« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage » et mes vacances en Corse (1ère partie)

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« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » : expression littéraire qui exprime la joie de rentrer chez soi après un long voyage formateur. S’utilise uniquement au retour, jamais au départ.

Origine : poème de Joachim du Bellay, poète français du XVIe siècle.

Équivalent anglais : « There’s no place like home »

Registre : langage soutenu, littéraire — fait très cultivé de le connaître.

Niveau : B2 à C2.

Clique ici pour lire la transcription intégrale

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je suis très heureux de vous retrouver, je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile avec Adrien. Aujourd’hui, on est le mercredi 29 juillet 2026 — mardi, non mercredi, pardon — et je suis rentré de vacances hier. Comme vous avez pu le voir, je n’ai pas sorti de podcast cette semaine, en tout cas pas de podcast sur les expressions françaises, et donc on reprend aujourd’hui, mercredi.

Alors, dans les précédents épisodes, je vous ai parlé de lieux à visiter en France. Je n’ai pas fini avec cette série, je vais encore vous parler d’autres lieux à visiter, mais pendant quelques épisodes, je vais vous raconter mes vacances. Je vais vous parler un peu de ce que j’ai fait, de ce qui m’est arrivé, et je voudrais vous en parler maintenant, tant que j’ai la mémoire de cela. Si je vous en parle dans deux mois, ça n’a plus de sens. Donc à partir d’aujourd’hui, pendant quelques épisodes, je vais vous parler de mes vacances, et après on reprendra sur les lieux intéressants à visiter en France.

Donc, comme je vous le disais, j’ai été en vacances une semaine et je suis parti en Corse. Est-ce que vous connaissez ce mot ? Est-ce que vous connaissez la Corse ? La Corse, c’est une île française. C’est une île française qui se trouve en Méditerranée, dans la mer Méditerranée. C’est en dessous de la France, au sud de la France — c’est une île donc en pleine mer, et un peu à l’est. C’est en fait plus près de l’Italie que de la France, mais c’est français. J’imagine que dans le passé, dans l’histoire de la Corse, peut-être que ça a déjà été italien. Mais bon, en ce moment, c’est français.

Regardez sur Internet si vous ne connaissez pas — vous tapez « Corse » et vous allez tout de suite trouver. Je vais vous développer mon voyage en Corse dans les prochains épisodes. Mais aujourd’hui, je vais vous parler spécifiquement de mon voyage. J’habite dans le Sud-Ouest de la France, à côté de Bayonne, et donc je me suis rendu en Corse. Avant de partir, j’ai regardé comment je pouvais aller en Corse à partir du Sud-Ouest de la France. Et le moyen le plus facile pour moi, c’était l’avion. Je suis donc parti de l’aéroport de Biarritz, à côté de là où j’habite, pour aller jusqu’à Marseille.

Marseille, c’est une ville du sud-est de la France. Donc en fait, je suis parti du sud-ouest pour aller au sud-est. Le vol met à peu près une heure. Et normalement, à Marseille, j’aurais dû prendre un autre avion pour aller en Corse, avec un vol d’à peu près 50 minutes. Je dis « normalement » parce que tout ne s’est pas passé comme prévu. J’ai eu des problèmes avec mon voyage, et c’est pour ça que je vous en parle.

Donc, reprenons depuis le début. J’ai un avion Biarritz-Marseille, donc du sud-ouest vers le sud-est. Et après, j’ai une heure vingt d’escale à Marseille. Une escale, ça veut dire que vous allez rester dans l’aéroport et prendre un autre avion. Ça arrive souvent, sur des longs vols, d’avoir une escale. Donc l’escale, c’est quand vous vous arrêtez dans une ville, dans un aéroport, mais que vous repartez. Moi, j’avais un vol pour Marseille, une heure vingt d’attente — donc une heure vingt d’escale —, et juste après, mon vol pour la Corse.

Donc je suis à Biarritz, dans le Sud-Ouest. J’arrive à l’aéroport, je passe la sécurité, je vide mon sac, etc., etc., vous connaissez. Et je vois que l’avion est à l’heure. L’avion va partir à la bonne heure. C’est parfait. J’ai 45 minutes d’avance, donc tout va bien.

J’attends un peu. Et il y a une annonce dans l’aéroport qui dit que mon vol, donc mon avion, va avoir 20 minutes de retard. 20 minutes de retard — ça veut dire qu’il me reste une heure à Marseille d’escale. Tout va bien, je peux quand même avoir le deuxième avion. Dix minutes plus tard, nouvelle annonce : mon vol a quarante-cinq minutes de retard. Alors là, je me dis que ça commence à être compliqué. Je me dis que si l’avion a beaucoup de retard, je ne vais jamais pouvoir avoir mon deuxième vol.

Et cinq minutes plus tard, il y a une annonce dans l’aéroport qui dit que l’avion a une heure de retard. Donc là, c’est quasiment terminé pour moi. Je sais que je vais arriver à Marseille, à mon escale, mais avec une heure trente de retard — donc je ne pourrai pas avoir le prochain avion.

Qu’est-ce que je fais ? Je prends mon téléphone et j’appelle le site Internet sur lequel j’ai réservé mon billet. Et là, petite leçon : est-ce que vous devriez réserver vos billets sur un site Internet global et pas sur le site de la compagnie ? Eh bien, je vous le dis — c’est nul. Le prix est moins cher, oui, mais le service derrière, il n’y a rien du tout. J’appelle Kiwi, donc j’appelle le site Internet, et j’entends une femme qui me répond, qui parle français assez mal, avec un énorme accent qui venait peut-être d’Indonésie, des Philippines, en tout cas d’Asie du Sud-Est.

Personnellement, je trouve que les accents, c’est magnifique. Je n’ai rien contre les accents — d’ailleurs je vous l’ai dit souvent, gardez votre accent quand vous parlez français, c’est sublime. Mais là, ça posait problème parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qu’elle disait. Pourtant, j’enseigne le français, je suis habitué à entendre plein d’accents de tous les pays du monde, mais là je ne comprenais pas le sens des phrases. C’est ça le problème — ce n’est pas en fait son accent, c’est qu’elle ne parlait pas bien français.

Donc je lui dis que mon avion a du retard, que je n’aurai pas le deuxième avion, et je lui demande de trouver une solution. Naturellement, je lui demande de me trouver un autre avion pour partir en Corse. Et je comprends qu’elle me répond que ce n’est pas possible, que je serai remboursé de mon vol Marseille-Corse, mais c’est tout. Ils ne trouveront pas d’autres avions. Et surtout, elle me dit : « Rappelez-nous quand vous arrivez à Marseille pour nous expliquer la situation. » Donc je lui dis : « Mais à quoi ça sert que je vous rappelle dans une heure et demie alors que je sais déjà que je vais rater mon vol ? » Elle me dit : « Ah non, non, non, vous nous rappelez, vous nous rappelez. » Insupportable. Bon, je n’insiste pas, je raccroche et j’attends mon avion qui a une heure trente de retard.

Enfin, l’aéroport appelle les passagers de mon avion pour embarquer. J’arrive au dernier contrôle, au moment où on doit montrer sa carte d’identité et son billet d’avion. Et là, l’employé de la compagnie, à qui j’ai donné mon passeport, regarde mon sac et me dit : « Monsieur, votre sac, il doit pouvoir rentrer dans la boîte ici. » Et il me montre une boîte. Parce que j’avais un petit sac et je n’avais pas payé de bagages en soute ou en cabine.

Je regarde la boîte, je regarde mon sac et je me dis : « Ça ne va jamais rentrer. »

Donc je prends mon sac et j’essaie de le mettre dans la boîte — évidemment, ça ne rentre pas. Qu’est-ce que je fais ? J’ouvre mon sac, je prends mon pull que je mets sur moi alors qu’il faisait 35 degrés, je prends un pantalon qui était dans mon sac, je le mets sur moi, et finalement j’arrive à faire rentrer le sac dans la boîte, mais en poussant assez fort. Et le gars me dit : « Monsieur, on va vous faire payer une taxe en plus. » Je l’ai regardé et je lui ai répondu : « Écoutez, votre avion a une heure trente de retard, je vais rater ma correspondance, je vais rater l’autre avion, donc je vous demande de m’accorder au moins ça et de me laisser passer. » Bon, là, je vous le dis gentiment — quand je lui ai dit, j’étais un peu plus énervé. Et donc il m’a dit : « Ok, ok, allez-y, passez. »

Donc j’enlève mon pull, j’enlève mon pantalon — parce que j’étais en t-shirt et en short —, je les remets dans le sac, je prends l’avion, et pendant tout le vol je me demande si je vais réussir à avoir mon deuxième avion. Je me demande si, avec un peu de chance, le deuxième avion n’aurait pas un peu de retard lui aussi. Et la suite, je vous la raconterai au prochain épisode, donc dimanche prochain. Je vous fais un peu de suspense dans mes histoires — comme ça, vous écouterez le prochain podcast.

Et tout de suite, comme d’habitude, comme à chaque épisode quasiment, je vous explique l’expression du jour. L’expression que j’ai choisie, c’est « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » C’est une expression assez compliquée, assez littéraire. Je vous ai choisi cette expression aujourd’hui pour trois raisons.

La première, c’est qu’en ce moment en France, il y a un film de Christopher Nolan qui sort, qui s’appelle L’Odyssée. L’Odyssée, ça parle du retour d’Ulysse chez lui, sur l’île d’Ithaque, pour retrouver sa femme Pénélope. C’est l’histoire de l’Odyssée, c’est la mythologie grecque.

La deuxième raison, c’est qu’à partir de mi-septembre — donc dans un mois, un mois et demi —, sur ma chaîne YouTube, vous retrouverez un audiobook en français, donc un livre audio : L’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Je vous raconterai donc la guerre de Troie et le retour d’Ulysse sur son île.

Et si vous avez bien compté, il manquait une raison. La troisième raison, c’est que mon petit neveu — enfin, le fils de mon neveu — s’appelle Ulysse, et que j’ai retrouvé ma famille en Corse, dont ce petit garçon de quatre ans qui s’appelle Ulysse. Ulysse, si tu écoutes ce podcast, j’ai été très heureux de passer du temps avec toi et de te faire des petits tours de magie.

Donc, on reprend le cours de l’épisode. L’expression du jour, c’est « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Ça veut dire quoi, cette expression ? C’est une expression, comme je vous disais, littéraire et un peu compliquée. On utilise cette expression quand on revient chez soi. Quand on rentre chez soi après être parti assez longtemps, on peut utiliser cette expression pour exprimer la joie de rentrer dans sa maison. Par exemple, là, je suis parti en Corse une semaine — bon, c’est assez court comme voyage —, mais en rentrant, j’étais quand même content de rentrer. J’ai passé un très bon séjour en vacances, mais j’étais content de venir retrouver la personne avec qui je vis et mes chiens.

J’aurais pu dire en rentrant : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Ça exprime en fait la joie de rentrer chez soi, le bonheur de rentrer dans sa maison, de revenir là où on vit après avoir eu plein d’expériences différentes. Comme Ulysse, le personnage de l’Odyssée, qui arrive à rentrer chez lui, plusieurs années — plusieurs dizaines d’années — après être parti faire la guerre.

Cette expression, ça peut être la personne qui revient qui le dit, ou la personne qui vous accueille. Imaginez que vous avez été séparés de votre mari ou de votre femme pendant longtemps, deux semaines, trois semaines — quand vous rentrez, vous pouvez dire cette phrase, ou votre mari ou votre femme peut dire cette phrase. Mais attention, c’est une expression qu’on utilise uniquement au retour de quelqu’un. C’est une expression pour le retour, et pas pour le départ. Ça, c’est important.

Souvent d’ailleurs, on dit juste le début de l’expression : « Heureux qui, comme Ulysse… » et la personne poursuit : « …a fait un beau voyage. » C’est une expression qu’on peut donc diviser en deux — une personne dit le début et l’autre dit la suite, évidemment si la personne connaît l’expression.

Imaginez par exemple que vous avez un enfant qui est adolescent — votre fils ou votre fille a entre 15 et 20 ans, on va dire. Et votre ado décide de partir en voyage pendant un an pour faire le tour du monde. Il arrête ses études, l’école, pendant un an et il part faire le tour du monde pour vivre des choses, pour avoir de l’expérience, pour peut-être apprendre une autre langue. Eh bien, au moment où votre fils ou votre fille va rentrer chez vous, vous pourrez lui dire : « Heureux qui, comme Ulysse… » et il vous répondra : « …a fait un beau voyage. »

Cette expression vient en fait d’un poème. C’est un poème qui a été écrit par Joachim du Bellay — c’est un poète français du XVIe siècle —, et c’est devenu quasiment une expression. C’est tellement connu qu’avant c’était un vers d’un poème, et maintenant c’est devenu une expression. Un peu comme les fables de La Fontaine — il y a des morales de fables tellement connues en France qu’elles sont devenues des expressions. Eh bien là, c’est pareil : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » est devenu un proverbe, est devenu une expression française.

D’ailleurs, peut-être qu’après les fables, après vous avoir expliqué pas mal de fables de La Fontaine, je vous expliquerai des poèmes français célèbres. Dites-moi si ça vous intéresse — vous pouvez me laisser un petit message sur YouTube pour me le dire. Dites-moi « oui, c’est super si tu fais ça » ou bien « non, ça ne m’intéresse pas, je préfère autre chose. » Parce que je trouve qu’il y a beaucoup de poèmes français qui sont magnifiques et que je pourrais vous expliquer — le sens, les mots, tout ça, bien sûr pour vous aider à mieux comprendre, à mieux parler français.

Alors, revenons à l’expression : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Cette expression est formulée en vieux français. Je vous l’ai dit, ça vient d’un poème du XVIe siècle, donc il y a un peu moins de 500 ans, et donc c’est du vieux français. Aujourd’hui, en français moderne, on dirait : « Celui qui a fait un beau voyage est heureux comme Ulysse. » Là, c’est plus facile à comprendre. Mais le vers du poème, c’est : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. »

Heureux, ça veut dire content, ça veut dire joyeux — c’est assez simple. Ensuite, qu’est-ce qu’on a comme mot compliqué ? Ulysse — je vous ai dit qui c’était. C’est un personnage de la mythologie grecque, c’est un personnage qui vient du livre l’Odyssée. D’ailleurs, je vous l’ai dit, il y a un film qui sort bientôt, et petit rappel : à mi-septembre, vous pourrez écouter et lire L’Iliade et l’Odyssée sur ma chaîne YouTube. Ce sera le livre qui va suivre après Voyage au centre de la Terre. En ce moment, vous pouvez écouter un livre de Jules Verne, et après, à partir de mi-septembre, je vous lis L’Iliade et l’Odyssée.

Revenons donc à l’expression — « revenons à nos moutons » — « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Il n’y a rien de plus compliqué dans cette expression. Je vous l’ai dit, ça veut dire qu’une personne qui revient chez soi après longtemps, après un grand voyage, va être heureuse de rentrer. Pourquoi ? Parce qu’elle aura vécu plein de choses, elle aura gagné de l’expérience, elle va avoir grandi — pas en taille, mais dans sa personne. Elle va avoir mûri, elle va avoir réfléchi à plein de choses, et elle va rentrer en étant une meilleure personne.

Ce qui est intéressant d’ailleurs dans cette expression, c’est l’adjectif beau. On parle de beau voyage, mais en fait, le sens réel, ce n’est pas quelque chose de beau comme on peut dire une belle maison, un beau vélo. C’est plutôt le sens de… comment vous expliquer ça ? Ici, beau veut dire formateur. Ça veut dire que vous allez devenir une personne différente, vous allez apprendre des choses, vous allez gagner de l’expérience. C’est ça ici le sens de beau voyage.

Cette expression est du langage soutenu, très soutenu même. C’est littéraire, ça fait très cultivé de dire ça. Donc c’est assez classe si vous connaissez cette expression, mais je sais qu’elle est compliquée. En fait, l’idée, c’est de dire que quand on rentre chez soi, on est bien. On est bien chez soi après avoir fait un grand voyage. Ça se dit donc en anglais : « There’s no place like home. » Tout simplement.

Donc, prochain épisode, je vous parle de la suite de mon voyage en Corse. Est-ce que je vais réussir à avoir mon avion ou pas ? Et je vous parlerai d’une expression qui est « faire les 400 coups ». Je vous répète : « faire les 400 coups. »

Je vous souhaite de passer une bonne journée, je suis très content d’avoir repris mon podcast aujourd’hui et j’espère que vous aussi. À bientôt ! Bye bye ! ¡Hasta luego ! À la prochaine !

Questions fréquentes

Que signifie « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » ?

Cette expression signifie que celui qui rentre chez soi après un long voyage formateur est heureux — comme Ulysse qui, dans la mythologie grecque, a mis des années à rentrer chez lui après la guerre de Troie. Elle exprime la joie de retrouver sa maison, ses proches, après avoir vécu de nombreuses expériences qui vous ont fait grandir.

Quand utilise-t-on cette expression ?

On l’utilise uniquement au retour d’un voyage — jamais au départ. C’est la personne qui revient qui peut la dire, ou la personne qui l’accueille. Souvent, on dit juste le début : « Heureux qui, comme Ulysse… » et l’autre complète : « …a fait un beau voyage. » Pour l’utiliser, il faut que le voyage ait été long et formateur — un week-end ne suffit pas !

D’où vient cette expression ?

Elle vient d’un poème de Joachim du Bellay, poète français du XVIe siècle (environ 500 ans). Le vers est si connu qu’il est devenu une expression à part entière, au même titre que les morales des fables de La Fontaine. C’est une expression du vieux français — en français moderne, on dirait : « Celui qui a fait un beau voyage est heureux comme Ulysse. »

Qui est Ulysse ?

Ulysse est un héros de la mythologie grecque, roi d’Ithaque. Il est le personnage principal de l’Odyssée d’Homère — une épopée qui raconte son voyage de retour chez lui après la guerre de Troie. Ce voyage dura dix ans et fut semé d’obstacles, de monstres et de tentations. Rentrer chez lui, retrouver sa femme Pénélope — voilà son but tout au long du récit.

Que veut dire « beau voyage » dans cette expression ?

Ici, « beau » ne signifie pas joli ou agréable comme dans « une belle maison ». Il signifie formateur — un voyage qui vous a fait grandir, qui vous a apporté de l’expérience, de la sagesse. Un beau voyage au sens de cette expression, c’est un voyage qui vous a transformé en tant que personne.


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Une réponse à « « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage » et mes vacances en Corse (1ère partie) »

  1. Avatar de JACQUES BENITAH
    JACQUES BENITAH

    Bravo ADRIEN, belle analyse de l’expression littéraire, ULYSSE serait heureux de te lire.

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