« Piquer du nez » et la dernière fois que j’ai pleuré

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le mardi 25 novembre 2025. J’espère que vous allez bien et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Alors, aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « piquer du nez ». Vous l’avez vu sur l’image du podcast — c’est assez simple à comprendre. « Piquer du nez », ça veut dire « s’endormir » — mais je vous parlerai de ça tout à l’heure, parce qu’il y a quand même quelques précisions à apporter.

1) La dernière fois que vous avez pleuré

Avant, je voulais vous poser une question — c’est quand la dernière fois que vous avez pleuré ? Pleurer, c’est verser des larmes — avoir de l’eau, des larmes qui coulent des yeux. On peut pleurer de tristesse, on peut pleurer de joie aussi. En tout cas, c’est toujours une émotion forte — qu’elle soit positive ou négative, qu’elle apporte du bonheur ou du malheur. On peut aussi pleurer de douleur — la souffrance, que ce soit physique ou psychologique, ça peut faire pleurer.

Quand on est enfant et qu’on tombe par terre, on pleure, on crie. Quand on est enfant et qu’on veut quelque chose absolument, on peut faire une crise, on peut pleurer. Heureusement, quand on est adulte, on ne fait pas ça. Heureusement, en grandissant, on s’assagit, on devient plus sage, plus calme — on maîtrise mieux ses émotions.

Alors, ma question — c’est quand la dernière fois que vous avez pleuré ? Est-ce que vous vous en souvenez ? C’était il y a une semaine, un mois, un an, dix ans, vingt ans ? Je ne vous parle pas de pleurer deux larmes devant un film — certains films sont émouvants, on peut avoir les yeux un peu mouillés. Non, ça, ce n’est pas vraiment pleurer. Je vous parle de vraiment pleurer beaucoup.

Eh bien, moi, la dernière fois — ça fait combien de temps ? Cinq ou six ans, je crois. Et j’ai pleuré en finissant un livre — mais j’ai vraiment pleuré beaucoup. Ce n’est pas uniquement le livre. À cette époque-là, je vivais des choses compliquées dans ma vie, des choses difficiles, des choses tristes — et j’ai lu ce bouquin pour me changer les idées, pour penser à autre chose.

Et ce livre m’a subjugué, il m’a absorbé — et je l’ai lu en deux ou trois jours. Et à la fin, il y a un personnage qui envoie une lettre à un autre — en lisant cette lettre, dans une des dernières pages du bouquin, j’ai pleuré beaucoup. C’était un moyen pour moi d’extérioriser ma souffrance — par rapport à ce que je vivais à l’époque dans ma vie, et par rapport à l’histoire de ce livre. Et ça m’a fait bizarre de pleurer comme ça, parce que je pleure très rarement. Mais là, il y avait plusieurs choses en même temps dans ma vie — une accumulation de choses négatives, difficiles. Et ce bouquin a été ce petit déclic, cette petite chose qui m’a fait pleurer énormément. Je ne pouvais pas m’arrêter. Dans ma tête, je me disais : « Mais arrête ! Pourquoi tu pleures ? » Mais je n’y arrivais pas.

Et vraiment, ça m’a fait du bien à ce moment-là de lâcher prise, de laisser aller ces pleurs. J’étais tout seul, donc je n’ai inquiété personne. Mais vraiment, quand on est adulte, on se souvient des moments où on pleure parce que c’est assez rare.

Généralement, c’est encore plus rare chez les hommes — c’est une généralité, bien sûr. Je pense que les femmes pleurent plus souvent que les hommes. Je n’ai pas de statistiques — en vrai, j’en sais rien — mais c’est un avis personnel. Je pense que les hommes ont souvent été élevés pour ne pas trop montrer leurs émotions. Et donc, de pleurer comme ça, ça m’a vraiment surpris.

Ce livre — je vais vous donner le titre et l’auteur. Peut-être que pour vous qui apprenez le français, c’est un peu dur à lire — mais il n’est pas très long, 180 ou 200 pages peut-être. Si vous avez envie de le lire, on le trouve partout sur Internet. C’est un livre de Patrice Rézeau qui s’appelle Arrête avec tes mensonges. Ce livre m’a vraiment marqué — il est bien écrit, l’histoire est bien amenée, c’est une très belle histoire. Et ça a coïncidé avec une période difficile dans ma vie.

Donc vous — c’est quand la dernière fois que vous avez pleuré ? Et surtout, pour quelle raison ? Si c’est une raison très grave, vous pouvez bien sûr garder ça pour vous. Mais si c’est quelque chose d’un peu original comme moi, laissez-moi un petit commentaire — et on pourra échanger là-dessus.

2) Expression française du jour : Piquer du nez

On va passer maintenant à l’expression du jour : « Piquer du nez. » Il n’y a que trois mots — c’est assez simple.

« Piquer » — c’est un verbe du premier groupe, il se termine en E-R, et il a plusieurs sens. Je vous ai gardé les trois sens les plus courants.

Le premier sens — c’est percer quelque chose, enfoncer quelque chose de pointu dans autre chose. Si vous prenez une aiguille à coudre et que vous mettez le doigt dessus, ça pique. Un moustique peut vous piquer — il enfonce son dard dans votre peau, ça fait un bouton. « Ça pique ! » — voilà ce que ça veut dire.

Le deuxième sens — ça veut dire voler. On peut aussi dire « chaparder », « chiper » — ce sont des synonymes. Si vous piquez quelque chose dans un magasin, vous volez quelque chose. C’est interdit, bien évidemment.

Et le troisième sens — celui qui nous intéresse ici. Ça veut dire tomber vers l’avant, plonger. « Piquer une tête », c’est une autre expression française — ça veut dire plonger dans une piscine, la tête la première. Eh bien ici, c’est ça qui nous intéresse : « piquer du nez », c’est avoir le nez qui tombe vers l’avant — et donc, s’endormir.

Quand vous êtes assis — comme sur l’image du podcast, cette fille en train de réviser — vous avez la tête qui tombe vers l’avant, le nez qui pique vers l’avant, et vous vous endormez la tête dans vos bras. Mais « piquer du nez », c’est s’endormir dans un moment où on n’est pas censé le faire. Il y a une nuance importante — c’est s’endormir quand on ne devrait pas.

Par exemple — vous êtes au collège, au lycée, à l’université, vous écoutez un cours. Vos paupières tombent, vous sentez que vous avez envie de dormir, vous résistez — toute votre force mentale est occupée à résister —, vous n’entendez plus rien au cours, et petit à petit, votre nez tombe vers l’avant, votre tête est lourde, et vous vous endormez. C’est ça, piquer du nez.

Je l’ai fait plein de fois en études supérieures après le bac. Je me couchais très tard, je me levais très tôt, j’étais épuisé. Il y a beaucoup de cours où je piquais du nez. D’ailleurs, j’ai des cours écrits — des feuilles où on peut suivre le trajet du stylo — et à un moment donné, il y a un grand trait vers le bas. C’est le moment où je m’endormais. Parfois, je transperçais même la feuille. Ou alors, ce que j’avais écrit était totalement illisible — j’avais tellement envie de dormir que j’écrivais n’importe comment. Pour réviser après, c’est pratique.

Donc, on peut piquer du nez à l’université, au lycée, quand on écoute un cours. On peut aussi piquer du nez au bureau. Vous êtes à une réunion, le chef d’équipe parle, vous êtes dix autour de la table. Vous l’écoutez et vous avez envie de dormir. Même chose — vos paupières sont lourdes, votre tête est de plus en plus lourde, de plus en plus dure à porter. Vous résistez pour éviter que votre chef vous voie — mais vous piquez du nez quand même, votre tête tombe vers l’avant, vous vous endormez. Et là, c’est la honte.

Alors, d’où ça vient, cette expression ? Elle est assez simple à comprendre une fois qu’on a compris le sens de « piquer ». Cette expression vient des avions et des bateaux. Le nez de l’avion, le nez du bateau — c’est la partie avant. Quand un avion est trop chargé à l’avant, il va pencher vers l’avant — il va piquer du nez. Exactement comme nous, quand on s’endort et que la tête tombe vers l’avant.

C’est un peu différent de l’autre expression qu’on avait vue pour s’endormir : « tomber dans les bras de Morphée ». Quand on tombe dans les bras de Morphée, c’est joli — on s’endort calmement dans son lit. Alors que « piquer du nez », c’est vraiment s’endormir alors qu’on ne devrait pas.

J’espère que vous avez compris l’expression. N’hésitez pas à me laisser une bonne note dans votre application de podcast — cinq étoiles, c’est toujours apprécié — et si le podcast vous plaît, un petit commentaire aussi. C’est ça qui me permet d’être un peu plus visible pour d’autres personnes qui voudraient apprendre le français. Et si ça ne vous plaît pas — eh bien, n’écoutez plus, pas de problème !

Demain, on fera une nouvelle expression française : « être une langue de vipère ». Je vous parle de ça demain — et d’ici là, je vous souhaite de passer un bon mardi. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !


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