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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le lundi 2 février 2026, bien sûr, je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Et aujourd’hui, je vais vous parler de quelle expression ? « Avoir un appétit de moineau ».
1) Conseils pour apprendre une langue
Mais d’abord, je vais vous faire un petit récapitulatif, une petite méthode de comment apprendre une langue de A à Z. Comment faire pour apprendre une langue efficacement en partant de zéro pour arriver à bien comprendre et bien parler ?
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? D’abord parce qu’évidemment ce podcast est fait pour apprendre les langues, pour que vous puissiez acquérir du vocabulaire, entendre des sujets divers, mais aussi parce que j’ai eu mes résultats d’examens de japonais et bonne nouvelle — je suis très content — parce que j’ai eu mon JLPT N3.
J’ai réussi mon troisième niveau d’examen de japonais et je suis très content. J’avais dit dans un podcast de début décembre que je vous préviendrai quand j’aurais les résultats, et bien voilà, c’est fait ! Maintenant, il ne me reste plus que deux niveaux, le N2 et le N1, qui sont beaucoup, beaucoup plus durs. Et donc, je vais vous dire comment moi, j’ai appris le japonais quasiment tout seul. Je vais vous expliquer ma méthode, comment j’ai fait et comment je fais encore aujourd’hui pour m’améliorer.
Alors comment j’ai commencé à apprendre le japonais ? D’abord, j’ai voulu savoir si, dans la langue japonaise, il y a des intonations nouvelles par rapport à la langue française. Est-ce que, dans les prononciations des lettres et des mots en japonais, il y a des sons que je ne connais pas. Eh bien non ! En français, on a toutes les prononciations du japonais.
Par contre, on n’a pas toutes les prononciations de l’arabe. Je suis en train de commencer très récemment à m’intéresser à la langue arabe. Et il y a beaucoup de sons qu’il n’y a pas en français. Alors qu’en japonais, on a tous les sons.
Donc ce qui est important, c’est de bien travailler son oreille, de bien écouter les lettres, bien écouter les sons, bien écouter les prononciations des mots, pour faire la différence entre un son et un autre. Pourquoi c’est important de faire ça au début ? Parce que si vous ne faites pas ça, vous allez confondre des sons et ce sera très dur après de corriger.
En ce moment, sur mon podcast pour les débutants, je suis en train de détailler tous les sons en français. Par exemple, le son « on », le son « an » et le son « in ». Ce sont des sons en français qui se ressemblent, mais ce ne sont pas les mêmes. Donc si vous voulez commencer à apprendre une langue aujourd’hui, ma méthode c’est d’abord de reconnaître les sons, d’entendre des mots, d’entendre les lettres, la prononciation des lettres, et d’arriver à les reconnaître et surtout à les prononcer.
Alors, comment on fait ça ? Je vous dis, moi, ce que je fais pour l’arabe en ce moment et ce que j’ai fait avant pour le japonais. J’utilise beaucoup l’application Anki. Sur Internet, vous pouvez trouver cette application gratuite — A-N-K-I — et vous pouvez télécharger aussi gratuitement ce qu’on appelle des decks. Des decks, ce sont des paquets de cartes mémoires que vous allez télécharger et qui après vont vous poser des questions sur ce deck.
Là récemment, j’ai téléchargé un deck avec l’alphabet arabe. Donc au recto de l’image, il y a une lettre arabe et au verso, il y a l’écriture française entre guillemets et surtout la prononciation du mot. Donc quand vous lancez l’application Anki, vous allez voir une lettre, peut-être que vous ne connaissez pas, vous allez taper sur « réponse » et ça va vous donner la prononciation. Si vous connaissez déjà la lettre, Anki, l’application va vous redemander plusieurs minutes ou plusieurs jours plus tard. Et c’est comme ça que j’ai commencé à apprendre le japonais, et c’est comme ça que je commence à apprendre l’arabe.
Et en parallèle, qu’est-ce que j’ai fait ? Eh bien j’ai écouté beaucoup de podcasts pour débutants. Il faut vraiment au début — et même après — beaucoup, beaucoup écouter. Même si on ne comprend pas, même si on ne comprend que 1, 2, 5, 10% du podcast, c’est important d’écouter. Pourquoi ? Pour que le cerveau s’habitue au rythme, s’habitue à la prononciation, s’habitue à la façon de parler, la façon de créer les sons.
Et vous allez voir qu’au fur et à mesure, vous allez commencer à comprendre de mieux en mieux. Donc ce qui est important pour moi au début, quand on commence à apprendre une langue, c’est les prononciations des sons, l’alphabet, et si deux lettres font un autre son, il faut apprendre ça aussi. Je vous parlais du « an », du « on » et du « in » en français. « an », ça peut être A-N, E-N. « on », ça peut être O-N, même parfois O-M. « in », ça peut être I-N, I-M, U-N. Donc tout ça ce sont des sons à connaître, à savoir distinguer et surtout après à savoir prononcer. Encore plus si dans votre langue ces sons n’existent pas.
Comme je vous disais j’ai commencé l’arabe. La première lettre de l’alphabet c’est « alif ». En français ça n’existe pas mais « alif », ça ressemble un peu au « a ». Donc les prononciations, on les a en français. Par contre, après, il y a des sons comme le « ssè » qui se fait avec la langue entre les dents. Et ce son, dans la langue arabe, on ne l’a pas en français. Donc c’est important de savoir toutes ces différences, de comprendre ces différences entre votre langue et la langue que vous voulez apprendre — j’espère le français — avant de se plonger dans autre chose.
Donc après on fait quoi ? Une fois que vous connaissez les sons, une fois que vous avez commencé à écouter des podcasts en français, c’est bien d’étudier un tout petit peu la grammaire. Pas beaucoup au début. Juste pour comprendre comment se forme une phrase. En français, la base d’une phrase, c’est « sujet, verbe, complément ». Un exemple : « je mange une pomme ». Je, sujet, mange, c’est le verbe, une pomme, c’est le complément. Donc ça, c’est la grammaire de base qu’il faut connaître au début pour comprendre comment se forme une phrase et pour que votre cerveau arrive à mieux comprendre les podcasts que vous écoutez.
Et ensuite, au fil des semaines, au fil des mois, vous pouvez apprendre de nouvelles règles de grammaire. Comment j’ai fait moi pour le japonais ? J’ai pris la liste des règles de grammaire demandées pour le premier niveau du japonais, pour le JLPT N5. Il y a des listes toutes faites avec les règles de grammaire qu’il faut connaître. Et donc j’ai pris des feuilles bristol, des feuilles un peu cartonnées, et j’ai commencé à étudier la grammaire. Mais je continuerai à vous parler de tout ça demain.
Demain je vous ferai une deuxième partie sur comment continuer à apprendre une langue. À partir du moment où vous avez compris l’alphabet, vous avez réussi à distinguer des sons, à partir du moment où vous avez commencé à écouter des podcasts en français pour débutants, qu’est-ce qu’on fait ensuite ? Eh bien, je vous parle de tout ça demain. Il y a encore plein de choses à dire, plein de choses à voir afin de bien apprendre une langue.
2) Expression du jour : Avoir un appétit de moineau
Mais tout de suite, on passe à l’expression du jour. Et aujourd’hui, c’est « avoir un appétit de moineau ». Alors, dans cette phrase, le premier mot, c’est « avoir ». Avoir, je vous en ai déjà parlé plusieurs fois. C’est un verbe ou alors un auxiliaire pour les temps composés et je vais vous le conjuguer au conditionnel.
Ça va me permettre de vous refaire un petit point sur c’est quoi le conditionnel et à quel moment on l’utilise. Alors le verbe avoir au conditionnel, ça donne : « j’aurais, tu aurais, il aurait, nous aurions, vous auriez et ils auraient ». Il existe aussi un conditionnel passé, mais ce n’est pas ça le sujet du jour.
À quoi ça sert le conditionnel ? Eh bien ça sert à plusieurs choses. La première chose, c’est comme son nom l’indique pour exprimer une condition, une hypothèse, et ça, ça se forme avec : si + un temps à l’imparfait et après le conditionnel. Je vous répète : « si + imparfait » et en deuxième partie de phrase, conditionnel. Souvent quand on a le mot si dans une phrase, c’est que c’est une condition, une hypothèse. Je vous donne deux exemples. Par exemple : « si j’avais de l’argent, j’achèterais une voiture ». La condition, c’est d’avoir de l’argent et la conséquence, c’est de pouvoir acheter une voiture. « Si j’avais de l’argent », c’est « si + imparfait », alors j’achèterais une voiture. Et le « j’achèterais » ici, c’est du conditionnel. Un autre exemple : « Si tu allais mieux, nous pourrions partir. » Si tu allais mieux, « si + imparfait », nous pourrions partir. « Pourrions », c’est le conditionnel du verbe pouvoir. Donc la première chose du conditionnel, c’est l’hypothèse, la condition.
Ensuite, deuxième emploi, c’est pour exprimer la politesse. Exemple : « Pourriez-vous m’ouvrir la porte s’il vous plaît ? » « Pourriez », c’est le conditionnel du verbe « pouvoir ». Donc en fait vous demandez quelque chose poliment. On pourrait dire « Pouvez-vous m’ouvrir la porte s’il vous plaît ? » C’est du présent, ça marche tout à fait, mais « pourriez-vous », c’est encore plus poli.
Et enfin, troisième utilisation du conditionnel, c’est pour un souhait, quelque chose que vous voudriez faire. Exemple : « j’aimerais partir en voyage ». « j’aimerais », ici c’est le conditionnel du verbe « aimer ». On peut dire aussi « nous voudrions moins travailler » — c’est un souhait. « Nous aimerions, nous voudrions moins travailler », c’est les conditionnels des verbes aimer et vouloir. C’est un souhait, quelque chose qu’on voudrait faire, mais qu’on ne peut pas forcément.
Donc je vous rappelle les trois emplois qu’on a vus aujourd’hui du conditionnel : une condition ou hypothèse, la politesse, et un souhait. Alors tout ça pour dire qu’on étudie une expression française — et oui, vous l’avez peut-être oublié — mais on parle de « avoir un appétit de moineau ».
Alors un appétit, je pense que vous connaissez ce mot, c’est quand on a faim. « J’ai de l’appétit », ça veut dire « j’ai faim ». Quelque chose d’appétissant, c’est quelque chose qui donne envie de manger. Si vous dites « cette personne a un gros appétit », ça veut dire « cette personne mange beaucoup ».
Et ensuite, on parle d’un moineau. C’est quoi un moineau ? C’est un petit oiseau. C’est un petit oiseau tout mignon et qui est d’ailleurs en train de — pas disparaître, mais — diminuer en population. Avant, quand j’étais enfant, à Versailles, à Paris, il y avait beaucoup de moineaux et très peu de pigeons. Aujourd’hui, les pigeons ont pris la place. D’ailleurs, c’est un gros problème à Paris, les pigeons. Est-ce que vous saviez qu’il est interdit de nourrir les pigeons à Paris ? Si vous lancez du pain dans un parc pour des pigeons, eh bien c’est interdit. Alors, personne ne va rien vous dire, mais quand même, il faut savoir qu’à Paris, il y a un gros problème avec les pigeons parce qu’il y en a trop. Pigeons et rats à Paris, c’est un problème. Donc le moineau — parce que c’est ça l’oiseau de l’expression — c’est un tout petit oiseau. Tapez sur Internet « moineau », vous verrez, c’est tout mignon.
Alors ça veut dire quoi, avoir un appétit de moineau ? Je pense que vous pouvez le comprendre avec l’image du podcast et avec ce que je viens de vous raconter. Je vous ai dit : avoir un gros appétit, c’est manger beaucoup. Le moineau, c’est un petit oiseau, donc c’est comme si on disait avoir un petit appétit. Donc, ne manger que très peu, pas beaucoup manger. Manger un tout petit peu et après « ah, j’ai plus faim ». Et bien là, je pourrais dire : « j’ai un appétit de moineau ». Donc c’est une expression à utiliser quand quelqu’un ne mange pas beaucoup.
Imaginez, vous invitez quelqu’un au restaurant, peut-être pour un rendez-vous galant, pour un date comme on dit, avec un homme, avec une femme, et la personne mange très, très peu. Vous, vous êtes en train de vous goinfrer et l’autre en face ne mange que très peu. Vous pourrez lui dire « dis donc, t’as un appétit de moineau ». Et à l’inverse, quelqu’un qui mange beaucoup, on dit « un appétit d’ogre ». Et peut-être que je vous parlerai de cette expression une autre fois.
Alors pourquoi on dit ça ? On dit ça parce que les moineaux sont de tout petits oiseaux. Mais en fait, c’est faux. Les moineaux mangent beaucoup. Les oiseaux en général, comparés à leur poids, mangent énormément. Donc on dit avoir un appétit de moineau pour quelqu’un qui ne mange pas beaucoup, alors qu’en fait c’est faux. Les moineaux, les oiseaux en général, mangent beaucoup par rapport à leur poids. Donc, ça, c’est une vue de l’esprit. Les oiseaux sont voraces.
Est-ce que vous avez compris ? J’espère que oui. En anglais, c’est la même chose. On dit manger comme un oiseau — to eat like a bird. Donc, c’est à peu près la même expression qu’en français. Sauf que nous, en français, on a utilisé une espèce d’oiseau spécifique. Si vous voulez approfondir un peu tout ça, vous pouvez vous abonner à mon Patreon et vous aurez accès aux transcriptions des épisodes et à des podcasts exclusifs. D’ailleurs, merci beaucoup à tous mes abonnés sur Patreon.
Demain, on fera une nouvelle expression française qui est « du jus de chaussettes ». Est-ce que vous connaissez cette expression ? J’espère que non, parce que je vais vous en parler demain, et on continuera donc sur mes conseils pour bien apprendre une langue pour que le temps passé à apprendre soit efficace. Il ne me reste plus qu’à vous dire au revoir, je vous souhaite de passer une bonne journée, une bonne soirée, une bonne nuit et on se retrouve demain pour de nouvelles aventures. À bientôt ! Bye bye ! Hasta luego ! Matane !
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