« Être coutumier du fait » et quelques coutumes françaises

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Être coutumier du fait : avoir l’habitude de faire quelque chose de manière répétée — mais toujours avec un sens négatif. C’est une mauvaise habitude, quelque chose qu’on fait régulièrement et qui pose problème.

Origine : coutumier vient du mot coutume et était utilisé au Moyen Âge pour désigner un livre listant les lois et coutumes locales d’une région.

Registre : langage soutenu.

Niveau : B1 à C2.

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on est mercredi, on est le mercredi 3 juin 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, C’est Facile avec Adrien. Et aujourd’hui, on va parler un peu de coutume.

Je vous ai déjà parlé de ce mot, le mot coutume. Mais pour ceux qui n’étaient pas là dans le podcast où j’ai parlé de ça, je vais vous réexpliquer un peu. Mais d’abord, je vous explique pourquoi je vous parle de coutume, pourquoi je vais vous donner des exemples de coutumes en France. Parce que dans l’expression du jour, on a le mot coutumier, et coutumier, ça vient du mot coutume. Donc il y aura bien sûr un lien avec l’expression que je vais vous expliquer juste après.

Alors, revenons à nos moutons — donc revenons aux coutumes. Déjà, c’est quoi une coutume ? Une coutume, c’est quelque chose qu’on fait de façon régulière dans notre société, dans le pays dans lequel on vit, dans notre région, dans notre ville. C’est quelque chose que plusieurs personnes vont faire — donc ils vont faire la même chose. Bien sûr, pas forcément au même moment, mais ça va être comme une habitude que beaucoup de monde partage. Il y a énormément de coutumes en France et bien sûr dans tous les pays du monde.

Il y a une coutume qu’on fait plus particulièrement en France, c’est la bise. On dit aussi « faire la bise ». Faire la bise, c’est quoi ? C’est embrasser la joue de quelqu’un qu’on connaît pour se dire bonjour le matin. Par exemple, entre hommes — un homme avec un homme — pour se dire bonjour, on peut se serrer la main, et certains hommes, de bons amis, se font la bise. Les femmes entre elles — pas toutes, bien sûr, mais la majorité — pour se dire bonjour le matin, se font la bise. Et un homme et une femme, pareil, on se fait la bise. C’est quoi faire la bise ? C’est coller sa joue droite et sa joue gauche contre la joue droite ou la joue gauche de l’autre personne. Et selon les régions, selon les endroits en France, on fait deux bises, trois, ou même jusqu’à quatre. Vous voyez, suivant la région, suivant la ville, la coutume ne va pas être la même, même en France. C’est ça une coutume — c’est une habitude. Là pour la bise, c’est l’habitude dans la façon de se dire bonjour.

Donc vous voyez qu’il peut y avoir énormément de coutumes dans tous les pays du monde, dans toutes les régions, dans toutes les villes même. Aujourd’hui, je parle bien sûr plus particulièrement de la France, puisque c’est un podcast pour apprendre le français.

Alors, une autre coutume dont je vais vous parler — et que je vous ai déjà expliquée d’ailleurs — ça s’appelle l’apéritif. On dit aussi l’apéro. Je vous en ai parlé il y a quelques mois et c’est une coutume bien française. C’est quoi prendre l’apéritif ? Prendre l’apéro, c’est aux alentours de 18h-19h — on va se retrouver entre amis chez quelqu’un ou en terrasse d’un café — où on va boire des verres et manger des petites choses. On peut manger des cacahuètes, des chips, on peut même manger des petits toasts, des petites tartines. En tout cas, c’est très convivial, c’est très sympa de prendre l’apéro et c’est très français. Et de temps en temps, ça peut se transformer en apéritif dînatoire. Dînatoire, ça vient du mot dîner — ça veut dire que l’apéritif va se prolonger jusqu’à 20h, 21h, 22h, et à ce moment-là, on fait un gros apéro où on va boire et manger comme si on avait dîné. C’est une autre coutume française très connue.

On va rester un peu dans la nourriture. Il y a une autre coutume qu’on fait beaucoup en France — et dans plein de pays bien sûr — c’est de boire un café après le repas. On boit souvent un petit café après le repas. C’est très commun en France, c’est très français, c’est une coutume, c’est une habitude, c’est quelque chose que beaucoup de personnes font.

Qu’est-ce qu’on a comme autre coutume en France ? Il y en a plein. Par exemple, dans la langue française, le vouvoiement et le tutoiement, c’est assez spécifique. Il y a des langues où ça existe, bien sûr, et il y a beaucoup de langues où ça n’existe pas. En anglais, il n’y a pas de vouvoiement et pas de tutoiement. En français, c’est une coutume, c’est une habitude sociale. Vous n’allez pas tutoyer quelqu’un que vous ne connaissez pas du tout — vous allez plutôt le vouvoyer. Ça, c’est un autre type de coutume.

Donc, vous avez compris : les coutumes, ce sont des choses que beaucoup de monde fait dans tel ou tel pays, dans telle ou telle région, dans telle ou telle ville même. Il y a des coutumes dans certaines villes qui n’existent pas dans d’autres. Par exemple, moi, j’habite à côté de Bayonne. Et à Bayonne, il y a une coutume chaque année qui est une grande fête — ce qu’on appelle les fêtes de Bayonne. C’est impressionnant, il y a énormément de monde qui arrive dans la ville et toutes les personnes sont habillées en blanc et en rouge. Peut-être qu’un jour je vous ferai un podcast spécifiquement sur les fêtes de Bayonne parce qu’il y a beaucoup de choses à dire, mais ce n’est pas le sujet du jour. Les fêtes de Bayonne, c’est une coutume pour la ville de Bayonne, mais ce n’est pas une coutume pour une autre ville. Donc vous voyez, les habitudes, les coutumes, ce qu’on fait habituellement, ça va être spécifique pour chaque pays, chaque région, chaque ville, et ainsi de suite.

Donc la coutume, je pense que maintenant vous avez compris ce que c’est. On va donc pouvoir passer à l’expression du jour, qui contient un mot dérivé du mot coutume. L’expression du jour, c’est être coutumier du fait. C’est une expression du langage soutenu que vous allez pouvoir retrouver dans les livres et aussi parfois à l’oral.

Alors, ça veut dire quoi, être coutumier du fait ? Ça veut dire faire quelque chose de manière habituelle, de manière répétée — c’est quelque chose qui arrive souvent, mais avec un sens négatif. Ce n’est pas comme une habitude ordinaire. Une habitude, c’est par exemple de tous les matins manger une tartine avec du beurre — c’est une habitude, mais ce n’est pas quelque chose de négatif. Par contre, être toujours en retard, ça c’est une habitude négative. Donc, on pourrait dire que si je suis toujours en retard, je suis coutumier du fait d’être en retard.

C’est une expression du langage soutenu, je vous ai dit. Donc vous n’allez pas la croiser partout, mais si vous écoutez peut-être de la politique, si vous lisez des journaux en français, des articles, des livres, vous pourrez entendre cette expression être coutumier du fait. C’est donc avoir l’habitude de faire quelque chose, mais c’est une mauvaise habitude, c’est quelque chose qu’on fait de manière répétée et qui n’est pas positif.

Dans l’expression être coutumier du fait, il y a quatre mots. Comme d’habitude, je vais vous expliquer les mots. On va faire un petit peu de conjugaison — assez facile — avec le verbe être, parce que, comme je vous le dis à chaque fois, c’est très important de connaître ce verbe. Être et avoir, ce sont les deux verbes les plus utilisés en français, donc il faut vraiment les connaître. Aujourd’hui, c’est le verbe être. On va faire deux temps assez simples : l’imparfait, qui est le temps le plus basique du passé, et le futur, qui est le temps le plus basique du futur.

Alors, être à l’imparfait, ça donne : j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient. Ça, c’est l’imparfait. Et être au futur, c’est tout à fait différent, ça donne : je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez, ils seront. Donc vous voyez, ça n’a rien à voir avec l’infinitif qui est être. Je serai, tu seras, il sera — c’est le verbe être au futur, et c’est important de le savoir.

Ensuite, on a le mot coutumier. Coutumier, c’est un mot assez ancien. Je pense qu’on ne le retrouve plus que dans cette expression — il vient du mot coutume. Ce mot coutumier était plutôt utilisé au Moyen Âge. Un coutumier, c’était quoi ? C’était un livre qui listait les lois et les coutumes locales. Donc le coutumier, c’était un livre, un bouquin avec dedans les différentes lois du pays, de la région ou du royaume, et les coutumes. Peut-être que dans le coutumier de Bayonne au Moyen Âge, il y avait marqué les fêtes de Bayonne. Et ce mot coutumier vient du latin, comme beaucoup, beaucoup de mots de la langue française.

Et il nous reste quoi dans l’expression ? Il nous reste deux mots : du et fait. Alors, peut-être que vous avez remarqué, mais là je prononce le T dans le mot fait. D’habitude, on ne prononce pas ce T. On peut dire un fait ou un fait divers, il m’a raconté ce fait-là — là, je ne prononce pas le T. Dans l’expression être coutumier du fait, on peut soit le prononcer, soit ne pas le prononcer et dire être coutumier du fai. Mais le fait de le prononcer ajoute un côté un peu formel à l’expression, quelque chose encore plus du langage soutenu. Être coutumier du fait, c’est vraiment pour apporter de la solennité, quelque chose de très formel, de très solennel. Mais vous pouvez tout à fait dire être coutumier du fai — on comprendra très très bien.

Le fait, c’est quoi ? C’est une action, c’est l’action de faire, c’est quelque chose qu’on fait, c’est une réalité. Ici, on ne nomme pas quelque chose de précis parce que c’est du fait — c’est donc, je vous ai dit, quelque chose qu’on fait régulièrement mais qui est négatif. Je vous parlais tout à l’heure du fait d’être en retard — eh bien un prof pourra vous dire, si vous arrivez souvent en retard à son cours : vous êtes coutumier du fait d’être en retard. Monsieur ou Madame un tel arrive tout le temps en retard, il est coutumier du fait. Ça veut dire que l’élève arrive régulièrement en retard et que c’est un problème pour le professeur, c’est quelque chose de négatif.

Je vous parlais aussi tout à l’heure de politique. Eh bien, vous avez souvent remarqué que les politiques disent une chose et puis un peu après disent l’inverse. Suivant leur interlocuteur, suivant à qui ils vont parler, ils vont dire une chose puis l’autre. Les politiques sont coutumiers du fait de changer d’avis, d’avoir des discours différents. Est-ce que c’est un peu plus clair pour vous ?

Je vous disais en début de podcast que c’est une expression du langage soutenu. Donc un Français qui va utiliser cette expression, ça va faire très formel, très droit, très froid. Mais un étranger qui apprend le français — donc typiquement vous qui m’écoutez — si vous utilisez des expressions du langage soutenu, c’est très marrant, c’est très sympa. Ça n’a pas du tout le même effet. Donc je vous invite vraiment à utiliser les expressions françaises que je vous explique, si vous pouvez les retenir et les ressortir au bon moment — et surtout les expressions du langage soutenu. D’abord, ça montre que vous connaissez bien la langue. Et ça donne aussi un effet rigolo, parce que c’est une expression très soutenue et de l’entendre prononcée par quelqu’un avec un accent, c’est plutôt marrant, c’est plutôt sympa.

En anglais, ça se dit to make a habit of something — faire de quelque chose une habitude. Mais je pense que dans la version anglaise, il n’y a pas le côté négatif qui existe dans la version française. Être coutumier du fait, c’est une habitude négative.

Alors, qu’est-ce qui me reste à vous dire ? Un peu de promo pour ma chaîne YouTube. En ce moment, vous y retrouverez Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, où je vous lis deux chapitres par semaine avec le texte affiché en même temps que je le lis, pour vous permettre de mieux comprendre. Et j’ai toujours des places pour des cours particuliers — des cours en tête-à-tête bien sûr en visio — si vous voulez approfondir votre français, si vous avez des questions, s’il y a des choses que vous ne comprenez pas, ou tout simplement pour discuter et parler, parce que c’est en écoutant et en parlant qu’on apprend une langue. Vous pouvez réserver un cours avec moi — toutes les infos sont sur mon site francaisfacileadrien.com, dans la rubrique cours particuliers. Vous pouvez me contacter par mail, il n’y a pas de problème.

Et qu’est-ce qui me reste à vous dire ? La prochaine expression, ce sera dimanche, et je vous expliquerai l’expression c’est pas tous les jours la fête. C’est une expression du langage courant, qui n’est pas du tout du langage soutenu. J’espère que ça vous a intéressé. Je vous souhaite de passer une bonne journée et on se retrouve dans quelques jours pour une nouvelle expression. À bientôt ! Bye bye, hasta luego ! El aleja, matane !

Questions fréquentes sur cette expression et cet épisode

Que signifie l’expression « être coutumier du fait » ?

Cela signifie avoir l’habitude de faire quelque chose de manière répétée, mais toujours dans un sens négatif. Ce n’est pas une simple habitude ordinaire — c’est une mauvaise habitude, un comportement problématique qu’on répète régulièrement. Exemple : arriver constamment en retard, changer sans cesse d’avis.

D’où vient le mot « coutumier » ?

Coutumier vient du mot coutume et était couramment utilisé au Moyen Âge. Un coutumier désignait alors un livre qui listait les lois et les coutumes locales d’une région ou d’un royaume. Le mot vient lui-même du latin. Aujourd’hui, on ne retrouve plus ce mot que dans l’expression être coutumier du fait.

Comment utiliser cette expression dans une phrase ?

Exemples : « Ce politique est coutumier du fait de changer d’avis selon son interlocuteur. » Ou : « Tu es encore en retard ? Tu es vraiment coutumier du fait ! » On peut aussi dire être coutumier du fait (sans prononcer le T), mais la prononciation avec le T est plus formelle et solennelle.

Quelle est la différence entre « une habitude » et « être coutumier du fait » ?

Une habitude est neutre — boire un café le matin est une habitude, sans jugement. Être coutumier du fait, en revanche, implique toujours quelque chose de négatif ou de problématique. C’est une habitude qu’on reproche à quelqu’un.

Quelle est la traduction anglaise de cette expression ?

En anglais, on dit to make a habit of something. Attention cependant : la version anglaise est neutre, alors que l’expression française porte toujours une connotation négative.

Qu’est-ce qu’une coutume en France ?

Une coutume est une habitude partagée par de nombreuses personnes dans un pays, une région ou une ville. En France, on peut citer la bise pour se saluer, l’apéritif entre amis, le café après le repas, ou encore le vouvoiement. Certaines coutumes sont propres à une ville, comme les fêtes de Bayonne.


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