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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est le samedi 7 février 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. C’est le matin, je me suis fait un petit thé avec du miel et ça, c’est très bon. Vous vous en foutez, mais je vous raconte ma vie. D’ailleurs, je suis assez content parce que normalement, demain, je vais recevoir un nouveau micro et donc j’espère que le son va être différent. J’espère que le son va être meilleur pour vous qui m’écoutez. J’ai pris un micro de bonne qualité. D’ailleurs, je voulais remercier tous les abonnés sur mon Patreon. C’est grâce à vous que j’ai pu acheter une partie de ce micro. J’ai complété avec de l’argent à moi, mais grâce à vous, j’ai pu acheter ce micro, donc merci beaucoup. Et donc vous me direz si ça change quelque chose. J’espère que ce sera mieux. J’espère que le son sera meilleur. Mais aujourd’hui, je ne vous parle pas de ça. Je vous parlerai de ce nouveau micro demain.
1) Deux sauts en parachute
Aujourd’hui, je vous parle de saut en parachute. Est-ce que vous savez déjà ce que c’est ? Alors « saut », ça vient du verbe sauter. Ça veut dire faire un bond en avant. Et là, on saute en parachute. Le parachute, c’est en fait ce qui va servir quand vous sautez d’un avion. Quand on saute d’un avion sans parachute, eh bien on s’écrase sur le sol, on meurt.
Le parachute, c’est comme un sac à dos qu’on va ouvrir quand on est en l’air — il y a une voile qui va se déplier et ça va permettre de ralentir la chute. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas ce mot, vous pouvez peut-être deviner ce que ça veut dire en décomposant le mot.
Le mot chute, ça vient du verbe chuter, ça veut dire tomber. Et « para », c’est un préfixe qui veut dire « contre », « opposé ». Donc en fait, c’est « contre la chute ». Parachute, c’est contre le fait de tomber. Donc, ça va servir à ralentir la chute. Et donc, j’ai sauté déjà deux fois en parachute et j’ai adoré. Je vais vous raconter un peu ces deux fois-là.
Comment ça s’est passé ? Il y a 18 ans, j’ai commencé un métier où je soignais des gens. Aujourd’hui, je ne le fais plus, mais à cette période, j’avais des patients et donc j’exerçais un métier de santé. Je travaillais à Versailles, à côté de Paris, d’ailleurs juste à côté du château de Versailles si vous connaissez.
Et à Versailles, il y a le centre d’entraînement militaire du GIGN. GIGN, ça veut dire Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale. En fait, c’est l’élite des gendarmes — ce sont eux qui vont être appelés quand il y a des prises d’otages, des attentats, des gros problèmes sur le territoire français. C’est le GIGN qui va intervenir, ou alors le GIPN — P c’est Police, G c’est Gendarmerie. Donc c’est l’élite de la gendarmerie et ils sont basés à Versailles, ils s’entraînent à Versailles.
Et comme je travaillais là-bas en tant que professionnel de santé, je soignais pas mal d’hommes et pas mal de femmes qui travaillaient au GIGN. Et ces personnes-là, ces soldats d’élite, ils doivent tous les ans faire un nombre minimum de sauts en parachute. Et j’en avais parlé avec eux, j’avais dit que c’était un rêve pour moi et ils m’ont dit : « eh bien écoute, viens, on va sauter dans une semaine, viens avec nous, on t’emmène sauter en parachute ». Wow, le rêve ! Donc une semaine plus tard, je prends ma voiture et je vais à l’endroit où on doit sauter. Et là, il y a un avion qui prend des gars du GIGN, il monte en l’air, il vole, les personnes sautent en parachute, l’avion atterrit, il reprend d’autres personnes, il remonte, etc., etc.
Et l’avion fait ça toute la journée, et les mecs, ils peuvent sauter en parachute trois, quatre, cinq, six fois dans la journée. Et donc j’arrive là, on me dit : « Bonjour Adrien, comment ça va ? Écoute, on va sauter en tandem » — donc en fait moi, j’étais attaché au gars du GIGN, j’étais attaché à une personne qui avait l’habitude de sauter. Moi j’étais devant et lui était derrière moi et on était attachés par le thorax.
Alors comment ça s’est passé ? Normalement, quand vous sautez en tandem, on vous explique un petit peu comment ça va se passer, on vous explique un minimum comment il faut se positionner en l’air et à l’atterrissage pour ne pas avoir de problème. Mais mon patient, le gars du GIGN, il avait tellement l’habitude de sauter qu’il ne m’a quasiment rien dit. Il m’a juste dit : « T’inquiète, ça va bien se passer. Lève les jambes à l’atterrissage. » Pas plus de détails, pas plus de conseils. Donc je suis allé là un peu pas rassuré.
Me voilà dans l’avion avec les membres de la gendarmerie, avec l’élite de la gendarmerie française. L’avion monte et normalement il monte à peu près à 4000 mètres pour sauter, entre 4000 et 4500 mètres. Ça fait entre 4 km et 4,5 km de hauteur. Mais là, comme j’étais dans l’avion, ils m’ont fait une petite surprise et ils sont montés au-dessus de 5000 mètres. Le gars du GIGN a dit aux pilotes : « Monte un peu plus haut, on a un invité ». Donc on est montés à 5000-5500 mètres d’altitude, plus de 5 km en l’air.
La porte de l’avion s’est ouverte et là… énormément d’air, énormément de vent qui rentre dans l’avion et en se penchant sur le bord, donc à la porte pour sauter, c’est impressionnant parce que moi j’étais quasiment dans le vide puisque c’est le gendarme qui se tenait à la porte de l’avion. Comme j’étais devant lui, j’avais l’impression d’être dans le vide, mais de ne pas tomber. Et là, il m’a dit « Allez, on y va » et on a sauté dans le vide.
La première impression que j’ai eue, c’est de ne plus pouvoir respirer. Il y avait tellement d’air qui arrivait sur mon visage que j’ai mis peut-être quatre, cinq, dix secondes à retrouver ma respiration. Mais dix secondes en l’air, quand on ne peut pas respirer et qu’on est en train de tomber comme une pierre, je peux vous dire que ça fait flipper et on a l’impression que ça dure dix minutes.
Donc au bout de dix secondes, tout va bien. Je reprends mon souffle et là, le kiff. Extraordinaire de sauter en parachute. Franchement, je le conseille à tout le monde parce que c’est une sensation incroyable. On a à peu près, je ne sais plus, peut-être deux minutes, deux minutes trente de chute libre, sans parachute ouvert, et après, le gendarme a ouvert son parachute et ça nous a ralentis.
Et là on peut voir tout le paysage tout autour, c’est magnifique. Et sur un parachute, vous avez deux poignées — une à droite et une à gauche. Quand vous tirez vers le bas la poignée de droite, le parachute va vers la droite. Et quand vous tirez la poignée de gauche, il part vers la gauche.
Donc au début, c’est le gendarme qui tenait les poignées et après il me les a données et il m’a dit « Tire à fond à droite ». Donc moi je m’exécute, je tire à fond la poignée de droite vers le bas et là j’ai l’impression qu’on commence à tourner très fort et que le parachute est en train de faire une spirale, comme si on n’arrêtait pas de tourner sur nous-mêmes. Et après, il m’a dit « Tire à gauche » et ça a stabilisé. Je ne sais pas s’il a voulu me faire une petite farce, s’il a voulu me faire un peu peur, mais en tout cas, c’était magnifique, c’était extraordinaire de sauter en parachute. Et à l’atterrissage, quand on est deux, celui de devant, donc moi, doit lever les jambes. C’est le gendarme, c’est la personne derrière moi qui a mis les pieds au sol en premier et moi après. Ça, c’était la première fois que j’ai sauté en parachute.
Et la deuxième fois, c’était à l’occasion d’une promesse. Il y a des années, j’avais fait une promesse à un enfant que je connaissais qu’à ses 15 ans, je l’emmènerais sauter en parachute. Mais à cette époque-là, l’enfant, il avait quatre ans. Et à quinze ans, il me dit : « Adrien, t’as pas oublié ta promesse ? » Moi, je lui dis : « Quoi ? Laquelle ? » Moi, j’avais complètement oublié. Et il m’a dit : « Quand j’avais quatre ans, tu m’as promis qu’on irait sauter en parachute à mes quinze ans. J’ai quinze ans, donc on y va. »
Et donc évidemment, j’ai tenu ma promesse, je l’ai emmené sauter en parachute encore une fois en tandem à deux. Si on veut sauter tout seul en parachute, là il y a une formation à faire de plusieurs heures, une formation particulière et c’est plus compliqué. Enfin bref, tout ça pour vous dire que le saut en parachute, c’est incroyable.
Et d’ailleurs, peut-être que demain, je vais vous parler de saut à l’élastique parce que ça aussi, je l’ai fait. Le gars qui adore sauter dans le vide. Donc demain, je vous parlerai de saut à l’élastique.
2) Expression du jour : Être de bon poil
Et tout de suite, on passe à l’expression du jour « être de bon poil ». Alors c’est assez simple. Il n’y a que quatre mots. Le premier, c’est le verbe « être ». Ici c’est un verbe, ce n’est pas un auxiliaire. Je vous rappelle que l’auxiliaire sert à créer, à fabriquer les temps composés. Donc ici c’est un verbe. Et bien sûr, comme c’est un verbe, comme d’habitude, je vais vous le conjuguer à l’imparfait et au passé simple. Deux temps du passé.
Alors le verbe être à l’imparfait, ça donne : « j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez et ils étaient. » Et au passé simple, c’est plus compliqué. « Je fus, tu fus, il fut, nous fûmes, vous fûtes et ils furent. »
Je vous rappelle en deux mots les emplois de l’imparfait et du passé simple. L’imparfait, c’est un temps du passé qui est utilisé pour décrire une action qui dure dans le temps, une action qui va durer. Et le passé simple, c’est aussi un temps du passé qui est plutôt utilisé pour des événements, pour des actions rapides. En fait, c’est utilisé pour mettre l’action au premier plan, pour mettre l’accent sur cette action. Je vous donne un exemple : « Je mangeais quand on sonna à la porte. » « Je mangeais », c’est l’imparfait et ça dure un moment. Quand on mange, ça dure 15 minutes, 30 minutes, une heure, c’est une action qui dure. Et après on a le verbe sonner au passé simple, c’est « sonna ». Ce fait de sonner à la porte, c’est rapide, ça dure quelques secondes. C’est une action qui est limitée dans le temps. C’est ça la différence d’emploi entre l’imparfait et le passé simple.
On revient à l’expression, donc « être de bon poil ». « Bon », je pense que vous connaissez, c’est le contraire de mauvais. Et les poils, c’est ce que les animaux ont sur la peau, et les humains aussi. Alors pas tous les animaux évidemment, les poissons n’ont pas de poils. Je vous parle bien sûr des animaux qui ont de la fourrure comme les chiens, les chats, les renards. Et les humains aussi ont des poils.
D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi on a des poils. Franchement, un homme du XXIe siècle avec des poils, ça sert à rien. Les poils ne servent plus à nous protéger contre le froid puisqu’on a des vêtements chauds. Donc, je pense que dans quelques centaines d’années, les humains, s’ils existent encore, n’auront plus de poils. Ça s’appelle la théorie de l’évolution. Mais c’est un autre sujet, peut-être qu’on en parlera dans un autre podcast.
Donc « être de bon poil ». Mais alors quoi ? Il y a des bons et des mauvais poils ? C’est bizarre comme expression. Ça veut dire quoi « être de bon poil » ? Ça veut dire être de bonne humeur, être jovial, être joyeux, être gai — comme sur l’image du podcast. On a un monsieur qui est tout sourire, avec des petites fleurs derrière, un lac, la montagne, il a un sac à dos, peut-être qu’il est en train de se promener, de faire une randonnée, peut-être qu’il est en vacances et donc il est de bonne humeur, il est de bon poil. On peut utiliser ça pour les personnes qui sont en vacances, mais aussi au bureau.
Si vous avez un collègue le matin qui arrive en sifflotant, en étant tout joyeux, en ayant un grand sourire, eh bien vous pourrez lui dire : « Tiens, tu es de bon poil ce matin » ou alors : « tu as l’air de bon poil. » Là, j’ai utilisé l’expression « être de bon poil » — être de bonne humeur, être jovial, être joyeux.
Alors, d’où ça vient cette expression ? Cette expression, elle vient du monde animal et elle vient spécifiquement des renards. Les renards, ce sont des animaux de la forêt qui sont orange et blanc. Et la saison de reproduction chez le renard, c’est au début de l’hiver. Sauf que problème, c’est le moment où Madame la renarde change de pelage. Vous savez que les animaux, une ou deux fois par an, refont leur poil suivant les saisons. Et donc le début de l’hiver, c’est la saison de reproduction, mais c’est aussi le moment où Madame le Renard change de poil. Et donc il faut que Monsieur le Renard attende — il faut qu’il attende de pouvoir faire son affaire à Madame, qu’elle ait son nouveau pelage, son nouveau poil, donc qu’elle soit de bon poil. Il faut que le renard attende que la renarde soit de bon poil, avec son nouveau pelage, afin de forniquer, comme on dit. Et donc c’est de là que vient l’expression « être de bon poil ».
Et d’ailleurs, le contraire existe aussi. « Être de mauvais poil », c’est être de mauvaise humeur — ne pas être content. Être de bon poil, c’est être de bonne humeur, être content. En anglais, on dit to be in a good mood — être dans une bonne humeur. Cette expression, elle est un tout petit peu familière, du langage courant légèrement familier. Donc, ce n’est pas à utiliser avec son patron, ni avec un ministre ou quelqu’un de très respectable, mais avec des collègues, avec des amis, il n’y a aucun problème.
Demain dimanche, nouvelle expression qui sera « arrondir ses fins de mois ». Et donc, je vous parlerai soit de mon nouveau micro, je vous expliquerai un peu les caractéristiques et la marque, etc., soit du saut à l’élastique. De toute façon, si je fais l’un ou si je fais l’autre, je ferai le sujet restant lundi. D’ici là, je vous souhaite de passer un bon samedi, un bon week-end et on se retrouve demain. À bientôt ! Bye bye, hasta luego ! Matane !
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