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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, c’est le samedi 1er novembre 2025 — et aujourd’hui, c’est un jour férié. Alors, c’est quoi un jour férié ? Un jour férié en France, c’est un jour où on ne travaille pas. Alors, il y a des personnes qui travaillent, mais la majorité des gens ne travaillent pas. Il y a plusieurs jours comme ça dans l’année en France et ça s’appelle un jour férié. Aujourd’hui, ça tombe un samedi — donc normalement, le week-end, la majorité des gens ne travaillent pas —, mais si ce 1er novembre tombe un jour de la semaine, eh bien on ne travaillera pas ce jour-là. Ça s’appelle un jour férié. Pourquoi c’est un jour férié aujourd’hui ?
1) La fête de la Toussaint
Aujourd’hui, comme tous les ans, le 1er novembre, ça s’appelle la Toussaint. Est-ce que vous connaissez cette fête ? La Toussaint, c’est la fête de tous les saints — c’est la fête des morts, le jour des morts. Donc, aujourd’hui en France, il y a beaucoup de Français qui vont aller au cimetière, sur la tombe ou sur les tombes de la famille, afin de penser aux personnes décédées, afin d’honorer leur mémoire. On va nettoyer les tombes, on va apporter des bouquets de fleurs. Ça, c’est la fête des morts, le jour des morts, la fête de la Toussaint.
Pourquoi ça s’appelle la Toussaint ? C’est la fête de tous les saints. « Saint », ça s’écrit S-A-I-N-T. Et cette fête existe depuis très longtemps. Les saints, je vous en ai déjà parlé dans ce podcast, mais je vais vous réexpliquer. En fait, dans le calendrier occidental, du 1er janvier au 31 décembre, toute l’année, chaque jour est dédié à un saint particulier. Il y a saint Thomas, saint Paul, saint Philippe, saint Adrien — ça existe —, saint Maxime — il y a plein, plein, plein de saints différents.
Et en fait, ces personnes ont existé. Ce sont des personnes qui se sont dédiées à une cause et qui sont souvent mortes pour cette cause. On a tué ces personnes parce qu’elles croyaient en Dieu, parce qu’elles voulaient par exemple construire une église dans un village ou convertir des Romains à la religion chrétienne. Et ces personnes se sont fait tuer, se sont fait martyriser — elles ont subi une torture, voilà, elles ont été torturées. Et donc, la religion chrétienne, le pape, l’Église les a reconnus comme des martyrs. Et donc, tous les jours de l’année, il y a un saint différent qui est donné pour chaque jour.
Eh bien, le 1er novembre, c’est la fête de tous ces saints, de toutes ces personnes, de tous ces martyrs. Et comme je vous disais, ça existe depuis longtemps. La première trace de la fête de la Toussaint date du IVe siècle après Jésus-Christ — donc à partir de l’an 300 environ. Il y a plus de 1 700 ans. C’était une fête qui honorait les martyrs dont je viens de vous parler — une fête en l’honneur de ces personnes mortes pour l’Église, mortes pour leur croyance, mortes pour leur foi.
Donc, comment ça se traduit aujourd’hui en France ? D’abord, comme je vous disais, c’est férié, on ne travaille pas. Ensuite, on va aux cimetières, on nettoie les tombes, on apporte des fleurs, on fait une petite prière, une petite pensée pour ceux qui veulent — et après, on va manger au resto. Non mais c’est vrai en plus, c’est souvent ça. On se retrouve en famille et on va tous manger dans un restaurant à la mémoire des disparus.
Donc, aujourd’hui, je vous disais, c’est la fête des morts, la fête des personnes disparues. Mais c’est surtout la fête des fleuristes ! Pourquoi ? Parce que beaucoup, beaucoup de Français vont acheter des fleurs à cette période. Et donc, pour les fleuristes — pour les personnes qui vendent des fleurs, pour les personnes dont c’est le métier —, aujourd’hui, c’est un des plus gros chiffres d’affaires de l’année. Je pense qu’il y a la Toussaint, le 14 février — la Saint-Valentin —, et peut-être la fête des mères au mois de mai ou juin. Mais la Toussaint, vraiment, pour les fleuristes, c’est magnifique. Eux, c’est pas la fête des morts — c’est leur fête à eux, ils sont contents, ils vont faire un bon chiffre d’affaires.
Donc, c’est aujourd’hui la Toussaint — et moi aussi, j’ai une pensée pour les personnes que j’aimais et qui sont disparues. Je ne suis pas allé au cimetière parce que c’est très loin d’ici, très loin de là où je vis — mais j’ai acheté des fleurs. Je pense à eux, j’ai une pensée, je prends un moment pour eux.
Ça s’appelle la Toussaint et c’est une tradition en France — c’est tous les ans, c’est férié, on ne travaille pas — parce que la France a évidemment des racines chrétiennes, des racines catholiques. Aujourd’hui en France, il y a beaucoup de religions représentées et je trouve ça très bien — la mixité, le mélange. Mais les racines du pays sont chrétiennes.
Donc, la Toussaint, la fête des morts, c’est aujourd’hui le 1er novembre. Et hier — donc le 31 octobre, la veille de la fête des morts, le jour d’avant —, c’est quoi ? Eh bien, en France, ce n’est pas grand-chose, mais aux États-Unis, au Canada, dans les pays anglophones, c’est Halloween.
Alors, avant de vous dire pourquoi je fais un lien avec Halloween, je vais vous parler un peu d’Halloween en France. C’est une fête qui ne marche pas beaucoup ici — ça vient des États-Unis, là-bas c’est un carton. Tous les enfants se déguisent en vampires, en sorcières, en monstres, en tueurs en série, en personnages qui font peur — et ils vont sonner chez les gens pour demander des bonbons. C’est en train d’être importé en France, ça vient difficilement — il y a vraiment très peu d’enfants qui vont demander des bonbons chez les gens. Il y a des soirées spécifiques où on peut se déguiser pour Halloween, mais ce n’est pas vraiment dans notre culture.
Pourquoi je vous parle d’Halloween ? Parce qu’aux États-Unis et au Canada aussi, ils ont le jour de la Toussaint le 1er novembre — et la veille, donc le jour d’avant, c’est Halloween. Et Halloween — est-ce que vous savez d’où ça vient ? Est-ce que vous savez ce que veut dire ce mot ?
Halloween, c’est All Hallows’ Eve. The eve, c’est la veille. Et All Hallows, c’est tous les saints. Donc, All Hallows’ Eve — Halloween —, la traduction, c’est « la veille de tous les saints », la veille de la fête de la Toussaint. Donc, on a Halloween le 31 octobre et le lendemain, la Toussaint. On a ici un lien direct entre la Toussaint et Halloween.
Bien, je vais m’arrêter là avec Halloween et la Toussaint — je pense que je vous ai fait une description assez détaillée.
2) Expression française du jour : Se mettre au diapason
On va passer maintenant à la deuxième partie du podcast, où je vous parle de l’expression du jour. Aujourd’hui, l’expression, c’est « se mettre au diapason ». Alors, c’est assez court — on a quatre mots.
« Se mettre » — c’est un verbe. « Se mettre à faire quelque chose », ça veut dire commencer cette chose. Si vous dites « je me mets au piano », c’est que vous allez commencer à jouer du piano. Si vous dites « cette année, je me mets au foot », ça veut dire que vous allez commencer le football cette année. On peut dire « la semaine prochaine, je me mets à travailler » — ça c’est moi ça, toujours à remettre les choses au lendemain. Ça veut dire que vous allez commencer à travailler uniquement à partir de la semaine prochaine. « Se mettre à faire quelque chose », c’est commencer cette chose.
Et donc, bien sûr, je vais vous conjuguer « se mettre à » au présent et au futur. Au présent, ça donne : « je me mets à, tu te mets à, il se met à, nous nous mettons à, vous vous mettez à et ils se mettent à. » Bien sûr, il faut mettre quelque chose derrière. Si vous dites uniquement « je me mets à », ça ne veut rien dire — on attend quelque chose. « Je me mets à travailler », « je me mets au piano », « je me mets devant la télé ». Et au futur, ça donne : « je me mettrai à, tu te mettras à, il se mettra à, nous nous mettrons à, vous vous mettrez à et ils se mettront à » faire quelque chose.
On revient à l’expression du jour — « se mettre au diapason ». « Au » — A-U —, c’est l’article défini, la contraction de « à » et de « le ». On en a déjà parlé plusieurs fois.
Et le diapason — alors ça, c’est quoi ? Ici, on a un sens propre et un sens figuré — donc quelque chose de concret et quelque chose d’imagé. Le diapason concret, c’est quelque chose qu’on peut toucher. Comment je vais vous expliquer un diapason ? D’abord, à quoi ça sert ? Ça sert à accorder son instrument. Quand on fait de la musique — de la guitare, du piano, de la basse, peu importe l’instrument —, on a besoin qu’il soit bien accordé, qu’il joue la bonne note. Et le diapason, quand on va l’utiliser, il va donner la note « la ». Il y a do, ré, mi, fa, sol, la, si, do — eh bien le diapason va donner cette note, le « la ». C’est quoi ? C’est un petit instrument avec deux branches en métal reliées, qui se finissent par une seule tige. Vous allez taper cet instrument sur quelque chose — la résonance, le son, va donner la note « la ». Ça, c’est le sens concret de « diapason ».
Et le sens figuré — c’est la manière de penser de quelqu’un, la façon de faire, la façon d’agir. Donc, se mettre au diapason, c’est commencer à faire comme quelqu’un d’autre, commencer à penser comme quelqu’un. Imiter cette personne, c’est comprendre et adhérer à sa façon de faire. C’est reproduire la façon de faire, la façon de penser — c’est faire comme une autre personne.
On utilise souvent cette expression dans un cadre professionnel. Vous êtes embauché dans une nouvelle entreprise, vous ne connaissez pas la façon de penser du patron, la façon de manager, vous ne connaissez pas la façon de réfléchir en général dans l’entreprise — et donc, vous allez devoir vous adapter, apprendre cette façon de faire, cette façon de gérer les problèmes. C’est ça, se mettre au diapason. Quand vous allez être embauché dans une nouvelle boîte, vous allez vous mettre au diapason de vos collègues, vous mettre au diapason de votre patron. Vous pourrez dire à un de vos collègues : « Il faut que je me mette à votre diapason, il faut que je comprenne votre façon de penser pour pouvoir travailler efficacement. »
Se mettre au diapason, c’est une expression que vous pouvez utiliser partout. On l’utilise plutôt dans le cadre professionnel, mais vous pouvez aussi l’utiliser dans un cadre personnel — avec de la famille, avec des amis — il n’y a aucun problème.
Cette expression vient de la musique. Comme je vous le disais tout à l’heure, le diapason, c’est un instrument qui donne le « la » — et tous les autres instruments vont s’accorder sur cette note. En fait, ici, on a un parallèle entre le fait d’avoir un instrument qui donne une seule note de référence — sur laquelle tous les autres s’accordent — et la façon de penser de quelqu’un — sur laquelle tous les collègues, tous les employés vont s’aligner. On peut imaginer que le diapason, c’est le patron, et les instruments qui s’accordent, ce sont les employés. Les employés vont se conformer, vont faire comme le patron.
En anglais, on dit to get in tune.
Bien — je pense que je vous ai assez expliqué l’expression du jour. Demain, on va parler d’une chanson — c’est ça que je cherchais comme mot. Une chanson de Jean-Jacques Goldman. J’adore cet auteur-compositeur. Malheureusement, il ne chante plus, mais je l’adore quand même. Et la chanson s’appelle Là-bas. Je vous parle de tout ça demain. Je vous souhaite une bonne journée. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
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