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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le lundi 5 janvier 2025. Début de semaine et pas du tout 2025. On est en 2026. J’ai tellement l’habitude de dire 2025. Donc 5 janvier 2026, début de semaine et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une expression qui est « haut comme trois pommes ». Attention, spoiler alerte, ça veut dire « être petit ». Je vous donne le sens tout de suite, d’abord parce que c’est assez évident avec l’image que je vous ai créée pour le podcast, où on voit un petit garçon avec des lunettes. Donc « haut comme trois pommes », c’est « petit ».
1) Moi au collège
Et donc, j’avais envie de vous parler de moi — eh oui, je parle souvent de moi dans ce podcast, de mes pensées, de mon avenir, de mon passé, de comment je vois les choses. Enfin bref, je suis libre, je fais ce que je veux, c’est mon podcast, et j’imagine que si vous m’écoutez, c’est que je suis un petit peu utile dans votre apprentissage du français.
Donc quand j’étais petit, c’était quand ? Eh bien, c’était jusqu’à 14 ans. Jusqu’à ce que je sois en troisième, donc en fin de collège, à 14 ans, j’étais petit. Je n’avais pas beaucoup grandi à l’époque et donc j’étais un des plus petits de ma classe et d’un coup, en moins de six mois, j’ai grandi énormément.
Aujourd’hui, je fais 1 m 82, donc ça va, je suis pas grand, mais je ne suis pas petit. Je pense que je suis dans la norme et donc j’ai grandi très rapidement. En six mois, je ne pouvais plus mettre aucun pantalon, aucun t-shirt, aucune chaussure. J’ai grandi beaucoup très rapidement et ça, ça arrive souvent chez les garçons. Chez les garçons de 12, 13, 14, 15 ans parfois, il y a un pic de croissance intense. Le garçon va prendre beaucoup de centimètres, les bras, les jambes, le corps, de partout en fait.
Et c’est un peu différent chez les filles à cet âge-là — ça arrive avant, ça arrive plus tôt. Le pic de croissance chez les filles, la puberté, le fait d’avoir des formes, d’avoir ses règles, ça arrive plutôt vers 12 ans. Alors que nous, les hommes, le fait de grandir beaucoup, d’avoir une poussée d’hormones, ça arrive plutôt vers 14, 15 ans. Donc c’est marrant au collège de voir la différence qui existe entre les filles et les garçons.
Et cette puberté qui arrive plus tôt chez les filles que chez les garçons, ça se ressent aussi au niveau de l’intelligence, au niveau de l’esprit, au niveau de la façon de penser, de raisonner. À 15 ans, quand on est un garçon, on est encore un enfant. On a envie de jouer avec ses potes, on a envie de faire de la console, de sortir faire du foot, de peut-être lire des livres, mais en général, c’est plutôt sport, les potes, la console et les filles ou les garçons d’ailleurs suivant ce que chacun aime.
Mais les filles à cet âge-là sont déjà beaucoup plus mûres, beaucoup plus matures, réfléchissent déjà beaucoup mieux que les garçons, ont une profondeur d’esprit que les garçons n’ont pas à cette époque. Pourquoi ? Parce que ça fait déjà quelques années qu’elles ont eu leur puberté, qu’elles sont devenues entre guillemets des « femmes ». Je dis bien entre guillemets parce qu’à 15-16 ans, quand on est une fille, on n’est pas vraiment une femme non plus.
Enfin bref, pourquoi je dis tout ça ? Je dis tout ça parce qu’au collège on va étudier les mêmes choses qu’on soit une fille ou un garçon alors qu’il existe cette différence de maturité, cette différence de réflexion, d’intelligence entre les filles et les garçons. Et moi je me souviens qu’au collège, eh bien, on nous a fait lire des livres qui ne m’intéressaient pas du tout.
On m’a fait lire des classiques de la littérature française comme Émile Zola, Honoré de Balzac, comme Maupassant, comme Flaubert. Tout ça, ce sont des auteurs français dont les livres sont évidemment magnifiques, mais je me souviens qu’au collège, je n’avais pas la maturité, je n’avais pas l’esprit encore pour lire ça. Donc j’ai lu ces livres en m’obligeant, en me forçant et ça m’a quasiment dégoûté de la lecture. Heureusement qu’au collège, j’ai eu un prof qui m’a fait lire de la science-fiction.
Le premier livre que j’ai lu au collège s’appelle La Nuit des temps et c’est écrit par Barjavel. Je me souviens avoir adoré ce livre, mais vraiment adoré, et je pense qu’on a tous un livre comme ça, qu’on a aimé en étant enfant et qui nous a fait aimer la lecture. Malheureusement, après, comme je vous disais, on m’a obligé à lire des livres que je n’aimais pas et j’ai un peu quitté la lecture, je lisais plutôt des mangas et des BDs et je trouve que c’est un peu triste de ne pas laisser les garçons et les filles lire ce qu’ils veulent au collège.
Alors évidemment, il faut que ce soit des livres et pas des bandes dessinées, mais le but, c’est bien de faire aimer la lecture. Le but, c’est bien de lire pour apprendre de nouveaux mots. Donc pourquoi ne pas laisser les adolescents lire ce qu’ils veulent et peut-être après présenter leur livre à la classe, au lieu de forcément rester dans le programme scolaire et faire lire des classiques aux enfants qu’ils n’aimeront pas forcément ?
Est-ce que c’est comme ça aussi dans votre pays ? Est-ce qu’on vous a fait lire quand vous étiez au collège des auteurs classiques de chez vous que vous n’avez pas forcément appréciés ? En tout cas, moi, c’était le cas. Alors qu’aujourd’hui, si je lis un classique français comme Victor Hugo ou Zola, je vais aimer le livre. Ces gens-là écrivaient extrêmement bien, j’ai rien à dire là-dessus et je vais aimer ça parce qu’aujourd’hui j’ai la maturité, j’ai le recul, j’ai entre guillemets « l’intelligence » nécessaire pour apprécier cette littérature.
Enfin bref, tout ça pour dire que je pense qu’il faudrait que chaque enfant, chaque adolescent trouve son style de lecture favori, trouve des livres qu’il aime. Aujourd’hui, il existe assez de livres, assez de styles différents pour que chaque enfant, chaque adolescent puisse aimer la lecture et donc enrichisse son vocabulaire et améliore sa façon d’écrire, sa façon de parler et aussi sa façon de réfléchir.
Et ça, ça vaut aussi pour l’apprentissage d’une langue. Si vous voulez vous améliorer en français, je n’ai qu’un conseil ou plutôt j’en ai deux : écoutez du français et lisez du français. Lisez des livres en français, essayez de trouver des livres pas trop compliqués suivant votre niveau bien sûr, et c’est ça qui va vous aider à gagner du vocabulaire, à acquérir, à comprendre de nouveaux mots. Ça marche très bien, c’est ce que je fais pour le japonais et vraiment, j’ai rien à dire sur cette méthode, croyez-moi, ça fonctionne.
C’est pour ça que j’enregistre deux fois par semaine un chapitre d’un livre. En ce moment, je suis en train de sortir sur mon Patreon un livre de Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, où je lis le livre et où vous pouvez lire en même temps le livre pendant que vous m’écoutez. C’est la même chose que ce que j’ai fait pour Le Petit Prince sur ma chaîne YouTube, mais c’est sur mon Patreon. Le livre de Jules Verne, vous le retrouverez sur ma chaîne YouTube à partir du mois d’avril ou mai, je ne sais pas encore. Enfin bref, tout ça pour dire quoi — d’où est-ce qu’on était partis ? J’étais petit au collège, ah oui, haut comme trois pommes.
2) Expression du jour : Haut comme trois pommes
Donc l’expression du jour, ça veut dire petit. « Haut », le premier mot sur les quatre de l’expression, ça veut dire eh bien haut. C’est le contraire de bas. Quelque chose de haut, c’est en hauteur. Imaginez, dans votre cuisine, vous avez des placards qui vont du sol au plafond, qui vont de bas en haut. En bas, c’est le sol, en haut, c’est le plafond. Le haut, la hauteur, ce sont des mots de la même famille, tout comme « hautain ». Est-ce que vous connaissez ce mot « hautain » ou « hautaine » ? C’est un mot qu’on utilise pour une personne qui va prendre les autres de haut. Une personne hautaine va considérer qu’elle est super belle, super intelligente et qu’en face, ce sont des personnes moins intelligentes qu’elle. Pour ceux qui connaissent One Piece, eh bien une personne hautaine dans One Piece, c’est Boa Hancock. L’impératrice Kuja, la chef des pirates Kuja, des pirates serpents, Boa Hancock, c’est quelqu’un d’hautain. Elle est tellement hautaine que pour prendre les gens de haut, elle met sa tête vers l’arrière et elle pointe du doigt la personne. Ça, c’est hautain. « Hautaine » c’est de la même famille que « haut » et « hauteur ».
On revient à l’expression du jour, deuxième mot c’est « comme » — « haut comme trois pommes ». « Comme » c’est « de la même façon que, de la même manière que ». Haut de la même manière que trois pommes. « Trois » c’est le chiffre, un, deux, trois… vous connaissez, et les pommes c’est un fruit. C’est très connu comme fruit, il y en a énormément en France. Et si vous êtes en France, je vous conseille de goûter du cidre. Le cidre, c’est quoi ? C’est une boisson qui est pétillante avec un tout petit peu d’alcool et qui est faite à base de pommes. C’est une spécialité de Normandie, c’est donc une spécialité du nord-ouest de la France et c’est très, très bon. Il y a du cidre doux, plutôt sucré, et il y a du cidre brut, un peu plus amer. Goûtez du cidre si vous ne connaissez pas, c’est magnifique.
Donc, « haut comme trois pommes », je vous ai dit au début ce que ça voulait dire, ça veut dire quelqu’un de petit. Vous voyez sur l’image du podcast, un petit garçon avec des lunettes dans une bibliothèque ou à côté de livres. Et il est petit. Donc, on peut dire que ce petit garçon est « haut comme trois pommes ». Il y a quelques mois, je vous ai sorti en podcast et sur ma chaîne YouTube le conte des frères Grimm, Tom Pouce, eh bien on peut dire que Tom Pouce est haut comme trois pommes. Tom Pouce, c’est un petit humain et il est donc haut comme trois pommes.
Les Schtroumpfs, pour ceux qui connaissent, the smurfs en anglais, ils sont littéralement hauts comme trois pommes. Dans la BD des Schtroumpfs, on les décrit comme ayant une taille de trois pommes. Trois pommes empilées les unes sur les autres, ça fait à peu près 20 centimètres. Donc les Schtroumpfs font 20 centimètres. Enfin bref, on utilise donc « haut comme trois pommes » pour quelqu’un de petit, mais qui ne fait pas forcément 20 centimètres évidemment.
Moi, quand j’étais au collège, comme je vous l’ai dit au début, j’étais petit et donc on pouvait dire que j’étais « haut comme trois pommes » même si je faisais peut-être 1 m 50, 1 m 40, je ne sais pas. En tout cas, je n’avais pas encore grandi. Aujourd’hui, j’ai grandi, tout va bien. Heureusement d’ailleurs parce qu’un homme d’1 m 40, c’est compliqué.
Alors pourquoi on dit « haut comme trois pommes » ? D’où ça vient cette expression ? « Haut comme trois pommes », ça vient du XVIIIe siècle, donc entre 1701 et 1800. À l’époque, on se servait de la pomme comme d’une unité de mesure. Il y avait bien sûr d’autres unités de mesure, mais la pomme en faisait partie. Pourquoi ? Parce que c’est un fruit très courant en France. C’est un fruit qu’on retrouve beaucoup et tout le monde connaît la taille d’une pomme. Et donc de là, on a créé une expression pour dire que trois pommes, c’est 20 centimètres, donc haut comme trois pommes, c’est à peu près la taille de 20 centimètres.
En anglais, on dit knee-high to a grasshopper. Grasshopper, c’est sauterelle et knee-high, c’est hauteur du genou. Donc c’est aussi haut que le genou d’une sauterelle. Alors les Anglais, ils ont fait un truc encore plus exagéré. Quelque chose de petit, c’est à la hauteur du genou d’une sauterelle. D’ailleurs, est-ce que vous connaissez le mot sauterelle ? Vous savez ce que c’est ? C’est un insecte qui va sauter assez loin. C’est un insecte qu’on retrouve l’été, je pense, partout dans le monde, et qui fait des grands sauts. Donc vous voyez, le genou d’une sauterelle, c’est pas très haut, donc ça veut dire très petit. Évidemment, c’est une exagération. Personne n’est aussi petit qu’une sauterelle.
Bien, alors demain — nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle « Le Chameau et les Bâtons flottants ». Elle n’est pas très longue, donc je la ferai en un seul épisode et je vous expliquerai donc tout ça demain pourquoi on parle de chameau et pourquoi on parle de bâtons qui flottent. J’espère que le podcast vous a plu. Laissez-moi une bonne note s’il vous plaît dans vos applications de podcast, Spotify, Apple Podcasts, etc. Un petit commentaire YouTube si vous avez des questions et donc on se retrouve demain pour de nouvelles aventures. À bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !
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