« Coûte que coûte » et les mots valises

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le vendredi 19 décembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors aujourd’hui, on va voir pas vraiment une expression mais plutôt une locution qui est « coûte que coûte ». Mais comme d’habitude, je vous parlerai de ça dans la deuxième partie du podcast.

1) Les mots valises

D’abord, je voulais vous parler un peu de mots valises. Est-ce que vous connaissez ce terme ? Est-ce que vous avez déjà entendu parler des mots valises ? Je vais vous expliquer ce que c’est. Je vais vous donner des exemples. Et après, on fera un petit jeu, je vous poserai quelques questions sur ces mots valises pour que vous essayiez de trouver l’origine de ces mots. Donc je vous explique, un mot valise, c’est un nouveau mot qui est formé avec deux autres mots. En fait, on va prendre le début du premier mot, la fin du deuxième mot, on va les rapprocher et ça va donner un nouveau mot. On va unir deux mots différents et donc on va unir aussi deux concepts. Donc je vous répète, début du premier mot, fin du deuxième mot, on les rassemble et ça fait un nouveau mot.

Je vais vous donner des exemples et vous allez comprendre. Vous connaissez le français, bien sûr, c’est la langue que je parle, vous connaissez l’anglais, c’est la langue qu’on parle en Angleterre et aux États-Unis. Eh bien le nouveau mot valise, c’est le franglais. On a pris le début du mot français avec « fran » et la fin du mot anglais avec « glais » et ça donne le franglais. C’est quoi le franglais ? Le franglais, c’est un peu comme si je parle comme ça : I’m en train d’utiliser different French words in an English sentence, in an English phrase. Ça c’est du franglais. Il y a beaucoup de monde en France qui parle franglais parce qu’on ne parle pas bien l’anglais et donc on va mélanger le français et l’anglais. Donc ça c’est un mot valise. Franglais, je vous répète, c’est un mot composé de français et d’anglais.

Je vais vous donner d’autres exemples pour que vous compreniez bien. Le mot informatique, eh bien c’est un mot valise formé de deux mots différents. Vous ne le saviez peut-être pas, mais informatique, donc tout ce qui a à voir avec les ordinateurs, ça vient du mot information et automatique. On a pris le début d’information avec « info » et la fin du mot automatique avec « matique ». On rassemble les deux parties, ça fait informatique. Donc l’informatique, c’est un mot qui a maintenant peut-être 50 ans, on va dire années 70, eh bien c’était un mot valise à l’époque. On a créé un nouveau mot à la base de deux autres mots. Est-ce que vous comprenez le principe des mots valises ?

On va prendre un autre exemple et là c’est un nom propre. Je ne sais pas si vous le savez mais tous les jeudis, je lis un conte, une légende, n’importe quoi en français pour vous divertir et pour que vous écoutiez du français. Et j’ai déjà fait les contes de Grimm et de Perrault et je vous ai déjà raconté l’histoire de Cendrillon. Cendrillon, Cinderella en anglais, c’est un mot valise. Cendrillon ce n’est pas le prénom de l’héroïne, ce n’est pas le prénom du personnage principal. C’est un surnom qui est donné par les méchantes sœurs. Et cendrillon, c’est un mot valise pour cendre et souillon. Les cendres, c’est ce qu’il va rester après avoir fait un feu dans une cheminée. Et souillon, c’est une femme ou un homme qui est mal habillé, qui est pauvre, qui a des vêtements en lambeaux, qui a des vêtements sales. Et donc les méchantes sœurs de Cendrillon l’ont appelée Cendrillon avec le mot cendre et le mot souillon. Elles ont pris le début du mot cendre avec « C-E-N-D-R » et la fin du mot souillon avec « I-L-L-O-N ». Elles ont rapproché les deux et ça fait Cendrillon. C’est marrant que le conte s’appelle comme ça parce que ce n’est en fait pas le prénom de l’héroïne du personnage principal.

Et un dernier mot valise que je vais vous expliquer rapidement avant de vous poser des questions. Dernier exemple, c’est les Pokémon. Tout le monde connaît le nom Pokémon. Eh bien Pokémon, ça vient de Pocket et de Monster. Donc là, c’est un mot valise anglais. On a pris le début de Pocket et le début de Monster. Sinon ça se serait appelé Pockester, mais c’est vrai que c’est mieux Pokémon. Ça vient donc de Pocket et de Monster, le début des deux mots. En fait, c’est monstre de poche puisque les Pokémon rentrent après leur combat dans des petites balles, des petites boules qu’on peut mettre dans la poche.

Donc maintenant, on va s’amuser, on va jouer. Je vais vous donner des mots, je vais vous laisser quelques instants et vous allez essayer de trouver les deux mots d’origine en français. Alors le premier mot valise dont on va parler, c’est « alicament ». Je vous répète, « alicament ». Je vous laisse quelques instants pour réfléchir. Tic, tac, tic, tac, tic, tac. Je vous répète le mot, « alicament ». Est-ce que vous avez trouvé les deux mots d’origine ?

Eh bien un alicament, ça vient du mot aliment et médicament. On a pris le début du mot aliment et la fin du mot médicament, et ça donne alicament. Donc un alicament, ce sont des aliments qui sont bons pour la santé, qui vont vous aider à être en bonne forme, en bonne santé, comme les médicaments. Donc ici, et comme dans tous les mots valises, on a l’union de deux mots et surtout l’union de deux sens. Les deux mots qui sont unis, qui sont rapprochés, eh bien on va aussi rapprocher leur sens et ce qu’ils veulent dire. Donc, alicament, ce sont des aliments qui sont bons pour la santé.

Allez, on fait un autre mot valise, j’en ai encore deux à vous faire deviner. Le premier, c’est « adulescent ». Je vous répète, « adulescent ». Tic, tac, tic, tac, tic, tac. Je fais un peu d’ASMR en même temps. Alors, adulescent, c’est le mélange d’adulte et adolescent. Donc, on a pris le début du mot adulte et la fin du mot adolescent. Ça fait adulescent. C’est quoi un adulescent ? Eh bien c’est moi. Un adulescent, c’est un adulte qui va aimer les mêmes choses qu’aiment les adolescents. Les jeux de société, les BD, les mangas, les jeux vidéo. Alors je m’intéresse à beaucoup d’autres choses, mais j’aime bien ces choses-là. Donc je suis quand même un peu un adulescent.

Allez, dernier mot valise de la journée et je vais vous parler du mot « clavarder ». Celui-là, c’est le plus difficile. Je vous répète « clavarder ». Clavarder. Est-ce que vous avez trouvé celui-là ? Il est vraiment dur. Clavarder, ça vient de clavier et de bavarder. Le clavier, c’est sur l’ordinateur, ce que vous utilisez pour taper des lettres. Et bavarder, ça veut dire discuter, ça veut dire parler. Donc clavier et bavarder donnent clavarder et en fait, c’est discuter grâce à un clavier. Donc c’est « tchater ». « Clavarder » c’est comme « tchater » en anglais. Alors je vous rassure, en France, on utilise plutôt le mot tchat que le mot clavardage ou clavarder. Mais je pense que mes amis québécois, qui utilisent encore plus le français que nous les Français, peut-être utilisent ce mot clavarder.

Donc tout ça, ce sont des mots valises que vous pouvez utiliser dans une conversation. Il n’y a aucun problème et vous pourrez même, si la personne ne connaît pas le mot, lui expliquer les deux origines, les deux mots d’origine.

2) Expression du jour : Coûte que coûte

Et maintenant, on passe à l’expression du jour ou plutôt la locution du jour qui est « coûte que coûte ». Alors, il y a trois mots dont deux qui se répètent avec le verbe coûter qui est ici conjugué au subjonctif présent. Alors, c’est compliqué comme temps, je vais juste vous rappeler rapidement à quoi peut servir le subjonctif.

On peut utiliser le subjonctif pour exprimer un souhait. Par exemple : « je voudrais que tu sois là pour Noël », « que tu sois là », eh bien « sois », c’est le subjonctif du verbe être. Donc ça, c’est pour exprimer un souhait, une envie.

On peut aussi utiliser le subjonctif pour exprimer une incertitude, un doute, quelque chose dont vous n’êtes pas sûr. Par exemple : « j’ai peur qu’il ne soit pas présent à son concours ». Ici encore, j’ai utilisé le subjonctif du verbe être avec le mot « soit ».

Ensuite, le subjonctif, ça peut exprimer un jugement. On va reprendre l’exemple du concours juste avant : « je crains qu’il n’arrive pas à réussir son concours ». Ici, le « qu’il n’arrive » c’est le subjonctif présent.

Et enfin, le subjonctif peut exprimer une émotion. Un autre exemple avec le concours : « je serais enchanté que nous réussissions ce concours », ou alors « je serais heureux que nous réussissions ce concours ». Ici, c’est le verbe réussir qui est conjugué au subjonctif avec le pronom « nous ». Enfin bref, c’est un peu compliqué comme temps, comme mode d’ailleurs, donc je ne vais pas plus m’attarder que ça.

Et donc on revient à l’expression « coûte que coûte ». Le deuxième verbe ici qui est toujours le verbe coûter, il est encore une fois conjugué au subjonctif. Mais je ne vais pas vous expliquer la grammaire en détails parce que c’est compliqué et ça n’apportera pas grand-chose pour vous. Je vais juste vous dire maintenant ce que ça veut dire. « Coûte que coûte » ça veut dire à tout prix. Peu importe le temps, peu importe les moyens pour arriver à faire quelque chose. On peut dire aussi « quel qu’en soit le coût » ou « quoi qu’il arrive », « quoi qu’il advienne ». Donc « coûte que coûte », vous pouvez dire ça quand vous êtes vraiment motivé à faire quelque chose, que rien ni personne ne pourra vous arrêter.

On peut parler de ça pour l’apprentissage du français : « J’arriverai à parler français coûte que coûte. » Ça veut dire j’arriverai à parler français quoi qu’il arrive. Peu importe le temps que ça va prendre, peu importe mon investissement, un jour j’arriverai à parler français. Coûte que coûte. Ça montre donc une forte volonté, une forte détermination pour apprendre le français. Donc « coûte que coûte », je vous répète, ça veut dire à tout prix, quel qu’en soit le prix. C’est une expression qu’on peut utiliser avec tout le monde, les amis, la famille, le patron, les collègues, c’est du langage courant, donc il n’y a aucun problème.

D’ailleurs en français, on a pas mal de locutions, d’expressions comme ça où on a un verbe, que, et un autre verbe. Par exemple, « advienne que pourra », « comprenne qui veut ». Mais je vous parlerai de tout ça dans un autre podcast, où je vous expliquerai ces expressions et ce qu’elles veulent dire. En anglais, on dit at all costs, tout simplement. C’est comme en français, « à tout prix », et donc « coûte que coûte ».

Demain, nouvelle expression française qui est assez rigolote, que j’emploie de temps en temps et qui est « ça vaut pas un kopeck ». Je vous parlerai de tout ça demain. D’ici là, vous pouvez toujours me retrouver sur YouTube. Merci beaucoup à vous qui m’écrivez quelques commentaires, c’est très sympa pour discuter. Et vous pouvez toujours me retrouver sur mon Patreon où vous aurez un livre à lire et à écouter. Vous retrouverez le livre de Jules Verne Voyage au centre de la Terre que vous pourrez lire puisque j’ai créé une vidéo avec les images du livre, avec le texte et en même temps m’écouter puisque je parle et je lis le livre. Et ça, c’est une bonne méthode pour s’améliorer en lecture et en écoute du français. Donc n’hésitez pas à aller voir sur mon Patreon et sinon à écouter mes vidéos sur vos applications de podcast ou sur YouTube. Merci beaucoup de m’avoir écouté, on se retrouve demain pour de nouvelles aventures et d’ici là je vous souhaite une bonne journée. À bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !


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