C’est pas tous les jours la fête : expression utilisée surtout pour souligner un moment exceptionnel et joyeux qu’il faut célébrer — une naissance, un diplôme, une bonne nouvelle. Plus rarement, elle peut aussi souligner que la vie est dure.
Origine : le mot fête vient des fêtes religieuses (Noël, Pâques…), rares et exceptionnelles dans l’année, qu’on célébrait tout particulièrement.
Registre : langage courant à familier.
Niveau : A2 à B2.
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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on est dimanche, on est le dimanche 7 juin 2026. Aujourd’hui, je vous parle d’une expression française : c’est pas tous les jours la fête. Mais avant, je vais vous parler d’un tournoi qui a lieu en ce moment juste à côté de Paris. C’est un tournoi sportif, c’est un tournoi de tennis. Pour ceux qui aiment le tennis, je pense que vous connaissez le nom de ce tournoi — ça s’appelle Roland-Garros.
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Eh bien parce que le tournoi se termine aujourd’hui. Hier, il y a eu la finale chez les dames, la finale féminine, et aujourd’hui on va avoir la finale chez les hommes. Donc aujourd’hui, dimanche 7 juin, c’est la finale hommes 2026 de Roland-Garros, le tournoi de tennis organisé à Paris. C’est un des tournois du Grand Chelem — ça s’appelle comme ça — pour ceux qui ne connaissent pas le tennis.
1) Roland-Garros : histoire et tennis français
Et ce qui est intéressant, avant de vous parler un peu de mon expérience et du tennis français, c’est de savoir pourquoi ce tournoi s’appelle comme ça. Qui était Roland Garros ? Ce qui est marrant, c’est que ce monsieur n’était pas du tout joueur de tennis professionnel. Je vous explique l’histoire en quelques minutes. Roland Garros est né à la fin du XIXe siècle et il est mort — je crois — à la fin de la Première Guerre mondiale, donc ça doit être 1917 ou 1918. Et c’était un pilote d’avion, un pilote de chasse. Bon, ça, c’était ce monsieur Roland Garros, mort pendant la Première Guerre mondiale.
Au début du XXe siècle, des tennismans français arrivent à remporter la Coupe Davis aux États-Unis à la fin des années 20. Et donc l’année d’après, la France doit organiser le tournoi pour accueillir cette Coupe Davis. Sauf que la France n’a pas de terrain assez grand. Il y a alors une autre fédération sportive française — ce qu’on appelle le Stade français, qui est la fédération de rugby — qui va donner une partie du terrain à la fédération de tennis pour pouvoir construire un stade très grand. Sauf qu’il y a une condition. Le président de la Fédération de rugby à l’époque a imposé que le futur stade porte le nom de Roland Garros. Pourquoi ? Parce que ce président était un très bon ami de ce monsieur Roland Garros, disparu au combat en 1917 ou 1918. Et donc il a voulu que le stade porte le nom de son ami disparu, pour lui rendre hommage, pour que les générations futures se souviennent de ce monsieur. Et c’est pour ça que le stade Roland-Garros, l’endroit où se tient le tournoi de tennis chaque année, a ce nom-là — alors que Roland Garros, le monsieur qui a existé, était aviateur, pilote de chasse, mais n’a jamais été tennisman.
Ça, c’est intéressant comme histoire. Je trouve que c’est bien de connaître l’histoire des choses, de savoir pourquoi telle chose s’appelle comme ça et une autre d’une autre façon. C’est de la culture générale, et ici c’est de la culture générale française, puisque évidemment mon podcast est destiné aux personnes qui veulent apprendre le français.
Donc, maintenant qu’on a fait un peu d’histoire, je vais vous dire un peu ce que je pense du tennis français. Alors, c’est vrai qu’on est assez mauvais en tennis comparé au reste du monde, comparé à d’autres pays. Ce n’est pas la faute des athlètes — je pense que les tennismans et les tenniswomans français et françaises font de leur mieux, se battent à fond, donnent tout ce qu’ils ont. Mais je pense que le problème vient d’un manque d’investissement dans les futures générations. Aujourd’hui, on a une génération de tennismans et de tenniswomans français qui est assez médiocre, et ça résulte pour moi du manque d’investissement dans la formation. S’il y avait plus d’argent pour former les joueurs, pour qu’il y ait plus de structures, je pense qu’on serait meilleurs en tennis. Alors, c’est mon avis — évidemment, je ne suis pas un spécialiste. J’adore regarder le tennis à la télé, mais je suis très mauvais ! Donc s’il y a des spécialistes du tennis qui savent pourquoi en ce moment les Français sont très moyens, eh bien je suis preneur de vos réponses.
D’ailleurs, je crois que la dernière fois qu’un Français a gagné Roland-Garros, c’était Yannick Noah, dans les années 80 — 1983 ou 1984, si je ne me trompe pas. Donc c’est l’année de ma naissance, ça fait donc plus de 40 ans qu’aucun Français n’a gagné Roland-Garros. Encore une fois, ce n’est que mon avis, mais peut-être que s’il y avait un peu plus d’investissements dans les structures, dans les clubs, il y aurait aujourd’hui de meilleurs tennismans français.
En ce moment, je regarde le tennis sans plus. Alors qu’il y a quelques années, je regardais beaucoup parce qu’il y avait un joueur que j’adorais, que j’admirais — c’est pour moi le joueur le plus élégant de tous les temps en tennis. J’ai nommé Roger Federer. Pour moi, l’époque où il y avait les confrontations, les duels quasiment, entre Federer et Nadal, c’était la meilleure époque du tennis. J’ai adoré voir jouer Federer à Wimbledon, à l’US Open, à l’Open d’Australie — un peu moins à Roland-Garros, parce qu’il se faisait souvent battre par Nadal, et moi j’étais plutôt pour Federer. Même si bien sûr Rafael Nadal est un très très très grand joueur de tennis pour qui j’ai beaucoup de respect. Mais ça, c’est une époque passée. Aujourd’hui, le grand duel dans le tennis mondial, c’est Sinner contre Alcaraz — même si cette année, ils ne sont pas à Roland-Garros, ou plutôt, l’un a été éliminé et l’autre, je crois, n’a même pas participé.
Quand j’habitais Paris, je suis allé une fois à Roland-Garros. J’ai assisté là-bas à des matchs de tennis et franchement, c’est très sympa. C’est un très beau lieu, c’est une très belle compétition. Et moi, comme je vous disais, j’aime beaucoup regarder du tennis, soit en vrai, soit à la télé. D’ailleurs, depuis quelques années, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de sièges vides à Roland-Garros. J’arrive pas à comprendre pourquoi il y a des sièges vides sur des compétitions aussi importantes. Est-ce que les billets sont trop chers ? Ou alors est-ce que les billets sont vendus et les gens ne se déplacent pas ? Je ne sais pas. En tout cas, si les billets sont trop chers, j’ai une solution : baisser le prix des billets. Tout simplement.
Donc, ça, c’était ma première partie de podcast sur le tournoi de Roland-Garros. Si vous voulez regarder du tennis, on va avoir Wimbledon qui va arriver dans quelques semaines. Et surtout, si on veut voir du sport à la télé, on va avoir la Coupe du monde de football qui va arriver. Mais ça, ce sera l’occasion d’en parler dans un autre podcast.
Tout de suite, deuxième partie, où je vous explique l’expression du jour : c’est pas tous les jours la fête.
2) Expression du jour : C’est pas tous les jours la fête
Alors, cette expression, elle veut dire quoi ? On peut l’utiliser de deux façons différentes. Je vais vous donner d’abord le sens qu’on utilise le moins — c’est un sens assez triste. Quand on dit c’est pas tous les jours la fête, ça peut vouloir dire qu’on souligne le fait que la vie est dure, que la vie est difficile, que des personnes n’ont pas beaucoup d’argent ou qu’elles vivent quelque chose de triste. Ce n’est pas tous les jours la fête — vous voyez, le ton est triste, le ton de la phrase n’est pas joyeux. Donc, suivant le ton que vous allez entendre, suivant l’humeur de la personne, vous allez pouvoir en déduire si l’expression est dite dans un contexte triste ou dans un contexte joyeux. Il y a une différence entre c’est pas tous les jours la fête — ton triste — et c’est pas tous les jours la fête ! — ton joyeux. Je dis la même chose mais avec deux intonations différentes.
Donc on peut dire c’est pas tous les jours la fête pour souligner quelque chose de triste, mais on utilise surtout cette expression quand on vit quelque chose d’heureux, quelque chose d’exceptionnel, quand on a quelque chose à fêter. Ça peut être un moment en famille, avec des amis, une naissance, un mariage, une bonne nouvelle — et à cette occasion, on peut par exemple ouvrir une bonne bouteille de vin. On va dire : allez, c’est pas tous les jours la fête, on ouvre une bonne bouteille ! Ou alors : ce n’est pas tous les jours la fête, allez, on va au restaurant ! Donc, ce n’est pas tous les jours la fête, c’est quelque chose de festif, quelque chose qu’on ne va pas célébrer tous les jours — ça n’arrive que rarement — donc c’est l’occasion de fêter cela.
Dans cette expression, il y a plusieurs mots assez simples. Je vais vous les expliquer. Les premiers mots : c’est pas. Ça, c’est une contraction de la forme négative. La vraie forme grammaticale, c’est ce n’est pas. Mais souvent en français, on va enlever le ne pour que ce soit plus fluide, plus rapide, et on va dire c’est pas au lieu de ce n’est pas. Comme quand vous répondez à une question et que vous n’avez pas la réponse — vous pouvez dire je sais pas, alors que la forme grammaticale de base c’est je ne sais pas. Donc, revenons à l’expression : c’est pas tous les jours la fête. C’est une forme négative, et après on a tous les jours la fête. Il n’y a rien de compliqué — tous les jours, c’est chaque jour, et la fête, c’est la fiesta, c’est quelque chose de festif, quelque chose qu’on va célébrer. On dit d’ailleurs faire la fête.
Ici, dans l’expression, on nous dit que ce n’est pas tous les jours la fête — donc puisque ce n’est pas tous les jours la fête, on va aller au restaurant, on va ouvrir une bonne bouteille de vin, on va aller voir un concert, on va faire quelque chose de spécial, on va se réunir en famille, on va célébrer. On ne peut pas célébrer des moments comme ça tous les jours, donc quand il y a des moments heureux, il faut les célébrer.
D’ailleurs, le mot fête a une origine un peu particulière. Au départ, on parlait de fêtes religieuses — les fêtes étaient reliées à la religion. Noël, c’était une fête religieuse. Pâques, pareil. L’Ascension, pareil. Ce sont des fêtes chrétiennes, et ça n’arrive que peu de fois dans l’année — c’est assez rare, donc ça revêt un caractère exceptionnel. Quand il y avait une fête religieuse, on en profitait pour la célébrer. Et aujourd’hui, on ne parle plus de fête religieuse, mais de la fête en général.
Donc, ce n’est pas tous les jours la fête, c’est quelque chose que vous pouvez dire à l’occasion de la naissance d’un enfant dans votre famille, de l’obtention d’un diplôme. Quand vous allez obtenir un diplôme de français — par exemple le DELF, le DALF, celui que vous voulez — eh bien vous pouvez inviter vos amis au restaurant et dire : j’ai eu mon diplôme, allez, ce n’est pas tous les jours la fête, on va au restaurant ! Ou alors : parce que j’ai réussi mon diplôme, je vous invite tous au restaurant. Et là, vos amis peuvent vous répondre : t’es sûr ? Ça coûte cher quand même ! Et vous allez dire : je sais, mais c’est pas tous les jours la fête. Allez, on va au restaurant !
Est-ce que c’est plus clair pour vous ? Est-ce que vous comprenez ? J’espère que oui. Bien sûr, si vous ne comprenez pas, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur YouTube. Je suis présent tous les jours sur YouTube pour mettre en ligne une vidéo, un podcast, et pour répondre aux commentaires — donc il n’y a aucun souci là-dessus. Et d’ailleurs, si c’est juste un commentaire pour dire merci, ça fait aussi bien plaisir.
Revenons quelques instants sur c’est pas tous les jours la fête. C’est une expression du langage courant, voire un petit peu familier. Donc, ça s’emploie tout à fait en famille, tout à fait entre amis, mais pas spécialement avec votre patron. Ce n’est pas du langage soutenu — c’est du langage courant, voire un petit peu familier. En anglais, ça se dit it’s not every day you get to… suivi de l’action — je ne mets rien de précis puisque ça dépend des occasions.
Qu’est-ce qui me reste à vous dire ? La prochaine expression, ça sera mercredi, donc dans trois jours. Ce sera une expression que j’adore : être un Tanguy. Et ce sera l’occasion pour moi, dans le podcast de dimanche prochain, de vous parler du film français qui s’appelle Tanguy, parce que cette expression vient de ce film. Donc je vais d’abord vous expliquer l’expression et après vous parler du film.
Qu’est-ce qui me reste à vous dire d’autre ? Pas grand-chose. Je vous souhaite de passer un bon dimanche, profitez bien, ne faites pas de bêtises, et on se retrouve bientôt. Bye bye, hasta luego ! El aleja, matane !
Questions fréquentes sur cette expression et cet épisode
Que signifie « c’est pas tous les jours la fête » ?
Cette expression s’utilise surtout pour marquer un moment exceptionnel et joyeux : une naissance, un mariage, un diplôme, une bonne nouvelle. Elle signifie que puisque ces moments heureux sont rares, il faut en profiter et les célébrer. Exemple : « J’ai eu mon diplôme — c’est pas tous les jours la fête, on va au restaurant ! » Elle peut aussi, avec un ton triste, souligner que la vie est difficile, mais c’est le sens le moins courant.
Comment savoir si l’expression est joyeuse ou triste ?
Tout dépend du ton et du contexte. Avec une intonation enthousiaste, c’est pas tous les jours la fête ! exprime la joie et l’envie de célébrer. Avec une intonation grave ou résignée, c’est pas tous les jours la fête… souligne la dureté de la vie. La phrase est identique — c’est l’intonation qui change tout.
D’où vient le mot « fête » ?
Le mot fête vient des fêtes religieuses — Noël, Pâques, l’Ascension — qui n’arrivaient que quelques fois dans l’année et revêtaient donc un caractère exceptionnel. On les célébrait tout particulièrement. Avec le temps, le mot s’est étendu à toute occasion festive, religieuse ou non.
Pourquoi le tournoi de tennis s’appelle-t-il Roland-Garros ?
Roland Garros n’était pas tennisman, mais pilote de chasse, mort pendant la Première Guerre mondiale. Quand la France a dû construire un grand stade de tennis pour accueillir la Coupe Davis à la fin des années 20, la Fédération de rugby a cédé un terrain à condition que le stade porte le nom de Roland Garros — en hommage à un ami du président de la fédération. C’est ainsi que le plus grand tournoi de tennis sur terre battue porte le nom d’un aviateur.
Comment dit-on cette expression en anglais ?
En anglais, l’équivalent est it’s not every day you get to…, suivi de l’action que l’on célèbre. Par exemple : it’s not every day you get to graduate — c’est pas tous les jours qu’on obtient son diplôme.
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