« Chanson d’automne » de Paul Verlaine : un poème mélancolique sur l’automne comme métaphore de la fin de la vie. La musique triste des violons rend le narrateur nostalgique, il se souvient du passé et se laisse emporter comme une feuille morte.
Thèmes : l’automne, la mélancolie, la nostalgie, le passage du temps, la mort.
Structure : 3 strophes de 6 lignes, rythme 4-4-3 syllabes par groupe de 3 lignes.
Lien : inspiré la chanson « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
Niveau : B1 à C2.
Le poème
Les sanglots longs
Des violons
De l’automneBlessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporteDeçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
— Paul Verlaine
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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! Aujourd’hui, on est le mercredi 16 septembre 2026. Je vous souhaite la bienvenue dans mon podcast. Aujourd’hui, on va analyser un poème français. Je vais vous parler de poésie comme je l’avais fait la dernière fois avec le poème de Maurice Carême. Aujourd’hui, on va parler d’un poète français très connu qui s’appelle Paul Verlaine. La poésie dont je vais vous parler, elle s’appelle Chanson d’automne. Je pense que c’est une des poésies de Paul Verlaine les plus connues, donc ça va être un peu long peut-être, je vais essayer de bien vous expliquer les phrases, le sens, pourquoi c’est une poésie qui est musicale, pourquoi on entend presque de la musique derrière. Enfin bref, je vais vous expliquer plein de choses et j’espère qu’à la fin de ce podcast, quand vous aurez fini d’écouter, vous comprendrez mieux cette poésie.
Alors on va faire comme avec l’autre poème, on va faire comme avec les fables de La Fontaine, je vais vous lire le poème en entier, en allant doucement. Ensuite, je vais prendre phrase par phrase, je vais faire l’analyse, je vais vous expliquer le plus simplement possible et après, je relirai le poème, donc à la fin du podcast, à une vitesse standard comme si je le lisais à des Français. Je vous lis le poème doucement, écoutez, laissez-vous bercer par le son, par les mots et après je vous parle de tout ça.
Chanson d’automne, de Paul Verlaine.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Là j’ai fini de vous lire le poème. Alors je sais que c’est difficile à comprendre. Peut-être que vous avez compris quelques mots, quelques phrases. Peut-être ce qu’on va faire, c’est que je vais vous le relire un peu plus rapidement tout de suite pour que vous entendiez la musique. N’essayez pas de comprendre le sens des mots, essayez juste d’écouter la musique du poème, la musicalité.
C’est un poème qui s’appelle « Chanson d’automne ». Le thème c’est « chanson », le titre c’est « chanson ». Donc ça se lit comme une chanson. Je vais vous le relire et vous allez essayer d’entendre la musique derrière.
Chanson d’automne, de Paul Verlaine.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Est-ce que vous entendez un peu la musique derrière ? Je vais vous expliquer le poème. On va reprendre phrase par phrase. Si vous voulez lire le poème, vous pouvez le trouver sur Internet facilement. Vous pouvez le trouver aussi avec tout ce que je suis en train de dire sur mon site Patreon. Vous pouvez vous abonner et vous aurez accès aux épisodes du podcast et à leur transcription. Sinon, vous pourrez retrouver le texte de mon podcast dans un mois sur ma chaîne, non pas sur ma chaîne, sur mon site internet, francaisfacileadrien.com.
Alors, ce poème, il est divisé en trois parties. À chaque fois, on a six lignes par partie. La première partie c’est « les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone ». Alors première phrase « les sanglots longs ». C’est quoi un sanglot ? C’est quand quelqu’un va pleurer.
Donc ça c’est des sanglots humains, c’est moi qui fais semblant de pleurer. Ici on nous parle de sanglots longs. Long ici c’est pour une durée, ça veut dire qui dure dans le temps. Ce sont des sanglots de qui ? Des violons. Un violon c’est quoi ? C’est un instrument de musique, c’est un instrument à cordes. Vous savez, il y a une partie qui se cale entre le menton et l’épaule et on va toucher les cordes avec une main et dans l’autre main on a ce qu’on appelle un archet qui va caresser les cordes pour faire des notes. Ça c’est un violon. Et pour ceux qui n’ont pas compris, je vous laisse aller taper le mot violon sur internet et vous allez mieux comprendre.
Donc, je répète le début de ce paragraphe, les sanglots longs des violons. Je vous répète les sanglots longs des violons. Pourquoi je prononce le mot « violons » ? « Vi-o-lon ». Parce qu’il faut que le poème garde une certaine musique. Entre la première ligne et la deuxième ligne, on doit avoir le même nombre de syllabes. On appelle ça des pieds, le même nombre de pieds. La première ligne, les sanglots longs, on a quatre syllabes, deuxième ligne « des violons », quatre syllabes, « les sanglots longs », « des violons ».
Ok ? Troisième ligne, c’est « de l’automne », de l’automne, trois syllabes. Donc on a une structure avec une première ligne 4 syllabes, une deuxième ligne 4 et une troisième ligne 3. Et ça, ça va se répéter sur tout le poème. Je vais vous répéter et on va compter ensemble. « Les sanglots longs » 1 2 3 4, « des violons » 1 2 3 4, « de l’automne » 1 2 3.
Donc ici, on nous parle de sanglots, de violons. Alors évidemment que les violons ne pleurent pas, mais l’auteur Paul Verlaine compare la musique du violon, le son du violon à quelqu’un qui pleure. Ici on nous dit que c’est de l’automne parce que c’est une chanson, c’est un poème sur l’automne. Donc « les sanglots longs des violons de l’automne », c’est en fait une musique triste, jouée avec des violons.
Ok ? Allez on continue avec les trois lignes suivantes. Je vous les lis. « Blessent mon cœur d’une langueur monotone ». On va déjà compter le nombre de syllabes et après je vous explique les phrases. Je vous les relis donc. « Blessent mon cœur » 1 2 3 4, « d’une langueur » 1 2 3 4, « monotone » 1 2 3. Donc là encore on a une structure 4 4 3.
Maintenant je vous explique les mots. On parlait ici d’une musique de violon, d’une musique triste de violon. Donc ça c’est le sujet. Après on a un verbe. Blesse, ça veut dire faire du mal à, faire une blessure. Mon cœur c’est soit l’organe dans ma poitrine qui bat, soit mon amour. Quand on parle du cœur, on peut parler de l’organe ou de l’amour qu’on porte. Ici, la musique triste va faire du mal à mon amour, va me rendre triste aussi. Et ensuite, on a « d’une langueur monotone ». Comment je vais vous expliquer ça ?
En fait, c’est compliqué comme poème. Donc, la langueur, c’est pas la longueur, c’est la langueur. Attention, c’est différent. Essayez de prononcer « longueur, langueur, longueur, langueur ». Ici, c’est « langueur ». La langueur, c’est la tristesse, c’est la mélancolie, c’est quand on a un manque d’énergie, quand on s’allonge sur le lit et qu’on fait « Oh là là, je suis triste, j’ai envie de rien faire ». Ça, c’est la langueur. Et le dernier mot, c’est monotone.
Monotone, c’est quelque chose qui est toujours au même ton, quelque chose de très plat, c’est un adjectif. Donc une langueur monotone, c’est vraiment quand on est triste, quand on est nostalgique, quand on est mélancolique, quand on a un état qui fait que rien ne peut nous faire plaisir. Tout le monde a déjà été dans cet état, tout le monde connaît ça, et bien ça s’appelle la mélancolie. Ici c’est une langueur monotone.
Je vous répète le paragraphe. Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la musique triste des violons me rend triste, tout simplement. C’est des mots compliqués, des mots de poésie avec des rimes, avec des strophes, pardon, avec des pieds, des syllabes, etc. Mais en fait, ça veut dire quelque chose d’assez simple.
Ça c’était le premier paragraphe, la première strophe. On va attaquer la deuxième, et là on va retrouver la même structure que pour la première. Première ligne, quatre pieds, deuxième ligne, quatre pieds, troisième ligne, trois, quatre quatre trois, quatre quatre trois, 4 4 3. C’est comme en football, c’est pas le 4… c’est pas 4 4 2, c’est 4 4 3. Donc, je vous lis la strophe, je vous lis le paragraphe et je vous explique. « Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure, je me souviens des jours anciens et je pleure. » Je vous répète un peu plus vite, tout suffocant et blême, quand sonne l’heure, je me souviens des jours anciens et je pleure.
Alors première ligne c’est « tout suffocant ». « Suffocant » ça vient du verbe « suffoquer », ça veut dire qu’on n’arrive plus à respirer. Ensuite deuxième ligne, « blême ». « Blême » c’est quand on est tout blanc, quand on a eu très peur, quand on est malade, quand on est triste, il peut y avoir plein de raisons, on devient blanc, la couleur du visage blanchit, on devient blême. Donc on est suffocant et blême. On a du mal à respirer et on devient tout blanc. Ça c’est tout suffocant et blême.
Quand sonne l’heure, quand l’heure sonne, quand sonne l’heure, ça veut dire quand c’est l’heure, quand c’est le moment, le moment de quoi, bien tout simplement, d’être triste. On parle d’une chanson qui est en automne, où le temps c’est l’automne et quand arrive l’automne, les feuilles tombent, le vent arrive, la chaleur s’en va, en tout cas en France, et donc on est forcément un peu plus triste. Ça nous parle ici, cette chanson, ce poème, pardon, parle d’une tristesse qu’on ressent pendant l’automne.
Je continue donc le poème. « Je me souviens des jours anciens et je pleure ». Ici on parle de « je ». Donc l’auteur parle de lui-même. Ou alors ça peut s’appliquer à nous. Si moi je lis le poème, je peux dire que je suis le « je ». « Je me souviens », ça c’est facile, c’est du verbe se souvenir, je me rappelle, je me rappelle de quoi ? Des jours anciens. Les jours anciens, c’est le passé. Donc ici on comprend que la personne se souvient de son passé, se rappelle de ce qu’elle a pu vivre dans le passé et elle nous dit aussi « et je pleure ». Ici on a un verbe d’action, la personne se souvient de son passé, elle est triste, elle est nostalgique, elle est presque malade de se souvenir de ça et elle va pleurer.
Ici on a aussi une comparaison entre les saisons et la vie d’une personne. Imaginez que le printemps c’est le début de la vie, l’été c’est le début de l’âge adulte, l’automne c’est vers 50, 60 ans et l’hiver c’est la fin de la vie. Quand on arrive à l’automne, quand on arrive à 50 ans, 60 ans, souvent on fait un bilan sur sa vie. On se rappelle du passé, on se souvient des jours anciens et parfois on va rigoler et parfois on va pleurer en se souvenant, en se rappelant de sa vie passée. C’est ça que raconte ce poème.
Est-ce que c’est clair ? On va faire donc maintenant le dernier paragraphe, la dernière strophe, je vous la lis doucement. « Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte, deçà, delà, pareil à la feuille morte. » Je vous répète : et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte, deçà, delà, pareil à la feuille morte.
Je vous explique. Ici on a encore le « je », donc l’auteur parle toujours de lui, de la personne qui est en train de pleurer, qui est triste, et elle dit « et je m’en vais au vent mauvais ». Ici on a « je m’en vais », c’est le verbe « s’en aller » et « s’en aller » c’est différent de « aller ». Si je dis « je vais à la poste », je me rends à la poste, mais je ne peux pas dire « je m’en vais à la poste ». « Je m’en vais »… La personne dit ici « je m’en vais au vent mauvais ». Elle est en fait portée par ce vent qui est mauvais. Mauvais c’est presque méchant.
Ici c’est intéressant parce qu’on pourrait placer l’adjectif mauvais avant le nom. On pourrait dire « au mauvais vent » mais ça ne veut pas dire la même chose. Un mauvais vent, c’est un terme de météo, c’est quand le vent est fort, le vent est puissant, alors qu’« au vent mauvais », ici on a un sens beaucoup plus poétique, c’est comme si le vent devenait une personne, c’est comme si le vent était quelqu’un de méchant qui va emporter la personne, peut-être vers sa mort. On ne sait pas, ou vers un endroit inconnu.
D’ailleurs à la troisième ligne, on nous dit « qui m’emporte ». C’est le vent qui est mauvais, ce vent méchant qui emporte la personne, on ne sait pas où. Et la fin de la strophe, la fin du paragraphe, « deçà, delà », ça veut dire ici et là. Ça veut dire que la personne se fait emporter par le vent par ci par là. Elle ne sait pas où elle va. Elle marche comme le vent l’emporte.
Et les deux dernières lignes, « pareil à la feuille morte ». Pareil, c’est comme une feuille morte. On est, je vous rappelle, à la période de l’automne, les feuilles vont tomber des arbres. Quand une feuille tombe d’un arbre, elle ne tombe pas tout droit, elle va un peu à droite, un peu à gauche, un peu à droite, un peu à gauche et elle va tomber. Et bien c’est comme la personne dans ce poème, il marche vers la droite vers la gauche, il marche au hasard, on ne sait pas où il va, un peu comme une feuille qui vient de tomber de l’arbre.
Ici, on a une image. On peut penser que la personne marche sans savoir où aller, mais on peut aussi penser qu’elle marche vers sa mort, qu’elle est triste, qu’elle est tellement triste, tellement mélancolique, tellement nostalgique du passé qu’elle va marcher au hasard jusqu’à tomber morte, jusqu’à errer sans fin, jusqu’à disparaître comme une feuille qui se détache d’un arbre. Ici la feuille c’est la personne et l’arbre c’est la vie.
Est-ce que c’est clair ? Je sais que c’est… C’est vraiment un podcast, un épisode pour les niveaux intermédiaires et avancés. Donc vraiment B1+, quasiment B2, C1. Si vous ne comprenez pas tout, c’est tout à fait normal. C’est très difficile de tout comprendre dans mes explications aujourd’hui. Donc ne vous inquiétez pas. Vous pouvez réécouter le podcast une fois, deux fois, réécouter certains passages pour mieux comprendre.
Mais c’est bien de faire ça parce que la poésie en France est très implantée, c’est quelque chose de très courant, très commun. Il y a beaucoup de poèmes français connus, donc c’est bien aussi de travailler, d’étudier, de mieux comprendre les poésies. D’ailleurs, ce poème, on le retrouve dans une chanson de Serge Gainsbourg. Et cette chanson de Gainsbourg, vous la retrouvez dans mon podcast.
Si vous allez sur ma chaîne YouTube, vous pouvez rechercher par playlist. Donc, vous aurez les différentes catégories de ma chaîne. Et il y a une playlist sur les chansons françaises. Ça s’appelle « Analyse de chansons » et vous allez chercher la chanson de Serge Gainsbourg qui s’appelle, j’ai oublié, « Je suis venu te dire que je m’en vais ». Cherchez cette chanson, écoutez-la, écoutez l’analyse que je vous fais de cette chanson et vous allez voir que je parle du poème de Paul Verlaine, parce que Gainsbourg, l’auteur, le chanteur, s’est inspiré du poème de Verlaine pour faire cette chanson.
Bref, je vais vous relire le poème une dernière fois pour bien que vous l’ayez en tête et je vous dis donc à dimanche pour un nouveau podcast. Allez, je vous fais la lecture et après je vous laisse.
Chanson d’automne, de Paul Verlaine.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
À bientôt ! Bye bye ! Hasta luego ! Ilā l-liqāʾ ! Mata ne !
❓ Questions fréquentes
De quoi parle « Chanson d’automne » de Paul Verlaine ?
Le poème décrit la tristesse et la mélancolie que ressent le narrateur à l’automne. La musique des violons le rend nostalgique, il se souvient de son passé et pleure. La dernière strophe le montre errant sans but, emporté par le vent comme une feuille morte. L’automne représente ici la vieillesse — comme le printemps représente la jeunesse et l’hiver la mort.
Pourquoi ce poème s’appelle « Chanson d’automne » ?
Verlaine appelle son poème une « chanson » parce qu’il a voulu lui donner une musicalité particulière. Chaque groupe de trois lignes suit le même rythme : 4 syllabes / 4 syllabes / 3 syllabes. Ce rythme régulier, combiné aux rimes et aux sons répétés, crée une véritable mélodie — comme si on chantait le poème plutôt que de le lire.
Que veut dire « langueur monotone » ?
La langueur est un état de tristesse profonde, de mélancolie, de manque d’énergie — quand on n’a envie de rien et qu’on se laisse aller à la tristesse. Monotone signifie toujours au même ton, sans variation, plat. Une « langueur monotone » c’est donc une tristesse constante, régulière, qui ne change jamais — une mélancolie douce et persistante.
Que signifie « deçà, delà » dans le poème ?
« Deçà, delà » est une expression ancienne qui signifie ici et là, dans tous les sens, sans direction précise. Le narrateur se laisse emporter par le vent mauvais sans savoir où il va — exactement comme une feuille morte qui tombe d’un arbre et flotte au gré du vent, à droite et à gauche, avant de tomber.
Quel est le lien entre ce poème et Serge Gainsbourg ?
Serge Gainsbourg s’est directement inspiré de « Chanson d’automne » pour écrire sa chanson « Je suis venu te dire que je m’en vais ». Le titre reprend même les mots de Verlaine (« je m’en vais ») et la mélodie de la chanson évoque l’atmosphère mélancolique du poème. Adrien a fait un épisode d’analyse de cette chanson sur sa chaîne YouTube, dans la playlist « Analyses de chansons ».
C’est quoi un « sanglot » en français ?
Un sanglot est le son qu’on produit quand on pleure intensément — une sorte de spasme dans la gorge qui fait qu’on pleure en tremblant. En anglais, c’est un « sob ». Dans le poème, Verlaine compare le son des violons à des sanglots — la musique pleure comme un être humain.
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