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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le mardi 10 février 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien et son nouveau micro. Bon rassurez-vous, je ne vais pas vous dire à chaque fois que j’ai un nouveau micro. Aujourd’hui, c’est la dernière fois.
Alors aujourd’hui, je vous parle d’un film français, un film qui s’appelle La Haine. C’est un film qui est sorti en 1995 et c’est un film en noir et blanc. Ça a été tourné en noir et blanc, c’est fait exprès, c’est une technique de tournage d’anciens films, mais là, c’est fait exprès par le réalisateur de tourner en noir et blanc.
Le réalisateur de ce film, c’est Mathieu Kassovitz. Peut-être que vous le connaissez en tant qu’acteur, parce que c’est à la fois un réalisateur et un acteur. Et il a joué dans beaucoup de films, beaucoup de séries, dont une série très connue, une série française sur l’espionnage qui s’appelle Le Bureau des légendes. Peut-être d’ailleurs que je vous en parlerai un de ces jours. En tout cas, c’est une série que je vous recommande, une très bonne série que vous pouvez regarder sur l’espionnage et le contre-espionnage français.
Mais aujourd’hui, on ne parle pas de cette série, on parle du film La Haine. Donc je vous disais, c’est un film sorti un peu avant les années 2000. Mathieu Kassovitz, c’est le réalisateur et dans ce film, il y a un acteur français très connu qui s’appelle Vincent Cassel. Vincent Cassel, vous l’avez peut-être aussi déjà vu dans des films français et des films internationaux. Il a joué dans beaucoup de films, dont des films américains comme Jason Bourne, comme Ocean’s Twelve et plein, plein de films français et européens. C’est un acteur que j’adore, qui était d’ailleurs, ou qui est peut-être toujours, je sais pas, marié avec Monica Bellucci, l’actrice italienne qui parle aussi français très bien d’ailleurs.
Alors La Haine, ça parle de quoi ? Déjà c’est un drame, ce n’est pas du tout une comédie, ce n’est pas rigolo du tout, mais c’est quand même un très beau film. Je vous rappelle — comédie, c’est drôle, c’est rigolo. Comédie dramatique, il y a des moments où on rit, des moments où c’est triste. Et un drame, c’est une histoire dure, une histoire peut-être compliquée, en tout cas ce n’est pas fait pour faire rire.
Alors ça parle de quoi ce film ? Ce film déjà, il est tourné dans les cités. Il est tourné aussi un peu à Paris, mais c’est surtout une histoire qui se passe dans les cités. Alors qu’est-ce qu’on veut dire quand on dit « les cités » ? Les cités, en fait, c’est la banlieue. Ce sont des quartiers défavorisés, ce sont des quartiers qui ont été construits autour de Paris, dans des villes comme La Courneuve, Aubervilliers, Sarcelles, où vous avez de grandes barres d’immeubles, des grands immeubles très hauts et très longs, assez moches souvent, où sont venues vivre des familles françaises, mais aussi des familles immigrées, des familles qui venaient d’autres pays que la France. Et comme Paris était trop cher, elles se sont installées dans les banlieues, dans les cités.
Quand on dit « les cités », ça a une connotation, ça a un sens assez péjoratif. On pense à une ville qui n’est pas belle, avec des barres d’immeubles, un endroit où c’est difficile de vivre. Alors que quand on dit « la banlieue », ça peut être des banlieues défavorisées comme les cités, mais ça peut aussi être une banlieue chic comme Neuilly-sur-Seine, Boulogne, etc. — un peu l’ouest parisien.
Donc ce film, il se passe dans une cité, dans un quartier assez compliqué. Et l’histoire de ce film, qui a été réalisé et écrit par Mathieu Kassovitz, fait suite à une histoire vraie. Il fait suite au meurtre d’un homme dans un commissariat de police. Cet homme s’appelait Makomé M’Bowolé et il a été tué par un policier.
Ça, c’est une histoire vraie. En deux mots, ce qu’il s’est passé, c’est que le policier a sorti son arme et l’a mise contre la tête de cet homme, en pensant que son arme était déchargée. Il voulait lui faire avouer quelque chose — déjà comme méthode, c’est un peu limite, c’est même interdit d’ailleurs. Et le coup est parti. Le coup de l’arme, du revolver du policier, est parti et a tué cet homme.
Comment ça s’appelle ? Ça s’appelle une bavure. Une bavure, c’est quelque chose que fait un policier qui est interdit, qu’il n’aurait pas dû faire. C’est tuer un homme, bien sûr, c’est blesser un homme. Les policiers sont censés être là pour protéger, pas pour tuer, pas pour blesser. Donc ça, c’est une histoire vraie. Et après ça, il y a eu des émeutes en banlieue.
Une émeute, c’est quoi ? Ce sont des personnes qui vont sortir dans la rue, qui vont casser des voitures, casser des arrêts de bus, casser le matériel de la ville et aller chercher à affronter les policiers. On a vu ça quelquefois en France — des émeutes avec des voitures brûlées, avec des bagarres, avec des problèmes entre les jeunes des cités et la police. Ça s’appelle une émeute.
Donc ce film commence suite à des émeutes dans les cités. Pourquoi il y a des émeutes dans le film ? Parce qu’un policier a failli tuer un homme innocent. Dans la vraie vie, le policier l’a vraiment tué, mais dans le film, il l’a presque tué. L’homme innocent s’est retrouvé dans le coma à l’hôpital — ça s’appelle aussi une bavure. Et suite à ça, il y a eu des émeutes.
Et donc dans ce film, on va suivre une journée de la vie de trois jeunes qui habitent dans cette cité. Le premier, c’est le personnage principal — c’est Vincent Cassel qui le joue. Il joue Vinz, un jeune qui est agressif, qui veut venger son ami qui est dans le coma. Il veut tuer un policier, il veut tuer le policier qui a mis dans le coma son ami. Ça, c’est la première personne. La deuxième personne, un ami de Vinz, c’est un jeune Noir qui ne cherche pas lui à se venger. Il est pacifique, il ne veut pas de violence et il est plutôt du genre à vouloir partir de la cité, à vouloir aller vivre ailleurs pour vivre une meilleure vie. Et le troisième, c’est un jeune d’origine maghrébine. Un Maghrébin, c’est quelqu’un qui vient du Maghreb, donc du nord de l’Afrique — Maroc, Tunisie, Algérie, etc. Et lui, il est un peu entre les deux. Il est partagé entre le fait de vouloir se venger et le fait de rester pacifique.
Et donc ces trois jeunes, on va suivre une journée de leur vie suite à ces émeutes. Il va y avoir plusieurs lieux de tournage, ils vont se retrouver à Paris dans des problèmes, dans des embrouilles, ils vont se retrouver aussi beaucoup dans la cité.
Sauf que Vinz, le personnage joué par Vincent Cassel, il a retrouvé l’arme du policier — l’arme qui a failli tuer son ami — et il garde cette arme toujours sur lui. Pendant tout le film, il a l’arme avec lui parce qu’il veut se venger. Et la suite, eh bien c’est à vous de la découvrir bien sûr. Je ne vais pas vous spoiler le film, je ne vais pas vous dire la fin. Je vous conseille de le regarder, c’est un super film. Franchement, moi j’avais adoré à l’époque, j’avais dû le voir quand j’avais peut-être 15 ou 16 ans, j’avais beaucoup, beaucoup aimé ce film.
En plus, c’est en noir et blanc, donc ça change de ce qui se fait habituellement. Et il y a surtout une scène mémorable avec Vincent Cassel qui est en train de se brosser les dents. Il est face à son miroir chez lui et il fait comme s’il parlait à quelqu’un et comme s’il sortait son pistolet. Je vais essayer de vous l’imiter, ça va être pathétique, mais on va essayer un peu. Donc il est en train de se brosser les dents dans la salle de bain et il dit : « C’est à moi que tu parles, c’est à moi que tu parles ? Putain c’est à moi qu’il parle l’enculé, c’est à moi que tu parles, c’est à moi qu’tu parles ? » Et là il sort son arme. Quelle mauvaise imitation ! Donc si vous voulez la vraie version, la bonne version de Vincent Cassel, je vous conseille d’aller sur YouTube, vous tapez « La Haine » et c’est la première vidéo qui va sortir.
C’est vraiment la vitrine du film, ça dure 40 secondes, c’est très court, mais quel jeu d’acteur incroyable. J’adore Vincent Cassel, j’adore Mathieu Kassovitz, le réalisateur. Donc vraiment, je vous encourage à regarder ce film parce que ça vaut le détour comme on dit.
Eh bien c’est bien, aujourd’hui on a fait un podcast assez court et ça c’est pas plus mal. Alors qu’est-ce qui me reste à vous dire ? N’oubliez pas de me laisser une bonne note dans vos applications de podcast, ça serait très sympa, surtout Spotify, Apple Podcasts — c’est ça aussi qui aide mon podcast à être découvert par d’autres personnes. Et demain on repart avec une nouvelle expression française.
Je vais vous parler de « Gloubi-Boulga ». Je me marre parce que c’est dur à dire — c’est du « Gloubi-Boulga » — et c’est ça l’expression de demain mercredi. Je vous laisse ici, je vous souhaite de passer un bon mardi, une bonne journée et on se retrouve demain. À bientôt ! Bye bye, hasta luego. Matane !
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