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Bonjour à toutes, bonjour à tous, aujourd’hui, on est mardi. C’est le mardi 13 janvier 2026 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Aujourd’hui, on voit quoi ? Une expression française qui est « ça vaut le détour, ça vaut le détour ».
1) Mon moi du passé
Mais avant, je voulais vous parler un peu d’une situation qui ne peut pas arriver mais on va en parler quand même. C’est quelque chose qui est comme de la science-fiction. Je me suis dit : « qu’est-ce que je dirais à moi-même si je pouvais revenir dans le passé ? » Si je pouvais voyager dans le temps et que je me retrouvais à l’âge de dix ans, qu’est-ce que je dirais à mon moi de dix ans ? Qu’est-ce que je lui donnerais comme conseil dans la vie pour éviter les erreurs que j’ai faites entre mes dix ans et maintenant ?
En ce moment, j’ai 41 ans, on va dire 40 ans, donc on parle de moi il y a 30 ans quand j’avais 10 ans. Alors déjà, quand j’avais 10 ans, où est-ce que j’habitais ? J’habitais dans une ville en région parisienne, pas loin de Versailles. Je pense que vous connaissez Versailles grâce à son château. Le château de Versailles, c’est le château le plus connu en France. Donc j’habitais une petite ville, pas loin de Versailles, dans une maison avec mes parents et mes deux sœurs.
Et me voilà à dix ans à rencontrer un adulte que je ne connais pas et cet adulte, c’est le moi d’aujourd’hui. Et le moi d’aujourd’hui, qu’est-ce qu’il va dire en premier à cet enfant de 10 ans, donc dans les années 94 ? Déjà, je me dirais — ou je lui dirais, puisque c’est moi en fait — je lui dirais d’acheter à partir de 2008 du Bitcoin. L’argent avant tout… je conseillerais à Adrien de 10 ans de noter sur une petite feuille « Bitcoin acheté en 2008 » quand le Bitcoin ne valait que quelques centimes de dollars. On en achète dix mille. Aujourd’hui, il est à peu près à 100 000 dollars. Donc, dix mille bitcoin à deux ou trois centimes de dollars, ça coûte pas cher, mais ça ferait aujourd’hui un milliard de dollars. Ça, c’est la première chose. Comme ça, je suis très riche et je peux faire ce que je veux dans ma vie. Meilleur conseil du monde, conseil le plus utile, acheter du bitcoin dès 2008 ou 2009.
Alors, ensuite pour être un peu plus sérieux, qu’est-ce que je dirais à mon moi petit ? Je lui dirais de ne pas être aussi exigeant avec moi-même, de ne pas être si dur envers moi-même, et que les erreurs ça aide. Ce sont les erreurs qui font grandir et donc rater quelque chose, ne pas y arriver, c’est grâce à ça qu’au final, on arrive à quelque chose. Je vous avais déjà parlé il y a quelques mois de ma devise, ce qui est marqué sur mon téléphone tout le temps. Dès que je me réveille, dès que j’allume mon téléphone, il y a une phrase et c’est « de l’échec que naît la réussite ». En japonais, c’est 失敗は成功のもと. Et donc, ça, c’est ma devise. Donc, je dirais au petit Adrien de 10 ans de ne pas être trop dur envers soi, de ne pas s’en vouloir quand on n’arrive pas à faire quelque chose.
Ensuite, je conseillerais à Adrien petit de beaucoup plus voyager. Je n’ai malheureusement pas beaucoup eu l’occasion de voyager. J’espère que je pourrai faire ça plus tard dans les années à venir. Donc, je dirais au petit Adrien de voyager beaucoup et comme il sera très riche avec le bitcoin, il pourra faire ce qu’il veut, aller où il veut, voir ce qu’il veut et voyager dans tous les pays du monde.
Ensuite, je lui conseillerais d’apprendre des langues étrangères beaucoup plus tôt que moi je ne l’ai fait. Je lui conseillerais d’apprendre l’anglais, l’espagnol, le japonais, l’arabe, le chinois, de commencer très tôt les langues afin de maîtriser énormément de langues parce que ça, c’est quelque chose de génial. Pouvoir discuter avec des personnes dans beaucoup de pays du monde dans leur langue maternelle, dans la langue du pays, c’est quelque chose de génial. Donc ça, c’est mon quatrième conseil après le bitcoin. Ne pas être exigeant envers soi-même, beaucoup plus de voyages, apprendre plus de langues — et je pense que si j’avais un peu plus de temps, je réfléchirais à autre chose, mais je pense que c’est déjà pas mal comme conseil.
Ça doit être marrant d’ailleurs, c’est impossible mais d’avoir une conversation avec son moi du futur ou son moi du passé. Là je vous parle d’une conversation que j’aurais avec Adrien qui a dix ans, mais peut-être que le Adrien de soixante-dix ans, dans trente ans, pourrait venir me parler. Et à ce moment-là, qu’est-ce qu’il me dirait ? Je me demande quels seraient les conseils du Adrien de 70 ans s’il venait me parler aujourd’hui.
Et vous, est-ce que vous avez déjà pensé à ça ? Est-ce que vous vous êtes déjà demandé ce que vous diriez à votre moi enfant si vous pouviez revenir dans le passé ? Dites-moi en commentaire si vous avez des idées, je pense que ça peut être intéressant de discuter de ça.
En fait, c’est un peu comme dans le film Retour vers le futur, sauf que dans le film, il faut éviter d’interagir avec son moi du passé pour ne pas créer de problèmes dans le continuum espace-temps, comme le dit si bien le docteur Emmett Brown avec le personnage principal Marty McFly.
2) Expression du jour : Ça vaut le détour
Bien, petite introduction finie, donc on va enchaîner avec l’expression du jour « ça vaut le détour ». Est-ce que vous connaissez cette expression ? Je vais vous l’expliquer maintenant.
Alors le premier mot, c’est le mot « ça ». « Ça », c’est la contraction de « cela ». Et « cela », ça sert à désigner quelque chose, montrer quelque chose, ou parler de quelque chose. Si je vous dis « ça sent bon », quelque chose sent bon dans la maison, c’est sûrement le plat qui est en train de cuire sur le feu. On parle de cela, on parle d’une chose. Donc ici, « ça vaut le détour », on ne sait pas de quoi on parle puisque c’est une expression globale. On pourrait remplacer « ça » par Paris, par la France, par un musée, par une ville, ça peut être plein de choses.
Deuxième mot, c’est « vaut » — V-A-U-T. « Vaut », c’est le verbe « valoir » qui est conjugué au présent, à la troisième personne du singulier. Et le verbe valoir, c’est quoi ? C’est exprimer la valeur de quelque chose. Quand quelque chose a un certain prix, on dit « ça vaut 10 euros ». Mais on peut aussi dire « ça vaut » pour quelque chose sans prix, comme dans l’expression « ça vaut le détour ». Ici, le prix est remplacé par le détour.
Donc ça, c’est le verbe valoir. Et pour rappel, valoir c’est un verbe transitif. Je vous ai déjà fait un podcast là-dessus l’année dernière. Je vais juste vous faire un petit rappel. Un verbe transitif a besoin d’un complément juste après pour avoir le sens complet de la phrase. Ça peut être un complément d’objet direct ou un complément d’objet indirect. Par exemple, le verbe lire — « je lis », ça a du sens, mais pour avoir des détails, on peut dire « je lis un livre ». Je lis quoi ? Un livre. Donc, « un livre », c’est un complément d’objet direct. « Je mange », c’est une phrase, mais « je mange une pomme », c’est plus précis. Il y a un complément juste après, donc c’est un verbe transitif.
Et le verbe intransitif n’a pas de complément d’objet, ni direct, ni indirect. Par exemple, dormir — « je dors » — on ne peut pas mettre de complément d’objet derrière, donc c’est un verbe intransitif. « Je tombe », « il meurt », tout ça, ce sont des verbes intransitifs. Donc pour rappel, transitif = complément derrière, intransitif = pas de complément.
Et les deux derniers mots de l’expression, « le détour ». Le détour, c’est un nom commun. C’est quoi ? C’est quand on s’écarte d’un chemin qu’on avait décidé. Par exemple, vous êtes en voiture et vous avez besoin de recharger la voiture parce que vous voyagez en voiture électrique. Eh bien pour recharger votre voiture, vous avez besoin de trouver une borne et donc vous allez faire un détour de votre route pour chercher un endroit où recharger la voiture. Ça peut être en voiture, ça peut être en vélo, ça peut être à pied. Un détour, c’est faire un changement de chemin, s’écarter de la route.
Donc quand on dit « ça vaut le détour », on parle de quelque chose — un lieu, un restaurant, un musée, une boutique, une ville, ça peut aussi être un objet. Et on dit ça quand cette chose est suffisamment intéressante pour justifier un changement de trajet. On va reprendre l’exemple de la voiture. Vous êtes en train de rouler et vous allez dans une ville à 100 km. Vous êtes avec votre femme, votre mari, et là il vous dit : « tiens si on allait voir le musée de la lampe » — je dis n’importe quoi — « je connais, j’y suis déjà allé, ça vaut le détour, c’est un beau musée, on peut faire un détour, ça vaut le coup parce que ce musée est super ». Donc au lieu d’aller directement dans la ville à 100 km, vous allez faire un détour pour le visiter parce que c’est intéressant.
Donc ça c’est le sens littéral, le sens strict, mais on peut aussi utiliser « ça vaut le détour » pour dire « ça vaut le coup ». Vous discutez avec un ami et lui vous parle d’un restaurant, un très bon restaurant et pas cher. Et il vous dit : « tu peux y aller vraiment, ce restaurant est super, il vaut le détour ». Ici il n’y a pas de notion de changement de trajet, mais c’est une expression pour dire « ce restaurant est top, vas-y, tu ne seras pas déçu ».
Comme je vous disais, on peut parler de ça pour quelque chose de concret, une ville, un musée, un restaurant, mais on peut aussi parler de ça pour quelque chose d’abstrait. Par exemple, la gentillesse d’un pays, d’un peuple, le respect, la convivialité, la chaleur humaine, tout ça ce sont des choses qui valent le détour. « Vas dans tel pays, les gens sont très sympas, leur convivialité, leur chaleur humaine vaut le détour. »
Sur l’image du podcast, je vous ai mis une personne dans une rue, peut-être qu’elle est là parce qu’on lui a parlé d’un magasin dans cette rue qui vaut le détour, et qu’elle est en train de le chercher. Ça vaut le détour, on peut dire aussi « ça vaut le coup d’œil », « ça vaut le coup », ou c’est intéressant, ou vas-y, tu ne seras pas déçu.
En anglais on dit it’s worth the trip. Ça vaut le voyage. On peut dire ça aussi d’ailleurs en français. Ça vaut le voyage, c’est possible.
Bien, est-ce que vous avez compris l’expression ? Comme d’habitude, je vous invite à me laisser une bonne note sur vos applications de podcast et si vous le voulez bien, un petit commentaire sur YouTube ou juste un petit « j’aime », ça aide bien la chaîne. Et demain, on va faire bien sûr une nouvelle expression française. Demain, je vous parlerai d’une expression qui est « la fleur au fusil ». Est-ce que vous connaissez ? Est-ce que vous avez déjà entendu cette expression ? « La fleur au fusil ». Je vous en parlerai demain. D’ici là, je vous souhaite de passer une bonne journée, une bonne après-midi, une bonne soirée ou une bonne nuit suivant l’heure à laquelle vous m’écoutez et on se retrouve donc demain. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
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