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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. On est aujourd’hui le mardi 17 février 2026 et je vais vous parler d’un nouveau projet.
1) Nouveau projet de vidéos
Alors, qu’est-ce qu’il y a de nouveau dans mon podcast ? Pour l’instant, rien, mais bientôt, vous allez avoir droit à un nouveau type de vidéo. Comme vous le savez, je fais déjà ce podcast tous les jours ou quasiment tous les jours pour vous permettre de mieux comprendre le français, d’appréhender et d’analyser de nouveaux mots.
Ensuite, je fais des livres audio. Ça veut dire que je lis des livres et en même temps, je vous fais des vidéos avec les pages du livre. Pour l’instant, il n’y a que sur YouTube Le Petit Prince, mais sur mon Patreon, vous y retrouverez un livre de Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, qui est encore en cours de parution. D’ailleurs, si vous voulez vous abonner à mon Patreon pour me soutenir, ce sera avec grand, grand plaisir.
Ensuite, sur ma chaîne YouTube, vous pouvez retrouver des vidéos avec les bandes dessinées — ce sont des vidéos que je crée en m’aidant de bandes dessinées pour vous permettre toujours et encore d’apprendre le français, de mieux comprendre les mots. D’ailleurs, samedi dernier, il y a une nouvelle vidéo avec Titeuf qui est parue sur ma chaîne. Vous pouvez aller la voir si vous avez envie.
Alors ce nouveau projet, c’est quoi ? En fait, je vais interviewer des personnes — et pas n’importe quelles personnes. Je vais interviewer des artisans. Un artisan, c’est un professionnel qui va créer quelque chose de ses mains. Alors, le premier reportage que je vais faire, la première interview que je vais faire, c’est sur un boulanger. Un boulanger qui fait ses pains bien sûr, mais avec du levain, pas avec de la levure. Tous les pains qu’il fait sont avec du levain, sont faits avec des produits biologiques, donc bons pour la santé.
Et tous les mois ou tous les deux mois — je ne sais pas, suivant le temps que j’aurai — je vais vous proposer un nouvel artisan à découvrir. J’en ai quelques-uns déjà en tête à qui je vais demander. Mais pour le boulanger, c’est sûr et certain puisqu’il a accepté. Et il a fait plus qu’accepter car hier j’ai fini de tourner. On a fini le tournage et maintenant il me reste la plus grosse partie — il me reste à monter la vidéo. Je pense que ça va faire entre 15 et 20, 22, 23 minutes — un peu comme mes vidéos sur les bandes dessinées en fait, sur la longueur. Sauf que là, on sera deux à parler. Moi, je pose les questions et l’artisan, le boulanger qui s’appelle Matthieu, va répondre aux questions. Donc ça, c’est une partie de la vidéo où bien sûr ce sera des questions en rapport avec son métier, en rapport avec le fait qu’il soit boulanger.
Et également, dans la vidéo, je vais vous présenter la fabrication d’un produit. Là dans cette vidéo, on va voir comment il produit le pain de campagne. Le pain de campagne, c’est un pain qui est basique en France, mais qui est excellent. Et la façon dont il le produit, la façon dont il le fait, c’est je trouve magnifique. Moi, personnellement, j’adore le pain, j’adore la boulangerie et donc je suis très content qu’il ait accepté ma demande.
Alors bien sûr, comme dans mes autres vidéos, je vais vous intégrer les sous-titres en français. Là, en ce moment, comme dans mes podcasts de tous les jours, je parle pas tout à fait normalement — je parle un tout petit peu plus doucement. Mais dans ces vidéos, dans ces interviews, dans ces entretiens avec les professionnels, je vais parler à peu près normalement et lui aussi. Donc, ça vous permettra de voir une vraie interview en français, un vrai reportage pour vous permettre toujours d’améliorer votre français et aussi pour vous faire découvrir les artisans, les professionnels de ma région.
En ce moment, j’habite dans le sud-ouest de la France et donc je vais faire des reportages, des interviews sur les artisans du sud-ouest. J’ai déjà en tête peut-être un restaurant colombien qui est tenu par un couple qui est très sympa — je pense que je vais leur demander. Il y a aussi une fromagerie qui crée son propre fromage à Bayonne. Je vais aussi leur demander. Une chocolaterie aussi. Donc vraiment, ce sera je pense, au début en tout cas, basé sur la nourriture, basé sur les métiers de bouche.
Toutes les personnes qui font un métier en rapport avec l’alimentation, en rapport avec la nourriture, on appelle ça des métiers de bouche — forcément, c’est la bouche, c’est en rapport avec ce qu’on mange. Donc, j’espère que ça vous plaira. Il faudra être indulgent avec moi, avec le montage, avec la qualité des images, parce que je suis débutant là-dedans. Je n’ai jamais interviewé quelqu’un, je n’ai jamais fait de montage pour un reportage d’une entreprise, d’un métier, d’un artisan. Donc, je ne sais pas ce que ça va donner. Peut-être ça va être nul. En tout cas, soyez indulgents. Faites-moi des retours constructifs sur YouTube. Laissez-moi des petits commentaires pour me dire peut-être ce que je pourrais améliorer. Et vous, de laisser des commentaires en français, eh bien ça vous permet toujours d’améliorer votre français et de pratiquer.
Donc comme je vous disais, j’ai fini le tournage hier et il faut que je fasse le montage de la vidéo. Ça va me prendre un peu de temps parce que j’ai pas mal de boulot à côté, j’ai pas mal de choses à faire, mais je pense que cette vidéo va sortir entre le milieu et la fin du mois de mars. Donc, à peu près dans un mois. En tout cas, je suis très content de vous proposer ce nouveau projet. J’espère que ça vous plaira et j’attendrai vos retours avec impatience.
2) Expression du jour : Y’a pas le feu au lac
Et maintenant, on passe à l’expression du jour, comme vous avez pu le voir sur l’image du podcast : « Y’a pas le feu au lac ». Alors, « y’a pas », c’est quoi ? C’est une contraction de « il n’y a pas ». Donc c’est une négation. Si on dit « il y a », c’est positif. « Il y a du pain. » Et le contraire, « il n’y a pas de pain. » Et après, vous pouvez préciser un lieu peut-être : « Il y a du pain sur la table. Il n’y a pas de pain sur la table. »
Donc ici, qu’est-ce qu’il n’y a pas ? Le feu au lac. Alors, le feu, je vous en ai déjà parlé, c’est des flammes. Quand vous prenez un briquet et que vous l’allumez, ça fait une flamme. Si avec cette flamme vous faites brûler du bois, ça fait un feu. Et le lac, c’est une grande étendue d’eau. Il y a des lacs naturels, donc qui ont été créés au fil du temps par la nature. Et il y a des lacs artificiels qui ont été créés par l’homme.
D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu depuis quelques années, dans pas mal de villes d’Amérique du Sud, d’Amérique du Nord, des Émirats arabes, de Dubaï — ils font d’énormes lagons. En fait, d’énormes lacs avec des immeubles autour et on peut se baigner dans ces lagons et l’eau est bleu turquoise. Alors je ne sais pas comment ça marche. Comment ils arrivent à avoir une eau aussi belle ? Si quelqu’un sait comment ça marche, dites-moi. Enfin bref, j’ai un peu divergé, je suis un peu parti sur un autre sujet, mais revenons à « il n’y a pas le feu au lac ».
Donc le lac, c’est en fait de l’eau. C’est une grande étendue d’eau. Et ici, on nous dit « il n’y a pas le feu au lac ». Mais comment on peut mettre le feu à un lac ? Ça n’existe pas. On ne peut pas faire brûler de l’eau. C’est une évidence. Donc, qu’est-ce que ça veut dire ? Cette expression, ça veut dire qu’il ne faut pas être pressé, que ce n’est pas pressé. Il faut faire les choses tranquillement, il faut se calmer, déstresser, rester tranquille. « Ça va tranquille, il n’y a pas le feu au lac. » Évidemment qu’il n’y a pas le feu au lac puisqu’on ne peut pas mettre le feu à un lac.
Donc, c’est vraiment le fait d’aller lentement, de faire les choses tranquillement, de ne pas être pressé — comme l’escargot que vous voyez sur l’image du podcast. Un escargot, ça va doucement, ça va lentement, ça avance tranquillement.
Et là je prends un peu un accent suisse. Pourquoi ? Parce que cette expression, elle vient de la Suisse. Elle vient du XIXe siècle, des bords du lac Léman. Eh bien oui, c’est Suisse, il n’y a pas le feu au lac ! Donc cette expression vient du lac Léman — ce très, très grand lac qui existe à l’ouest de la Suisse. Et les Suisses ont, comme on dit, la réputation d’être des personnes pas très pressées. On parle un peu comme ça en Suisse, on est tranquille, pas comme les Français qui sont très stressés. Mais c’est bien — moi je trouve ça très bien de faire les choses lentement, de ne pas être pressé, de ne pas se stresser pour tout, franchement c’est une qualité.
Cette expression, vous pouvez l’utiliser au travail. Imaginez une personne très stressée, hyper sérieuse, qui est toujours tendue, et une autre personne qui est plutôt calme, qui fait les choses tranquillement, qui n’a pas de stress. On a tous rencontré ces deux types de personnes au travail. Eh bien la personne stressée va dire à l’autre : « Alors, t’as fini le dossier ? T’en es où ? Dépêche-toi parce qu’il faut qu’on le rende demain. » Et la personne tranquille : « Ça va tranquille, il n’y a pas le feu au lac. Je travaillerai ce soir et on le rendra demain. »
Donc là, la personne tranquille a dit à la personne stressée : « Il n’y a pas le feu au lac. » Ça veut dire : j’ai encore le temps de le faire avant demain. C’est pas pressé, j’ai tout le temps qu’il faut. Est-ce que vous avez compris l’expression ? C’est une expression qu’on utilise parfois en France, donc que vous pouvez tout à fait retenir et utiliser dans différentes situations. D’ailleurs, on a une autre expression qui ressemble — c’est « il n’y a pas le feu » — on a juste enlevé « au lac ». « Il n’y a pas le feu au lac » et « il n’y a pas le feu », ça veut dire la même chose.
En anglais, c’est No need to rush things — il n’y a pas lieu de se presser.
Est-ce que c’est clair pour vous ? J’espère que oui. On se retrouve bien sûr demain mercredi 18 février pour une nouvelle expression française qui est « être dans le pétrin ». Je vous parle de ça demain, et d’ici là je vous souhaite de passer une bonne journée. À bientôt ! Bye bye, hasta luego ! Matane !
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