Les choristes

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est dimanche — on est le dimanche 22 mars. Je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile ! avec Adrien. Et aujourd’hui, on va prendre une petite pause par rapport à l’histoire de France. Aujourd’hui, plus tranquille, je vais vous parler d’un film français qui date de 2004 et qui s’appelle, comme vous avez pu le voir sur l’image, Les Choristes.

Quand j’ai préparé ce podcast et que je me suis rendu compte que Les Choristes a plus de 20 ans — que ce film est sorti il y a plus de 20 ans —, j’ai été choqué. On ne voit pas le temps passer. C’est marrant parce que quand on est enfant, on veut que le temps aille plus vite — les années sont interminables —, alors que quand on est adulte, le temps défile à toute vitesse. Il y a une raison à ça, mais ce n’est pas le sujet du jour — je vous en parlerai peut-être un autre jour.

Aujourd’hui, je vous parle des Choristes. Je pense que ça va être un podcast pas trop long parce que je vais assez rapidement vous résumer le film, vous dire de quoi ça parle, qui sont les acteurs. Mais c’est bien de temps en temps de ne pas faire un podcast trop long — vous, ça vous repose dans votre étude du français, et j’avoue que moi aussi, ça me repose.

Donc, ce film — je vous ai dit — est sorti en 2004, mais c’est une histoire qui se passe en 1949. On est donc là quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et ce film va raconter une histoire vraie — il est basé sur des faits réels. Il y a beaucoup de films dont l’histoire est inventée, créée de toutes pièces, et il y a des films qui se basent sur des faits réels. Eh bien là, ce sont des faits réels, c’est une histoire vraie. C’est l’histoire d’un professeur qui va aider des élèves grâce à la musique. Ce sont des élèves qui vivent dans un pensionnat.

Un pensionnat, c’est un endroit où vous allez quand vous êtes enfant en tant qu’élève — et vous vivez là-bas. Vous travaillez la journée là-bas, vous dormez là-bas, vous mangez là-bas, et de temps en temps, vos parents viennent vous voir ou vous ramènent chez eux. Ensuite, vous avez les internats. Dans un internat, vous allez travailler sur place, manger, dormir, mais le week-end, vous rentrez chez vous. Et un externat — c’est ce qui est le plus commun en France dans les collèges et dans les lycées —, vous allez à l’école le matin et vous rentrez chez vous le soir. Donc, dans un externat, vous dormez chez vous.

Mais là, on est dans un pensionnat. Donc, tous les élèves, tous les enfants vivent dans l’endroit où ils apprennent — leur vie est au même endroit que l’école.

Donc, c’est l’histoire de quoi ? C’est l’histoire d’un professeur de musique qui aurait voulu être musicien, mais il va accepter un poste dans un pensionnat pour garçons en tant que surveillant. Lui, il aurait voulu être musicien, mais il va être surveillant pour gagner sa vie, parce qu’on imagine que cette personne ne gagnait pas sa vie en tant que musicien. Et ce professeur — qui s’appelle Clément dans le film — est joué par Gérard Jugnot. C’est un acteur français dont je vous ai déjà parlé parce qu’il a joué dans Le Père Noël est une ordure — il a joué dans beaucoup, beaucoup de films français. D’ailleurs, il continue à tourner encore des films. Donc, il joue le rôle de ce professeur, de ce musicien.

Et dans ce pensionnat, le directeur maltraite les enfants. « Maltraiter », ça veut dire traiter d’une mauvaise manière — c’est faire souffrir. Dans le verbe « maltraiter », on a le préfixe « mal » et le verbe « traiter ». « Mal », c’est mauvais, c’est d’une mauvaise manière. Donc, la maltraitance, c’est faire du mal aux enfants. Et ce directeur d’école va punir les élèves, les frapper, les enfermer parfois, leur faire faire des punitions — et donc les enfants ne l’aiment pas.

Et ce professeur de musique, ce surveillant qui arrive, va essayer de gagner le respect des enfants plutôt avec de l’humour et de la gentillesse. Et petit à petit, il y arrive. Ce prof de musique, ce surveillant, se rend compte que les élèves écrivent dans son dos des chansons rigolotes pour se moquer de lui — pour que les élèves puissent rire entre eux. Et ce prof s’en aperçoit. Clément — le personnage joué par Gérard Jugnot — va s’apercevoir que les élèves font ça, et va donc décider, au lieu de les punir, de monter une chorale pour les faire chanter. Il n’y aura pas d’instruments — il n’y aura que les élèves qui vont chanter. Et il va classer les élèves selon leur voix, selon le timbre de leur voix — on appelle ça une tessiture.

Et un peu après, il va se rendre compte qu’un des élèves a une voix sublime — on parle de don du ciel. Il va donc donner des cours particuliers à cet élève afin d’en faire la première voix de sa chorale : la voix la plus belle, celle qu’on entend le plus, celle qui va être mise en avant.

Le mot « voix » en français peut s’écrire de plusieurs façons. Quand je parle de la voix humaine — ma voix que vous entendez —, ça s’écrit « voix » — on met un X à la fin, même au singulier. Je sais, c’est bizarre, mais c’est comme ça.

Donc, ce professeur va monter une chorale pour divertir les enfants, pour qu’ils puissent penser à autre chose — et petit à petit, les problèmes de discipline, les problèmes des élèves, diminuent. Et même le directeur devient de plus en plus gentil.

Alors là, je vous ai résumé l’intrigue principale du film. Évidemment, il y a beaucoup d’autres choses qui arrivent — je ne vais pas tout vous raconter parce que c’est important aussi de vous laisser des surprises, de vous laisser regarder le film pour essayer de comprendre. Mais au moins vous aurez le sujet général.

Et ce film, en France, il a eu un grand succès. Pourquoi ? D’abord parce que c’est très bien filmé, les enfants jouent bien et il y a trois acteurs français très connus dans ce film. Mais pas que pour ça. Ce film a surtout énormément marché parce que la musique est sublime. Le vrai succès de ce film, c’est la musique. Peut-être que vous avez déjà entendu cette musique d’ailleurs. Je vais vous la chanter une seconde — ça va être ridicule, mais c’est pas grave.

« Vois sur ton chemin, gamins oubliés, égarés, donne-leur la main pour les mener vers d’autres lendemains… »

Ah mon dieu ! Est-ce que vous avez reconnu ? Est-ce que vous avez déjà entendu cette musique ? Alors, je vous rassure — dans le film, ça chante beaucoup mieux que moi. Enfin bon, vous pouvez d’ailleurs écouter la musique du film sans regarder le film. Tout l’album, toute la musique du film est magnifique — et en plus, c’est en français, donc vous pourrez travailler votre français, même si c’est quand même difficile à comprendre si vous n’êtes pas né en France.

Par contre, le film — je pense que vous pourrez comprendre à peu près l’intrigue, comprendre ce qui se passe, grâce aussi à ce que je vous ai expliqué aujourd’hui. Donc, n’hésitez pas à aller voir ce film — comme tous les films que je vous résume, dont je vous parle. Moi, j’ai trouvé ça génial, j’ai adoré ce film.

Et c’est tout. On se retrouvera demain lundi pour la suite de l’histoire de France — avec l’après-Napoléon. On va arriver donc vers le milieu du XIXe siècle, et je pense que je m’arrêterai à la Première Guerre mondiale, parce qu’après, beaucoup plus de monde connaît ce qui s’est passé en France, et je n’ai pas envie de faire 50 podcasts sur l’histoire de France. Donc, je pense qu’encore un ou deux épisodes et après on passe à autre chose.

Merci beaucoup de m’avoir écouté. On se retrouve demain lundi — et d’ici là, passez un bon dimanche. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane !


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