« Cucul la praline » et mes vacances (3e partie)

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« Cucul la praline » : se moquer gentiment de quelque chose de trop mignon, trop sentimental, trop parfait — avec trop de bons sentiments.

Exemple : un film romantique avec une fin parfaite, un poème d’amour trop fleuri.

Registre : familier — à utiliser entre amis ou en famille, pas avec son patron !

Équivalent anglais : « cheesy » / « so cheesy »

Niveau : B1 à C2.

Clique ici pour lire la transcription intégrale

onjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd’hui, on est mercredi, on est le 5 août, le 5 août 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans mon podcast. Et aujourd’hui, on va continuer sur mes vacances. Dans le précédent podcast et celui d’avant, je vous parlais du début de mes vacances, de mon voyage en avion, et donc aujourd’hui, on va entrer dans le vif du sujet, on va parler de mes vacances en Corse et donc plus précisément de ce que j’ai fait. Au dernier épisode, on en était restés à mon arrivée à l’aéroport. Donc j’arrive à l’aéroport de Calvi d’un vol qui venait de Marseille, d’une ville du sud de la France. Mon père, ce jour-là, est venu me chercher à l’aéroport et m’a accompagné à la maison. C’est une maison qui appartient au cousin de mon père. Ils ont cette maison depuis plus de trente ans.

C’est une maison qui se trouve près de Calvi. C’est dans le nord de la Corse. Alors, c’est quoi le programme des vacances ? Ou plutôt, c’était quoi le programme de mes vacances ?

J’ai été à la plage bien sûr, on a fait une excursion en bateau, on a fait de la randonnée, on a fait des jeux de société, on a fait plein de choses et je vais donc vous parler de toutes ces choses qu’on a faites pendant cette semaine de vacances. Déjà, la plage et la mer. Pour ceux qui ne sont jamais venus en mer Méditerranée et plus particulièrement en Corse, la mer est magnifique. La couleur de la mer, c’est comme la couleur du ciel. C’est bleu, transparent, on voit tout à fait le fond de la mer. Quand on est parti en bateau, même avec plusieurs mètres de fond sous le bateau, on voyait encore le fond de la mer.

Donc c’est une mer qui est magnifique, qui est transparente, qui est sublime. Vraiment, on a l’impression d’être dans les îles, d’être dans des îles très lointaines par rapport à la France, comme, je ne sais pas, Bali en Indonésie, les Seychelles, mais on est proche de la France, on est même en France puisqu’on est en Corse. Donc, plusieurs jours, on est allés à la plage et se baigner dans la mer. On a joué avec les enfants, on a fait des châteaux de sable, on s’est baignés, on a nagé dans les vagues, des toutes petites vagues parce que c’est la Méditerranée. On a aussi fait du paddle. Le paddle, c’est une activité nautique, nautique, ça veut dire sur la mer, de la mer. C’est une espèce de grande planche où on se met debout dessus, on a une rame et on va avancer comme ça pour se promener sur l’eau.

C’est très sympa, c’est assez reposant, même s’il faut ramer, c’est quand même assez reposant de faire du paddle. On regarde la mer, on regarde l’horizon et on ne pense plus à rien. Et ça, c’est très sympa, c’est très reposant, c’est très décontractant. Ça permet de ne plus penser au travail, de ne plus penser à sa vie de tous les jours, mais de ne penser à rien. Donc ça, c’était pour quand on allait à la plage. Alors, on y allait plutôt le matin parce que l’après-midi, il y avait énormément de monde. Donc nous, quand on décidait d’aller à la plage, on y allait le matin vers 9-10 heures, donc juste après le petit déjeuner.

D’ailleurs, en parlant de petit déjeuner, chacun se levait à l’heure qu’il voulait. Évidemment, c’est les vacances. Il y en a qui se levaient à 7 heures parce que les enfants se levaient tôt, du coup les parents des enfants devaient s’en occuper. Ou parfois les grands-parents, ou même les arrière-grands-parents. Pendant ces vacances, on a eu quatre générations. Mes parents, ma sœur, le fils de ma sœur et les enfants du fils de ma sœur. Donc quatre générations. Donc pour le petit déjeuner, pour l’heure du lever, chacun se levait quand il voulait, chacun faisait ce qu’il voulait. Il y en a qui allaient à la mer, d’autres pas, il y en a qui se levaient tôt, d’autres qui se levaient tard, c’était le choix de chacun.

Quand on n’allait pas à la plage, eh bien on faisait autre chose. Par exemple, une journée, plutôt une matinée, on louait un bateau. Mon neveu et ma sœur ont le permis bateau, c’est comme un permis pour conduire la voiture, mais c’est pour conduire le bateau. Donc ils ont ce permis, on a pu louer un bateau et partir plus loin pour se baigner, pour trouver une petite plage abandonnée, une petite plage où personne n’a accès autrement que par bateau. Donc on louait un bateau sur le port de Calvi, on a fait à peu près 45 minutes, une heure de bateau. Pour aller jeter l’ancre près d’une petite crique, près d’une petite plage.

Jeter l’ancre d’un bateau, ça veut dire mettre dans la mer l’ancre du bateau pour que le bateau ne se déplace plus. Sur tous les bateaux, il y a une ancre qui est reliée avec une chaîne au bateau. On met l’ancre dans la mer et donc le bateau ne se déplace plus. On peut donc aller tranquillement se baigner, aller jusqu’à la côte en nageant, jusqu’à la plage, revenir. On n’est pas inquiet que le bateau s’en aille. Et ça, c’était aussi très sympa. Pourquoi ? Parce qu’on a pu observer les fonds marins. Le fond de la mer. Vu que la mer est transparente et bleu turquoise, on peut tout à fait prendre un masque, un tuba pour respirer, et mettre la tête sous l’eau et voir ce qui se passe.

Il y a le sable au fond de la mer, il y a quelques rochers, il y a des poissons, il y a toute une vie dans la mer et grâce à cette eau transparente, grâce à la mer Méditerranée qui est magnifique, on peut observer les poissons, la vie sous-marine. Ça, c’est aussi très sympa à faire. Et en rentrant donc, sur le trajet du retour en bateau, on a fait de la bouée. Alors, je vous explique ce que c’est, une bouée. Une bouée, c’est ce qui va servir à flotter. Quand on est enfant et qu’on ne sait pas nager, on va mettre une bouée autour de sa taille. C’est du plastique avec de l’air à l’intérieur, ça permet de rester à la surface de l’eau et de ne pas couler.

Et là, le principe avec le bateau, c’est le même. Sauf que la bouée est très très grande. C’est une activité pour les adultes, pour s’amuser. En fait, cette grosse bouée est rattachée au bateau par une corde. Le bateau à moteur va aller très vite, à droite, à gauche, encore à droite, encore à gauche. Et vous, ou plutôt moi qui étais dans la bouée, le but c’est de rester accroché et on est basculé de droite à gauche et tiré par le bateau à moteur. Ça, c’est très marrant à faire, j’en ai fait pendant quelques minutes et après je me suis pris une vague et je suis tombé à l’eau. Ça, c’était aussi très sympa. Ensuite, on est rentrés tranquillement au port avec le bateau qu’on a rendu, on a payé la location et le plein d’essence.

C’est d’ailleurs très cher de louer un bateau. Je ne pensais pas que c’était si cher que ça.

Et on arrive à la moitié du podcast et donc la suite de mes vacances, la prochaine fois. Je pensais finir aujourd’hui mais j’ai pas mal de choses à vous raconter et c’est bien parce que j’aime bien raconter des choses et pour vous c’est bien de m’écouter pour améliorer votre compréhension du français, pour vous aider à mieux comprendre le français. La prochaine fois, je vous parlerai des autres activités qu’on a pu faire pendant mes vacances et de comment on passait notre temps après le déjeuner et après le dîner. On avait des activités différentes après le déjeuner et après le dîner, je vous parlerai de tout ça la prochaine fois. Pour ceux qui veulent la transcription des épisodes, la transcription écrite, vous pouvez m’aider et vous abonner à mon site Patreon ou alors me soutenir tout simplement en vous abonnant à ma chaîne YouTube et en devenant membre. Ça coûte 2 ou 3 euros par mois. Si vous pensez que ce podcast vous aide pour mieux comprendre le français, abonnez-vous, ça me ferait très plaisir. Et bien sûr, vous pouvez aussi continuer à écouter gratuitement. Si vous n’avez pas les moyens, il n’y a aucun souci.

Tout de suite, nouvelle expression et cette expression, je l’adore. L’expression du jour, c’est « cucul la praline ». Alors, ça, c’est intéressant comme expression, mais c’est assez compliqué de vous l’expliquer. Je vais essayer d’être le plus clair possible. Donc, « cucul la praline », c’est une expression quand on va se moquer gentiment de quelque chose ou de quelqu’un. On va s’en moquer gentiment parce que cette chose ou cette personne va être trop mignon, trop mignonne, trop gentil, trop gentille. C’est quand il y a trop de bons sentiments à la fois. Par exemple, si vous regardez un film romantique, et qu’à la fin, l’homme se marie avec la femme, ils font un grand mariage, tout est superbe, elle a une robe magnifique, toute blanche, lui est parfaitement habillé, le mariage est parfait, tout le monde est content, tout le monde sourit, les gens dansent, les gens sont heureux.

Bref, la fin du film est parfaite et, eh bien, c’est trop parfait. Tout le monde est trop content. Il y a trop de bons sentiments. On peut dire que c’est… c’est… c’est… Vous pouvez dire soit cucul, soit cucul la praline, on peut dire les deux. Je ne sais pas si j’arrive à vous expliquer ce que ça veut dire réellement. On va prendre un autre exemple, je vais essayer de vous expliquer. Imaginez qu’on vous a écrit un poème, on vous a écrit quelques lignes, donc quelqu’un vous a écrit un poème pour déclarer son amour parce que cette personne est amoureuse de vous. Et le poème, il est mignon mais il a trop de bons sentiments. C’est trop parfait.

Il y a trop de choses qui sont… comment dire ? Oui, c’est ça, trop de belles choses, trop de bons sentiments. On peut dire que c’est… c’est cucul la praline. D’ailleurs, à cette occasion, je vous ai écrit un petit poème complètement cucul la praline. Quelques lignes pour que vous compreniez ce que c’est. Tu es l’étoile de mes nuits. Tu es le petit sucre de ma vie. Je t’aime plus que tout. Je t’aime plus que des bonbons, plus que les câlins. Alors, mon petit miel chéri, dis-moi oui.

Ça, c’est bien cucul. Ça, c’est un poème bien cucul la praline. Est-ce que vous arrivez à mieux comprendre ce que c’est ? Dans cette expression, il y a trois mots. « Cucul », c’est un mot qui en fait n’est pas vulgaire du tout. La racine de ce mot est vulgaire mais pas le mot « cucul ». En fait, souvent, en français, le fait de dire deux fois la même syllabe, ça va rendre quelque chose mignon. Par exemple, les enfants pour dormir, ils disent « je fais dodo ». Quand on parle de quelque chose de mignon, pour le rendre encore plus mignon, on peut dire « c’est mimi ».

On va reprononcer la même syllabe. Cucul, dodo, mimi. Un autre exemple, quand les enfants vont parler d’uriner, de pisser, ils disent faire pipi. On répète la première syllabe. C’est plus mignon, c’est plus joli, c’est moins vulgaire.

Ensuite, on a le mot, les mots, pardon, « la praline ». Une praline, c’est quoi ? C’est une spécialité de confiserie. C’est une spécialité française qui est sucrée. Une praline, c’est quoi ? C’est une amande ou une noisette qui va être enrobée, qui va être entourée de sucre. Il me semble que c’est une spécialité de Lyon, mais je ne sais pas pourquoi on dit ça. J’ai cherché sur Internet et je n’ai pas trouvé d’origine à cette expression. Il y a plusieurs hypothèses, mais on n’est sûr de rien. Donc je ne peux pas vous dire pourquoi on dit « cucul la praline », je n’ai pas trouvé la solution.

En tout cas, ce qu’on sait, c’est que c’est une expression qui est assez ancienne. Déjà au XIXe siècle, il y avait un personnage dans une pièce de théâtre qui s’appelait « cucul la praline ». C’est une expression qui est du langage familier. Ce n’est pas du langage courant, c’est plutôt familier. Donc ne dites pas ça à tout le monde. Vous pouvez utiliser cette expression en famille, entre amis, il n’y a pas de problème, mais peut-être pas avec votre patron. C’est ça que je voulais vous dire. Qu’est-ce qu’on peut dire aussi sur cette expression ? En anglais, ça se dit « cheesy », « so cheesy », tellement cucul la praline. C’est cucul, c’est très cucul, c’est tellement cucul, c’est vraiment cucul.

On peut aussi ajouter un mot, ajouter un adverbe pour renforcer le mot « cucul ». Et ce qui est intéressant aussi, c’est que c’est une expression qui est invariable. On peut l’utiliser pour parler de quelque chose de masculin ou de féminin. Par exemple, tout à l’heure, je vous ai fait un petit poème « cucul la praline ». Un poème, c’est masculin et on dit « un poème cucul la praline ». On pourrait dire aussi une phrase « cucul la praline » : « une », c’est féminin, mais on dit toujours « cucul la praline », donc c’est invariable. Eh bien écoutez, je pense qu’on arrive au bout de l’épisode. Il ne me reste plus qu’à vous dire quelle expression on va faire la prochaine fois. Ce sera dimanche, le prochain podcast, donc dans quatre jours.

Cette expression, ça va être « en plein dans le mille ». C’est une expression qu’on utilise de temps en temps en français, donc c’est bien de la connaître. Et bien sûr, je continuerai de vous parler de mes vacances et de mon voyage en Corse. J’espère que ça vous a intéressé. Merci beaucoup à tous ceux qui m’ont écouté jusqu’au bout, à vous qui êtes, pardon, encore là. Je vous souhaite de passer une bonne journée, je vous souhaite le meilleur à tous. À bientôt, bye bye, hasta luego, il aleja, mata ne.

Questions fréquentes

Que signifie « cucul la praline » en français ?

« Cucul la praline » s’utilise pour se moquer gentiment de quelque chose ou quelqu’un de trop mignon, trop sentimental, trop parfait. Il y a trop de bons sentiments à la fois. Par exemple, un film romantique avec une fin parfaite, un poème d’amour très fleuri, ou une carte d’anniversaire pleine de jolies fleurs roses — tout ça peut être qualifié de « cucul la praline ». C’est moqueur mais sans méchanceté.

D’où vient l’expression « cucul la praline » ?

L’origine exacte est incertaine. On sait qu’elle est ancienne — au XIXe siècle, un personnage de pièce de théâtre s’appelait déjà « cucul la praline ». Une praline est une confiserie française : une amande ou noisette enrobée de sucre, spécialité de Lyon. Pourquoi ce mot a été associé à « cucul », personne ne le sait avec certitude.

Pourquoi dit-on « cucul » et pas autre chose ?

En français, répéter deux fois la même syllabe rend quelque chose plus mignon et moins vulgaire. Les enfants disent « dodo » pour dormir, « pipi » pour uriner, « mimi » pour mignon. « Cucul » suit la même logique — la répétition adoucit et rend le mot plus enfantin, plus inoffensif.

Est-ce que « cucul la praline » s’accorde en genre et en nombre ?

Non — c’est une expression invariable. On dit « un film cucul la praline » (masculin) et « une histoire cucul la praline » (féminin) sans changer l’expression. On peut aussi dire juste « cucul » sans « la praline », ou renforcer avec un adverbe : « c’est vraiment cucul », « c’est tellement cucul ».

Comment dit-on « cucul la praline » en anglais ?

En anglais, l’équivalent est « cheesy »« it’s so cheesy ». C’est exactement la même idée : quelque chose de trop sentimental, trop parfait, trop plein de bons sentiments.

C’est quoi une praline ?

Une praline est une confiserie sucrée — une amande ou une noisette enrobée de sucre caramélisé. C’est une spécialité française, notamment de la région de Lyon. Il ne faut pas confondre avec le chocolat belge qui s’appelle aussi « praline » mais qui est différent.


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