’où ça vient ? Je ne savais pas avant de préparer ce podcast — mais c’est intéressant !
« Péta » — ça vient du mot « perpète ». Et « perpète » avant voulait dire prison. On parlait souvent de la prison de Cayenne — c’est en Guyane française, un territoire français situé en Amérique du Sud, au nord du continent. À Cayenne, il y avait une prison très grande et très célèbre. Et d’ailleurs, quand on dit « j’ai pris perpète », ça veut dire « perpétuité » — la peine maximale de prison. Donc, « péta » vient de cette idée de prison très loin de l’autre côté de l’Atlantique.
Et « chnok » — ça vient de l’alsacien. Ça veut dire « stupide ». L’alsacien, c’est une langue régionale parlée en Alsace, une région de France à l’est. En France, on parle tous français — c’est la langue nationale —, mais on a aussi plusieurs langues régionales. Là où j’habite, dans le sud-ouest, on parle le basque. En Bretagne, on parle breton. Au nord, on parle le ch’ti. À l’est, l’alsacien. Sur l’île de Corse, le corse.
Donc, Pétaouchnok — c’est un lieu très lointain et stupide, en quelque sorte. Ça ne veut pas dire grand-chose littéralement, mais on comprend l’idée — c’est un lieu imprécis, très loin, qu’on ne connaît pas vraiment.
Et l’autre — Trifouillis-les-Oies. Je n’ai pas trouvé d’origine spécifique à ce mot, mais je pense que ça vient du verbe « trifouiller ». Trifouiller quelque chose, c’est prendre un objet dans les mains et le tourner dans tous les sens — le regarder, le remuer, le secouer, le palper. Dans cette notion de trifouiller, il y a une idée de désordre, de quelque chose de pas très organisé. Donc, Trifouillis, c’est un lieu en désordre, un lieu où on n’a pas vraiment envie d’aller.
Et pourquoi les oies ? Parce qu’avant, il y a des centaines d’années, certains villages français avaient des noms d’animaux. Une oie, c’est un animal — c’est comme un gros canard. Donc Trifouillis-les-Oies, ça évoque un tout petit village de campagne où il n’y a personne, où on s’ennuie — vraiment, un endroit où personne ne veut aller.
À quel moment utilise-t-on ces mots ? Imaginons que vous êtes en couple et que l’ami de votre conjoint ou de votre conjointe va se marier. Vous, vous ne connaissez pas cet ami — et en plus, c’est à trois heures de voiture. Votre collègue vous demande : « Qu’est-ce que tu fais ce week-end ? » Vous répondez : « Je vais au mariage d’un ami de ma copine. » Et il vous demande : « C’est où ? » Et vous répondez : « À Pétaouchnok » — ou « à Trifouillis-les-Oies ». Même si vous connaissez le nom du village, répondre « à Pétaouchnok » signifie que vous n’avez pas envie d’y aller — vous y allez par obligation, et vous auriez préféré rester chez vous.
On a aussi Perpète-les-Oies, Bab el-Oued, Tombouctou — il y en a plein. En italien, on dit Canicattì. Et dans votre pays, comment dit-on ? Est-ce qu’il y a un mot pour décrire un endroit où vous devez aller mais que vous n’avez pas envie d’aller ? Dites-moi dans les commentaires sur YouTube — ça m’intéresse bien de savoir.
Demain, on parlera d’un autre mot — pas une expression française mais un mot universel, et ce mot c’est « abracadabra ». Vous connaissez ce mot, mais je vous en parlerai demain. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur YouTube. Et si vous écoutez mon podcast sur Apple Podcasts ou Spotify, vous pouvez me laisser une bonne note — ça serait très sympa et ça permet d’être plus visible dans l’algorithme. Je vous laisse ici — pas de musique de fin — et je vous dis donc à bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !
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