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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est dimanche, dimanche 8 février 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors, aujourd’hui, je devais vous parler soit de mon nouveau micro, soit du saut à l’élastique. Je n’ai pas encore reçu le micro, je pense que ça sera pour demain.
1) Saut à l’élastique
Et donc, je vais vous parler de saut à l’élastique. Hier, je vous ai parlé de saut en parachute. Je vous disais que j’ai déjà sauté deux fois en parachute, donc sauté d’un avion dans le vide avec un sac à dos qui contient un parachute. Aujourd’hui, je vous parle de saut à l’élastique parce que ça aussi, je l’ai déjà fait.
J’ai sauté à l’élastique quand j’avais 16 ans, donc j’étais adolescent, et je vais vous raconter à quelle occasion. Pour ceux qui m’écoutent tous les jours ou très souvent, vous savez que je suis né à Versailles et j’ai grandi à côté de Versailles.
Et à Versailles, comme je vous le disais hier, il y a le centre d’entraînement de la gendarmerie. Il y a les gendarmes entre guillemets classiques et il y a le GIGN, Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale. On va dire que c’est l’élite des gendarmes. Eh bien tous les ans, à Versailles, la gendarmerie organise des portes ouvertes.
Alors c’est quoi des portes ouvertes ? Des portes ouvertes, c’est un événement où vous allez pouvoir découvrir les métiers de la gendarmerie, mais ça peut être les métiers d’une entreprise, ou pour découvrir les produits que vend l’entreprise. On a souvent des journées portes ouvertes chez les vendeurs de voitures, peut-être dans les musées parfois, ou dans les entreprises. Et donc, vous pouvez entrer, c’est gratuit et vous pouvez discuter avec les vendeurs, avec les employés, avec tout un tas de monde pour connaître plus d’informations sur l’entreprise, sur le musée, sur l’entité qui fait des portes ouvertes. Et tous les ans, à Versailles, il y a — ou il y avait, je ne sais pas si ça existe encore — les portes ouvertes de la gendarmerie.
En fait, ce sont les gendarmes qui vont accueillir des personnes pour leur montrer, pour leur expliquer le métier de gendarme. Donc souvent ce sont des personnes qui cherchent un emploi ou alors des jeunes qui veulent s’engager dans la gendarmerie. Donc c’est à Versailles, d’ailleurs c’est à Satory, en haut de Versailles. Et à cette occasion, pendant les portes ouvertes, les gendarmes nous montrent des jeeps, des chars, un avion — ce sont les appareils utilisés par les gendarmes — mais on a aussi des stands où vous allez pouvoir faire une expérience de quelque chose.
Et tous les ans, il y avait plusieurs stands possibles avec plusieurs expériences. Il y avait le stand de tir, donc d’apprendre à tirer avec une arme. Il y avait aussi le stand de plongée sous-marine. Donc vous aviez un gros cube en verre avec de l’eau et on vous mettait une combinaison, des bouteilles pour pouvoir respirer sous l’eau, et donc les gendarmes apprenaient pendant ces portes ouvertes aux civils, aux autres personnes, à respirer sous l’eau avec des bouteilles.
Et le dernier stand qui existait, c’était le stand de saut à l’élastique. En fait, j’ai sauté d’une plateforme de 80 mètres de haut. C’est comme une grue qui est au sol avec une nacelle, un endroit pour monter. On monte et on monte et on monte et la plateforme monte à 80 mètres de haut. De Versailles, qui est au moins à 20-30 km de Paris, je voyais la Tour Eiffel. Du haut de la plateforme, je voyais Paris, je voyais la Tour Eiffel, c’était impressionnant. Donc, malheureusement, pour faire cette attraction, pour faire cette expérience, il y avait pas mal de queue. Il fallait attendre longtemps son tour.
Donc je suis dans la queue avant de monter sur la plateforme et juste devant moi, il y a une fille qui monte sur la plateforme avec l’élastique accroché au pied et à la taille et elle monte… elle monte… et là-haut, elle a peur, elle ne veut pas sauter et ça dure des plombes, des minutes et des minutes et des minutes. Et nous en bas on gueulait, on disait : « Saute, saute ! » Alors qu’elle avait peur là-haut et qu’elle voulait pas sauter, tout le monde en bas : « Vas-y, saute, dépêche-toi, saute, saute ! » Ah, je m’en souviens comme si c’était hier. Et finalement, elle n’a pas sauté, la peureuse — elle est redescendue avec la plateforme pour laisser la place à qui ? Eh bien à moi.
Moi je suis monté, donc là où j’ai vu la Tour Eiffel, j’ai regardé autour et j’ai regardé le sol et à 80 mètres de haut, je peux vous dire que le sol et les gens sont tout petits. 80 mètres de haut, c’est à peu près un immeuble de 30 étages — donc imaginez, vous êtes à une fenêtre dans un immeuble au 30e étage et vous sautez dans le vide. Eh bien je peux vous dire que c’est impressionnant. C’est beaucoup plus impressionnant que le saut en parachute.
Pourquoi ? Parce qu’il n’y a quasiment pas de résistance de l’air. Quand on saute à 5000 mètres de haut, le temps qu’on tombe, il y a le vent, il y a l’air qui résiste. Alors qu’en élastique, à seulement entre guillemets « 80 mètres » de hauteur, on saute dans le vide et on a l’impression qu’on va s’écraser comme une patate sur le sol. On a l’impression qu’on va mourir, qu’on va s’écraser la tête la première. Mais évidemment, l’élastique est bien attaché et avant d’arriver au sol, on remonte et on redescend. Moi, j’ai trouvé ça génial.
Sauf qu’après, une fois que je suis redescendu sur Terre et que je marchais, j’avais plein de petits points rouges sur le cou. Pourquoi ? Parce qu’en fait, je pense que le sang, avec la tête en bas, est monté trop vite au cerveau. Et donc, ça a fait éclater de petits vaisseaux sanguins dans mon cou. Alors, ça m’a pas fait mal, mais ça m’a fait un peu peur quand même. Et donc, c’était ça mon expérience de saut à l’élastique.
J’aime bien les expériences comme ça. J’aime bien faire des choses qui sortent de l’ordinaire, mais c’est vrai que là, ça fait quelques années que je n’en ai pas fait. Et peut-être que dans un autre épisode, je vous parlerai des choses extraordinaires que j’ai envie de faire, des choses un peu folles, que je n’ai pas encore faites et que je veux faire. Mais ça, ça sera pour un autre podcast parce qu’il est temps maintenant de passer à l’expression du jour.
2) Expression du jour : Arrondir ses fins de mois
Alors, comme vous avez pu le voir sur l’image du podcast, on parle de l’expression « arrondir ses fins de mois ». Dans cette expression, il y a combien de mots ? « Arrondir » un, « ses » deux, « fins » trois, « de » quatre, « mois » cinq. Cinq mots. Le premier mot, c’est un verbe, comme souvent dans certaines expressions — c’est le verbe arrondir.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire rendre rond quelque chose. Imaginez que vous êtes en train de travailler un meuble, de construire un meuble peut-être, et le meuble, vous le trouvez trop carré. Les angles sont trop aiguisés, trop pointus, et donc vous allez essayer d’arrondir le meuble, d’arrondir les angles, de les rendre moins pointus. Là, c’est le sens premier d’arrondir les angles, et il y a un autre sens que je vous expliquerai un autre jour. Donc arrondir, c’est rendre rond quelque chose.
Et donc, je vais vous le conjuguer au présent et à l’imparfait. Alors, arrondir au présent, ça donne : « j’arrondis, tu arrondis, il arrondit, nous arrondissons, vous arrondissez et ils arrondissent. » Ce n’est pas facile à dire, ce n’est pas facile à prononcer, donc entraînez-vous bien à faire ces conjugaisons. Ensuite, à l’imparfait, arrondir, ça donne : « j’arrondissais, tu arrondissais, il arrondissait, nous arrondissions, vous arrondissiez et ils arrondissaient. » Là aussi, c’est pas facile à prononcer et c’est donc un verbe du deuxième groupe.
Ensuite, deuxième mot de l’expression, on a « ses » — S-E-S. Ça, c’est quoi ? C’est un déterminant possessif. Alors moi, à l’école on disait « pronom possessif » je crois, aujourd’hui on dit « déterminant », mais bon peu importe. En fait, c’est pour montrer que quelque chose appartient à une personne. « Son vélo », c’est le vélo de cette personne. « Ton vélo », c’est le vélo qui t’appartient. « Ses vélos », c’est que la personne a plusieurs vélos. Et donc là, c’est « fins de mois » — ce sont les fins de mois. Il y en a plusieurs, appartenant à une personne.
Et les fins de mois, c’est quoi ? C’est tout simplement la fin du mois, donc les derniers jours du mois. Mais c’est quoi donc « arrondir ses fins de mois » ? Pourquoi on dit ça, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire gagner un peu d’argent en plus de son salaire. Alors il y a plusieurs façons de faire ça. Vous pouvez, comme sur l’image du podcast, faire un métier en plus, quelques heures à temps partiel, quelques heures en intérim, qui vont vous permettre de gagner un peu plus d’argent. Vous pouvez aussi vendre des objets. « Je vends quelque chose pour arrondir mes fins de mois. » Donc c’est vraiment l’idée de gagner un peu d’argent en plus pour compléter son salaire.
Pourquoi à la fin du mois ? Parce qu’au début du mois, on reçoit son salaire, on va utiliser de l’argent, donc ça va. Et après, au fur et à mesure du mois, on a de moins en moins d’argent. Et donc à la fin du mois, c’est la galère. Il faut trouver de l’argent, il faut arrondir ses fins de mois en faisant un petit boulot, en vendant quelque chose, en travaillant pour une autre personne, peut-être pour un particulier, etc.
Donc là, vous avez compris le sens, mais vous n’avez pas compris peut-être pourquoi on dit ça. Pourquoi on utilise ici le verbe arrondir ? Eh bien je vais vous expliquer. Prenez par exemple un carré ou un rectangle — une forme de géométrie avec des angles. Un carré, c’est dur, c’est anguleux, c’est droit. Alors que le rond, le cercle, c’est uniforme, c’est doux. Et donc dans le verbe arrondir, on retrouve l’image de la douceur, on retrouve l’image de quelque chose d’agréable. Et donc, c’est la même chose quand on a de l’argent à la fin du mois — quand on gagne un peu d’argent en plus, la vie est plus douce, la vie est plus calme, la vie est plus ronde. On a arrondi ses fins de mois.
Est-ce que c’est clair pour vous ? Est-ce que vous avez compris ? Comme d’habitude, vous pouvez me le dire sur YouTube. Je suis assez actif sur YouTube, j’y vais tous les jours. Donc laissez-moi un petit commentaire, ne serait-ce que pour me remercier, ça fait toujours plaisir. Mais si vous avez des choses que vous ne comprenez pas, envoyez-moi un message et j’essaierai de vous expliquer.
Ensuite, si vous avez des propositions, s’il y a des choses dont vous voudriez que je parle, je vous invite là encore à me laisser un commentaire sur une vidéo en me disant « Tiens, Adrien, est-ce que tu peux parler de ça ? » Et bien sûr, j’en parlerai. Si c’est quelque chose que je connais et que ça me passionne, j’en parlerai. Mais bon, tentez quand même, envoyez-moi des messages, j’aime beaucoup discuter avec vous et répondre à ces commentaires, ça me fera bien plaisir.
En anglais, arrondir ses fins de mois, ça donne to make some extra money — faire de l’argent en plus.
Demain, on sera le 9 février, ce sera lundi, début de semaine. Je vous parlerai de l’expression « prendre cher ». Je vous répète : « prendre cher ». C’est deux mots, c’est tout simple. Et bien sûr, je vous parlerai de mon nouveau micro. J’espère que je l’aurai reçu et j’espère surtout que vous entendrez la différence, que ce sera plus agréable pour vous de m’écouter. Je vous laisse ici et je vous souhaite de passer une bonne journée, un bon dimanche, un bon week-end où que vous soyez dans le monde. Prenez soin de vous et je vous dis à bientôt. Bye bye, hasta luego. Matane !
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