« L’Âne vêtu de la peau du lion » : un âne se déguise en lion et fait peur à tout le monde — jusqu’à ce qu’une oreille dépasse et trahisse la supercherie.
Morale : on juge trop facilement les gens sur leur apparence extérieure plutôt que sur leur valeur réelle. Une belle apparence peut donner une autorité qu’on n’a pas.
Thèmes : l’apparence, la tromperie, la critique sociale, l’imposture.
Niveau : B2 à C1.
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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on est le mercredi 1er juillet 2026, c’est le début du mois de juillet. Et en ce début juillet, je vais vous parler d’une nouvelle fable de La Fontaine. Et oui, tous les dix épisodes de podcast, je vous explique une fable. Comme d’habitude, pour ceux qui veulent suivre la fable, la lire en même temps que je vous la raconte, que je vous l’explique, vous pouvez aller sur Internet la récupérer. Vous pouvez aussi, pour ceux qui veulent m’aider, pour ceux qui veulent me soutenir, pour ceux qui considèrent que ce podcast est important pour eux, aller sur mon Patreon, et vous aurez accès à tout ce que je dis, à la transcription intégrale du podcast. Et sinon, vous pouvez attendre quelques semaines et, sur mon site francaisfacileadrien.com, vous aurez accès à la transcription de cette fable.
Cette fable de La Fontaine, elle s’appelle L’Âne vêtu de la peau du lion. Donc on va parler d’un âne et d’un lion. Je vous lis la fable doucement, une première lecture. Après, je vous expliquerai ligne par ligne la fable, les mots compliqués, les conjugaisons, le sens des mots. Enfin, je vous relirai la fable plus rapidement, et une nouvelle version, plus simple à comprendre, que j’ai réécrite.
Alors cette fable, elle n’est pas très longue, elle fait 14 lignes, mais il y a des mots assez compliqués. Donc c’est vraiment pour les niveaux B2, C1 — ce sont des mots qu’on ne voit que très rarement, mais pas de panique, je suis là pour vous les expliquer. Donc si vous ne comprenez pas à la première lecture, c’est tout à fait normal, je vous explique tout, et si vous avez encore des questions à la fin, après avoir écouté cet épisode, laissez-moi un petit commentaire sur YouTube et j’y répondrai avec plaisir.
Allez, on y va pour une première lecture de cette fable.
L’Âne vêtu de la peau du lion, par Jean de La Fontaine.
De la peau du lion, l’âne s’étant vêtu, était craint partout à la ronde. Et bien qu’animal sans vertu, il faisait trembler tout le monde. Un petit bout d’oreille, échappé par malheur, découvrit la fourbe et l’erreur. Martin fit alors son office. Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice s’étonnaient de voir que Martin chassât les lions au moulin. Force gens font du bruit en France, par qui cet apologue est rendu familier. Un équipage cavalier fait les trois quarts de leur vaillance.
La fable est finie, et maintenant, ligne par ligne, je vous explique tous les mots. Je vous expliquerai surtout à la fin la morale.
Alors, on va commencer par le titre, L’Âne vêtu de la peau du lion. Un âne, c’est un animal qui ressemble à un cheval mais qui est plus petit. Les humains se servaient des ânes pour les travaux dans les champs, pour porter des choses, surtout à l’époque de La Fontaine, il y a des centaines d’années. Aujourd’hui on a des machines, on a toute une technologie mécanique, mais à l’époque les ânes aidaient les humains, ou plutôt les humains se servaient des ânes pour les travaux d’agriculture.
On revient au titre, L’Âne vêtu de la peau du lion. Vêtu, ça vient du verbe se vêtir, ça veut dire porter un vêtement. Donc l’âne porte un vêtement qui est une peau de lion. Le lion, c’est le roi des animaux — on en a déjà parlé dans les fables précédentes.
Ligne 1 : De la peau du lion, l’âne s’étant vêtu. Alors ici, on a une inversion dans la phrase. C’est une phrase qui est tout à fait française, tout à fait correcte, mais qui est assez ancienne. En fait, on peut dire : « L’âne s’étant vêtu de la peau du lion. » L’âne a donc mis, ou on peut dire porte, une peau de lion. On ne sait pas où il l’a trouvée. En tout cas, il a mis une peau de lion sur lui.
Ligne 2 : Était craint partout à la ronde. Était craint, c’est être craint. Ça veut dire que l’âne faisait peur à tout le monde. Avec sa peau de lion, les gens pensaient que c’était un vrai lion. Dans la deuxième ligne, on a l’expression à la ronde. À la ronde, ça veut dire autour de soi, aux alentours, dans les environs. Donc l’âne, qu’on prenait pour un lion grâce à sa peau, faisait peur à tout le monde.
Ligne 3 : Et bien qu’animal sans vertu. Alors là, il y a plusieurs choses à expliquer. Les deux derniers mots de la ligne, sans vertu, ça veut dire sans courage. Donc on pourrait dire : « Et bien qu’animal sans courage. » Et il va y avoir une suite à la ligne 4. Mais d’abord, je voulais vous expliquer la forme grammaticale bien que. Quand on utilise bien que en français, on va avoir dans la phrase quelque chose qui exprime une opposition et/ou une concession. On va concéder quelque chose, accepter quelque chose, et après dire autre chose.
Je vous donne un exemple : Bien que je sois fatigué, je vais aller à cette soirée — même si je suis fatigué, je vais aller à cette soirée. Un autre exemple : Bien qu’il fasse chaud dehors, je vais faire du sport — même s’il fait chaud dehors, je vais faire du sport. Donc bien que, on peut le remplacer par même si.
Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les exemples après bien que, j’ai utilisé le subjonctif. Bien que je sois fatigué — c’est le subjonctif. Bien qu’il fasse chaud dehors — c’est encore le subjonctif. Donc avec bien que, en français, on utilise le subjonctif.
Alors on reprend donc la petite fable de La Fontaine, la ligne 3, je vous la relis : « Et bien qu’animal sans vertu. » Donc on va le remplacer par même si. Même si cet animal, donc l’âne, est sans courage — ligne 4 — il faisait trembler tout le monde. Il faisait peur à tout le monde. Pourquoi ? Eh bien parce qu’il portait une peau de lion. L’âne n’est pas du tout courageux, mais grâce à sa peau de lion, il faisait peur à tout le monde.
On continue ? Ça va, vous êtes toujours avec moi ? Allez, on y va.
Ligne 5 : Un petit bout d’oreille, échappé par malheur. Ici, on parle de l’oreille de l’âne. Et échapper, ça veut dire que l’oreille de l’âne dépassait de la peau du lion. On pensait que c’était un lion, mais on voyait une oreille d’âne. Dans cette phrase, on nous dit qu’il y a une oreille de l’âne qui pouvait se voir.
Et donc, ligne 6 : Découvrit la fourbe et l’erreur. La fourbe, c’est un mot ancien qu’on n’utilise plus du tout aujourd’hui, qui veut dire la tromperie, la ruse, le côté malhonnête de quelque chose. Donc dans la ligne 6, « découvrit la fourbe et l’erreur », on a le passé simple de découvrir, qui est découvrit, et grâce — ou plutôt à cause — de cette oreille, on a compris que ce n’était pas un vrai lion, c’était un âne avec une peau de lion. Pourquoi ? Parce que l’oreille de l’âne dépassait de la peau du lion.
Est-ce que c’est clair pour l’instant ?
Alors, ligne 7 : Martin fit alors son office. Martin, c’est un prénom français, mais ici c’est en fait un ancien nom qu’on donnait à un âne dans les contes, dans les fables. Martin, c’est donc l’ancien nom de l’âne dans les histoires françaises. Donc ici, dans la fable, on ne parle pas d’une personne, mais Martin désigne l’âne.
Je vous répète la phrase : « Martin fit alors son office. » Faire son office, ça veut dire travailler, retourner au travail. L’âne a compris qu’on ne le prenait plus pour un lion, donc il est retourné travailler. Il est retourné travailler au moulin. On va voir le mot moulin un peu plus tard dans la fable.
À l’époque, il y a longtemps, je vous ai dit que les ânes servaient les humains pour le travail agricole. Et bien dans cette fable, les ânes vont servir à faire tourner les moulins. Les moulins, c’est encore à l’époque ce qui servait à écraser les grains de blé pour faire de la farine, pour faire du pain. On pouvait avoir des moulins à eau, donc avec de l’eau qui faisait tourner le moulin. On pouvait avoir des moulins à vent : avec la force du vent, les pales tournaient et ça faisait tourner la pierre pour écraser les grains. Et on avait aussi des moulins avec des ânes : les ânes tiraient des cordes qui faisaient rouler la pierre. Donc notre petit âne, on a compris que ce n’était pas un lion, et donc il est retourné au travail.
On continue avec la ligne 8 : Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice. Ceux, ça veut dire les personnes. Donc La Fontaine, l’auteur ici, désigne des personnes qui ne connaissaient pas la ruse et la malice. La ruse, c’est la tromperie. Donc ici, La Fontaine parle des personnes qui n’avaient pas compris que l’âne était bien un âne et pas un lion. D’un côté, il y a les personnes qui ont vu l’oreille de l’âne dépasser du lion, et de l’autre côté, il y a ceux qui n’ont pas compris, qui n’ont pas vu, et qui pensent donc que l’âne est un lion. Donc on parle là de ces personnes-là.
Et donc, ligne 9 : S’étonnaient de voir que Martin — ligne 10 — chassât les lions au moulin. Je vous ai dit les deux lignes en même temps parce que c’est la même phrase. Donc les personnes qui n’avaient pas compris la ruse étaient étonnées de voir un âne diriger des lions. Ici, dans les lignes 9 et 10, on a le verbe chasser, au passé simple : chassât. Chasser, ici, ça veut dire pousser, faire avancer. Donc on a un âne qui est retourné travailler, qui a dû enlever sa peau de lion, et il va quand même diriger de vrais lions au moulin. Les lions, eux, pensent toujours que c’est un vrai lion, qu’il a l’autorité d’un vrai lion, et donc l’âne dirige des lions. C’est pour ça que c’est étonnant. Ceux qui ne savaient pas, en fait, ce qui s’était passé avant, qui ne savaient pas que l’âne avait mis une peau de lion, sont étonnés de voir qu’un âne va diriger des lions au moulin. Ils sont étonnés de voir qu’un âne donne des ordres à des lions.
Je ne sais pas si c’est très clair, mon explication. C’est une phrase — une fable, pardon — qui est assez difficile à comprendre, assez difficile à expliquer. Donc, si vous avez des questions, je vous l’ai dit, n’hésitez pas à me laisser un petit message sur YouTube, ou même à m’envoyer un mail à francaisfacileadrien@gmail.com.
On continue la fable, il ne nous reste que quatre lignes. Ligne 11 : là, on va attaquer la morale, on va commencer la morale de l’histoire. Donc on a fini avec l’histoire de l’âne et des lions.
Ligne 11 : Force gens font du bruit en France. Force, là, ça veut dire « beaucoup ». On n’utilise plus le mot force en ce sens, mais dans la fable, ça veut dire « beaucoup de personnes » : force gens. Font du bruit en France — faire du bruit, ça veut dire là se donner de l’importance, se mettre beaucoup trop en valeur. Donc ici, on nous dit que trop de personnes se donnent de l’importance en France. C’est vrai qu’on est assez chauvins, on aime faire croire qu’on est les meilleurs alors qu’en fait pas du tout. C’est un des défauts des Français de se penser meilleurs que nous ne le sommes.
Ligne 12 : Par qui cet apologue est rendu familier. Un apologue, c’est un mot assez rare qui veut dire récit, qui veut dire fable — c’est un récit avec une morale. Donc on nous dit ici que cette fable va avoir du sens pour beaucoup de monde, cette fable va parler à beaucoup de monde, parce que justement on est nombreux, en France, à se donner de l’importance comme l’âne a pu le faire avec la peau du lion.
Ligne 13 : Un équipage cavalier. Alors là, il n’y a que des mots compliqués. Équipage, ici, ça veut dire l’apparence extérieure. Quand l’âne a mis la peau du lion, il ressemblait à un lion — c’était son apparence extérieure. Et donc, si on reprend la ligne 13, un équipage cavalier — cavalier, ça veut dire élégant, ça veut dire beau, qu’il y a de la prestance.
Donc ici, dans la ligne 13 et la ligne 14, on nous dit : « Un équipage cavalier fait les trois quarts de leur vaillance. » Donc une belle apparence, ça c’est l’équipage cavalier, une apparence élégante, fait les trois quarts de leur vaillance. Ça veut dire que l’apparence joue pour beaucoup. Si vous paraissez courageux, ça va jouer pour beaucoup : les gens vont vous prendre pour quelqu’un de courageux, alors que peut-être vous ne l’êtes pas. Si vous paraissez comme quelqu’un qui a beaucoup de confiance en soi, eh bien les gens vont penser, pardon, que vous avez confiance en vous, alors que peut-être vous êtes timide, que vous n’avez pas confiance. Et ça, ça peut s’appliquer aussi au physique. Si vous mettez un habit de policier, bien sûr les gens vont penser que vous êtes policier, alors que vous ne l’êtes pas. Les gens vont vous donner une autorité avec cet habit, avec ces vêtements de policier, que vous n’avez pas.
Qu’est-ce que c’est, la morale ? Qu’est-ce qu’on nous dit ? L’auteur, donc La Fontaine, nous dit qu’on va juger trop facilement les gens sur leur apparence. On juge les personnes sur leur présentation, sur ce qu’ils sont extérieurement, sur leur richesse — par exemple si vous avez une belle voiture, de beaux vêtements, une belle montre —, sur leur rang — si vous êtes noble, pardon, si vous êtes ministre, etc., etc. — plutôt que sur la valeur réelle de la personne.
Donc là, La Fontaine va faire une critique de la société française de l’époque, qui est toujours d’ailleurs actuelle, c’est qu’on va juger les gens sur l’apparence extérieure et pas sur ce qu’ils sont réellement. À l’époque, en France, il devait y avoir des personnes qui portaient de très beaux habits, très chers, avec de belles perruques, des coiffures incroyables. Alors que peut-être que ces personnes étaient de mauvaises personnes — mais on jugeait les personnes sur l’extérieur. Et franchement, c’est encore le cas aujourd’hui, en France et ailleurs : parce que vous portez de beaux vêtements, vous êtes quelqu’un qui va avoir une certaine éthique, peut-être. En gros, vous êtes quelqu’un de bien parce que vous portez de beaux vêtements — mais c’est n’importe quoi. Dans cette fable, La Fontaine dénonce cela.
Dans beaucoup de fables de La Fontaine, on a en fait une critique de la société de l’époque. C’est ça qui est intéressant : avec juste 14 lignes, avec une histoire d’âne et de lion, La Fontaine va réussir à critiquer les mœurs, critiquer les habitudes de l’époque, et donc à faire réfléchir les gens.
Est-ce que c’est clair pour vous ? Est-ce que vous avez un peu mieux compris ?
Je vais vous relire la fable tout de suite, là maintenant, à vitesse standard, comme si je la lisais à des Français, maintenant que je vous ai expliqué toutes les lignes. Et après, je vais vous lire une version plus simple, plus facile, que j’ai créée, où là vous allez tout comprendre. On y va ? Allez, c’est parti !
L’Âne vêtu de la peau du lion, par Jean de La Fontaine.
De la peau du lion, l’âne s’étant vêtu, était craint partout à la ronde. Et bien qu’animal sans vertu, il faisait trembler tout le monde. Un petit bout d’oreille, échappé par malheur, découvrit la fourbe et l’erreur. Martin fit alors son office. Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice s’étonnaient de voir que Martin chassât les lions au moulin. Force gens font du bruit en France, par qui cet apologue est rendu familier. Un équipage cavalier fait les trois quarts de leur vaillance.
Et maintenant, je vous lis la fable que j’ai créée pour vous, que j’ai réécrite pour que ce soit plus facile à comprendre.
L’Âne vêtu de la peau du lion, réécrit par moi.
Un âne déguisé en lion faisait peur à tout le monde. Bien que l’âne soit sans courage, il faisait trembler grâce à son déguisement. On pouvait voir pourtant un bout de l’oreille de l’âne dépasser, ce qui révéla à tout le monde la tromperie. L’âne retourna alors au travail. Les personnes qui n’avaient pas compris qu’un âne se cachait sous la peau du lion étaient surprises de voir l’animal donner des ordres au lion. En France, trop de personnes se donnent de l’importance. Cette fable va donc avoir du sens pour beaucoup de monde. L’apparence joue pour beaucoup, mais ce n’est qu’une apparence.
Et voilà, j’ai fini de vous expliquer cette nouvelle fable de La Fontaine. Je suis assez content parce que j’aime bien cette fable, mais je sais qu’elle est compliquée, donc j’espère que vous avez compris.
Pour ceux qui voudraient prendre des cours particuliers de français avec moi, je vous laisse m’envoyer un petit mail à francaisfacileadrien@gmail.com pour pouvoir en discuter, voir quelles sont vos attentes, mon planning, les horaires, etc. Et comme ça, vous pourrez encore plus vous améliorer en français.
Je vous laisse ici, je vous souhaite de passer une bonne journée, et on se retrouve bientôt. Bye bye ! ¡Hasta luego ! À la prochaine !
Questions fréquentes
Quelle est la morale de la fable L’Âne vêtu de la peau du lion ?
La morale est que l’apparence joue pour beaucoup dans la façon dont les autres nous jugent. Un beau déguisement, de beaux habits, ou un rang élevé peuvent donner une autorité qu’on n’a pas réellement. La Fontaine critique la société française de son époque — et encore la nôtre aujourd’hui — qui juge les gens sur leur extérieur plutôt que sur leur valeur réelle.
Qui est Martin dans la fable de La Fontaine ?
Dans les anciennes fables et contes français, Martin était le nom traditionnel donné à l’âne. Ce n’est donc pas un personnage humain, mais bien l’âne de la fable. Quand La Fontaine écrit « Martin fit alors son office », il veut dire que l’âne retourna travailler au moulin.
Que veut dire « à la ronde » ?
« À la ronde » est une expression ancienne qui signifie « autour de soi », « aux alentours », « dans les environs ». Dans la fable, « était craint partout à la ronde » signifie que l’âne déguisé en lion faisait peur à tout le monde autour de lui.
Que veut dire « la fourbe » dans la fable ?
« La fourbe » est un mot ancien, quasiment disparu du français moderne, qui signifie la tromperie, la ruse, la malhonnêteté. Dans la fable, « découvrit la fourbe et l’erreur » signifie que l’oreille de l’âne qui dépassait a révélé la supercherie.
Qu’est-ce que « bien que » en français et pourquoi utilise-t-on le subjonctif après ?
« Bien que » exprime une opposition ou une concession — on peut le remplacer par « même si ». Exemple : « Bien que je sois fatigué, je vais sortir » = même si je suis fatigué, je vais sortir. En français, après « bien que », on utilise toujours le subjonctif. C’est une règle grammaticale fixe de niveau B2.
Qu’est-ce qu’un apologue ?
Un apologue est un mot littéraire rare qui désigne un récit court avec une morale — c’est donc un synonyme de « fable ». La Fontaine utilise ce mot dans la fable elle-même : « par qui cet apologue est rendu familier ».
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