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Bonjour à toutes, bonjour à tous, on est samedi, on est le 28 février 2026, je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Et aujourd’hui, je vais vous parler de Lanfeust de Troy. Je vous en ai déjà un tout petit peu parlé hier avec les super-pouvoirs et aujourd’hui, je vais donc vous parler d’une bande dessinée ou plutôt de plusieurs bandes dessinées parce que Lanfeust de Troy, c’est tout un monde avec différentes séries de bandes dessinées. Déjà je vais vous parler du titre. Lanfeust, c’est le nom du personnage principal. C’est le nom du héros, comme moi mon nom, c’est Adrien. Et « de Troy », c’est en fait l’origine d’où il vient. « De Troy », c’est le monde de Troy.
Donc, on nous parle d’un personnage qui s’appelle Lanfeust et qui vit dans le monde imaginaire de Troy, comme on dirait Léonard de Vinci. Vinci, c’est la ville où il habitait, où il est né peut-être. Moi, on dirait Adrien de France, par exemple. Donc maintenant que vous connaissez le titre et que vous savez ce que ça veut dire, je vais vous parler un peu de cette bande dessinée.
Déjà, je trouve les dessins super. La première impression quand on va lire, quand on va s’intéresser à une bande dessinée, c’est de savoir si les dessins nous plaisent. Et après, c’est l’histoire. Donc comment je fais, moi, pour choisir des bandes dessinées ? Eh bien je vais en magasin ou sur internet, bien sûr. Je regarde les dessins sur une page au hasard et je regarde la fin de la bande dessinée derrière où il y a le résumé. Si les dessins me plaisent et si le résumé me plaît, alors je l’achète. Et dans Lanfeust de Troy, on parle d’un monde avec des personnes qui ont des pouvoirs.
Dans ce monde de Troy, il existe de la magie. Et cette magie, elle se manifeste avec des pouvoirs particuliers à chacun. Ce ne sont pas les personnes qui décident de leur pouvoir, c’est donné à la naissance. En naissant, chaque personne va avoir un pouvoir différent. Ça peut être des pouvoirs incroyables, comme se téléporter, ce dont je vous parlais hier. La technique de Son Goku, le déplacement instantané, ou shunkan idō, c’est la téléportation. Ça c’est un pouvoir extraordinaire. Mais il y a aussi des pouvoirs tout pourris, des pouvoirs nuls, comme, je sais pas moi, faire se gratter quelqu’un, obliger quelqu’un à se gratter, comme si ça le démangeait. Ça ne sert pas à grand-chose.
Et donc on va suivre les aventures de Lanfeust, le personnage principal, et son pouvoir à lui, c’est de faire fondre le métal. Il peut faire fondre le métal pour le transformer en lave en fait, en feu très chaud, du métal fondu. C’est grâce à ça qu’on va fabriquer des armes, fabriquer des objets qui vont être des objets en métal ou en métaux selon le métal qu’on utilise. Et donc, ce Lanfeust, il commence l’aventure, il commence sa vie dans le village d’Eckmül et il va s’orienter à l’adolescence au métier de forgeron.
Un forgeron, c’est un artisan, un professionnel qui va fabriquer des armes. Alors aujourd’hui, ça n’existe plus puisque tout est fait avec des machines, avec de l’industrie, mais il y a des centaines d’années, il y avait encore beaucoup de forgerons. Ils fabriquaient des boucliers, des armures, des casques, des épées, des haches, tout ce qui avait un rapport avec le métal. Et comme lui, Lanfeust, il peut faire fondre le métal avec son pouvoir, c’est pratique d’être forgeron.
Comment les habitants d’Eckmül, comment les habitants de Troy, activent leur pouvoir ? Eh bien, c’est juste en se concentrant sur un objet ou une personne, donc en regardant cet objet très intensément et en se concentrant dessus, ils déclenchent leur pouvoir.
Mais il n’y a pas que Lanfeust dans cette bande dessinée, évidemment. Il y a aussi deux filles qui vont accompagner Lanfeust, une qui s’appelle Ciann, qui est blonde, qui est la petite copine de Lanfeust, et elle, son pouvoir, c’est de soigner les blessures, mais uniquement la nuit. Son pouvoir ne marche pas la journée, mais ne marche que la nuit. Et on a une autre fille, une autre femme qui s’appelle Cixi. Cixi, c’est la sœur de Ciann et elle, elle a un tempérament de feu, contrairement à sa sœur Ciann qui est plus calme. Et Cixi, son pouvoir, c’est de changer l’état de l’eau. Elle peut transformer de l’eau en glace ou alors en vapeur. Donc en gros, elle peut changer la température de l’eau, soit très froide, soit très, très chaude, jusqu’à ce que l’eau bouille et donc s’évapore. Donc là on a les deux sœurs, Ciann et Cixi, qui sont les filles du mage du village.
Le mage dans le monde de Troy, dans le monde de Lanfeust, c’est celui qui va canaliser, c’est celui qui va attirer la magie et la retransmettre aux habitants. Ça veut dire que les habitants de Troy, les habitants de ce monde peuvent utiliser la magie uniquement s’il y a un mage pas trop loin d’eux. S’il n’y a pas de mage pour distribuer la magie, alors leur pouvoir ne marche pas. Donc ça, c’est le, comment dire, le résumé du début.
Je vous ai expliqué un peu les personnages et il va se passer une chose incroyable. Lanfeust va découvrir qu’au contact d’un certain objet, il a accès à tous les pouvoirs. D’habitude, son pouvoir, c’est de faire fondre le métal et il n’en a qu’un. Et en touchant une épée, en touchant une épée spécifique, un certain objet, il va se rendre compte qu’il a tous les pouvoirs possibles. Il peut avoir accès au pouvoir absolu et donc son aventure va commencer là. Pourquoi il a accès à ce pouvoir ? Comment ça se passe ? Et donc le mage du village va partir avec ses deux filles, Ciann et Cixi, et Lanfeust, en voyage à la capitale. Il va aller voir les savants de la capitale pour comprendre pourquoi Lanfeust a ce pouvoir absolu en touchant un objet.
Et à partir de là, il va se passer tout un tas d’aventures. Je ne vais pas vous en dire trop si vous voulez lire la bande dessinée. C’est une bande dessinée donc d’aventure où il y a des quêtes, il y a des monstres, il y a des combats, il y a de la passion, des histoires d’amour, il y a des trahisons, il y a des voyages, il y a des personnages rigolos, des personnages sérieux.
En tout cas moi, c’est une bande dessinée que j’adore, que j’ai lue plusieurs fois, et il y a huit tomes, donc huit bandes dessinées, Lanfeust de Troy. Et après, les créateurs, donc le dessinateur et le scénariste, c’est celui qui a créé l’histoire, ont fait d’autres bandes dessinées Lanfeust, qui s’appelle Lanfeust des étoiles et Lanfeust odyssey. Donc c’est la suite de Lanfeust de Troy.
Et autour de ce monde de Troy, si vous aimez ces bandes dessinées, il y a aussi Troll de Troy. Les trolls, ce sont des êtres très forts, très grands et assez rigolos. Et donc il va y avoir plein d’aventures, plein d’histoires humoristiques autour de ce troll. Donc vous voyez, le monde de Troy, le monde de Lanfeust, c’est un monde très grand avec beaucoup d’histoires parallèles, beaucoup de relations entre les histoires, donc beaucoup de bandes dessinées à lire, et donc pour vous plein de façons d’améliorer votre français parce que je vous le rappelle, ce qui est important quand on apprend une langue, c’est de beaucoup écouter, de beaucoup regarder et de beaucoup lire. Et donc, j’en ai fini, je pense, avec Lanfeust.
Si vous voulez voir ce que ça donne, allez sur Internet, tapez Lanfeust de Troy et vous verrez le style de dessin et vous pouvez même maintenant les acheter en ligne, c’est tout à fait possible. Même si moi j’aime bien avoir ces bandes dessinées en papier, je trouve que c’est un très beau livre, un très bel objet et j’aime bien toucher le papier et l’odeur du papier.
2) Expression française : Avoir la tête dans le guidon
Allez, deuxième partie du podcast, on parle de l’expression française « avoir la tête dans le guidon ». Donc, rien à voir avec Lanfeust. Je vais vous expliquer les six mots de l’expression. Avoir, c’est un verbe ici, c’est pas un auxiliaire. Je vais vous le conjuguer au futur et au futur antérieur. Je vous rappelle, l’usage du futur, c’est pour décrire une action qui n’a pas encore eu lieu, une action justement dans le futur. Ce n’est pas le passé, c’est le contraire, c’est le futur.
Et le futur antérieur, ça sert à décrire une action qui va se passer avant une autre action dans le futur. Donc quand on utilise le futur antérieur, il y a forcément deux actions dans la phrase. Une action qui est très loin, le futur, et une action qui est un peu moins loin, le futur antérieur. Antérieur, ça veut dire avant. Donc c’est avant le futur. Je vous donne un exemple d’un étudiant qui passe un diplôme, qui veut avoir un diplôme pour après être professeur : « Quand j’aurai eu mon diplôme, je pourrai être prof. » « Quand j’aurai eu », c’est le futur antérieur d’avoir. C’est au moment où j’aurai mon diplôme. Alors conséquence, dans le futur, donc après le diplôme, je pourrai être prof, je pourrai faire le métier de professeur, je ferai le métier de professeur. On peut dire aussi, quand j’aurai eu mon diplôme, je ferai le métier de prof, je serai professeur, je pourrais être prof.
Donc ça, c’était pour l’usage du futur et du futur antérieur. Donc je vous conjugue le verbe avoir au futur, ça donne : « j’aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez et ils auront. » Et au futur antérieur : « j’aurai eu, tu auras eu, il aura eu, nous aurons eu, vous aurez eu et ils auront eu. » Le futur antérieur, on le forme avec l’auxiliaire conjugué au futur plus participe passé. Donc si on prend « j’aurai eu », « aurai », c’est l’auxiliaire avoir au futur, et « eu », E-U, c’est le participe passé d’avoir. Donc « j’aurai eu », c’est le futur antérieur d’avoir. Enfin bref, c’est pas la peine de tout retenir, je vous le donne à titre d’exemple et je vous en reparlerai dans les prochains mois, les prochaines années peut-être. Donc, ne vous prenez pas trop la tête avec ça.
Et d’ailleurs, en parlant de se prendre la tête, les deuxième et troisième mots de l’expression, c’est la tête. La tête, c’est ce qu’il y a au-dessus des épaules chez l’humain. Dans la tête, on a le cerveau. Je pense que vous connaissez ce mot et après, c’est dans le guidon. « Dans » c’est « à l’intérieur de », c’est une préposition. Et le guidon c’est quoi ? Le guidon c’est sur un vélo ou une moto ou un scooter. Là où vous allez mettre les mains pour diriger la moto, pour la guider justement, ça s’appelle le guidon.
Et donc avoir la tête dans le guidon, ça veut dire quoi ? Ça veut dire être dans un projet à fond, c’est avancer à fond dans un projet, c’est ne pas arriver à prendre du recul, à se calmer, à aller moins vite, c’est travailler, travailler, travailler, avancer, avancer, avancer, toujours plus vite, toujours plus loin, comme si un motard avait la tête dans le guidon et qu’il allait très vite.
Si vous avez déjà fait de la moto ou même en vélo, pour aller le plus vite possible, on va se baisser et on va mettre sa tête près du guidon. Pourquoi ? Pour éviter la prise au vent. Plus vous êtes droit sur une moto, plus le vent va aller contre vous, vous allez être une résistance au vent et donc vous allez perdre de la vitesse. C’est pareil quand on fait du ski, quand on veut aller tout schuss, donc le plus vite possible, on va se baisser, on va plier les genoux, on va mettre ses bâtons contre son corps pour aller le plus vite possible.
Donc l’analogie est là, la ressemblance entre avoir la tête dans le guidon pour un projet et dans le fait de faire de la moto. Donc c’est aller à fond, c’est être dans un projet au maximum, travailler énormément et ne pas s’arrêter. Je ne sais pas où vous en êtes dans votre apprentissage du français. Est-ce que vous passez des examens ou pas ? Mais imaginez que vous avez un examen de français à passer dans un mois. Eh bien pendant un mois, vous allez avoir la tête dans le guidon. Vous allez travailler beaucoup pour avoir votre examen. Vous n’allez pas réussir à vous arrêter.
Avoir la tête dans le guidon, c’est ça, c’est travailler à fond, c’est aller au maximum dans un projet, dans quelque chose, comme la personne sur l’image du podcast, où on voit quelqu’un qui est face à un ordinateur chez lui, avec un cahier, avec des dossiers à côté de lui, il a l’air d’être très sérieux, il a l’air d’avoir la tête dans le guidon. Est-ce que vous avez compris l’expression ? J’espère que oui.
En anglais, on dit to be snowed under. Ça veut dire être sous la neige. C’est assez joli comme expression aussi, comme si on n’arrivait pas à s’en sortir, comme si on n’arrivait pas à sortir de la neige et à prendre du recul. Et chez vous dans votre pays, comment on dit ça ? Comment on dit le fait d’aller à fond dans un projet ? Le fait de travailler énormément et donc d’avoir la tête dans le guidon. Dites-le moi en commentaire YouTube, ça serait marrant. J’aime toujours voir et comprendre les expressions des autres pays. Je trouve ça génial.
Demain on fera une nouvelle expression française qui est « donner le feu vert » et en première partie, eh bien je ne sais pas, j’ai pas encore décidé. Donc pour le savoir, écoutez le podcast de demain. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !
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