« Être à bout » et le jeu vidéo Absolum

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, aujourd’hui on est mardi, on est le mardi 31 mars 2026, donc c’est le dernier jour du mois de mars, et je vous souhaite la bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors est-ce que je vous ai manqué hier ? Est-ce que mon podcast vous a manqué ? J’espère que oui, comme ça, ça vous rend encore plus impatient pour le podcast suivant.

Donc aujourd’hui, c’est mardi et le mardi, c’est spaghetti. Non, pas du tout. Aujourd’hui, je vous parle d’une expression française qui est « être à bout ». Mais avant, je vais vous parler d’un jeu vidéo. Ça fait très longtemps que je ne vous ai pas parlé de jeu vidéo. Je pense que la dernière fois, c’était en octobre ou novembre, je vous avais reparlé d’Expedition 33 : Clair Obscur, qui est le jeu qui a gagné le titre de meilleur jeu de l’année 2025. On appelle ça le GOTY — Greatest Of The Year, G-O-T-Y. Donc ça c’était Expedition 33 : Clair Obscur, et ça a été fait par un studio français. D’ailleurs, c’est un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué. Franchement, allez-y tout de suite si vous ne connaissez pas ce jeu, n’hésitez pas.

Mais aujourd’hui, je vous parle d’un autre jeu qui a aussi été développé par un studio français. Je vous en parle parce que j’aime beaucoup ce jeu, j’y ai joué déjà à peu près une trentaine d’heures — peut-être 25-30 heures — donc je peux vous en parler tranquillement. Et je vous en parle aussi parce que c’est développé par un studio français, donc vive la France, cocorico.

Alors, ce jeu, il s’appelle Absolum. Ça s’écrit A-B-S-O-L-U-M. On peut y jouer sur PS4, PS5, Switch, bien sûr Switch 2, et je pense PC. Donc ce jeu, Absolum, il est sorti en octobre 2025, mais moi, je n’y joue que depuis trois semaines.

Alors, c’est quoi ce jeu ? Je vais vous parler un peu de l’histoire et de comment on joue. D’abord l’histoire — on est dans un monde fantastique, donc ce n’est pas le monde réel, et ce monde est gouverné par un tyran qui s’appelle Azra. Et le but, c’est de tuer cette personne, c’est d’arriver jusqu’à ce boss final et de réussir à le battre, à le détruire. Comment on fait ça ? On fait ça en utilisant un des quatre personnages avec lesquels on peut jouer. Il y a un elfe avec une épée, il y a un nain avec un marteau, il y a un assassin avec un corps où il y a un peu d’éléments mécaniques, et on peut jouer avec un druide, un mage, un sorcier en fait. Donc ça, ce sont les quatre personnages avec lesquels on peut jouer — ils ont chacun des coups spéciaux, des techniques différentes.

En fait, le but, c’est de traverser tout le monde, toute la carte, toutes les zones de jeu pour aller tuer le boss final. Mais il faut traverser cette zone en un seul coup, sans mourir. Si vous mourez, vous revenez au tout début. C’est ça le principe du jeu. Mais pourquoi c’est intéressant ? Parce que vous allez augmenter vos pouvoirs, augmenter votre niveau, augmenter vos capacités au fur et à mesure que vous mourez et que vous gagnez de l’expérience. Donc au début, vous allez peut-être parcourir une ou deux étapes, un ou deux niveaux, vous allez mourir, vous êtes renvoyé au début du jeu, mais en étant un peu plus fort. Et donc vous recommencez et, petit à petit, vous allez réussir à parcourir de plus en plus de niveaux, peut-être jusqu’à un jour arriver au boss final.

Ce genre de jeu, ça s’appelle un rogue-like. Et Absolum est mélangé avec un beat them all. Tout ça, ce sont des termes anglais. Donc en gros, le but, c’est de tuer tous les ennemis qui apparaissent, d’avancer, d’avancer, d’avancer. Et quand vous mourez, vous revenez au début en étant un peu plus puissant. Pour ceux qui connaissent les jeux comme Double Dragon, des anciens jeux des années 80-90, c’est le même principe, sauf que dans Double Dragon, dans Streets of Rage, ce genre de jeu, quand vous mourez complètement, vous recommencez au début à zéro, vous n’êtes pas plus fort. Alors que là, dans Absolum et dans les jeux comme Hades, le principe c’est que quand vous mourez après plusieurs niveaux, vous revenez au début en étant un peu plus fort, en ayant un peu plus d’argent, en pouvant faire évoluer votre personnage. Et moi, j’aime bien ce genre de jeu.

Pourquoi j’aime beaucoup ce jeu en particulier ? Parce que je trouve que les graphismes sont magnifiques. Ce n’est pas magnifique dans la technique, c’est magnifique dans le style. C’est un style un peu bande dessinée, un peu manga, que moi j’adore. Et ce jeu est en deux dimensions. Ce n’est pas un jeu en 3D, c’est un jeu en 2D. 2D, c’est deux dimensions, 3D, c’est trois dimensions. Et comme je suis un peu nostalgique des années 90, comme j’ai beaucoup joué à ce genre de jeu en 2D quand j’étais enfant, quand j’étais ado, eh bien ça me fait retomber en enfance que de jouer à ce type de jeu. Sauf que ce sont des jeux aujourd’hui en 2D avec la technique d’aujourd’hui, pas avec la technique des années 80-90. Donc c’est magnifique, c’est fluide, ça va vite, c’est jouissif, on a envie de tuer tout le monde, on a envie d’avancer, on a envie de faire évoluer ses capacités. Et c’est ça qui est intéressant.

Bien sûr, vous avez une quête principale — comme dans tous les jeux, je vous l’ai dit, c’est de tuer le boss final, très classique — et vous avez des quêtes annexes. Les quêtes annexes, ce sont des objectifs que vous pouvez faire, mais que vous n’êtes pas obligés de faire. Et moi, quand je fais un jeu, en général, je me concentre sur l’objectif principal. Et une fois que j’ai fini cet objectif, une fois que j’ai battu le boss final, si j’adore le jeu et que j’ai encore envie d’y jouer, je vais m’attaquer aux quêtes annexes. Je vais chercher à finir le jeu à 100%, à remplir tous les objectifs — c’est ce qu’on appelle des side quests en anglais. Donc je vous le répète, ça s’appelle Absolum. C’est un jeu qui a été créé par un studio français. Vous pouvez y jouer sur PS4, PS5, Switch, PC, etc. Si vous avez envie de vous vider la tête, si vous avez envie de ne penser à rien d’autre qu’à tuer des gobelins, des monstres, des squelettes, des fantômes, achetez ce jeu, allez vous amuser, allez jouer et comme d’habitude, profitez de la vie.

Et maintenant, on passe à la deuxième partie du podcast avec l’expression du jour. Alors, ça ne va pas être trop compliqué parce que dans cette expression, il n’y a que trois mots.

Être à bout.

Être à bout, ça veut dire quoi ? Ça veut dire ne plus en pouvoir, en avoir marre. Ça peut vouloir dire aussi être fatigué, être épuisé, être crevé. On dit aussi « être au bout du bout ». Si vous avez trop de travail, vous pouvez dire : « Oh là là, je suis à bout, je n’en peux plus, je suis crevé. » Donc être à bout, c’est assez facile à placer comme expression parce que vous pouvez l’utiliser dans plein de situations différentes. Quand vous êtes fatigué, quand vous en avez marre de quelque chose, vous pouvez dire « Je suis à bout ». Quand vous êtes proche de vous énerver, quand vous sentez l’énervement qui monte, vous pouvez dire « Je suis à bout, je vais exploser ».

Par exemple, hier, pour vous parler encore du jeu vidéo Absolum, j’y ai joué, j’ai failli battre un boss, mais ce boss m’a tué au dernier moment. J’ai mis la manette sur le canapé et j’ai dit : « Je suis à bout, j’arrête. » Ça veut dire que j’en avais marre, j’avais plus envie de jouer parce que ça m’avait dégoûté de me faire tuer. Donc être à bout, c’est être crevé, être fatigué, en avoir marre. On peut dire aussi « être au bout du rouleau » — je vous parlerai de cette expression un autre jour. Et on peut dire aussi « être sur les rotules » — ça aussi, je vous en parlerai une autre fois.

Dans cette expression, il y a donc trois mots. « Être » c’est le verbe être bien sûr, et je vais vous le conjuguer comme d’habitude. Au futur, le verbe être donne : « je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez et ils seront. » Et au futur antérieur : « j’aurai été, tu auras été, il aura été, nous aurons été, vous aurez été et ils auront été. » Je vous rappelle que pour former le futur antérieur, il faut prendre un auxiliaire que vous passez au futur — là c’est l’auxiliaire avoir qu’on met au futur — plus le participe passé du verbe. Le participe passé d’être, c’est « été ». Et donc le futur d’avoir c’est « j’aurai », première personne — j’aurai été, tu auras été, etc.

Et ensuite on a « à bout ». Le bout, ça s’écrit B-O-U-T et c’est quoi ? Alors ça peut être deux choses. Le premier sens de bout, ça peut être un morceau de quelque chose. Quand on parle d’un bout de bois ou d’un bout de ficelle, c’est un morceau de bois, un morceau de ficelle. Et le deuxième sens, c’est la fin d’une chose. Le bout de quelque chose, c’est la fin de cette chose. Le bout du chemin, c’est la fin du chemin. Le bout de la route, c’est la fin de la route.

Et on peut même utiliser ce mot « bout » dans une phrase avec les deux sens différents. Je vous explique : « Je vais faire un bout de chemin jusqu’au bout du chemin. » Le premier « bout de chemin », c’est un morceau du chemin — je vais marcher un peu — et le deuxième « bout du chemin », c’est jusqu’à la fin du chemin. Donc « je vais faire un bout de chemin jusqu’au bout du chemin », c’est je vais faire un morceau de chemin, je vais marcher un peu sur le chemin jusqu’à la fin du chemin.

Et ici, dans l’expression « être à bout », c’est ce deuxième sens qu’on va retenir — c’est être à la fin de quelque chose, être au bout du bout, en avoir marre, être crevé, être fatigué.

Imaginez que vous allez courir un marathon. Vous vous êtes inscrit pour courir 42 km, mais vous n’êtes pas habitués à courir beaucoup. Vous arrivez au 30e km, il y a votre ami à côté de vous et il vous demande si ça va. Et vous lui dites : « Non, je suis à bout, je suis crevé, je suis fatigué, j’ai mal aux jambes, j’en ai marre, j’ai plus envie de courir » — alors qu’il vous reste encore 12 km à parcourir.

Autre exemple — imaginez que vous avez un bébé de 8 ou 10 mois. Ce petit bébé ne dort pas la nuit. Il pleure beaucoup. Donc vous êtes obligé de vous réveiller tout le temps, vous êtes crevé, vous êtes fatigué, vous êtes à bout. Vous pouvez dire : « Je n’en peux plus, je suis à bout, je vais exploser, je suis crevé, j’ai besoin de dormir. »

Donc « je suis à bout », c’est ça — c’est être fatigué, être épuisé, être au bout du rouleau, ne plus en pouvoir, en avoir marre. C’est une expression du langage courant que vous pouvez utiliser avec n’importe qui, il n’y a pas de problème. Et en anglais, ça se dit to be exhausted.

Alors dans quelques jours — je pense que ce sera après-demain jeudi — je vous parlerai d’une expression qui est très marrante, qui est « être tendu comme un string ». Je vous expliquerai tout ça dans deux jours.

D’ici là, je vous invite à aller sur mon site francaisfacileadrien.com où vous pouvez retrouver d’anciens podcasts avec les transcriptions. Il suffit de cliquer juste en dessous du lien YouTube et vous aurez toute la transcription de l’épisode à l’écrit. Et ça, c’est une très bonne méthode pour apprendre le français — lire en même temps que vous écoutez.

Bien sûr, vous pouvez toujours me retrouver sur YouTube, sur Patreon. Vous pouvez vous abonner si vous avez les moyens. Il y a deux abonnements, trois dollars et cinq dollars. Donc c’est pas grand-chose mais ça me permet de me soutenir, de produire ce podcast. Merci beaucoup de m’avoir écouté, on se retrouve jeudi pour de nouvelles aventures et d’ici là je vous souhaite de passer une bonne journée. À bientôt, bye bye, hasta luego. Matane, mina-san !


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