Lire la transcription
Voici le texte corrigé :
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le vendredi 5 décembre 2025. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Alors, aujourd’hui, je vais d’abord répondre à une question qu’on m’a posée par mail. Cet auditeur me demandait pourquoi je parle de plein de sujets avant de parler de l’expression du jour.
Dans mon podcast, en première partie, je vous parle de tout et de rien — d’un sujet que je choisis, et ça peut être n’importe quel sujet. En deuxième partie, de temps en temps, je vous parle d’une règle de grammaire. Et en troisième partie, je vous parle d’une expression française qui change bien sûr tous les jours.
Donc, pourquoi je parle de tout et de rien au début, plutôt que de parler uniquement de l’expression du jour ? Je vous parle de divers sujets pour habituer votre oreille au français et surtout pour que vous puissiez découvrir de nouveaux mots de vocabulaire dans tous les domaines. Aujourd’hui, je vais vous parler du calendrier de l’Avent. Et par exemple, si vous ne connaissez pas le mot « calendrier », je vais vous l’expliquer — et vous allez l’entendre aujourd’hui. Peut-être que vous allez comprendre et retenir ce mot. Peut-être que vous allez uniquement comprendre sans le retenir. Eh bien, un autre jour, dans un autre podcast, dans un film, dans un livre, vous allez retomber sur le mot « calendrier ». Et à ce moment-là, votre cerveau va faire la connexion. Et peut-être que la troisième ou la quatrième fois, vous allez l’intégrer définitivement. C’est pour ça que je parle de plein de sujets.
1) Le calendrier de l’Avent
Donc — le calendrier de l’Avent. C’est une tradition européenne — ou plutôt, elle a été créée en Allemagne — et surtout une tradition religieuse, chrétienne. Avant de vous parler spécifiquement du calendrier de l’Avent, je vous explique ce qu’est un calendrier. Un calendrier, c’est ce qui sert à voir les jours dans l’année — du 1er janvier au 31 décembre, 365 jours, chaque jour avec une date différente. Que ce soit sur votre téléphone, sur votre ordinateur ou en version papier, vous pouvez voir quel jour correspond à quelle date. Et on peut y marquer des rendez-vous — chez le médecin, des choses à faire, des rendez-vous amoureux. Moi, mon calendrier sur mon téléphone, je note tout dedans.
Mais aujourd’hui, je ne vous parle pas du calendrier en général — je vous parle du calendrier de l’Avent. Alors, « Avent » — ça s’écrit A-V-E-N-T. Attention, ça ne s’écrit pas A-V-A-N-T. « Avent » vient du latin adventus, qui veut dire « l’arrivée », « la venue ». L’arrivée de qui ? La venue de qui ? Eh bien — l’arrivée de Jésus-Christ, sa naissance le 24 décembre. C’est la tradition chrétienne, catholique. Ce calendrier va donc compter les jours de décembre, du 1er au 24 — l’arrivée de Jésus. C’est pour ça qu’il s’appelle le calendrier de l’Avent.
Je vous disais que ça a été créé en Allemagne — au XIXe siècle, c’est-à-dire de 1801 à 1900. Au début, on donnait aux enfants de petites images religieuses tous les jours avant Noël — des images de saints, de Jésus, de Marie, de Dieu. Et à partir des années 1960, donc du milieu du XXe siècle, on a créé des calendriers de l’Avent avec des petits chocolats et des bonbons derrière des cases — des petites fenêtres qu’il faut ouvrir pour découvrir la confiserie.
Je vous explique comment ça se présente. C’est une sorte de plaque — qui fait peut-être 20 cm par 30, ça dépend des tailles, mais le calendrier de l’Avent classique n’est pas très grand, à peu près la taille d’un cahier, un peu épais. On a 24 numéros notés avec une image de sapin de Noël, de Père Noël ou de Jésus. Et l’enfant à qui vous donnez ce calendrier — parce que c’est principalement pour les enfants — va ouvrir une petite fenêtre chaque jour et découvrir derrière un chocolat ou un bonbon. Les enfants adorent ça.
Dès la fin novembre, on trouve des calendriers de l’Avent dans les magasins et les enfants en réclament forcément un. Ça apprend quoi aux enfants ? Je pense que ça apprend la patience — attendre tous les jours pour manger un bonbon, ne pas tout manger d’un coup. Bien sûr, on a tous fait ça étant enfant — manger plusieurs chocolats en une seule fois. Mais si l’enfant respecte le rythme, ça lui apprend à apprécier les choses et à être patient.
On trouve des calendriers de l’Avent de toute taille et avec tous les designs possibles. J’en ai même vu avec One Piece — pour vous dire qu’on en trouve maintenant avec toutes les licences.
Et depuis les années 2000-2010, on retrouve des calendriers de l’Avent pour adultes — beaucoup plus grands, beaucoup plus chers — avec des petits objets, des échantillons de parfum, des bougies, et même des objets pour adultes ou des petits jeux à faire en couple. Franchement, les commerciaux ne savent plus quoi inventer. Enfin bon, c’est marrant.
J’espère que vous avez compris ce qu’est un calendrier de l’Avent — une tradition d’avant-Noël où les enfants mangent un petit chocolat tous les jours. A-V-E-N-T.
2) Expression française du jour : Avoir l’ouïe fine
Et maintenant, deuxième partie du podcast — l’expression du jour : « Avoir l’ouïe fine. » On peut dire aussi « avoir l’oreille fine. »
« Avoir » — c’est un verbe ou un auxiliaire que vous connaissez. Je vous le conjugue rapidement. Au présent : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez et ils ont. » À l’imparfait : « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez et ils avaient. »
Ensuite — « l’ouïe ». Je vous ai déjà fait un podcast sur les cinq sens — je crois que c’était en mai ou juin. L’ouïe, c’est le fait d’entendre. On entend grâce à l’oreille externe — celle qu’on voit — et à l’oreille interne, qui est à l’intérieur de la tête. L’ouïe, c’est un des cinq sens.
Je vous rappelle rapidement les autres. L’odorat — c’est pour sentir, avec le nez. Le goût — c’est la bouche, pour percevoir les saveurs de la nourriture. Le toucher — avec les doigts, la peau, les pieds — c’est la sensation au contact de quelque chose. Et la vue — avec les yeux. Ça, ce sont les cinq sens. Aujourd’hui, on parle de l’ouïe.
Et le dernier mot de l’expression — « fine ». C’est un adjectif accordé avec « ouïe » — féminin —, donc on dit « fine » et non « fin ». En général, « fin » ou « fine » c’est le contraire d’épais. Mais ici, ça a un sens un peu différent — ça veut dire « bonne », « précise », « développée ». Avoir l’ouïe fine, c’est très bien entendre, vraiment très, très bien.
Je me souviens d’une série des années 90 qui s’appelait The Sentinel. C’était un policier qui avait les cinq sens très développés — il voyait très bien, entendait très bien, avait un toucher exceptionnel, un odorat et un goût très développés. C’était une série américaine des années 90 qui, je pense, a aujourd’hui un peu vieilli — mais c’est l’exemple parfait de quelqu’un qui a l’ouïe fine.
Imaginez — vous êtes à une soirée, il y a de la musique, vous discutez avec des amis — et en même temps, vous entendez votre prénom dans une conversation à côté. Vous entendez qu’on parle de vous alors que vous êtes concentré sur autre chose. Ça, c’est avoir l’ouïe fine.
Autre exemple — vous êtes dans une pièce et on parle dans la pièce d’à côté. Vous collez votre oreille au mur — c’est pas bien, mais on l’a tous fait. Et certaines personnes vont très bien entendre à travers les murs. C’est ça, avoir l’ouïe fine — avoir l’oreille fine, l’oreille perçante, l’oreille aiguisée.
En anglais, on dit to have sharp ears — c’est ce que j’ai mis comme traduction. Si vous avez une meilleure formulation, je suis preneur.
C’est une expression assez simple — à partir du moment où vous comprenez que l’ouïe, c’est l’oreille, c’est le fait d’entendre, l’expression s’explique facilement. « Avoir l’ouïe fine » relève peut-être du langage soutenu — « avoir l’oreille fine », c’est du langage courant. Dans les deux cas, vous pouvez l’utiliser avec n’importe qui — famille, amis, collègues, patron. C’est une expression passe-partout.
Demain, nouvelle expression française : « Surveiller comme le lait sur le feu. » Je vous explique tout ça demain. Laissez-moi un petit commentaire sur YouTube — ça fait toujours plaisir. Vous pouvez aussi m’écrire par mail — vous trouverez mon adresse dans la description des épisodes. Et si vous le pouvez, laissez-moi une bonne note sur Apple Podcasts ou Spotify — c’est ça qui aide à faire connaître le podcast. On se retrouve demain. D’ici là, je vous souhaite une bonne journée. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
Laisser un commentaire