Lire la transcription
Bonjour à toutes, bonjour à tous, aujourd’hui on est le samedi 20 décembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors aujourd’hui on va voir une expression que je trouve rigolote, assez marrante et qui est « ça vaut pas un kopeck ».
1) Les noms de famille en France
Mais avant, je vais vous parler un peu des noms de famille en France. Alors, en France, on désigne une personne par son prénom et son nom. Moi, je m’appelle Adrien, ça c’est mon prénom, et après j’ai un nom de famille. Le nom de famille, il est commun, comme son nom l’indique, à tous les membres de ma famille. Mes sœurs ont le même nom de famille, mes parents, mes grands-parents, etc. Donc, le nom de famille est commun à tout le monde et le prénom va être différent.
En France, on est le pays qui a le plus de noms de famille différents. Dans le monde entier, c’est la France qui a la plus grande diversité de noms de famille. Il y en a plus d’1,2 million de différents. Je vais vous parler un peu de l’histoire de ces noms de famille, comment ils sont apparus en France et pourquoi certains noms de famille sont particuliers.
Les noms de famille en France, ça date du XIIe siècle. Avant cela, on appelait en fait les personnes uniquement par leur prénom. Ça suffisait pour reconnaître une personne de l’appeler par son prénom. On appelait ça le nom de baptême. Mais avec les années qui passaient, le nombre de personnes en France a beaucoup augmenté et il a fallu créer un nom de famille pour différencier les familles, pour différencier les personnes dans les villages.
Au début, il n’y avait que les nobles, que les personnes de grandes lignées, que les riches qui avaient un nom de famille et après ça a été les autres personnes, autant dire les pauvres pour faire simple. Donc on a des noms de famille en France depuis plus de 900 ans. À partir du XVe siècle, donc à partir d’il y a plus de 600 ans, on ne peut pas changer de nom de famille sans autorisation du roi. C’est interdit de modifier son nom de famille sans demander l’autorisation à l’État, l’autorisation au roi.
Alors comment on a créé ces noms de famille ? Pourquoi les noms de famille sont aussi divers en France ? Et d’où ils viennent ? Alors, il y a des familles qui ont comme nom de famille un prénom comme Nicolas, Monsieur Martin, Madame Jean, Monsieur Alain, ces personnes ont un prénom et un nom de famille qui est aussi un prénom. À ce moment-là, je pense qu’en fait c’est un ancêtre, un aïeul qui a donné son prénom à la famille comme nom de famille et donc c’est devenu le même nom pour toute la famille. On va prendre comme exemple Alain Bernard, c’est le premier qui me vient à l’esprit, c’est un nageur français. Eh bien Alain c’est son prénom et Bernard c’est son nom. Donc tous les membres de la famille d’Alain Bernard ont le nom de famille Bernard. Donc ça c’est un prénom qui est devenu un nom de famille.
Après on a des personnes qui s’appellent Monsieur Boulanger, Monsieur Forgeron, Madame Tapissier. Ça, ce sont des noms de métier. Le boulanger, c’est celui qui fabrique le pain. Et donc, ces familles, en général, de père en fils fabriquaient du pain et donc on leur a donné le nom de famille de Boulanger. Et encore aujourd’hui, on a des personnes qui s’appellent Monsieur Boulanger, Madame Forgeron, parce qu’à l’époque, au Moyen Âge, eh bien ces personnes faisaient du pain, ou pour Madame Forgeron, travaillaient le métal pour faire des boucliers, des casques, des épées, etc. Donc le nom de famille en France peut aussi être un nom de métier.
On a aussi des noms de famille qui décrivent une caractéristique physique. On a Leroux, on a Leblond, on a Monsieur et Madame Lebrun, par exemple les frères Lebrun, Alexis et Félix Lebrun, qui sont des joueurs français professionnels de ping-pong, de tennis de table. Eh bien leur nom de famille, c’est Lebrun, alors que tous les deux ils sont blonds. Mais dans leurs ancêtres, dans leur famille, si on remonte des générations en arrière, on va retrouver au début un monsieur ou une dame qui était brun, et donc on les a appelés les Lebrun. La caractéristique physique est devenue un nom de famille.
On a aussi des noms de famille qui décrivent des lieux, des endroits. Monsieur Laporte, Madame Dupré, Monsieur Dupont. Monsieur Laporte, eh bien il a sûrement un ancêtre qui habitait près d’une porte du village, près de l’entrée du village. Madame Dupré, ses ancêtres habitaient sûrement à côté d’un pré. Et Monsieur Dupont, un nom de famille très connu en France, habitait près d’un pont.
Donc je vous répète, on pouvait donner comme nom de famille un prénom, une profession, un nom qui décrit l’apparence physique, un lieu ou aussi une plante. Il y a des messieurs Pommier, il y a des mesdames Pécher, des messieurs Poirier, tout ça ce sont des noms d’arbres, des noms d’arbres fruitiers, peut-être parce que leur famille il y a des centaines d’années possédait des arbres fruitiers.
Mais bien sûr, les noms de famille ont évolué au fil des siècles. Avec la langue qui a changé, avec l’orthographe qui a changé, on a les noms de famille qui ont évolué, et surtout pour un même nom de famille, par exemple Dupont, on peut avoir plusieurs orthographes différentes, ce qui fait qu’on a beaucoup, beaucoup de noms de famille en France.
Et il va y en avoir de plus en plus. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui et depuis quelques années, un enfant peut porter le nom de famille du père, ou de la mère, ou des deux. Maintenant, on peut assembler le nom de famille du père et de la mère et l’enfant aura les deux noms de famille. Imaginez un enfant qui naît, dont la mère s’appelle Marie Laporte et le père Marc Leroux. Eh bien l’enfant pourra s’appeler, selon son prénom, Laporte-Leroux, ou alors Leroux-Laporte, donc les deux noms des parents. Ça veut dire que si on se projette dans quelques années, si on a des enfants qui sont devenus des adultes et les deux parents ont deux noms de famille et ils veulent absolument donner les deux noms de famille aux enfants, ça veut dire qu’on va avoir des enfants qui auront quatre noms de famille. Autant vous dire qu’on n’est pas sortis du bordel.
Enfin bref, ça c’était pour l’histoire des noms de famille en France. Et il y a encore une chose dont je voulais vous parler, c’est qu’aujourd’hui en France et depuis quelques années aussi, on peut payer pour changer une lettre de son nom. C’est possible pour les noms de famille un peu durs à porter, un peu spéciaux.
On a des personnes qui ont des noms de famille en France qui sont des insultes. Par exemple, Monsieur Connard, eh bien c’est dur à porter. Je ne voudrais pas m’appeler Monsieur Connard. Si je m’appelais Monsieur Connard, je pourrais aller en mairie et faire changer une lettre de mon nom. Par exemple, le C en M, ça donnerait Monsieur Monnard. C’est beaucoup plus facile à porter. Ou une Madame Couille par exemple. Imaginez une dame qui s’appelle Madame Couille, franchement c’est spécial, c’est compliqué. Elle pourrait aller en mairie, changer le C en R par exemple et ça donnerait Madame Rouille. Donc on peut faire ça aujourd’hui et depuis quelques années.
Bien, maintenant que je vous ai parlé un peu des noms de famille en France, j’espère que vous avez compris et surtout que ça vous a intéressé. Bien sûr, si vous avez des questions sur la culture française, sur l’histoire, sur nos us et coutumes, ce que vous voulez, vous pouvez me les poser sur YouTube et je me ferai un plaisir d’y répondre dans un de mes podcasts.
2) Expression du jour : Ça vaut pas un kopeck
Donc, maintenant, on va parler de l’expression du jour « ça vaut pas un kopeck ». Alors « ça », c’est la contraction de « cela ». Cela, c’est quoi ? C’est un pronom démonstratif et ça va servir à montrer quelque chose. Quand vous montrez quelque chose en pointant du doigt, vous dites « Ça, c’est une lampe » par exemple. Ou « Ça, c’est une bouteille », donc vous montrez la chose.
Ensuite, on a le verbe valoir. « Ça vaut pas un kopeck », le « vaut » V-A-U-T. C’est le verbe valoir qui est conjugué au présent et donc, en fait, le verbe valoir, il va servir à indiquer le prix de quelque chose, la valeur de quelque chose ou de quelqu’un d’ailleurs, mais plutôt quelque chose.
Et donc je vais vous conjuguer bien sûr le verbe valoir au présent parce que ce verbe on ne l’a pas vu souvent et je vais vous le faire au futur simple. Alors valoir au présent ça donne « je vaux, tu vaux, il vaut, nous valons, vous valez et ils valent ». Et au futur simple : « je vaudrai, tu vaudras, il vaudra, nous vaudrons, vous vaudrez et ils vaudront ».
Ensuite, si on revient à l’expression, on a le mot « pas ». « Ça vaut pas un kopeck ». Le « pas », c’est la négation. En fait, il manque le « ne » ici, entre « ça » et « vaut ». Normalement, on dirait, si on parlait français correctement, « ça ne vaut pas un kopeck ». Mais pour raccourcir, pour que ce soit plus facile à dire, on dit « ça vaut pas un kopeck ». Donc, c’est la négation. Ce dont on parle, le « ça », ce qu’on désigne, ça ne vaut même pas un kopeck.
Et un kopeck, c’est quoi ? C’est un centième du rouble. Le rouble, c’est la monnaie russe. Et donc un kopeck, c’est un centième de rouble. En fait, un rouble, c’est égal à 100 kopecks. Pour convertir en euros pour les Européens qui m’écoutent, en fait, un euro c’est à peu près 94 roubles, on va dire 100 roubles. Donc en fait, un rouble, ça fait environ 1 centime d’euro. Donc, avec 100 kopecks, on a un rouble. Donc, 100 kopecks, c’est environ 1 centime d’euro. Donc, avec 10 000 kopecks, on a un euro. Donc, autant vous dire que quelque chose qui ne vaut même pas un kopeck, ça veut dire que ça ne vaut rien du tout. Et c’est ça le sens de « ça vaut pas un kopeck ». C’est très, très peu d’argent. Ça ne vaut rien. Ça ne vaut presque rien.
Je vous ai mis sur l’image du podcast une vieille voiture dans une décharge toute pourrie. Cette voiture à la vente, elle vaut pas un kopeck. Ça veut dire qu’elle doit être très peu chère. Elle ne doit valoir quasiment pas d’argent. Donc, quand vous voyez quelque chose qui ne vaut quasiment rien, vous pouvez dire « Ça ne vaut pas un kopeck ». Vous pouvez dire aussi « J’ai plus un kopeck en poche » ou alors « Je n’ai plus un seul kopeck en poche », ça veut dire que je n’ai plus d’argent, plus un centime en poche.
Alors je ne sais pas pourquoi on a pris la monnaie russe pour dire ça, franchement je n’en sais rien du tout. On aurait pu prendre aussi la monnaie indienne ou le yen, j’en sais rien. En tout cas on a pris la monnaie russe, le kopeck. Peut-être c’est un auteur de pièces de théâtre ou de livres qui a dû dire ça une fois et on l’a gardé comme une expression française. En tout cas vous l’aurez compris, « ça vaut pas un kopeck », c’est ça ne vaut rien, ça vaut très peu d’argent.
En anglais c’est not worth a damn. Vous pouvez toujours bien sûr me retrouver sur mon Patreon où vous aurez la transcription écrite des podcasts. Si vous voulez lire ce que je dis en même temps que vous écoutez ou tout simplement pour me soutenir et me remercier de produire ce podcast, vous pouvez vous abonner et ça me fera très plaisir. Demain, on se retrouvera pour une nouvelle expression française qui est « mettre en lumière » et d’ici là je vous souhaite de passer une bonne journée. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
Laisser un commentaire